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Une famille aux moeurs libérées

Chapitre 15

Mises au point

Lesbienne

Chapitre 15 : Mises au point (oratrice : Maëlys)



Lundi. Quelle nuit de merde ! Je pensais qu’après avoir autant donné de mon corps et de mes émotions, j’allais tomber comme une pierre et roupiller comme une marmotte. Eh bien, non ! La première partie de la nuit était reposante, par contre, vers 3h du matin, une insomnie de plus de deux heures m’a gagné. Connaître le pourquoi de cette panne de sommeil ne fut pas difficile : je stressais à l’idée de savoir ce qu’allait m’annoncer Capucine. Je rêvais d’un « oui », je cauchemardais l’éventualité d’un « non ». Conclusion : réveil pénible le lendemain matin. Dur dur d’aller bosser.

J’errais en mode zombie jusqu’à midi trente. À midi trente-et-une, un message me tira de ma léthargie. C’était Capucine. Re-super stress !


[SMS,Capucine,Maëlys]

< Coucou Maëlys, tu vas bien?

< Je sais pas dans quelles conditions on sera ce soir pour discuter, alors j’anticipe…


« Oui, oui, abrège ! » pensai-je en lisant son message. La suite n’arrivait pas. Elle mit près de six longues minutes pour envoyer la suite de sa pensée.


[SMS,Capucine,Maëlys]

< J’ai envie de tenter le coup avec toi. Je crois que j’ai un crush pour toi. Mais j’ai deux conditions. J’espère que tu diras oui. On en discute après l’entraînement ? Bisous bisous !


Au vu du contenu de son message, je répondis au quart de seconde...


[SMS,Capucine,Maëlys]

> OUI ! :D Trop bien ! Ce sera oui pour tes conditions, t’inquiète pas ! Trop contente !

> Je me réjouis de te voir ! <3

< Te presse pas trop d’accepter, j’ai peur d’être trash :(

> On verra ! Bisous ma biche!


Cette nouvelle était excellente ! Malgré le manque de sommeil, j’eus une énergie de malade toute l’après-midi, et davantage encore sur le trajet vers le stade.

Arrivée au vestiaire, pas de Capucine. Je fis la bise et papotai un brin avec toutes les filles présentes. Je me déshabillai pour enfiler ma tenue. J’en étais à enlever mon soutif et ma culotte noirs – j’avais fait un petit effort pour les assortir – quand Capucine me vit pour la première fois ce soir. Comme toujours, elle était à la bourre.

— Appétissante !, me balança-t-elle tout de go avec un clin d’œil lourd de signification.

— Coquine !, lui fis-je en déposant un bisou très très proche de sa bouche.



J’en aurais voulu plus, bien plus. J’attendrai la fin de l’entraînement. Celui-ci n’apporta aucun commentaire, hormis nos œillades et ma culotte qui suintait.

Tout de suite après, comme le veut la coutume, ce fut en équipe que nous allâmes manger dans une brasserie à deux pas du stade. Capucine et moi nous isolâmes pour discuter. Ça pouvait paraître étonnant aux yeux de nos coéquipières, mais finalement pas tant que ça. C’était arrivé à plusieurs d’entre-nous de créer des petits apartés. Tant qu’ils restaient brefs, ils n’éméchaient pas la cohésion générale de l’équipe, ni n’attiraient l’attention. Ça pouvait être pour régler des comptes après un match, comme pour régler la compta de la cagnotte, ou parler d’un ex et de ses soucis de cœur. Pour ça, entre filles, nous respections fidèlement ces moments d’intimité.



Le dialogue entre nous commence à bâtons rompus.

— Maëlys, je te redis oralement ce que j’ai déjà dit dans mon message. J’ai bien réfléchi.

J’écoutais religieusement pour le coup.

— Franchement, je me suis retourné le cerveau plusieurs fois entre mes envies, mes a priori, mes angoisses et tout le tralala. Puis tu sais, avec Antoine, mon ex, c’était pas toujours rose et on se voyait peu entre mes occupations à la brasserie et ses études de médecine. Mais notre relation avec le côté rassurant d’être dans la norme bien pensante un gars, une fille. Je sais c’est ultra con. Mais quand t’es dans un moule, y a un côté confortable. Tu sais, le plus dur pour moi était d’abord de me l’avouer et de l’accepter. Je ne me suis jamais sentie homo, ni même bi. J’avais juste une envie sexuelle, alors je fonçais, comme je l’ai fait l’autre jour avec toi. Alors l’étape du coming-out ce sera plus tard… Ouais, sauf peut-être entre copines du hockey, peut-être pas à la brasserie pour éviter les embrouilles pénibles.



Je n’en perdais pas une miette. Un grand sourire devait balafrer mon visage.

— Donc, ma conclusion, plutôt que de tourner autour du pot, c’est que j’ai envie de tenter le coup avec toi. Très envie. Une fois que j’ai admis que je pouvais avoir une attirance pour une femme, émotionnellement j’ai craqué. Tu me fais craquer en fait. Je mouillais seule chez moi, rien que de penser à toi.

— Je suis trop trop contente, Capucine. Y aurait pas toutes les filles, je t’embrasserais à pleine bouche.

— Retiens-toi encore un petit peu. Je t’ai aussi parlé de deux conditions. Elles sont pas strictes, ni à respecter dans la minute, mais si tu veux que ça colle sur le long terme entre nous, je préfère les poser sur la table maintenant, quitte à réfléchir ensemble comment on les met en œuvre.

— Oui, je te comprends. Dis-moi ce qu’il en est.

— Alors, nous y voilà.



Elle se racla la gorge et but une gorgée de bière ambrée. Je fis pareil avec ma blanche. Pas à l’aise du tout, elle hésita encore avant de se lancer.

— Bon, comme je te disais, j’aime… enfin… et puis merde ! Je suis pas prête à renoncer à une bonne bite de temps à autre. J’adore cette sensation. Et rien à faire : un gode ou un doigt ne remplace pas un mec, même un con. Mais, ma condition, ça va bien au-delà d’avoir du sexe avec un mec de temps à autre. Je voudrais que si on se met en couple, qu’on soit un couple libre. Que je puisse parfois, aller voir ailleurs, évidemment ça vaut aussi pour toi. Après chaque expérience, on raconte tout à l’autre, très honnêtement. Sans tenir les comptes. C’est un peu la condition de ma fidélité.



Elle me regarda enfin dans les yeux. Je l’avais laissé parler. Il fallait qu’elle me dise tout. Comment elle voyait les choses.

— Tu en penses quoi ?, interrogea-t-elle.

— C’est très courageux de ta part.



Mon petit sourire divulguait assurément ce que je pensais. Je la sentis reprendre confiance en elle.

— Avant de me prononcer, je voudrais que tu me donnes ta deuxième condition.

— OK, si tu veux. Tu m’arrêtes si je te choque. Je voudrais en discuter à cœur ouvert.

— D’accord.

— Ma deuxième condition. Alors… par où je commence ?



Je la sentis qui replongeait légèrement dans une sorte d’anxiété de ce qui pourrait suivre. Étrangement, je la sentis fragile. Ça ne lui ressemblait pas. Je l’encourageai.

— Vas-y, pour le moment rien ne m’a scandalisé.

— Oui, ah !



Elle parut rassurée et se lança.

— C’est encore de l’ordre du fantasme. Mais, j’ai pas envie de mourir cruche, alors si t’es d’accord pour ma première condition, je fantasme sur les expériences à plusieurs. Avec plusieurs hommes surtout. Mais avec toi, ça ferait une femme et un ou plusieurs hommes.

— C’est tout ?

— Pour 90 % des couples ou plus, c’est énorme comme demande ! Non ?!

— Viens là, que je t’embrasse.



Incrédule, Capucine se pencha au-dessus de la table. Je l’embrassai à pleine bouche. Ma langue partit à la rencontre de la sienne. Ce moment fut bien trop court. Mais nous l’interrompîmes assez vite, conscientes que nous devrions livrer des explications plausibles à toutes les curieuses qui se trouvaient plus loin.

— Tu ne m’as pas répondu.

— Mon bisou ne t’a pas suffi ?

— J’ai besoin de réponses, me fit-elle avec une mimique boudeuse.

— Sache que tes conditions me conviennent parfaitement. Qu’au risque de te traumatiser, je ne suis pas une petite ado lesbienne vierge et effarouchée. Je peux…, à mon tour j’hésitai.



Mais je me repris vite.

— Je peux me montrer très salope et amatrice de bites, voire de grosses bites. Je pourrais me serrer la ceinture pour être avec toi, ce serait même on ne peut plus normal pour un couple, même lesbien. Cependant, si tu ouvres la porte à des relations plus libres, j’aurais tord de refuser. J’accepte ta première condition avec grand plaisir. Quant aux relations à plusieurs…



Et là, je devins rouge pivoine. Je sentis mes joues chauffer en un quart de seconde.

— Tu rougis ?, me taquina Capucine amusée.

— Oui, je rougis de honte. Ce week-end, j’ai goûté au sexe à plusieurs. Il n’y avait qu’un homme, mais deux autres femmes. J’ai tout bonnement pris mon pied grave. On pourrait voir ça comme un EVJF (= enterrement de vie de jeune fille). Ce serait mal venu de ma part de te refuser ta deuxième condition quand, moi aussi, j’aime jouer avec un mec. Vu ce que j’ai vécu ce week-end, je refuserai pas un plan avec plusieurs mecs non plus.

— C’est juste génial les multiples possibilités qu’offre un trio, ou deux hommes pour une femme. Alors toi et moi et des mecs…

— On est bien sur la même longueur d’onde !

— Maëlys, si tu es d’accord, on est officiellement en couple !

— Et comment que je suis d’accord !



On était totalement déchaînées. Restait à trancher la question de l’instant présent.

— On dit quoi aux filles ?, fit Capucine.

— Elles savent déjà que je navigue entre deux eaux. Est-ce que toi, tu es prête à te coller une étiquette ? Une étiquette de plus.

— Elles sont chouettes et l’ambiance est plutôt ouverte.

— Si on fait le compte, plusieurs sont homo, une bonne moitié a eu une expérience bi, comme Laetitia. Et les autres, c’est-à-dire Auriane, Fatima, et Marie sont clairement ouvertes d’esprit sur la question. Elles ne nous jugeront pas comme ça.

— Allez, on fonce !

— Cool ! J’ai la dalle ! Mais embrasse-moi encore !



Nous tombâmes dans les bras l’une de l’autre et nous embrassâmes passionnément, avant de retourner vers le groupe de hockeyeuses, main dans la main. Nous eûmes droit à un déluge de questions au cours du repas, dans les règles et la bonne ambiance générale. La troisième mi-temps commençait bien.



*



Lundi, 23h. Il n’était pas encore très tard lorsqu’elles prirent le chemin du retour. Elles travaillaient le lendemain. Elles allèrent chez Capucine dans un quartier de Saint-Gilles. Maëlys, une fois l’émotion partiellement retombée, n’était tout de même pas très à l’aise. Elle se remémorait son indescriptible week-end.

Oui, elle avait couché avec un homme. Oui, elle avait goûté au sexe à plusieurs, ou presque. C’était plus du mélangisme qu’un partage total, mais du sexe à plusieurs tout de même. Ses aveux un peu plus tôt étaient véridiques. Néanmoins, c’était avec son père et sa mère qu’elle avait couché !

Il lui restait ce (sérieux) petit malaise à régler. Mieux valait en parler tout de suite. Capucine conduisait sa voiture, Maëlys avait pris la place du mort.

— Je crois que j’ai omis un petit détail tout à l’heure. Il a une certaine importance.

— Un truc sérieux ?

— Ben, un peu.

— Quoi donc ?

— Ce week-end. J’ai couché avec plusieurs personnes. Ça, je te l’ai dit.

— Oui.

— Parmi ces personnes, il y avait Doan. Tu sais ma meilleure amie. Tu l’as déjà croisée une fois ou l’autre.

— Peut-être, oui, si tu le dis.

— Oui oui.

— T’as couché avec elle ? Ben, ça arrive entre amies. Tu nous vois bien.

— Oui, c’est vrai.



Je marquais une pause.

— Il y avait aussi… ma mère et mon père.

— What ??



Heureusement, nous étions à un feu. Il était rouge.

Plus un mot ne sortit de ma bouche. Je serrai les dents.

— Tu rigoles là ?

— …

— Vraiment !

— Oui… susurrai-je.



Le feu passa au vert. Il s’écoula vingt, trente secondes, une minute ou plus peut-être. La voiture restait immobile. Capucine était perdue dans ses pensées. À cette heure-ci, on n’avait pas les klaxons derrière qui réagissaient au quart de seconde. Le feu passa au rouge.

— Incroyable, déclara-t-elle finalement.



Et elle se mit à rire à gorge déployée. J’étais désarçonnée.

— Je ne vais pas regretter d’être avec toi !



Passée la surprise et le choc moral, Capucine prenait bien la nouvelle. Elle me semblait y adhérer.

Arrivées à son appartement, Capucine fut très cash.

— Après cette soirée fatigante, j’aurais pu te proposer de dormir tout de suite. Mais là, c’est plus possible après ce que tu m’as dit. Je suis ultra excitée. J’ai besoin de baiser.



Je l’embrassai en lui pelotant ses petits seins. Sans attendre davantage, nous prîmes la direction de sa chambre. On enleva nos vêtements un à un. J’arrivai en sous-vêtements au pied de son lit. Elle se battait avec un bouton de jean récalcitrant. Je me jetai à ses pieds pour l’aider. Son pantalon à peine à mi-cuisses, je plongeai sur sa culotte en coton blanche. Elle n’avait pas menti, elle était trempée. Je lui offris mes caresses le long de ses cuisses et un cunnilingus qui la firent jouir une première fois en un rien de temps.



Je défis alors mon soutien-gorge noir et envoyai valser ma culotte, à présent bien humide. Je me jetai sur Capucine, m’arrêtant un instant sur son nombril pour remonter vers ses adorables seins tendus. Si ma poitrine était imposante (90D), la sienne était parfaitement modelée (85B). Je prenais mon temps pour la bisouter et lui agacer les tétons, avant de remonter par son cou, lui mordiller le lobe de l’oreille. Elle se rua sur ma bouche et m’imposa de me retourner. Ce fut lors d’un 69 mémorable que nous nous libérâmes à cent pourcents. La suite se débrida complètement. Le pied fut total. Nous ne comptions plus les orgasmes.



*



Sur l’oreiller, passé 1h du matin, nous reprenions notre souffle dans les bras de l’autre.

— Tu me montres une photo de tes parents, s’il te plaît ?

— T’es curieuse à cette heure-ci !



Elle me fit un clin d’œil. Je lui montrais une photo de nous trois avant de partir courir dimanche (avant-hier en réalité).

— Je les ai déjà vus en vrai, lors des matchs, mais juste pour rappel. Ils sont beaux. Ta mère est vraiment canon. Ton père n’a pas l’air à son avantage sur cette photo, mais il est pas mal non plus.

— Merci.

— Tu crois que… vu… vu l’incident avec tes parents et la participation de ta copine…

— Doan.

— Oui, Doan. Tu crois que ça pourrait se reproduire ?

— Euh… J’y ai pas pensé, mais maintenant que tu le dis, oui, ça pourrait.

— T’accepterais que j’y participe ?

— Ça te dirait ?

— J’avoue… oui… Même si ton image de moi devient celle d’une fille qui n’a aucun respect des mœurs.

— Et moi, à tes yeux alors !

— Et ton frère, il a participé ?

— Non, il était pas là. Mais j’ai cru comprendre qu’il n’était pas irréprochable non plus.

— Tu m’autoriserais et tu assumerais que je… que je baise avec lui ? J’ai toujours eu le béguin pour lui. En vrai, il me fait mouiller, ton frère.

— Hum… Tu me surprends, mais à moitié seulement.



C’était à moi de lui lancer un clin d’œil plein de sous-entendu. Son attirance pour mon frère m’était bien connue. À ce stade, il ne m’était pas non plus indifférent.

— Disons que depuis deux jours, je suis intéressée et coopérative pour ce genre d’expérience. Donc si tu es d’accord que moi aussi je lui fasse des gâteries, je ne vois pas pourquoi je te dirais non. Faudra juste s’assurer que Manon est d’accord aussi.

— Ah, oui, je respecterai les choix de ma nouvelle belle-sœur. Elle est comment, elle ? Parce que nous, si on continue, on va devenir des fieffées salopes !

— Je crois que ça colle bien avec Santi, parce que c’est aussi une dévergondée. Et puis, si on prend notre pied, je vois pas en quoi c’est un problème !



Nous conclûmes cet échange en nous embrassant avant de rejoindre Morphée.

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