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Une érotique Odyssée

Chapitre 1

L'enchanteresse

Erotique

[AVANT-PROPOS : la mise en place de l’atmosphère peut paraître longue à certains et certaines, aussi, pour celles et ceux qui sont là uniquement pour le cœur érotique de cette histoire, je sauterai plusieurs lignes avant que ce dernier commence afin qu’ils puissent éviter le début et se repérer au bon endroit. Bonne lecture à tous et à toutes !]



Mon nom est Ulysse. Vous avez probablement déjà entendu parler de moi ; après avoir eu la mauvaise idée de gagner la guerre de Troie, et surtout depuis une malheureuse altercation avec son fils Polyphème, je suis l’objet de la colère de Poséidon. Et ce dernier se fait un malin plaisir de m’empêcher de rentrer à Ithaque retrouver ma douce Pénélope.


Me voilà donc échoué sur une île inconnue avec un bateau endommagé et mes vivres au plus bas. J’ai envoyé mon fidèle Euryloque à la tête d’une escouade d’éclaireurs il y a... il y a déjà plusieurs heures. Et je n’ai toujours pas reçu de rapport. Ca commence à m’inquié...


— Chef ! Chef !

— Euryloque ? C’est toi ? Qu’est-ce qui vous est arrivé ?


Mon lieutenant, s’appuyant sur la poupe de notre navire échoué pour reprendre son souffle, lève une main pour me demander quelques secondes de répit. Il est tremblant, et sa peau cuivrée est couverte de sueur ; mais ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’il est tout seul. Quand il relève le visage vers moi, je peux lire au fond de ses yeux une terreur innommable.


— Que s’est-il passé ? répété-je en posant la main sur son épaule.

— Les... les autres... bafouille-t-il en ramenant son regard sur le sol. Ils ont... enfin, il y avait cette femme...

— Une femme ? L’île est habitée ?

— Absolument, acquiesce-t-il en se redressant. A moins d’un kilomètre d’ici, il y a un palais, somptueux, au milieu des bois. Nous nous sommes approchés prudemment, intrigués de ne pas avoir rencontré âme qui vive. Il y avait de la musique à l’intérieur ; j’ai été désigné pour faire le guet pendant que les autres entraient. C’est pour ça que... que...


Nous en avions vu, des horreurs, lui et moi. Nous nous étions réveillés pendant dix ans sur les plages de Troie en humant le fumet des cadavres de nos compagnons. Nous avions vaincu des monstres et survécu à la colère des dieux. Pourtant, je ne l’avais jamais vu ainsi. C’était comme si quelque chose s’était brisé en lui. Il lève les mains, impuissant, sa voix refusant de sortir de sa gorge.


— J’y vais, dis-je d’une voix ferme en me relevant. Toi, supervise les réparations et assure-toi que nous ne perdions plus un seul homme. Tu en as assez fait pour aujourd’hui.


Euryloque baisse les yeux, honteux. Je harnache mon épée à ma ceinture et mon plastron sur mes épaules. Rattrapant son regard d’une interjection interrogatrice, j’obtiens de sa part la direction du palais et me mets en marche. Seul le battement régulier de mon fourreau contre ma cuisse m’accompagne alors que je m’enfonce dans les bois qui bordent la plage.


Le chemin de terre battue semble régulièrement emprunté : pas une des ronces qui le bordent n’empiète sur cette langue brune au milieu des sous-bois. Les sens aux aguets, je scrute les troncs noueux qui m’entourent, attentif au moindre craquement d’une branche, au moindre froissement furtif, à la moindre ombre qui glisse. Et pourtant, quand mon regard finit par découvrir un homme adossé contre un des arbres, les bras croisés, je ne peux m’empêcher de sursauter.


— Tout doux, tout doux, dit-il d’une voix rieuse. Je ne te veux aucun mal, Ulysse.


En desserrant mes doigts de la poignée de mon épée, je scrute attentivement le nouveau venu. C’est un beau jeune homme à la chevelure si dorée qu’on dirait qu’elle scintille, aux traits gracieux, aux yeux malicieux. Il porte des sandales et un casque miliaires, mais surtout, il tient dans sa main droite une tige dorée.


— Qui êtes-vous ? demandé-je avec méfiance.

— Ton ange gardien, réplique-t-il en faisant un pas de plus vers moi. Ma sœur, qui a déjà veillé sur toi pendant la guerre, m’a supplié de te venir en aide. Et comme tes aventures sont plutôt divertissantes, j’ai accepté.



A ces paroles, je reconnais ce qu’il tient dans sa main droite en remarquant les deux serpents qui s’enroulent autour du bâton. Au même instant, il me semble qu’un reflet lumineux fait furtivement scintiller les côtés de son casque et de ses bottes –un reflet en forme d’ailes.


— Mange ceci, dit Hermès en me tendant une touffe d’herbes aux couleurs chatoyantes. Enfin, si tu veux triompher de ce qui t’attend là-bas.


La fraction de seconde pendant laquelle j’ai regardé le cadeau du dieu a apparemment suffi pour que ce dernier se volatilise ; en relevant la tête, je découvre qu’il ne reste de lui qu’un peu d’air distordu, comme celui qu’on observe en été au-dessus des champs de blé brûlant.


La touffe dégage une douce chaleur dans ma main, et –est-ce le fruit de mon imagination ? - on dirait qu’elle pulse doucement, comme une veine. Je la porte à ma bouche en frissonnant ; en mordant dedans, je lui découvre un goût amer, mais une texture veloutée qu’améliorent encore les quelques gouttes de suc qui viennent enrober ma langue de leur parfum douceâtre. Après avoir mastiqué avec application, je finis par avaler, et laisse la même chaleur que celle que j’ai sentie dans ma main envahir tout mon corps. Je me sens revigoré ; aussi, je me remets en marche d’un pas décidé.



Je ne tarde pas à tomber sur ce que mes gars ont découvert : une clairière si immense qu’on dirait presque que le bois s’arrête là, et un palais de marbre aux dimensions démesurées. En parcourant rapidement ses grandes colonnes et ses tentures pourpres des yeux, je ne découvre pas d’autre mouvement que celui du vent dans les rideaux ; toutefois, j’entends en effet les sons étouffés d’une flûte. Ils proviennent de l’entrée principale, située juste en face de moi, au fond de la cour prise en étau entre les deux ailes de marbre du palais. Lorsque mes doigts agrippent à nouveau de la poignée de mon épée, j’ai l’impression de sentir la moindre imperfection des bandes de cuir qui l’enroulent ; je peux jurer avoir entendu chacun des défauts de ma lame usée buter, lorsque je l’ai dégainée, sur le bord du fourreau. Jamais mon esprit n’a été aussi aiguisé, et mes nerfs n’ont jamais été aussi efficaces pour lui transmettre la moindre information sensorielle. Je suis à fleur de peau.


En poussant le lourd rideau rouge qui voile l’entrée, je suis surpris d’y découvrir une relative obscurité. Une odeur lourde vient agresser mes narines pendant que mes yeux s’y habituent. Méfiant, je fais un pas en avant en relevant mon arme et m’arrête dans le carré de lumière de la porte. La faible lumière de quelques bougies, disposées dans des chandeliers sur une table de banquet, ne suffit pas à éclairer toute la pièce. Les fenêtres, elles, doivent être voilées. Une atmosphère pesante plane...


— Entre donc, jaillit des ténèbres une voix féminine. N’aie pas peur.

— C’est vous qui détenez mes hommes ? craché-je pour toute réponse.


Un rire cristallin retentit. Son écho résonne pendant plusieurs secondes, comme si c’était une roche dure qui nous entourait, et non le tissu moelleux des tentures pourpres. Mon épée jette des rayons argentés dans toute la pièce, et je découvre à leur lumière qu’un banquet était effectivement en cours. Pourtant, pas de trace des convives, même si les assiettes, tachées de sauce et jonchées de nourriture, sont à moitié pleines encore.


Soudain, je sens quelque chose se poser sur mon épaule. D’un mouvement vif, je me retourne, arme brandie, pour découvrir une frêle silhouette se découper, noire, sur le carré de jour de la porte. C’est en plissant les yeux que je la découvre plus à mon aise : de longs cheveux noirs tressés en une natte se fondent avec une robe sombre, composée de plusieurs voiles qui se chevauchent les uns les autres. Un visage oblong, allongé comme une amande, aux yeux impénétrables levés vers les miens, couronne cette ombre immobile.


— Qui êtes-vous ? chuchoté-je en faisant un pas en arrière, ma garde toujours levée.

— Je suis Circé, fille d’Hélios, répond la femme. Toi et tes hommes êtes entrés sur mon domaine.


Sa voix est douce comme du miel, et comme du miel, je la sens couler à l’intérieur de mes oreilles pour se mêler à mon sang. La tête commence à me tourner ; j’imagine que c’est le parfum, omniprésent, de la pièce qui commence à émousser mes nerfs. Enfin, non ; ces derniers sont toujours aussi efficaces, et j’ai l’impression de toucher l’air autant que je le sens.


— Entre, je t’en prie, reprend Circé. Continue ce que tu as commencé, fais comme chez toi.


Elle lève une main accueillante et y désigne une chaise. Je sens les effets du cadeau du dieu lutter contre une lassitude soudaine qui menace de s’emparer de moi. La pointe de mon épée, mal assurée, tremble entre nos deux paires d’yeux, jusqu’à ce que je sente quelque chose grimper sur moi à la vitesse de l’éclair. Baissant les yeux, je n’ai pas le temps de voir qu’une ombre serpentine fléchir mes genoux et me faire tomber sur la chaise que me présente Circé.


Avant que j’aie le temps de jurer, quelque chose entre dans mon champ de vision. C’est une coupe en or, longuement travaillée, ornée d’un entrelacs de faisceaux d’argent, et qui laisse miroiter ses riches reflets dans une mixture sombre. Les arômes chargés qui s’en dégagent envahissent mon nez pour se mêler à mon souffle –j’ai l’impression qu’ils pénètrent en moi. En relevant les yeux, mon regard court le long du long bras de l’enchanteresse, rejoint son épaule, caresse sa peau que je devine nacrée dans les reflets surnaturels du breuvage.


— Bois, héros, souffle-t-elle de sa voix claire comme l’eau d’une source. Dépose un instant le fardeau qu’on t’a injustement attribué.


Les formes, sur le contour de mon champ de vision, se mêlent les unes aux autres dans une valse envoûtante. A vrai dire, tout semble devenir liquide ; tout, à l’exception des deux yeux de Circé, deux onyx plus noirs que le noir même et qui semblent me clouer au siège de la table de banquet. Je lève mon bras presque contre ma volonté et attrape le métal froid du calice qu’elle me tend. Il est lourd. Une sensation glaciale remonte jusqu’à mon coude, un froid qui aurait engourdi mes nerfs si le dieu ne m’avait pas protégé. Et sans réfléchir, je prends une rasade de vin.


Le liquide visqueux, écœurant de sucre et d’épices, envahit ma bouche et ma gorge. Je le sens qui empâte ma langue, qui colle à mes dents, qui prend possession de moi de l’intérieur. Une chaleur formidable jaillit de mon cœur et se répand avec une lenteur doucereuse dans tout mon corps, tandis que je me mets à trembler. C’est alors seulement que je me rends compte que la sorcière s’était mise à fredonner, de sa voix toujours aussi claire, quelque chose dans une langue que je ne comprends pas. Le sortilège se distille dans mes veines, stimulé par les paroles de Circé, et... et rien. Enfin, rien d’autre qu’une chaleur extraordinaire. Mes veines semblent gorgées de feu liquide, tandis que mes nerfs frémissent sous ma peau hérissée par la chair de poule. Triomphalement, je pose le calice sur la table, je me relève et je menace mon ennemie de mon épée.


— Rends-moi mes hommes, sifflé-je entre mes dents, les muscles tendus par la chaleur de son breuvage.


Dans les yeux ténébreux de Circé, je découvre de la peur, mais surtout de la surprise. Elle se jette à mes pieds, prostrée, ses bras entourant mes genoux.


— Qui donc es-tu ? gémit-elle. Comment as-tu bu ce philtre sans en être charmé ? Sûrement, tu dois être un dieu, à moins que...


Elle lève son visage vers moi. Des pleurs ont coulé de ses yeux scintillants, faisant luire sa peau à la lumière des bougies.


— A moins que tu sois Ulysse aux mille ruses, murmure-t-elle d’une voix fascinée, l’homme à qui l’éternelle Troie doit sa chute.


Malgré la menace de mon épée, que je tiens à quelques centimètres d’elle, elle se redresse. Lorsqu’elle est à genoux, la lumière des chandelles éclaire son visage et rehausse le carmin saisissant de ses lèvres pulpeuses. La peau de son visage jeune est d’un blanc laiteux, si bien que j’ai l’impression que se tient à mes genoux une statue de marbre. Ses cils, agglomérés par ses larmes sincères, n’en relèvent pas moins la noirceur infinie de ses iris. Son regard vibre d’une émotion que j’ai du mal à décrypter.


Jusqu’à ce que je sente quelque chose qui remonte de mes genoux. Ses mains se perdent sur les muscles de mes cuisses, caressent la blessure que m’a infligée un sanglier quand j’étais jeune, remontent vers mes hanches, vers ma ceinture. Je réprime un hoquet de surprise. Ses yeux n’ont pas quitté mes yeux. Leurs ténèbres sont impénétrables ; toutefois, le rouge puissant de sa bouche est éloquent. Elle pousse un soupir langoureux et se plaque contre mes jambes. Je sens ses seins qui se pressent à travers les voiles sombres de sa robe contre mes cuisses. Mes nerfs surexcités par la boisson et le cadeau du dieu perçoivent l’accélération de son souffle, tandis que ses longs doigts viennent caresser mes fesses.


Je sens la chaleur de mon corps se concentrer dans mon bas-ventre. Une excitation inédite m’envahit, me soulève, me coupe le souffle. Je jette à Circé un regard lubrique ; ses reins cambrés font ressortir sa croupe qu’épouse sa robe, tandis que son visage, à quelques centimètres de mon pagne, s’approche de la bosse en train de s’y former. Sa natte noire comme la nuit pend négligemment sur son épaule, presque sans bouger, malgré les mouvements de serpent que fait sa tête autour de sa proie.


Ma main gauche attrape cette natte à l’endroit où elle se forme. L’enchanteresse se fige et découvre mon visage empourpré, haletant, bestial, au moment où je tire vers le bas pour la forcer à me regarder. Son expression faussement surprise a quelque chose de profondément concupiscent qui achève de me mettre hors de moi. D’un mouvement leste, sans lâcher mon épée, je me débarrasse de mon sous-vêtement. Ma verge soulève désormais directement mon pagne, et je sens en elle le rythme accéléré des battements de mon cœur.


Pendant ce temps, sans que je sache comment elle a fait pour l’attraper et avant que je puisse réagir, Circé a porté à son visage la coupe qu’elle m’a tendue. Elle a attendu que je la regarde à nouveau pour renverser dans sa bouche langoureusement ouverte l’intégralité de son contenu. Le breuvage rouge coule sur ses lèvres carmin et vient tremper le haut de sa robe de taches rouge sang ; les voiles diaphanes se collent à sa peau, révélant une poitrine fière, et leur finesse est tel qu’ils laissent deviner deux tétons qui pointent d’excitation. Elle joue un instant avec le contenu de sa bouche, sans me lâcher des yeux, avant d’avaler sensuellement son contenu.


Un frisson parcourt son corps tandis que sa peau rosit sous l’effet de sa chaleur interne. Une nouvelle odeur vient s’ajouter à l’atmosphère déjà lourde de la pièce, un parfum entêtant, un sortilège olfactif qui manque de me faire perdre la tête. Même si ma main n’a pas lâché sa tresse, la sorcière prend le loisir d’étirer son corps dans toute la longueur que sa position lui permet, profitant du frisson électrique qui descend sa colonne vertébrale. Et quand elle rouvre les yeux, je crois y discerner un reflet rouge. Mais avant que je puisse m’en formaliser, plus rapide que l’éclair, elle soulève mon pagne et se jette avidement sur mon sexe dressé.


Un gémissement incontrôlable s’échappe de mes lèvres. Les siennes, rendues brûlantes par le breuvage magique, déposent sur mon gland des baisers passionnés qui transpercent ma résolution de part en part ; les doigts serrés autour de mon épée faiblissent, tant et si bien que je dois me concentrer dessus pour continuer de menacer le serpent qui m’embrasse ; mais la magicienne ne me rend pas la tâche facile, alternant baisers et coups de langue sur toute la longueur de ma verge dans une valse infiniment frustrante. Grognant avec colère, je tire sur sa tresse pour faire venir la tête vers moi ; je sens, sous mon auriculaire positionné sur sa nuque, que la traction de ses cheveux a provoqué une nouvelle vague de chair de poule ; mais je sens surtout mon chibre pénétrer sa bouche, et le plaisir que je ressens manque de me faire perdre l’équilibre.


Sa longue langue danse sur le pilier de chair, tantôt l’épousant dans un contact humide, tantôt l’excitant de mille coups de pointe ; mais ce sont surtout les allers et retours de ses lèvres sur ma hampe qui chargent mon corps d’une insoutenable électricité statique. Les effets de l’herbe d’Hermès et du breuvage de Circé ont décuplé la sensibilité de tous les nerfs de mon corps, et particulièrement de ceux-ci.


J’imprime sans vergogne mon rythme à la tête de la sorcière au moyen de la natte qu’elle m’a si civilement laissée, utilisant sa divine bouche comme un vulgaire objet pour me soulager. Ses gémissements de plaisir, alors que mon gland va-et-vient dans son orifice, vont croissant, et couvrent presque le crissement de la pointe de mon épée sur le sol. Ses mains griffent mes cuisses en provoquant encore d’autres décharges électriques, et glissent, impuissantes, sur l’airain de ma cuirasse. Le frottement de sa poitrine contre mes jambes me semble suppliant. Mais je n’en ai cure. Je sens des nuages s’amonceler dans mon entrejambe, grondant d’un tonnerre précurseur, et j’entends bien déverser mon foutre au fond de la gorge de cette céleste salope.


Mon sexe est pris dans un tourbillon délicieux, et il me semble que chaque centimètre carré est excité au même rang que les autres ; les lèvres vont et viennent, viennent et vont dans leurs hypnotiques allers et retours, laissant dans leur sillage une traînée fulgurante de plaisir qui manque de faire éclater ma chair. Malgré l’activité de Circé, je peux sentir distinctement les tissus de mon gland harcelé de toutes parts qui se tendent à un point presque douloureux ; je peux sentir la main de la magicienne venir épauler sa bouche dans sa quête, d’abord suivant fidèlement les mouvements de sa bouche brûlante, puis venant à contretemps tendre ma peau pour mieux y faire glisser ses lèvres luisantes de salive. L’électricité statique est à son maximum, mais je me fais un devoir de tenir le plus longtemps possible, de repousser avec mes armes de mortel la jouissance qui s’amoncelle comme les cumulonimbus à l’horizon.


Comme si elle l’avait senti, Circé se jette soudain en arrière sans lâcher pour autant ma verge ; et, tout en continuant à m’astiquer, elle se positionne sous mon gland, haletante, la peau rougie par l’effort et par le breuvage.


— Honore-moi, divin Ulysse, supplie-t-elle en accélérant les mouvements de son poignet, honore-moi de ta semence !


A ces mots, je n’en peux plus. Mon sperme jaillit dans un éclair libérateur et vint s’abattre sur son visage comme la foudre sur la terre ; mon grognement de plaisir déchire la lourde atmosphère comme le tonnerre ébranle les cieux ; mon foutre couvre le visage de Circé et tache de blanc la noirceur de sa chevelure comme l’éclair déchire le ciel nocturne. Le tintement métallique de mon épée contre le sol vient parachever le sonore tableau. J’ai l’impression que mon âme vient de s’échapper de moi, tant l’explosion de plaisir a été puissante ; elle l’a tant été que je fais l’erreur de lâcher la tresse de la sorcière pour prendre appui sur la table et ne pas m’écrouler.


Je parle d’erreur parce qu’au moment où je relève les yeux, c’est pour découvrir la silhouette nue de Circé, debout au centre des voiles de sa robe, les seins luisants encore de breuvage. Debout et qui, de la main gauche, essuie délicatement son visage diaphane pour lécher sur ses doigts le sperme qui le maculait, tandis que de la main droite, me menace de mon épée.


— Si tu crois que tu vas t’en tirer à si bon compte, Ulysse Odysseus, lâche-t-elle d’une voix équivoque, alors ta réputation dépasse largement la réalité.


La grâce qui se dégage d’elle est telle que j’ai l’impression de me retrouver face à une danseuse ; pourtant, un sentiment familier de danger m’envahit, comme si je croisais le fer sur un champ de bataille. Le corps ferme et droit, les jambes écartées, les pieds solidement ancrés dans le sol, sa lame de fer semble le prolongement direct de son bras, et elle manie l’arme avec autant de finesse que si ç’avait été une plume. Elle ramasse délicatement l’ultime goutte de sperme sur le bout de son index, la contemple un instant, avant de la porter lentement à son bas-ventre. Un frisson de plaisir remonte son échine lorsqu’elle s’en sert comme lubrifiant pour caresser son clitoris.


A suivre...

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