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Une chute de vélo

Chapitre 31

Le grand loup

Hétéro

Bruno appliqua à la lettre les recommandations d’Hervé : il se renseigna sur les horaires et menus des restaurants de son secteur, fit la liste des films à l’affiche avec les heures des séances, compara les trois cinémas de la ville, et poussa même jusqu’à se renseigner sur les salles des alentours. Il voulait assurer pour son rendez-vous avec Elsa, le premier depuis longtemps avec une femme, qui plus est qu’il trouvait superbe. Le premier tout court qu’il n’avait pas cherché, pour lequel il n’avait pas eu à ramer, et auquel il ne craignait pas de se voir poser un lapin. Le mercredi matin, lorsqu’il se décida à lui téléphoner, son cœur s’emballa, il reposa deux fois le combiné sans avoir composé le numéro, tant il redoutait que sa voix chevrote, trahisse son état d’excitation. Il finit par se calmer et obtint la communication. Il discuta quelques minutes avec Jérémy puis osa lui demander à parler à sa sœur.

 

— Bonjour Bruno ! lui dit-elle, arrachant presque le combiné des mains de son frère. Je suis ravie de ton appel. Comment vas-tu ?

— Bonjour Elsa. Je vais bien, merci. Et vous ? Vous avez pu vous reposer ?

— Oui ! Oh ! Pardonne-moi, je t’ai tutoyé sans te demander. Cela ne te gêne pas ?

— Non ! C’est très bien ainsi… Tu es toujours partante pour … voir un film ensemble ?

— Bien sûr, avec plaisir.

— Que dirais-tu d’y aller vendredi soir ?

— Ce vendredi ? Parfait !

— Et… pour le resto, samedi soir ? … Tu… tu veux bien ?

 

Elle valida le second rendez-vous, et alors qu’il énonçait sa présélection elle lui répondit que le cadre, et même le menu, lui importait peu, pourvu qu’il l’accompagne. Ils convinrent d’un endroit où se retrouver avant d’aller au cinéma, fixèrent l’heure et il raccrocha. Il passa le reste de la journée le cœur léger, sur un petit nuage. Le reste de la semaine lui parut trainer en longueur mais le vendredi soir arriva quand même. Il avait beaucoup hésité sur la tenue à porter et avait finalement opté pour une chemisette saumon et un pantalon gris. Comme convenu, elle l’attendait déjà devant le cinéma en compagnie de son frère. Elle était vêtue d’une combinaison bleu foncé, dont l’encolure largement échancrée soulignait merveilleusement sa poitrine, sans rien en dévoiler, une ceinture de même couleur nouée sur le côté exacerbait sa taille et donnait à ses jambes une impression de longueur infinie qui impressionna Bruno. Très rapidement, Jérémy s’excusa, prétextant être attendu par des amis qu’il devait rejoindre dans un bar un peu plus loin. 

 

— Quel film as-tu choisi ? demanda Elsa.

— Hé bien, je n’arrivais pas à me décider, alors j’ai pensé que tu pourrais m’aider.  

 

Elle le gratifia d’un large sourire pour son tact, déposa un bisou sur sa joue, ce qui empourpra Bruno qui l’entraina devant les affiches. Après quelques discussions, ils choisirent l’histoire de cette femme et de cet homme, tous deux jeunes veufs dans des circonstances différentes dont les destins allaient se croiser. Il suggéra de s’installer sur un coté, mais elle préféra le centre de la salle.

 

— C’est ici que le spectacle est le meilleur, lui souffla-t-elle.

— Si tu le dis, je veux bien te croire.

 

Elsa le questionna sur sa vie, ses passions, il se livra sans détour, mais lorsqu’elle aborda le sujet de sa relation avec la gent féminine il inversa les rôles et l’interrogea elle aussi. Elle répondit sans mentir, ni lui cacher que dans un peu plus d’une semaine, elle devrait repartir vers son métier à plus de six cents kilomètres de là.

 

— C’est bien ma veine, soupira-t-il.

— Tu es déçu ?

— Un peu oui, mais pas par toi, par le destin… Les femmes aussi charmantes que toi sont rares, et celles qui s’intéressent à moi bien plus encore.

— Je reviendrai parfois, ne serait-ce que pour rendre visite à mon frère.

— Pas pour moi ?

— Je ne sais pas, pas encore. Je ne voudrais pas que tu te fasses des idées, que tu t’imagines un futur à partir d’un fantasme, mais je t’apprécie, alors je ne ferme pas la porte. Tu comprends ?

— Je crois, oui.

— Mais il me reste encore une semaine à passer ici, alors pensons au présent et on verra pour l’avenir plus tard.

 

Bruno eut du mal à cacher sa déception de savoir qu’elle repartirait si loin, mais pour l’instant elle était à côté de lui, et c’était suffisant pour ce soir-là. La semaine passée lui avait permis de réfléchir à sa situation. Lui qui s’était suffisamment apitoyé sur son sort, avait décidé de tirer profit de la chance que lui proposait la sœur de Jérémy, quitte à se prendre un râteau supplémentaire, car il avait aussi entendu la remarque de Julie et s’était résolu à chercher cette femme qui forcément lui correspondait et qui devait exister quelque part. Ils discutèrent encore jusqu’au début du film. Lorsque les lumières s’éteignirent, elle s’appuya sur l’accoudoir qui séparait leurs fauteuils. Son épaule s’appuya doucement sur celle de son voisin. Après quelques secondes d’hésitation, il se pencha légèrement contre elle et soutint la pression physique en constante augmentation qu’exerçait ce corps qu’il aurait volontiers dévoré de sa passion brulante d’envie et d’impatience de connaitre enfin, sans aucun obstacle ni pour sa vue, ni pour ses sens déjà parfaitement opérationnels.

 

Le cœur battant, il osa saisir ce bras qui, s’il le poussait, ne le repoussait pas. Il l’attira encore plus contre le sien. La réaction ne se fit pas attendre, quelques instants plus tard, la main d’Elsa se posa sur la cuisse de Bruno, presque sur son genou, et ses doigts lui imprimèrent une pression qui lui parut d’une douceur infinie. Dans la salle plongée dans le noir, la trop faible lumière en provenance de l’écran masquait le visage de Bruno, cramoisi par l’état d’excitation dans lequel il se trouvait. Ses tempes bourdonnaient en raison de son rythme cardiaque proche de l’emballement. Sa verge, qui s’était dressée dans son caleçon, dès que leurs épaules s’étaient touchées, s’était encore durcie depuis le contact de cette main sur sa cuisse. Et s’il était physiquement présent dans cette salle, les yeux rivés sur les images, son esprit n’était déjà plus au film. Durant quelques minutes, il quitta son corps, se visualisa, assis à côté d’elle, comme des amoureux de longue date. Il réintégra brutalement la réalité, rappelé par une caresse sur sa joue qui le fit sursauter.

 

— Ne crains rien, lui chuchota sa voisine, et surtout respire, je ne vais pas te manger. Enfin pas tout de suite, pensa-t-elle sans le lui dire.

 

Il ne répondit pas, mais bloqua cette main délicieuse posée sur sa joue. Lentement, il la fit glisser sur ses lèvres et l’embrassa. Il crut défaillir quand elle lova sa tête contre son épaule gauche. Cette fois-ci sans hésiter une seconde, il bascula sa tête sur la sienne, et millimètre après millimètre guida sa main libre en direction d’Elsa. Ses doigts vinrent bientôt effleurer le tissu recouvrant sa cuisse. Il l’imagina douce et satinée comme toute cette jambe qui était à son contact depuis le début du film. Enhardi par la tournure des événements, l’audacieux, se risqua à poser la main sur le genou de cette femme qui occupait la totalité de ses pensées.

 

Elle le laissa prendre tranquillement de l’assurance, elle se doutait qu’il en manquait. Bien qu’elle n’ait rien dit, elle en avait eu la certitude dès le dimanche précédent, sitôt la remarque désobligeante de Katia lorsque Julie lui avait montré qu’elle n’appréciait pas ses propos sur les anciennes copines d’Hervé. Julie lui avait d’ailleurs confirmé son impression lorsqu’elles s’étaient appelées au téléphone. Comme la main de Bruno restait immobile sur elle, elle se décida à le faire réagir. Elle remonta la sienne le long de sa jambe. Bien qu’elle le senti se crisper au fur et à mesure de sa manœuvre, il se pressa de plus en plus contre elle, et enfin, sa main à lui remonta lentement sa cuisse à elle. 

 

Elle l’avait volontairement allumé, cependant elle ne devait pas souffler trop fort sur son excitation, elle ne souhaitait pas le mettre une nouvelle fois dans l’embarras en déclenchant trop vite une éjaculation involontaire. Alors elle patienta, un très long moment, puis abandonna le film, lui embrassa plusieurs fois la joue. Le message fut parfaitement reçu, et le cœur à la limite de l’explosion, Bruno posa ses lèvres sur celles d’Elsa. Si ce premier contact se fit avec énormément de retenue, elle s’évapora prestement et laissa la place pour une frénésie qui la toucha. Elle eut l’impression d’être face à plusieurs amants : tantôt doux et timide, tantôt fougueux et empressé, cette suite de figures aussi intense par sa durée que par la vitesse de cet embrasement lui confirma une grande partie des hypothèses qu’elle avait ébauchées sur lui, et il n’en fut que plus attirant à ses yeux.

 

Le reste du film ne fut que caresses enflammées, baisers brulants, et câlins torrides. Lorsque le générique défila, ils se levèrent à regret, mais il garda la main d’Elsa dans la sienne jusque dans la rue. Elle le remercia pour le cinéma et admit qu’il lui faudrait une nouvelle séance si elle devait raconter le film. Bruno gloussa et reconnut que lui aussi serait bien embarrassé, alors il proposa de recoller ensemble les morceaux de l’histoire autour d’un verre dans un des bars qui étaient encore ouverts, ce qu’elle accepta immédiatement à la double condition qu’il ne soit pas trop enfumé et que son frère ne s’y trouve pas. Ils choisirent le troisième qui se présenta sur leur chemin. Il disposait de plusieurs zones feutrées, parfaites pour eux et s’installèrent face à face sur les banquettes confortables et passèrent leur commande.

 

— Alors Bruno, explique-moi en quoi consiste ton travail, demanda Elsa.

— Je travaille dans l’usine automobile, sur la chaîne de montage. Je contrôle l’installation de différentes choses : les vitres, les portières, les accessoires, enfin un peu tout. Je dois noter les défauts de fabrication et les faire corriger avant que la voiture ne passe au poste suivant. Et toi, tu es vétérinaire si j’ai bien compris ?

— Oui, tu as bien suivi, confirma-t-elle.

— Célibataire ?

— Oui, répondit-elle en riant. Tu en doutais ?

— Je voulais en être sûr… 

— Une mauvaise expérience passée ?

— Oui… et même plusieurs !

— J’espère que tu ne m’en veux pas, je t’ai un peu sauté dessus au ciné.

— Oh non, bien sûr que non, j’ai beaucoup apprécié.

— Tu me rassures, je passe souvent pour une fille facile, mais quand un mec me plaît, je n’attends pas six mois qu’il se décide.

— J’ai vu ! Tu as bien fait, je n’aurais pas attendu autant, mais ce soir je serais resté sage et réservé si tu ne m’avais pas…

— Allumé ? coupa Elsa.

— Oui, on peut dire ça comme ça.

— Tu sais, j’aime les mecs un peu timides, et j’adore aussi les rouquins. Tu réunis les deux, alors j’ai craqué.

 

En entendant ces mots, Bruno reprit instantanément son teint tomate, mais il était décidé à suivre les conseils que ses amis lui avaient donnés le dimanche précédent, alors, il saisit la main d’Elsa, l’attira à lui et y déposa délicatement un baiser. Le serveur qui apporta leur commande les sépara involontairement. Dès qu’il fut reparti, ils trinquèrent et reprirent leur discussion.

 

— Tu sais que je suis célibataire, mais toi tu l’es aussi ?

— A mon grand regret.

— Pourquoi ? Moi j’aime bien être libre. Pas toi ?

— Etre libre, comme tu dis, c’est aussi la solitude de chaque soirée, de chaque week-end.

— Pas forcément, tu peux voir qui tu veux, quand tu veux, c’est formidable !

— Présenté ainsi, j’avoue que c’est tentant. Malheureusement pour moi, cela ne se passe jamais de cette façon.

— Et ce soir ?

— Ce soir, est un soir merveilleux pour moi…

— Alors, tu ne peux pas dire jamais.

— Si tu veux, mais une soirée, même exceptionnelle, ne peut pas rétablir une balance fortement déséquilibrée.

— Tu as eu autant de déceptions que ça ?

— Ne me dis pas que toi, tu n’as jamais été déçue !

— Je ne le dis pas, mais ce n’est pas ce que je retiens. Je ne garde que le positif, le reste part aux oubliettes.

 

Bruno rit de bon cœur de cette remarque, faite avec des gestes équivoques et sur un ton qui le surprit agréablement. Il adorait sa voix, sa façon de s’exprimer, il était subjugué par cette jeune femme. Elle semblait dégager comme un magnétisme, ou quelque chose de ce genre, qui l’attirait à elle aussi surement qu’un aimant attire à lui un morceau de métal. Il devait être rouge depuis un bon moment car il sentait les bouts de ses oreilles qui chauffaient. Alors il prit une grande gorgée de son verre, mais l’alcool ne l’aida pas à abaisser sa température ni son visage à reprendre une couleur plus naturelle, cependant, il se sentait si bien en compagnie de cette femme qui semblait s’intéresser à lui, qu’il se moquait bien de l’apparence qu’il pouvait bien avoir tant qu’elle continuait à le regarder comme elle le faisait depuis le début de la soirée.

 

Ils commandèrent encore deux fois avant de se décider à quitter le bar. Ils en savaient bien plus maintenant l’un sur l’autre. Bruno régla l’addition et l’air extérieur leur fit du bien. Elsa se déclara incapable de marcher seule et s’accrocha au bras de Bruno pour conserver son équilibre. Ils marchèrent ainsi au hasard des rues, bras dessus bras dessous, flânèrent sur les quais, puis observèrent le léger clapotis de l’eau depuis une passerelle.

 

— Tu vas rester sage encore longtemps ? demanda soudain Elsa.

— C’est-à-dire que l’on m’a dit tant de bien sur toi, que je prends mon temps, je ne voudrais pas te brusquer et te voir t’envoler comme une bergeronnette effarouchée.

— Je trouve que tu manques d’initiative.

— Ah ! Dans ce cas, je sais où on peut en trouver. Le syndicat d’initiative est sur la place juste derrière, on y trouvera peut-être de quoi combler ce manque ?

— J’aime ton humour, et ton sens de la dérision, mais je crains de devoir une fois de plus prendre les commandes…

— Oh je ne me laisserai pas faire, je ne suis pas un mec facile, tu sais…

 

Elsa éclata de rire, à cette dernière remarque que Bruno avait prononcé avec un improbable sérieux immédiatement démenti par son regard qui trahissait une impatience difficilement contenue.

 

— Tu es si belle, et bien plus encore quand tu ris, lui dit-il en l’attirant à lui par la taille.

 

Elle ne résista pas, posa ses mains sur les flancs de Bruno qui s’approcha d’elle lentement. Leurs regards se croisèrent, pour ne plus se lâcher, leurs bouches se joignirent pour un long baiser délicat. Elle sentait bien que son chaperon, s’il s’était lâché au cinéma, se retenait encore, ses mains étaient bien plus pressées que ses lèvres, que sa langue. Elle décida de le laisser faire, il devait prendre de l’assurance tout seul sans y être forcé. Il abandonna finalement sa bouche, mais la maintint tout contre lui, pour l’embrasser sur la joue, et dans le cou.

 

— Oh, comme ta peau est douce… murmura-t-il.

— Et que tes baisers sont langoureux et excitants…

— On marche un peu ?

 

Elsa acquiesça et ils reprirent leur marche, mais cette fois, Bruno garda la vétérinaire contre lui. Tel un guide touristique, il lui montra plusieurs bâtiments anciens, et chaque fois l’embrassait de moins en moins timidement, de plus en plus longuement, se détachait chaque fois de sa bouche avec un soupir. 

 

— Tu sembles bien connaitre cette ville, remarqua Elsa.

— Oui, j’y suis né, et j’y habite, répondit-il.

— Tu y habites seul ?

— Oui, j’ai quitté mes parents il y a quelques années déjà… J’ai acheté une vieille maison, et j’y fais des travaux d’aménagement. Certaines pièces sont encore en chantier.

— Et c’est loin d’ici ?

— A pied, je dirais environ trente minutes.

— J’aimerais beaucoup voir la maison où t’habites.

— Dans ce cas, je vais d’abord te montrer ma maison.

 

Elsa pouffa de rire, comprenant que sa phrase avait un double sens qu’elle n’avait même pas anticipé. Elle fut aussi très agréablement surprise de la réaction de Bruno, elle retrouvait encore son sens de humour, son autodérision, tout cela augmenta encore son attirance pour lui.

 

— Tu as raison, ne brûlons pas les étapes, commençons par la maison.

— Regarde, c’est celle-là, sur la petite hauteur, juste à droite du sapin.

— Il y en a plusieurs. C’est possible de voir de plus près, ou même de visiter ?

— Bien sûr, dit Bruno, ravi de sa blague, on va y aller en voiture alors.

 

Bruno, tout guilleret, la garda bien serrée contre lui durant tout le trajet jusqu’à son véhicule. Il la guida jusqu’à la portière, se plaça face à elle, lui caressa les joues de ses mains, prolongea le geste jusqu’à ce que ses doigts soient dans ses cheveux, et attira son visage vers le sien, pour l’embrasser bien plus ardemment que les fois précédentes. Puis, il la libéra, ouvrit la portière, la laissa s’installer avant de la refermer. Il courut presque pour faire le tour de sa voiture, et s’installer au volant. Le trajet fut court, mais chaque arrêt à un feu rouge, devint un prétexte pour une série d’intenses embrassades. Il gara sa voiture directement dans la cour, et tenta encore de jouer les chevaliers en ouvrant la portière, mais cette fois, elle fut plus rapide et sortit seule. Bruno lui fit visiter la maison, décrivit les modifications effectuées dans chaque pièce déjà rénovée, lui montra celles en travaux en expliquant ses projets futurs, et termina la visite par sa chambre. 

 

— C’est très sympa chez toi ! Ca donne envie d’y rester.

— Si tu le veux, tu peux dormir ici, je prendrai le canapé du salon.

— Dormir ? Dormir… Pourquoi pas… C’est peut-être la solution… Oui.

— Parfait, dans ce cas, tu prends le lit et moi le canapé.

— Mais Bruno, je ne voudrais pas te chasser de ton lit.

— Je te le laisse avec plaisir si tu veux rester ici cette nuit. Et je te promets d’être très sage.

— Et si je souhaitais que tu ne sois pas sage du tout ?

— Hum, eh bien… si tel était le cas… je crois que… je… enfin que… je ne ferais pas cette promesse.

— Alors, pourquoi te forcer à faire exactement l’inverse de ce que tu désires ?

— Je ne sais pas trop, je ne voudrais pas que tu te fasses des idées.

— Quel genre d’idées ?

— Du genre de celles que la plupart des mecs auraient s’ils étaient ici en compagnie d’une femme aussi attirante que toi.

— Et toi, tu n’as pas ces idées en tête ?

— Mais tu vas croire que je ne pense qu’a ça si je réponds.

— Parce que tu crois qu’il n’y a que les hommes qui peuvent avoir envie de tirer un coup ?

— Je ne sais pas trop… je ne suis un expert ni en femmes ni en hommes.

— Ça tombe bien, j’ai toujours aimé les débutants.

— Vrai ? Tu ne te moques pas de moi ?

— Tu as connu combien de femmes ? Je veux dire sexuellement ?

— … Pas beaucoup…

— Ce n’est pas une réponse ça.

— Tu vas te moquer de moi…

— Non ne me dis pas que tu es… Oh bonté divine ! Tu ne l’as encore jamais fait ?

— Voilà, maintenant, c’est sûr, tu vas te moquer de moi…

— Pas du tout, mais à présent je n’ai plus du tout envie de rentrer chez mon frère.

— Tu veux bien rester alors ?

— Bien sûr nigaud ! Je peux utiliser ta salle de bains ?

— Evidement, tu as besoin de quelque chose en particulier ?

— Non je vais me débrouiller, j’ai vu la pile de serviettes propres. A tout de suite, et ne t’occupe pas du canapé, ton lit est assez grand pour nous deux, et je te signale que je suis bien moins farouche qu’une bergeronnette.

 

Dès qu’elle eut franchi la porte de la salle de bains, Bruno, se rua sur le lit, changea les draps et les taies d’oreiller, alluma les lampes d’ambiance, éteignit la principale et emporta le linge remplacé dans la buanderie. Lorsqu’il revint, son invitée sortait de la salle de bains, une grande serviette autour d’elle.

 

— Allez hop ! A ton tour, et ne reviens que bien propre !

 

Bruno, excité comme une puce qui vient de se trouver un chien pour elle toute seule, se précipita sous la douche tout habillé. Il maudit sa précipitation, se dévêtit aussi vite que possible et se lava rapidement mais consciencieusement, puis sortit après avoir passé son peignoir. Elsa l’attendait debout, devant la fenêtre. Elle observait la ville qui s’étendait devant elle. Elle se retourna lorsque Bruno entra dans la chambre.

 

— Tu as un lapin sous le manteau ou tu es juste content de me revoir ? lui demanda-t-elle en désignant une bosse mal dissimulée par le peignoir.

— Ah ! Hum… Je suis ravi que tu sois restée.

— Eh bien je vois ça…

 

La vétérinaire tira sur la ceinture, libéra ainsi les pans du peignoir, et glissa sa main à l’intérieur. Elle saisit le sexe chaud et tendu dans sa main, et le relâcha très vite, se remémorant l’accident involontairement provoqué par Julie le week-end précédent. Bruno attira délicatement son invitée contre lui, l’embrassa encore et encore. Elle le laissa faire un moment avant de prendre le contrôle des opérations, embrassa Bruno sur les joues, dans son cou, et jeta finalement son dévolu sur son oreille. Elle lui en lécha délicatement le lobe. Lorsqu’elle le suça, il en eut des frissons de plaisir. Ils ne prirent fin que lorsqu’elle cessa sa succion, remonta sur son oreille, et que de la pointe de sa langue, en traça le contour, en suivit tous les méandres pour terminer en la lui dévorant littéralement. Juste après, elle fit subir exactement le même traitement à l’autre. Cette action, bien que n’ayant à priori qu’une faible connotation sexuelle apparente, le mit dans un état proche de la syncope. Pour éviter le pire, ou pour le provoquer, elle glissa délicatement ses mains sur les épaules de Bruno, et fit glisser le peignoir au sol. Avec une grande appréhension, le cœur battant la chamade, il décrocha alors la serviette qui masquait encore le corps d’Elsa. Celle-ci soupira de satisfaction, lorsqu’il lui embrassa goulument le cou. Il lui caressa les épaules, le dos, les fesses. 

 

Sa respiration devint haletante au fil des secondes et surtout du terrain que ses mains exploraient. Il était excité comme jamais. Il vivait un moment qu’il espérait depuis si longtemps. Il remonta lentement ses mains le long des flancs de ce corps doux et chaud, dans un état d’anxiété tel qu’il redoutait autant de paraître indécis s’il ne lui touchait pas les seins que de passer pour un type trop pressé s’il le faisait trop vite. Malgré son désir de découvrir cette sensation, il opta pour une solution mitigée et lui en effleura juste le bord de ses pouces, ce qui provoqua quelques frissons de plaisir de part et d’autre.

 

— Maintenant que j’ai vu ta maison, je voudrais bien voir le reste.

— Le reste ? Quel reste ? 

— Rappelle-toi, tout à l’heure, je t’ai demandé de me montrer la maison ou t’habites, et tu m’as répondu que tu commencerais par la maison. Et bien, maintenant que je l’ai vue, je voudrais voir la suite…

 

Bruno déglutit, il redoutait ce qui allait arriver tout autant qu’il l’espérait, mais il ne recula pas.

 

— Ah oui ! Cela m’était sorti de l’esprit.

— Tu mens mal ! Tu ne penses qu’à ça depuis le cinéma !

— Non, je t’assure, j’y pense, oui, mais pas qu’à ça.

— Ah ? Alors à quoi d’autre penses-tu ?

— Je pense à une femme merveilleuse, sublime, qui m’a fait passer la plus belle soirée de ma vie, je pense aussi à demain, cette sortie au restaurant, que j’ai prévue avec elle. Je crains tellement de ne pas faire ou dire les bonnes choses au bon moment, d’être trop empressé, ou pas assez… Je crains surtout de la décevoir ce soir, de te décevoir. Comme tu l’as certainement deviné, je ne suis pas à l’aise, je suis même novice, ultra-débutant quoi…

— Et alors ? Arrête d’avoir peur de mal faire les choses ! Fais-les, point ! Sinon tu ne feras jamais rien. Apprends de tes erreurs autant que de tes réussites.

 

Elle prit les mains de Bruno, et les posa sur sa poitrine. Le sexe de celui-ci, déjà très dur depuis une bonne partie de la soirée, tressauta plusieurs fois, frôlant au passage la cuisse d’Elsa. Elle abandonna les mains de Bruno à la recherche de cet objet qui la caressait si curieusement, tandis qu’il hésitait à peloter cette poitrine qui captait toute son attention. Il en avait déjà vu des centaines dans les magazines spécialisés, mais des seins comme ceux-là, jamais. De taille courante, ni gros, ni petits, ils lui rappelaient une forme de fusée, la pointe qui allait en se rétrécissant. Il lui semblait avoir les trois étages dans chaque main, comme une poire, dont la queue serait la pointe du téton qu’il titillait très légèrement du pouce. Elsa, de son côté avait saisi la verge de Bruno d’une main et la frottait délicatement contre l’intérieur de sa cuisse.

 

— Allonge-toi sur ton lit, lui demanda-t-elle.

— Quoi ? Maintenant ?

— Non, la semaine prochaine ! lui dit-elle en riant. J’ai envie de ta bite.

 

Bruno obéit, largement déstabilisé par Elsa, son assurance et la situation qui avait dépassé de très loin toutes ses espérances les plus folles. Elle se coucha contre lui, lui caressa le torse, le ventre avant de saisir d’une main empressée sa queue dressée. Elle en jaugea la taille, la résistance par quelques mouvements lents, mais précis. Du pouce qu’elle posa sur le gland encore enfermé dans son écrin de peau, elle tira doucement sur le prépuce dans une sorte de massage à un seul doigt. Il gémissait, ne respirait que de façon saccadée, mais ne quittait pas le regard d’Elsa dont les yeux lui parurent parsemés d’étoiles. Elle tira doucement l’ensemble de la peau recouvrant cette verge qui semblait vivante dans sa main. Elle en ressentait précisément les moindres vibrations, toutes les augmentations de volume, chaque soubresaut répondait à chaque mouvement même infime de sa main qu’elle s’évertuait à faire la plus douce possible. Soudain, les yeux de Bruno se fermèrent.

 

— Oh non, non… arrête s’il te plaît !

 

Elle regarda le sexe de Bruno, pivota sa main et positionna son pouce sur le frein sans cesser son massage, elle l’appuya même un peu plus, jusqu’à ce qu’il crache plusieurs jets de sperme blanc sur son ventre recouvert de poils roux.

 

— Je suis désolé, murmura Bruno d’une voix pleine de déception.

— Ne le sois pas.

— Je ne voulais pas, non, pas si vite…

— Je ne vois pas le problème, vraiment pas.

— Mais ? Je ne comprends pas… Tu n’es pas déçue ?

— Déçue ? Mais pour quelle raison ?

— De ma rapidité pour… enfin… n’avoir pas pu me retenir.

— N’aie aucune inquiétude, j’en suis ravie. 

— Quoi ? Non, ce n’est pas possible, tu te moques de moi.

— Pas le moins du monde. Je vais te le prouver, mais tu dois te faire confiance.

— Tu as toute ma confiance Elsa, et même bien plus que ça.

— Tu ne m’as pas bien comprise, c’est en toi que tu dois avoir confiance.

— Que veux-tu dire ?

— Tu vas comprendre, très vite…

 

Sur ces mots, Elsa qui n’avait pas lâché ce qu’elle tenait en main lécha la crème répandue sur le ventre de Bruno, chaque flaque, chaque larme, chaque goutte isolée, rien ne lui échappa. Bien sûr, cela provoqua quelques sursauts pour Bruno, chatouillé par cette langue agile et ces lèvres qui courraient sur lui. L’attitude de cette femme l’étonna d’abord, puis l’excita car elle se rapprochait inexorablement de la source de ce liquide dont elle paraissait raffoler. Il crut défaillir lorsqu’en une seule fois, elle recueillit les dernières gouttes, tout juste sorties de son gland, simplement en posant ses lèvres autour, dans ce qui aurait pu n’être qu’un léger suçon. Jamais encore une femme ne l’avait touché, ne l’avait traité comme elle. Il n’y avait que Julie qui avait provoqué en lui une excitation si intense, si rapide qu’il n’avait pu empêcher ses bourses de se vider. Elle se coucha sur le flanc à côté de lui. Il la prit immédiatement dans ses bras.

 

— Tu te rappelle la fameuse promesse que tu voulais me faire ? lui demanda-t-elle.

— Oui, parfaitement.

— Je suis ravie que tu ne l’aies pas faite.

— S’il n’y a que ça, je peux encore la faire.

— Surement pas ! J’ai bien trop envie de sexe pour te laisser faire une bêtise pareille. J’espère que tu ne vas pas me laisser dans cet état.

— Je te rappelle que je ne suis pas un mec facile.

— Oui, tu es bien trop rapide à jouir pour ça. Je suis certaine que nous allons bien nous amuser.

— Tu te moques encore !

— Ah ? Dans ce cas explique-moi pourquoi ta bite est encore dressée, prête à servir, alors que tu viens de jouir ?

— Je n’en sais rien, c’est la première fois que cela se produit. Je n’ai encore jamais connu une femme aussi belle et attirante que toi.

— Alors si tu me trouves aussi attirante que ça, pourquoi tu restes sans rien faire ?

— Je peux ?

— Tout ce que tu veux, mon loup, vas-y ! Lâche-toi ! Je n’attends que ça !

 

En guise de réponse, il renversa gentiment Elsa sur le dos, l’embrassa partout. Il avait reçu le feu vert, mais il était toujours stressé. Il saisit ces seins qu’il convoitait depuis qu’il les avait effleurés de ses pouces, depuis qu’elle lui avait pris les mains pour les lui poser dessus sans qu’il ose faire quoi que ce soit d’autre. Avec un soupir de satisfaction non contenu, il posa sa joue sur l’un d’eux, puis déposa un baiser sur le voisin, un second, et encore un autre tout en remontant sur la pointe. Il osa enfin prendre le téton entre ses lèvres, posa sa langue dessus, la tourna autour. Elsa apprécia autant l’initiative que la douceur avec laquelle Bruno lui dégustait la poitrine et garda pour elle les encouragements à y aller plus franchement, qu’elle retenait depuis un moment. Ses amants habituels, étaient moins prévenants, plus empressés, et bien que son envie initiale était d’avoir une relation plus intense, plus forte, elle se surprit à savourer la retenue, la délicatesse de son amant inexpérimenté. 

 

— Encore ! lui demanda-t-elle alors qu’il relevait la tête pour l’observer.

— Encore ? Sûre de toi ?

— Absolument ! 

 

Il reprit avec joie ses tétées, changea fréquemment de biberon, s’enhardit au fil des minutes, presque plus heureux d’entendre le plaisir qu’elle ne simulait pas, que de goûter, enfin, à ces attributs féminins dont il avait si souvent rêvé. Pourtant il ne semblait pas pressé de découvrir le reste de son anatomie, et cela agaçait Elsa dont l’envie de sexe ne faisait que grandir sous les stimulations conjuguées des papouilles de Bruno sur sa poitrine, et du contact quasi permanent de sa virilité bien en forme avec ses cuisses. N’y tenant plus, elle reprit les rênes, et réclama son sucre d’orge.

 

— Tu veux quoi ?

— Ton sucre d’orge. Tu ne vois pas ?

— J’ai bien une idée, mais je ne suis pas certain de tomber juste.

 

Elle sourit devant le manque d’assurance ou d’expérience de Bruno, peut-être même un peu des deux, à moins que ce ne soit simplement du tact. Elle étendit la main, s’empara de cette verge chaude et toujours bien rigide, tout en se glissant entre les jambes de Bruno pour l’avoir plus vite à portée de bouche et l’engloutit presque entièrement sans autre préliminaire. Il fut si surpris par cette manœuvre et surtout les sensations procurées par cette langue qui s’agitait sur son membre, cette bouche qui coulissait autour et cette main qui lui massait très doucement les castagnettes, qu’il ne put s’empêcher de crier son plaisir.

 

— Oh bordel, que c’est bon !

 

Elsa augmenta progressivement la pression autour de cette colonne de chair dont elle sentait déjà les prémices d’une éruption imminente. Une minute de ce traitement fut suffisante pour que Bruno soit à nouveau au bord de la jouissance.

 

— Non, non, non, pas maintenant, hurla-t-il, pas déjà !

 

Elle ne cessa ni ne ralentit son action, au contraire, elle l’accentua. Le résultat fut à la hauteur de ses espérances et plusieurs jets lui emplirent la bouche tandis qu’il criait son plaisir sans retenue. Quelques secondes après la dernière giclée, il sentit ses jambes trembler, il se coucha sur le côté pour ne pas écraser Elsa. Celle-ci se lécha les lèvres en le regardant dans les yeux, et vint se blottir contre lui. 

 

— C’était très bon, j’adore ta bite.

— Fabuleux, divin, mais si court et pourtant épuisant.

— Avec la pratique et l’habitude, tu tiendras plus longtemps.

— Elsa ? Tu ne serais pas Toréra par hasard ?

— Bien sûr que non, qu’est ce qui peut bien te faire penser ça ?

— Hé bien, tu m’as bouffé les deux oreilles et la queue…

— Ah ! Ah ! Ah ! J’avoue, mais c’était trop bon…

— Tu es merveilleuse… que puis-je faire pour te remercier ?

— On va trouver… 

 

Elsa joignit le geste à la parole, se libéra de l’étreinte des bras de Bruno, et présenta son entrejambe devant sa bouche. 

 

— Tiens mon loup, voilà un minou pas sauvage, qui meurt de faim. Tu veux bien t’en occuper ?

 

Bruno embrassa timidement ce sexe féminin, le premier qu’il pouvait observer en  réel, sans qu’il soit imprimé. Il en observa les détails, en perçut l’odeur suave, se rendit compte qu’à part le pubis où la courte toison restante était savamment entretenue, il était débarrassé de tous ses poils. Il posa sa bouche sur les grandes lèvres et goûta à ce plaisir nouveau avec une légère appréhension. Sa langue ne tarda pas à sortir, parcourut la surface de l’objet de ses fantasmes les plus fous, cet endroit si inconnu pour lui, mais si attirant. Sa crainte que cette caresse buccale qu’il attendait tout en la redoutant depuis si longtemps, ne le rebute, s’évapora dès qu’il eut gouté aux épanchements provoqués par l’excitation. 

 

Très vite, il se consacra à rendre une partie du plaisir qu’Elsa lui avait offert ce soir, cette nuit, il ne savait plus trop. Il était dans un état étrange, une sorte d’ivresse, due au fait que les plus belles choses de la vie qui lui avaient toujours été refusées, lui étaient subitement accordées. Cette euphorie ne cessa ce croitre au fur et à mesure qu’il se délectait de tout ce que sa langue découvrait. Il explorait, apprenait, adorait plonger sa langue entre les parois humides, douces, et si chaudes qu’il ne se rendit pas compte de la fougue qui était la sienne. 

 

Elsa ne le freina pas, bien au contraire, car elle n’avait nul besoin de simuler le plaisir qu’il lui procurait. Elle fut étonnée de la qualité de ce premier cunni de la part de cet homme qui était encore puceau. Elle se retourna et vérifia que son intuition ne la trompait pas. Il bandait de nouveau alors qu’après sa seconde éjaculation, bien plus fournie que la première, son sexe avait perdu en rigidité, bien qu’il ait pratiquement conservé son volume. Elle se pencha en arrière pour saisir ce membre, le branler sur toute sa longueur. Ce changement de position permit à son amant de disposer d’un terrain de jeu encore plus étendu, lui exposant plus clairement son clitoris auquel il n’avait pas encore rendu visite. 

 

La vue de cette petite protubérance lui rappela son existence. Il calma le jeu de sa langue avant d’en faire prudemment le tour comme s’il venait de découvrir quelque chose d’intrigant. Il s’aperçut rapidement que plus il sollicitait cette zone, plus Elsa exprimait sa satisfaction. Elle l’encourageait de la voix, lui demanda de poursuivre, mais aussi avec sa main qui branlait de plus en plus fort son sexe qu’il n’avait pas encore connu aussi vigoureux, ni aussi prompt à se dresser. Malgré son flagrant manque d’expérience, il avait une folle envie de combler Elsa. Il poursuivit sa dégustation avec un bonheur sans limites, combla son manque de savoir-faire, par son désir sans bornes jusqu’à ce qu’elle lui bloque la tête entre ses cuisses et jouisse bruyamment.

 

— Merci pour tout Elsa, c’était extraordinaire, commenta-t-il dès qu’elle l’eut libéré.

— Pour une première, je dois reconnaître que tu t’es bien débrouillé.

— Pour de vrai ?

— Je n’aime pas mentir.

— C’est enregistré. J’ai envie de te faire un énorme câlin. Je peux ?

— Bien sûr mon loup, viens là.

 

Elle ouvrit ses bras dans lesquels Bruno se précipita presque. Il déposa plusieurs baisers sur son épaule, dans son cou, la caressa longuement, la complimenta sur la douceur de sa peau, la rondeur de ses fesses, de ses seins, selon lui, tout était parfait chez elle.

 

— Est-ce que tu veux que je te reconduise chez ton frère ou bien accepteras-tu de terminer cette nuit ici, en dormant tout contre moi ? demanda-t-il d’une voix légèrement inquiète.

— Ecoute, je suis une grande fille, je fais ce que je veux, donc oublie mon frère et garde-moi près de toi.

— C’est la réponse que j’attendais, souffla-t-il, soulagé, j’espère que je ne ronflerai pas au point de te réveiller et que je te laisserai dormir.

— Dormir, dormir, tout à l’heure j’ai dit, dormir, c’est peut-être la solution, j’ai dit oui, mais c’était un point de départ, penses-tu que nous devions nous entêter sur ce point de départ ? 

— Je suis ouvert à la discussion. Que proposes-tu ?

— J’ai plein d’idées…

— Je suis impatient de les connaître.

— Mais il y en a une qui n’est pas au programme de ce soir…

— Laquelle ?

— Dormir !

— Ah bon ? Tu en es sûre ?

— Certaine, n’y compte pas tout de suite mon grand loup ! Je n’ai pas eu mon compte de sexe, j’en veux encore !


Je tiens à remercier les lecteurs qui suivent cette histoire, oui, vous, qui avez lu jusqu’ici, ceux qui votent pour, ceux qui m’ont laissé un ou plusieurs commentaires. Vous m’avez donné envie de poursuivre l’écriture des suites.

Je voulais aussi exprimer ma gratitude envers les participants au forum, qui ont distillé ici et là des conseils et tutoriels sur l’écriture, cela m’a permis de progresser en orthographe, conjugaison, rédaction et fluidité de lecture, et particulièrement Duchesse, qui a relu et corrigé ce chapitre. Elle à ainsi contribuée à l’améliorer par ses conseils, son œil averti pointant les fautes, les répétitions de mots que je ne voyais plus à force de relectures et de corrections.


Pour les lecteurs joueurs, il y a quatre répliques tirées de films, disséminées dans ce chapitre. Saurez-vous les identifier ?

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A tous, MERCI

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