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Une chute de vélo

Chapitre 39

Jeux dangereux

Avec plusieurs hommes

La manœuvre d’Hervé avait mit Manutea en rage, elle qui pensait s’amuser avec quatre hommes qui allaient être à son service exclusif rumina sa contrariété durant toute la durée du repas qui fut expédié. Elle allait montrer à ceux qui étaient restés qu’il ne valait mieux ne pas la contrarier.


— Allez ! Tous au bain bouillonnant, leur ordonna-t-elle dès que la table fut débarrassée.


Elle installa Maurice et Michel en face d’elle, leur intima l’ordre de laisser leurs mains sur le rebord du bassin et de rester sans bouger. Jonas se joignit aussi à eux, mais lui eut pour mission de la chauffer. Il s’acquitta de sa tâche avec le sérieux et le zèle dont il était coutumier. Il massa, caressa, embrassa avec dévotion toutes les zones que sa maîtresse laissa à sa disposition. Elle ne se priva pas d’exprimer sa satisfaction, de réclamer encore plus de pression de la main ou des doigts qui s’activaient entre ses jambes jusqu’à crier son plaisir sans aucune gêne. En face, les spectateurs ne bronchèrent pas et respectèrent leur immobilité imposée. Maurice resta même impassible devant la jouissance bruyante de sa femme, tant il redoutait d’exacerber sa colère.


Jonas fut récompensé de son action. Manutea lui demanda de se placer entre les deux autres compères et de positionner ses cuisses bien ouvertes en face d’elle et de faire la planche afin qu’elle puisse s’occuper de lui sucer les bonbons et sa tige qui était déjà prête à servir bien avant qu’il n’entre dans le bain. Elle poussa le vice jusqu’à demander aux deux voyeurs de maintenir les cuisses et le dos de Jonas. Lorsqu’elle sentit la verge de son jeune serviteur frémir, elle stoppa son action afin de la faire durer.


— Oh, Jonas, que ta jolie queue fine et droite est délicieuse... Je me régale. Alors messieurs ? A qui le tour ?

— Moi, je suis fin prêt, indiqua Michel, je suis très excité par ce prélude.

— Parfait Michel, tu seras le suivant et Maurice passera ensuite.


Sitôt ses paroles prononcées, elle se laissa couler, passa sur le côté et fit surface auprès de Michel.


— Je prends le relais pour soutenir Jonas, prends ma place et suce-le.

— Ce n’est pas ainsi que j’avais compris ta demande.

— Mais c’est pourtant ce que tu vas faire mon bon Michel. Allez, pas de chichi.

— Mais je ne l’ai encore jamais fait. Tu le sais bien.

— Et bien comme ça, tu ne pourras plus le dire. Ne me dis pas que tu ne sais pas, tu n’arrête pas de me dire que je suis la meilleure suceuse que tu aies connu, alors fais pareil que moi.

— C’est que...

— Tu n’en a plus envie ?

— Si mais ...

— Tu ne vas pas repousser encore ? Il y a un moment où il faut se jeter à l’eau.

— Bon, ça va, je le fais.

— Mon petit Jonas, dites-moi s’il n’est pas performant, ou si ses dents se font trop présentes. Je m’arrangerai pour le motiver à faire mieux.

— Bien madame.


Michel soupira et prit la place de Manutea qui le stoppa immédiatement lorsqu’il voulut utiliser ses mains pour commencer.


— Non Michel, pas comme ça ! Pour une bonne fellation, nul besoin d’utiliser tes doigts, applique une bonne succion, passe plusieurs fois au même endroit, n’oublie surtout pas ses bonbons, eux aussi doivent y avoir droit, fais toutes ces actions avec dévotion, et bien droit, la sève, de ce mât jaillira.

— Tiens ? Tu fais dans la poésie maintenant ?

— Ne cherche pas à gagner du temps ! Agit !


Michel, inspira et goba le jeune vît toujours bien dressé. Le plaisir de son propriétaire tarda à se manifester. Manutea s’impatienta et poussa sur la tête de Michel afin qu’il s’active plus efficacement et surtout plus profondément sur son petit protégé. Surpris, Michel toussa et se redressa.


— Allez ! Reprends-le ! Et cette fois, applique-toi, fais-le bien bander, mais surtout ne le fait pas cracher, sinon gare à ton fion.


Michel reprit cette verge en bouche, mais le peu d’efforts fournis malgré la main de Manutea qui le poussait parfois à en prendre plus ne satisfit ni Jonas ni sa maîtresse qui fit part de sa déception face à une demande aussi basique pour elle.


— Je voudrais t’y voir, se défendit Michel. Déjà que je n’ai pas l’habitude, alors une grosse en plus !

— Quoi ? Une grosse ? ricana Manutea. Ah non ! La bite de Jonas à plein de qualités, mais je t’assure qu’elle n’est pas dans la catégorie des grosses, elle est plutôt en dessous de la moyenne pour la taille comme pour le diamètre. C’est une illusion d’optique due au fait que tu as le nez dessus, rien de plus. Mais si tu veux comparer, tu vas sucer Maurice. Elle est un peu plus imposante, mais là encore rien d’exceptionnel.

— Non, c’est bon je te crois.

— Trop tard ! Maurice ! En place à côté de Jonas. Allez Michel au boulot, tu aimes te faire sucer ? Alors constate ce que cela fait quand tu es de l’autre côté du gland ! Jonas, je crois qu’il est grand temps d’occuper votre bouche sur mes meules et l’œillet qui s’y cache.

— Avec grand plaisir madame.


Maurice était effectivement mieux pourvu que Jonas, pas spécialement du point de vue de la longueur mais surtout pour l’épaisseur et surtout bien plus poilue que celle de Jonas. Michel éprouva quelques difficultés et se trouva moins efficace sur cette seconde queue. Maurice tenta bien de l’aider un peu, mais toutes ses tentatives furent interdites par Manutea qui ne les quittait pas des yeux. Elle prenait visiblement un malin plaisir à observer Michel dans l’embarras, et son mari se faire lécher et suçoter plus qu’autre chose en en retirant une maigre satisfaction. Sans se préoccuper d’eux, Jonas appliquait toute sa science auprès de sa patronne, et elle était visiblement très satisfaite de son jeune soumis car elle le félicitait et l’encourageait à poursuivre son action encore et encore.


— Il ne s’applique pas chérie, balança Maurice.

— Hé bien, dans ce cas, tu vas lui montrer ! Echangez vos rôles !


Maurice, regretta son intervention mais obtempéra. Il ne fut pas à la hauteur des performances de sa femme, cependant Michel, ravi de recevoir le plaisir plutôt que de devoir le donner, se délecta de cette gâterie qu’il jugea très agréable. Manutea leur rappela qu’aucun d’eux ne devait éjaculer, et appela Michel peu après à la prendre par la porte arrière qui sous l’action efficace de Jonas était maintenant prête à recevoir ses invités. Celui-ci se hâta d’accéder à cette requête qu’il attendait avec beaucoup d’impatience. Il souleva les jambes de Manutea et présenta sa pine devant cet endroit qu’il rêvait de visiter depuis son arrivée. Il n’eut pas à forcer beaucoup pour que le passage, bien préparé par Jonas, s’ouvre sans difficultés. Il poussa un râle de plaisir lorsqu’il fut entièrement à l’intérieur et s’activa immédiatement dans des aller-retours fougueux provoquant de nombreux remous supplémentaires dans le bain. La femme de Maurice, le laissa faire quelques instants sans le quitter du regard avant de nouer ses jambes dans son dos et le réclamer contre elle. Ils s’étreignirent, et ainsi positionné, Michel était limité dans l’amplitude de ses mouvements qu’il n’avait pas stoppés.


— Oh Michel, que c’est bon. Tu aimes aussi ?

— Oh oui, j’adore ton petit trou !

— Dommage qu’Hervé ne soit pas resté.

— Tant pis pour lui !

— Mais tu avais promis qu’il resterait.

— C’était avant de savoir qu’il était coincé à ce point. Il ne sait pas ce qu’il perd.

— Mais nous non plus, nous ne savons pas ce que nous y avons perdu.

— Ne pense plus à lui, mais au plaisir que nous avons ce soir.

— Au contraire, j’y pense, trop probablement, et je me souviens très bien de ce que je t’avais promis, si tu échouais dans la mission que tu avais endossée.


En entendant ces derniers mots susurrés dans son oreille, il stoppa net ses mouvements.


— Je constate que tu n’as rien oublié. Maintenant, reste bien sagement tout au fond de moi.

— Non, s’il te plaît Manutea. Je te le demande comme une faveur personnelle.

— Il ne me sied guère d’accéder à ta demande... Ça veut dire : Non.

— Mais pourquoi ?

— Parce qu’une parole n’a de valeur que si elle est respectée... Jonas, apportez-moi donc votre queue que nous la goûtions tous les deux avant que vous ne l’utilisiez pour dépuceler Michel.

— Avec plaisir madame.


Sous les yeux de Michel, elle suça cette tige fine, douce au toucher, mais bien raide malgré la taille décrite plus tôt et acheva de la faire durcir encore un peu plus entre ses lèvres expertes. A la demande de sa maîtresse, Jonas se positionna derrière son amant qui n’en menait pas large. Le jeune homme frotta sa jeune virilité contre les fesses plus âgées, mais ne chercha pas à les pénétrer.


— Michel, tu es devant un tournant de ta vie sexuelle, expliqua Manutea. Soit tu décides de poursuivre et d’expérimenter quelque chose de nouveau pour toi, soit tu abandonnes.

— Tu ne m’obliges pas à le faire ?

— Tu me prends pour qui ? Je suis capable d’arrêter le jeu auquel nous participons, si l’un des participants se trouve en difficulté Michel. Et je te sens si tendu, que je suis prête à tout stopper maintenant si tu crains pour la suite. Tu as peur ?

— Oui, un peu

— De quoi ?

— De lui, de moi, de toi, d’avoir mal...

— Jonas est loin d’être une brute sauf si je le lui demande, ses instructions pour ce soir étaient très claires et de plus, comme toujours, il les a parfaitement respectées.

— Mais alors ? Tes envies, ton super fantasme de regarder Maurice au centre de trois mecs qui s’enculent en chaîne tandis que tu sucerais le premier et que Jonas te limerait ? Tu y renonces ?

— J’y ai déjà renoncé quand Hervé est parti.

— Je n’ai pas réussi à le convaincre, je suis désolé.

— C’est aussi de ma faute. Je n’aurais pas dû essayer d’enrôler un nouveau participant dans ce jeu sans lui expliquer. C’était une mauvaise idée. Nous lui avouerons tout demain. Alors, tu décides quoi ?

— Je ne sais pas trop.

— Donc c’est non, je ne suis pas une brute. Alors messieurs, pour la suite vous allez vous occuper de ma personne. Sortons du bain.


Manutea devint le centre de toutes les attentions des mâles qui l’entouraient : l’un lui épongea les cheveux dans une serviette, l’autre lui essuya les jambes tandis que le dernier lui sécha la poitrine. Ils permutèrent leurs positions plusieurs fois avant de s’appliquer le même traitement individuellement très rapidement. Ils suivirent leur muse dans une grande chambre de la maison. Michel et Maurice se partagèrent le corps féminin qui n’attendait qu’eux et activèrent leurs bouches chacun sur un sein et leurs mains sur ses cuisses qu’elle avait largement ouvertes. Jonas attendit debout, les mains croisées dans le dos les instructions de sa maîtresse sans faire preuve de la moindre impatience. Elle lui demanda bientôt de remettre en forme le sceptre de Michel qui allait être le premier à la pénétrer. Comme à son habitude, il exécuta parfaitement sa mission. Michel fut alors invité à s’allonger sur le dos, ce qu’il fit sans discuter. Manutea lui grimpa dessus et introduisit son mat dans son sexe très humide tant son impatience à être remplit était grande. Durant ce temps, Jonas s’occupa de redresser celui de Maurice qui ne tarda pas à le présenter entre les fesses de sa femme. Celle-ci, tout en gardant son premier amant tout au fond d’elle, se pencha en avant pour dégager la place pour son mari.


— Vas-y trésor, prends-moi. Je veux vous sentir ensemble.


Maurice, cracha sur cet œillet rose, y posa son gland sans tarder et l’y enfonça sans attendre puisqu’il venait d’y être invité. Son introduction fut largement facilitée par la minutieuse préparation préalable de Jonas et le passage de Michel. La dernière verge entrée s’activa instantanément dans des mouvements amples.


— Oh ! s’exclama Michel, je peux ressentir contre ma queue celle de Maurice qui bouge en toi.

— Moi aussi ! Alors qu’attends-tu pour remuer la tienne ? Un carton d’invitation ? Allez !


Michel n’hésita que quelques secondes avant de reprendre ses mouvements. Sous les encouragements de leur maîtresse, ils synchronisèrent parfois leurs assauts, pour mieux reprendre leur rythme personnel quelques instants plus tard. Manutea repris la plus jeune verge en bouche, plus pour son plaisir personnel que pour lui redonner le peu de vigueur qu’elle avait perdu durant cet intermède. Elle profita que Jonas s’était bien rincé l’œil en les observant après avoir ravivé les chibres de ses compères pour l’amener assez vite au bord de la jouissance. Elle le connaissait suffisamment pour savoir ce qu’il préférait et être en mesure de le garder dans cet état assez longtemps. La maîtresse du jeu profita alors pleinement et longuement de ses trois amants pour le plus grand plaisir de chacun des participants dont aucun n’avait toutefois le droit d’éjaculer. Ils stoppaient leurs mouvements de plus en plus souvent, de plus en plus longuement, afin de respecter les consignes données.


Manutea se rendit bien compte que ses hommes allaient avoir du mal à tenir la distance. Alors elle leur imposa une courte pause pour boire un verre. Elle demanda également un changement de position. Elle se coucha sur le flanc et demanda que chacun reprenne sa position initiale. Personne ne songea à discuter, et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, elle se retrouva à nouveau avec trois sexes masculins en elle. Ils profitèrent de leurs mains qui vagabondaient allègrement sur cet amas de corps, effleurant tantôt une jambe, un bras, une cuisse sans se préoccuper de savoir à qui il pouvait appartenir.


— Stop ! cria soudainement Michel, plus personne ne bouge !


Ces quelques secondes d’immobilité lui permirent de retarder l’explosion de foutre qui se préparait dans ses burnes. Il donna enfin le signal leur permettant de reprendre leur liberté de mouvement. Quelques instants plus tard, leur maîtresse repoussa ses amants, allongea Jonas sur le dos au centre du lit, se positionna à califourchon sur son visage. Il comprit ce qu’elle attendait sans qu’elle n’ait à prononcer le moindre mot et activa sa langue sur le point le plus sensible de sa patronne tandis qu’elle reprenait sa fellation mais cette fois dans le but de lui faire cracher toutes ses réserves. Soudain, elle se redressa, prise d’un orgasme court mais intense. Elle sonna alors la fin de la partie, leur permit de se vider sur le ventre de son jeune serviteur. Il fut le premier à jouir, encouragé par celle qui l’avait si longuement sucé. Les premiers jets, longs et puissants jaillirent et parsemèrent son torse de tâches épaisses, jusqu’aux dernières gouttes qui coulèrent sagement le long de son chibre. Michel qui se retenait de plus en plus difficilement éclaboussa à son tour le ventre de Jonas immédiatement imité par Maurice.


Une fois passés par la douche pour se rincer, ils se partagèrent les chambres pour une nuit de repos que rien ne vint troubler.


—

Le lendemain matin, Hervé prit une fois de plus son petit-déjeuner avec son collègue dans le bureau de la DRH. Cette fois, Jonas profita lui aussi des croissants, avant que Maurice et Manutea ne prennent la parole. Ils présentèrent leurs excuses à Hervé, lui expliquèrent que toutes leurs attitudes et propositions n’étaient qu’un jeu, et qu’ils se sentaient mal à l’aise vis-à-vis de lui, car malgré leurs efforts il avait refusé d’y participer. Jonas et Michel confirmèrent ces propos, cependant, ce dernier resta assez peu loquace. Hervé accepta les excuses par politesse, mais souligna qu’installer des personnes dans la chambre voisine à son hôtel pour avoir des relations sexuelles bruyantes dans le but de l’empêcher de dormir n’avait pas été de très bon goût.


— Mais Hervé, nous n’avons jamais fait cela ! se défendit Maurice.

— Alors comment avez-vous eu connaissance des activités de mes voisins ?

— Nous avons plusieurs employés d’un autre site qui sont ici en renfort en ce moment, ils sont logés dans le même hôtel que vous deux. Ils se sont plaints à la réception des nuisances et la direction de l’hôtel s’est excusée auprès de nous.

— Donc, vos amis sensés m’y attendre pour me faire passer une nuit blanche ce n’est pas vous ?

— Nous n’avons envoyé personne là-bas pour perturber ton sommeil Hervé, je peux te le jurer. Nous avons juste utilisé cette coïncidence pour tenter de te convaincre en glissant cette information lors de notre discussion du matin, se défendit Maurice.

— Je t’accorde que nous l’avons encore exploitée avec le mot que j’ai demandé à Jonas de déposer dans ta voiture, ajouta Manutea.

— Vous saviez donc que j’allais refuser ?

— C’était une option, que je ne pouvais pas écarter. Mais j’aurais largement préféré que tu te joignes à nous sans faire d’histoires.

— Et comment saviez-vous qu’un client était venu frapper à ma porte ?

— Là c’est plus délicat, reprit Maurice, c’est un des employés en renfort qui s’est trompé de chambre et à frappé chez toi. Il t’a reconnu et m’a prévenu qu’il y avait eu du chambard presque toute la nuit dans la chambre à côté de la tienne. C’est lui aussi qui s’est plaint auprès de la direction de l’hôtel.

— Je veux bien vous croire Maurice, cependant...


Hervé s’interrompit quelques secondes. Devait-il compromettre l’employé qui avait menti en se plaignant d’un chahut auquel il avait pris une part active ?


— Qu’y a-t-il Hervé ? demanda Maurice.

— Vous admettrez que la situation est ambigüe. Comment savoir à qui me fier ?

— Nous avons été trop loin dans notre jeu. Je te prie d’accepter nos excuses. Lorsque nous avons mis en place cette partie bien avant ton arrivée, pour nous, tu étais célibataire et donc bien plus susceptible d’y prendre part. La dernière fois, c’était Michel qui était le maître et qui posait ses conditions, la précédente, Jonas était aux commandes. La suivante aurait dû être pour toi. Maintenant que tu sais tout, tu peux encore participer si tu le souhaites.

— Je vais y penser.

— Il y a aussi cette histoire d’enregistrement sonore et ces photos, ajouta Maurice. Je sais que nous en avons trop fait, mais chacun jouait un rôle, comme au théâtre. Si tu utilisais cela contre nous, cela nous ferait du tort, car nous ne cherchions qu’à nous amuser tous ensemble avec toi.


Hervé hésita quelques secondes, devait-il révéler que son montage électronique n’était qu’une supercherie et que son ami photographe qu’imaginaire ? Il décida de garder cette carte en main pour l’instant.


— Hier, j’ai précisé que ces preuves ne seraient utilisées que pour me défendre, je ne vois pas de raison d’en changer la finalité.

— Hervé, tu as été très fort avec son système d’enregistrement. Tu nous as bien roulés alors que nous pensions mener le jeu, c’est en réalité toi qui l’a parfaitement maîtrisé sans même y participer activement, avoua Manutea.

— Dommage que vous n’ayez pas choisi d’aller chez moi, soupira Jonas, vous y auriez trouvé bien en évidence les règles de ce divertissement et seriez probablement revenu sur votre décision de ne pas y participer.

— Quand j’ai constaté que mes voisins m’empêcheraient à nouveau de dormir, j’y ai songé et j’ai présumé qu’il s’agissait d’un piège. J’ai donc dormi ailleurs.

— Il n’y avait aucun piège chez moi, juste des informations...

— Jonas, il n’était pas dans vos attributions d’informer Hervé de ce jeu, ni de le convier chez vous. Vous deviez juste lui faire croire que son hôtel serait bruyant.

— Je vous prie d’excuser cette initiative Manutea, mais je doutais fortement qu’Hervé cède devant vos exigences. Je pensais qu’avec lui, ce n’était pas la bonne approche, et j’avais très envie qu’il participe, alors j’ai pris le risque de l’informer en dernier recours. Je crois que nous nous y sommes très mal pris avec lui, une communication plus claire aurait, j’en suis persuadé, permis d’obtenir de bien meilleurs résultats.

— Nous verrons cela plus tard, lorsque nous serons seuls Jonas.

— J’accepterai ma punition sans rechigner madame.

— J’en suis persuadée, cependant, Hervé, qu’aurais-tu décidé si nous t’avions tout expliqué à ton arrivée, ou si Michel t’avais mis au parfum avant ta venue ?

— Ce qui est certain, c’est que je n’aurais pas demandé à mon ami photographe de jouer aux écureuils dans un arbre.

— Tu n’aimes pas être dominé par une femme ? Même pour du plaisir ?

— La question est mal formulée ; pour moi le plaisir doit être partagé.

— Je peux t’assurer que c’est le cas. Je suis heureuse lorsque je suis aux commandes comme lorsque je dois obéir, et eux aussi ont leur compte, sinon ils ne participeraient pas. Chacun trouve son plaisir où il veut. Jonas peut arrêter quand il le souhaite, je ne le retiens pas contre son gré, mais il me donne beaucoup de plaisir en étant aussi obéissant.

— Je vous confirme que je ne suis en rien contraint Hervé.

— Avec Maurice et Jonas, nous serions enchantés de te revoir, ici lors de ta prochaine session de contrôle, mais bien plus encore si tu acceptais de participer avec nous ce soir. Et dans ce cas, je passerai alors sous ton contrôle avec joie. Tu pourras ainsi constater par toi-même que le partage et la tolérance font partie du jeu.

— Je n’ai jamais apprécié dominer qui que ce soit.

— Pourtant monsieur, vous l’avez fait de fort belle manière.

— Ah bon ?

— Avec votre montage électronique, vous nous avez tous manipulé. Vous avez pris les commandes du jeu à ce moment-là ! Le plus subtil dans tout ça, c’est que vous avez réussi à vous faire aider pour le construire par celui qui était chargé de vous influencer : moi. C’est encore plus fort que l’arroseur arrosé !

— Oui, vous avez raison mon bon Jonas, Hervé nous tient par les couilles à présent. Nous avons joué à un jeu risqué, nous avons trouvé plus fort que nous. Il avait tout prévu et nous avons perdu...

— Je n’avais rien planifié, mais j’ai profité de la présence de Jonas pour construire mon émetteur plus vite.

— Vous auriez dû, à ce moment-là, en profiter pour nous soumettre tous à votre bon vouloir monsieur Hervé. Cela aurait été certainement prodigieux, et très excitant.

— Vous pourrez vous reconvertir dans la comédie, conclu Hervé, car à aucun moment je n’ai compris qu’il s’agissait d’un jeu de rôles.

— Enfin, tout cela ne nous dit pas si tu aurais accepté avec une approche différente de notre part.

— A vrai dire, je n’en sais rien Manutea. Mais comme je vous l’ai déjà précisé, je n’ai pas l’habitude de mélanger le travail et mon intimité.

— Je comprends, mais est-ce immuable ? Imagine juste que nous ayons fait ta connaissance très intime dans un autre cadre, et qu’ensuite tu sois venu prendre la suite de ton collègue et que tu nous ais retrouvé ici ? Comment aurais-tu réagit ?

— Je vous accorde, que dans ce sens-là, je serais dans une situation délicate...

— Et tu aurais donc refusé de travailler pour nous ?

— Non, mais je serais resté dans une attitude professionnelle.

— Alors, si cela peut fonctionner dans ce sens, pourquoi pas dans l’autre ?


Avant de répondre, Hervé prit un temps de réflexion que personne ne songea à perturber.


— Vous avez probablement raison, je dois être trop rigide dans mes principes.

— Notre proposition tient toujours Hervé et tu n’es pas obligé de donner une réponse immédiatement. Et je pense que l’on peut même facilement s’arranger pour que vous restiez une soirée de plus, dans ce cas vous repartiriez dans la journée de vendredi.

— Je suis attendu jeudi soir chez moi.

— Alors, il reste encore ce soir. Pour la suite, prends le temps d’y penser tranquillement, je te demande juste une chose : préviens-nous de ta décision quelques jours avant ta prochaine venue. Nous aurons ainsi le temps, soit de préparer quelque chose, soit de déblayer le terrain afin que tout se passe bien pour toi si tu restes sur ta position.

— Merci, je vais penser à tout ça.

— Et pour te convaincre de notre bonne foi, je propose que ce soir lors du repas que nous prendrons chez nous, le dernier qui nous réunira tous les cinq, ce soit toi le maître du jeu, ajouta Manutea. Etudie cela dans la journée.

— Je vais y réfléchir.


Le petit-déjeuner s’éternisa car la situation désormais désamorcée, permit à une l’ambiance bien plus détendue de s’installer. Hervé rendit à Jonas les clés de son appartement et tous reprirent leurs activités. En début d’après-midi, Hervé aperçut aux commandes d’un chariot élévateur, Pierre, le gringalet qui avait frappé à sa porte avant d’aller « calmer les ardeurs » de ses voisins d’hôtel. Hervé lui fit un signe de tête pour le saluer, ce qui sembla surprendre le conducteur, qui répondit tardivement. Un peu plus tard, il s’approcha de lui accompagné de Jacques qui portait un café dans chaque main.


— Heu... bonjour. On peut vous offrir un café ? demanda ce dernier.

— Pourquoi pas ?

— On souhaiterait s’excuser pour le dérangement de lundi soir.

— Vous voulez dire : de la nuit de lundi à mardi ? Ou de celle d’hier ? Je vous écoute.

— Hé bien, voilà : nous vous avons empêché de vous reposer. Ce n’était pas volontaire, nous n’avons juste pas pensé que vous nous entendriez.

— Messieurs, je suis au regret de vous dire que vous mentez très mal.

— Que voulez-vous dire ?

— Pierre, c’est vous non ? demanda Hervé en désignant le plus maigre.

— Oui.

— Vous avez forcément tout entendu puisque vous êtes venu frapper à ma porte pensant que le bruit venait de ma chambre. Je vous ai indiqué être aussi dérangé. Ensuite vous avez été dans celle de Jacques, c’est bien ça ?

— Oui.

— Donc, vous étiez tous les deux au courant que je vous avais entendu.

— Tu vois ! Je te l’avais bien dit ! affirma Pierre en regardant Jacques.

— Ecoutez, habituellement les chambres que loue l’entreprise pour les contrôles de sécurité ne sont pratiquement pas utilisées de nuit.

— Soyez plus clairs !

— Hum... Généralement votre collègue n’utilise pas sa chambre la nuit quand il vient. Nous avons supposé que vous feriez de même.

— Et comment savez-vous tout ça ?

— C’est ... Claudine, notre... amie, qui nous l’a dit.

— Elle semble bien informée. D’où tient-elle cette information ?

— Elle travaille à la réception, elle le sait par les retours du personnel de ménage.

— Bien. Je vois.

— On s’amuse bien avec elle. Les distractions sont rares ici, alors si vous voulez, vous pourrez nous rejoindre ce soir. Vous verrez, elle est gourmande, une de plus ça ne lui fera pas peur.

— Excusez-moi, mais quel est le but de cette discussion ?

— Vous présenter nos excuses, indiqua timidement Pierre.

— Et aussi, vous inviter ce soir, comme ça on ne vous empêchera pas de dormir, et vous pourrez vous amuser avec nous.


Hervé soupira, il les avait vus venir de loin.


— Ce soir, j’aimerais beaucoup me reposer.

— Vous n’êtes pas obligé de rester toute la nuit, indiqua Jacques.

— Vous n’êtes pas obligés non plus, de partager vos activités avec tout l’hôtel.

— La moitié de l’hôtel est louée, et par l’usine. Il n’y a que des mecs en déplacement, qui peuvent alors, faire ce qui leur est impossible le reste du temps, précisa Pierre. Vous imaginez probablement que nous sommes seuls à profiter d’une présence agréable dans nos chambres ?

— Je n’en sais, rien, cependant, je n’ai entendu que vous.

— Alors dites, pour ce soir, on peut compter sur vous ?





Je tiens à remercier les lecteurs qui suivent cette histoire, oui, vous, qui avez lu jusqu’ici, ceux qui votent pour, ceux qui m’ont laissé un ou plusieurs commentaires. Vous m’avez donné envie de poursuivre l’écriture des suites.


Je voulais aussi exprimer ma gratitude envers les participants au forum, qui ont distillé ici et là des conseils et tutoriels sur l’écriture, cela m’a permis de progresser en orthographe, conjugaison, rédaction et fluidité de lecture, et particulièrement Duchesse, qui a relu et corrigé une bonne dizaine de chapitres. Elle à ainsi contribuée à améliorer mon écriture par ses explications et ses conseils pertinents.


Pour les lecteurs joueurs, il y a une réplique tirée d’un film, dissimulée dans ce chapitre. Saurez-vous l’identifier ?

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A tous, MERCI


MANDRAKKE


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