Le site de l'histoire érotique
  • Histoire érotique écrite par
  • Fantasme
  • Publié le
  • Lue 28 205 fois
  • 237 J'aime
  • 25 Commentaires

Une histoire toute bête ...

Chapitre unique

Zoophilie

Je m’appelle Stark et je serais tenté de dire que je suis un enfant de l’assistance publique puisque j’ai été abandonné à ma naissance. Lorsqu’on m’a découvert dans mon petit panier d’osier, je n’étais pas plus gros qu’une petite peluche. On m’a alors confié à la SPA située à quelques kilomètres de cette petite ville de province où je vis depuis toujours. Sur mes papiers d’identité, on peut lire les infos suivantes :

-         Nom : Stark

-         Sexe : Mâle

-         Race : Berger malinois

-         Date de naissance : Aux environs du 6 mars 2018

-         Ascendants : Inconnus

Je suis resté six mois dans ma cage à la SPA. Dieu sait que j’en ai vu des personnes défilées devant moi et Dieu sait que j’en ai entendu des « Oh, qu’il est beau », « Quel joli toutou », « Maman, je le veux pour moi », ….. mais quand le gardien leur annonçait que je ferai au moins 30 kilos et 60 centimètres à l’âge adulte, les commentaires étaient tout autre « Mais on vit dans un petit appartement », « Ça doit coûter cher en croquettes », « Il risque de dévorer nos petits-enfants », ……

L’intérêt de toutes ces visites devant ma cage, c’est que j’ai appris le langage des humains. Je ne suis pourtant pas un chien savant, je n’ai même pas la grosse tête, mais c’est comme ça. Je comprends les hommes mais bien évidemment je ne sais pas parler !

 

Je me souviens comme si c’était hier de ma première rencontre avec mes parents adoptifs. C’était fin 2018, un dimanche de début décembre. Il faisait froid et il n’y avait quasiment aucun visiteur au refuge. J’étais blotti dans un coin de ma cage et je reluquais du coin de l’œil la chienne de dalmatienne installée dans la cage d’en face de l’autre côté du couloir. Avec son beau manteau de fourrure blanche et noire, elle m’excitait fort à tourner en rond dans sa cage et à me lancer des œillades tout en ondulant du popotin. 

Soudain, j’entends des pas qui s’approchent. Je me lève, m’approche de la grille pour mieux voir ce qui se passe dans le couloir provenant des bureaux de la SPA. Je reconnais le gardien suivit d’un couple vraiment mal asorti. Lui doit bien avoir cinquante ans, mesurer 1m90, a une bedaine énorme, la face bien rougeaude et est fringué d’une salopette bleue sur laquelle il a enfilé une doudoune bien trop petite pour lui. Il me fait penser à un hippopotame. A côté de lui, sa femme fait plus jeune et ressemble à une jolie coccinelle. Elle est blonde et porte un petit bibi noir, est chaussé de bottines noires et porte un ravissant manteau rouge à gros points noirs. J’entends l’homme dire au gardien

— Moi, je veux un chien, un vrai ! Je veux pas une saucisse sur pattes ou une jolie peluche. 

Le gardien lui répond

— Oui, je vous comprends, vous souhaitez un chien relativement fort, un chien qui aime se dépenser.

L’hippopotame lui répond

— Oui, je veux pas un caniche de gonzesse ou un roquet de mémère ! Je veux un chien de mec, un chien viril et couillu, comme moi !

Puis, se tournant vers sa femme, il lui dit

— Hein Mireille, on veut un vrai chien !

D’une voix fluette, la coccinelle lui répond

-Oui Fernand, on prend le chien que tu veux. Tu sais bien que je te fais toujours confiance.

Deux minutes plus tard, le trio est arrêté devant ma cage et le gardien vante à Fernand toutes les qualités qui sommeillent en moi et mes caractéristiques physiques qui ne demandent qu’à se développer. Un vrai marchand d’aspirateur capable de refiler le dernier modèle – le plus cher – à n’importe qui. 

Fernand exulte

— Voilà, c’est parfait ! C’est un chien fait pour moi, un vrai chien d’homme ! On le prend !

Et c’est ainsi que je suis entré dans la vie de l’hippopotame et de la coccinelle.

 

Je me suis retrouvé bien installé dans un bel appartement du centre ville, au premier étage avec une grande terrasse. J’ai un tapis dans le grand salon qui me permet de regarder tranquillement la télé le soir en famille. J’ai un autre tapis sur la terrasse où je peux lézarder dès les premiers jours de printemps en écoutant le gazouillis des oiseaux. 

Fernand travaille aux services municipaux de la mairie. En société, il s’auto attribue le titre pompeux d’agent technique spécialisé en biotope des milieux urbains. En fait, il est le cantonnier de la ville chargé de tondre les pelouses et nettoyer les parcs. Mireille travaille quant à elle comme secrétaire comptable chez le plombier installé à deux pas de chez nous. J’ai donc la chance de déjeuner avec elle tous les midis tandis que Fernand reste avec ses copains des espaces verts à la cantine des services techniques de la ville.

Le deux premières années ne se sont pas trop mal passées. Comme Mireille et Fernand n’ont pas d’enfant, je suis un peu le gamin de la maison. En rentrant à l’appartement après le travail vers 16h00 – oui les horaires sont supportables à la mairie !, Fernand me met ma laisse et me sort dans le parc voisin. Il aime jouer au macho qui promène son super berger malinois, il faut dire que je commence à être un beau bestiau ! Il aime discuter, politique ou foot, avec quelques autres hommes qui promènent également leurs chiens. Ce qu’il adore, c’est lorsqu’on croise de jolies bourgeoises promenant leur petit chien. Il me défait alors la laisse et me laisse courir après ces petites chiennes, bien toilettées et manucurées. Souvent, je les monte et je les baise frénétiquement. Fernand est alors mort de rire !

 

Le soir, j’adore m’installer sur le canapé avec ma jolie coccinelle pour regarder les films à la télé. L’hippopotame s’avachit dans son fauteuil, les boutons de sa veste de pyjama près à exploser tellement son ventre est gonflé de toute la bière ingurgitée au cours de la journée puis en soirée. Souvent il s’endort au bout de dix minutes de film et ronfle comme un porc.

D’une main douce, Mireille me caresse entre les oreilles et sous le ventre. J’ai la truffe entre ses seins et j’écoute battre son cœur. Parfois je m’installe un peu plus bas et je respire le doux parfum de sa chatte à travers le fin tissu de sa robe de chambre. Avec moi, je sais qu’elle oublie cette vie sinistre qu’elle mène auprès de son arsouille de mari.

Parfois la nuit ou à l’heure de la sieste le week-end, j’entends Fernand qui l’entreprend, la tripote de ses grosses paluches, la couche en travers du lit ou contre la table de la cuisine et la besogne. En quelques minutes et quelques va et vient, il se répand en elle en ahanant et en transpirant comme un forçat. Une fois la chose faite, il prend une bière, allume une cigarette et va sur le balcon. Mireille s’essuie la chatte d’un kleenex vite jeté à la poubelle. Parfois elle s’essuie les larmes qui perlent aux coins de ses jolis yeux.

 

Depuis quelques semaines, la situation s’est dégradée entre eux deux. J’entends Fernand lui gueuler après, lui dire que la bouffe est dégueulasse, qu’elle le fait plus bander et qu’elle est bonne à rien. Parfois, ses jérémiades et injures sont suivies de gifles et revers de main. La petite coccinelle encaisse les mots et les coups sans rien dire. Elle pleure en cachette de l’hippopotame mais se soulage devant moi

— Heureusement que je t’ai avec moi. Toi au moins tu es gentil et tu m’aimes.

Lorsque c’est Mireille qui me sort au parc, il lui arrive de se confier à ses amies qui lui disent

— Mimi, tu dois quitter ce gros connard. Tu te ruines la santé !

— Voyons Mireille, ne te laisse pas faire ! Met le dehors !

— Tu verras qu’un jour il te frappera plus fort et tu finiras à l’hôpital.

Bien évidemment, moi je ne peux rien dire. Mais c’est pas parce que je suis une bête que je suis bête. Oui, ses copines ont raison, un jour ça finira mal.

Aujourd’hui, à l’heure du journal télévisé de vingt heures, Fernand est absent. En rentrant, il se chamaille avec Mireille, veut la prendre dans la cuisine mais ne réussit toujours pas à bander. Son statut de macho en a pris un coup ! Bien évidemment, ce n’est pas de sa faute, lui c’est un homme, un vrai, un viril et un couillu ! C’est la faute de Mireille qui n’est pas excitante, qui n’est pas bandante, qui est un remède contre l’amour. Quel con ! Planqué sous la table de la cuisine tandis qu’il la coince contre l’évier, je mate longuement ses petits pieds chaussés de jolis escarpins et ses belles jambes gainées de fins bas noirs. Lorsqu’il trousse la jupe au-dessus de la taille, j’admire les fesses mises en valeur par un petit string et la fente de son abricot dessiné par le fin tissu blanc, presque transparent. Moi, j’en bande d’envie !

 

Plus tard dans la soirée, peut-être pour se sentir protégée des fureurs de l’hippopotame, elle me prend avec elle dans la chambre et elle ferme la porte à clé en disant

— Dorénavant, il dormira dans la chambre d’ami ! Toi Stark, tu vas resté avec moi cette nuit.

Elle se déshabille devant moi et je peux contempler ce que je n’avais pas vu de dessous la table de la cuisine. Son ventre plat, son petit nombril orné d’un piercing brillant, ses seins bien fermes et relevés par un superbe soutien-gorge Simone Pérèle. Oui, je m’y connais un peu car il m’est arrivé de l’accompagner dans les boutiques pour ses achats de vêtements et de lingerie. Pour Fernand, c’est perdre son temps que d’accompagner sa femme faire les emplettes. 

Une fois nue, elle enfile une ravissante nuisette noire avec de la dentelle blanche.

— Wouaf wouaf, c’est un régal pour les yeux ! Bien court comme il faut.

Comme il fait chaud, elle s’allonge sur le lit après avoir repoussé la couette. Mes yeux brillants doivent l’attendrir car elle me dit en tapotant de sa main sur lit

— Allez Stark, viens dormir près de moi ! Toi au moins tu es doux comme j’aime.

Je me retrouve ainsi à côté d’elle, la truffe entre ses seins et le ventre collé au sien. Bien évidemment, je ne reste pas insensible. Elle me serre tout contre elle, m’embrasse sur la tête et me caresse le dos en me disant

— Coquin ! Au moins toi je ne te laisse pas insensible !

Plus tard, une fois qu’elle est endormie, je change de position pour avoir la tête à la hauteur de son bas-ventre. Sa nuisette est légèrement remontée et je peux voir son sexe. Doucement, ma truffe se presse contre son pubis et je commence à laper doucement sa chatte. Elle se laisse faire et écarte même un peu plus les jambes. Ma truffe se glisse un peu plus loin, j’adore les senteurs de sa chatte mélangées à son parfum Opium d’Yves Saint Laurent. Je ne sais pas si elle est réveillée ou si elle dort mais sa main se presse sur mon crâne et elle appuie dessus pour que je la fouille plus profondément. Elle se laisse aller, elle s’abandonne, elle mouille, elle jouit et je m’endors ainsi contre elle.

 

Le lendemain soir, à peine est-il rentré, que Fernand se met à lui crier dessus, à la traiter d’incapable et de souillon car elle n’a pas repassé le jean qu’il veut mettre pour aller retrouver les copains et regarder ensemble le match de foot du PSG en ligue des champions. Mireille lui dit qu’il a deux autres jeans identiques bien propres et bien repassés. Mais autant discuter avec une cruche ! L’hippopotame s’emporte, vocifère sa colère et voilà qu’une gifle part et encore une autre. Mireille pleure, si j’osais je sauterais aux couilles de Fernand et je laverais l’affront. Mais il tourne déjà le dos et quitte l’appartement en égrenant des noms d’oiseaux.

Une fois ses larmes séchées, nous déjeunons en tête à tête dans le salon en regardant La Belle et Le Clochard. Cela lui redonne le sourire, tant mieux ! Nous ne mangeons pas des spaghettis, dommage !

Le match de foot doit en être à la mi-temps lorsque je suis Mireille en direction de la chambre. Elle verrouille bien la porte à clé car quand Fernand rentre du foot, plein comme une outre, on ne sait jamais de quoi il est capable. Ventru comme il est, il ne voit plus sa quéquette et il doit toujours penser qu’il est monté comme un cheval faute de ne pouvoir contempler la queue de cerise qui pendule sous sa bedaine.

Ce soir, Mireille décide de se coucher nue et je n’ose pas la rejoindre sur le lit. Même si j’ai pas un super pedigree, je suis tout de même bien éduqué et je ne veux pas lui imposer ma présence. Mais je la vois qui me regarde avec tendresse, de l’envie plein les yeux et la bouche en cœur. Je me demande en moi-même comment une femme aussi douce, aussi gentille, aussi aimante, aussi désirable a pu se marier avec un homme aussi con, aussi frustre, aussi égoïste et aussi méchant que ce gros Fernand. Vraiment, je ne comprendrai jamais les humains !

Je saute sur le lit, me colle contre la coccinelle en veillant à ne pas l’écraser. Tout de suite, sa nudité me fait frissonner, j’en ai les poils hérissés. Elle est allongée sur le dos, je suis sur elle, elle ondule du ventre. Mais c’est qu’elle me cherche la coquine !

 

Je lui lèche les seins dont les tétons se dressent instantanément sous ma langue râpeuse. Elle me fait de petits bisous sur le crâne. Lentement, ma queue sort de son étui, s’allonge et prend de belles proportions. Mon gland cogne contre la fente de Mireille qui n’attend que cela. C’est finalement plus elle qui s’offre que moi qui la prend. Mais le résultat est le même.

Pendant plus d’une heure, nous copulons comme des bêtes. Je vais et je viens en elle, elle accompagne mes mouvements de bassin par de savants mouvements du bas-ventre. Parfois elle me dit

— Oh Stark, tes poils me chatouillent les fesses. Mais c’est bon !

C’est elle qui décide de changer de position en me disant

— Viens, baise moi comme une vraie chienne !

Elle se met en levrette sur le lit, se cale un gros oreiller sous le ventre et s’allonge. Ses fesses sont idéalement relevées et je pense aussitôt à cette chienne de dalmatienne qui m’excitait au refuge. La même croupe à damner un Saint-Bernard !

Je viens sur elle, elle écarte bien les cuisses et je me glisse de nouveau dans sa chatte toute humide et brûlante. Je reprends mes va et vient, elle se laisse aller et gémit comme une vraie chienne

— Oui Stark, baise moi bien !

— Vas-y mon chien, fais plaisir à ta maîtresse !

— Tu es le plus fidèle des compagnons. Avec toi, pas besoin d’homme à la maison !

Excité comme je suis, ma queue se verrouille dans sa chatte et je me vide en elle. C’est quand même bien meilleur qu’avec les petites chiennes du parc !

Nous nous sommes endormis l’un contre l’autre et nous avons recommencé au petit matin. 

 

Cette situation aurait pu durer encore longtemps mais les événements se sont soudain précipités. L’hippopotame giflait et cognait de plus en plus souvent ma jolie petite coccinelle. Je serais bien allé porter plainte au commissariat mais qui aurait cru l’histoire d’un chien. De plus, étant l’amant de ma maîtresse, on m’aurait sans nul doute accuser de vouloir nuire à mon maître. Par ailleurs, à force de regarder les infos à la télé, j’ai vite compris que les violences conjugales finissent toujours en drame. Le mari violent devient souvent le mari violeur puis le mari meurtrier. Ma jolie maîtresse n’allait tout de même pas devenir la énième victime de féminicide à faire les gros titres des journaux. Il fallait donc que je trouve une solution mais laquelle.

C’est finalement Fernand lui-même qui m’a poussé à agir. Un jour lors de l’une de nos sorties au parc, me voyant saillir une petite chienne de bourgeoise, il me lance

— Sale clebs ! Toi tu baises encore alors que moi je peux plus. C’est pas juste !

Puis en revenant vers l’appartement, se parlant à lui-même, il ajoute

— Si ça se trouve, ce clébard baise ma femme depuis qu’il dort avec elle. C’est décidé, samedi prochain je prends rendez-vous chez le véto et je le fais castrer !

Moi castré, jamais ! Que ferait ma pauvre petite coccinelle sans moi ? Elle se laisserait mourir !

 

C’est le vendredi, veille de la funeste opération, que j’ai eu l’opportunité de passer à l’action. En rentrant du travail, Fernand avait déjà un coup dans l’aile. Il faut dire qu’il est de tradition aux services techniques de la ville, après une semaine de travail harassante à pousser une brouette et à rester appuyé sur une fourche ou une pelle, d’arroser le week-end de repos qui débute. Fernand pue donc la bière en pénétrant dans l’appartement. Alors que Mireille lui fait remarquer qu’il met de la boue partout avec ses grosses godasses dégueulasses, il lui met une paire de claques et lui lance

— Bon, je sors le chien. Je vais le laisser tirer un dernier coup ce soir avant l’opération de demain.

Mireille lui dit

— Mais il n’est pas malade et je l’ai amené la semaine dernière pour son vaccin.

L’hippopotame se met à rire comme un phoque et lui rétorque

— Demain, je le fais castrer ! Alors aujourd’hui, il va profiter une dernière fois des chiennes du quartier.

Mireille en a les larmes aux yeux mais que peut-elle répondre, que peut-elle faire ?

 

Bien évidemment, je prends mon air bête et je frétille de la queue comme le ferait un chien ravi d’aller se dégourdir les pattes. Fernand me met la laisse télescopique, me botte le postérieur et dit

— Quel con ce chien ! S’il savait ce qui l’attend demain, il serait moins content !

Avec lui, la promenade est réglée comme du papier à musique. Nulle place à l’improvisation !

Une fois franchi le portail de la résidence, il allume sa clope et nous remontons la rue Camille Gallot. Là, pas le droit de lever la patte, il me tient rênes courtes si je puis dire. En haut, nous prenons à gauche la rue Marquise des Anges en direction de la place de l’hôtel de ville. Rituel immuable, nous nous arrêtons cinq minutes à la terrasse du café des sports où il commande un petit blanc sec. « Histoire de se rafraîchir le gosier » comme il dit. Pendant qu’il picole, je jette un œil aux journaux étalés dans le présentoir. Le président Macron s’est pris une gifle lors d’un bain de foule et on en parle plus que des baffes que reçoit la jolie Mireille à longueur d’année. C’est pas juste tout ça ! 

Puis on reprend la route jusqu’à la place de l’hôtel de ville. Là, l’hippopotame m’autorise enfin à lever la patte contre la statue d’une jolie femme. Je crois que c’est sa façon de se venger de la gent féminine. L’entrée du parc municipal est là à quelques mètres, en contrebas d’une dizaine de marches en granit rose. Depuis hier soir et ma décision de mettre fin au calvaire de ma jolie maîtresse, j’ai visualisé la scène où tout va se jouer. Et c’est ici !

 

Alors que Fernand relâche un peu la laisse qu’il a dans la main droite et tient sa cigarette de l’autre main, il décolle un pied et s’apprête à le poser deux marches plus bas. Un grand gaillard comme lui, il fait de grandes enjambées. Aussitôt, je fais rapidement trois tours autour de lui, emprisonnant ses jambes dans la laisse. Il est comme suspendu en l’air l’espace d’un instant. Déjà éméché comme il est, il n’a même pas le réflexe de lâcher la poignée de la laisse ou sa cigarette. Il oscille quelques secondes, on dirait un arbre qui chancelle après qu’on l’ait scié à la base. Il tangue, il titube se demandant de quel côté il va chuter puis, soudain, tombe majestueusement vers le bas des escaliers comme un baobab, doit comme un I. Telles les branches qui se casseraient en faisant un grand « Crac !», on attend les os de Fernand craquer en mille morceaux puis, quand sa tête heurte le coin de l’une des marches, cela fait un grand « Splash ! » comme une pastèque que l’on propulse avec force vers le sol. Evidemment, le spectacle de son crâne fendu en deux et pissant le sang n’est pas des plus beaux.

Aussitôt quelques passants se précipitent vers nous, attirés par le fracas des cent kilos de Fernand s’abattant pas terre et par les longs hurlements que je pousse. Un homme s’écrit

— Mais c’est monsieur Tamus ! Il passe là tous les jours avec son chien.

Un autre homme appelle les secours tandis qu’une femme défait ma laisse et me console avec quelques caresses entre les oreilles

— Du calme mon chien ! Les secours vont arriver et vont bien s’occuper de ton maître.

Un jeune sort son téléphone et filme la scène. Dans cinq minutes, on va être sur les réseaux sociaux. Peut-être même avant l’arrivée de secours. Mais ça c’est pas grave !

 

Une heure plus tard, un policier me ramène à l’appartement et annonce à Mireille le décès accidentel de son tendre époux qui a fait une chute fatale dans les escaliers menant au parc municipal. Les secours n’ont rien pu faire, il était déjà mort à leur arrivée.

Deux jours plus tard, je suis au cimetière avec Mireille et quelques amis, dont les employés des services techniques de la mairie, pour accompagner l’hippopotame Tamus à se dernière demeure. Lorsque Mireille se penche légèrement vers l’avant au-dessus de la tombe pour jeter une rose et une poignée de terre sur le cercueil, je regarde ses jolies jambes et je vois qu’elle porte des bas, un ravissant petit string noir et un porte-jarretelles assorti. Fernand aurait adoré !

Au moment des condoléances, je me pisserais presque dessus en entendant combien Fernand était apprécié de ses supérieurs, était un bourreau de travail, un collègue toujours jovial et devait sans nul doute être un mari particulièrement aimant pour Mireille et un maître oh combien gentil pour moi son chien. En écoutant toutes ces bêtises, Mireille me caresse tendrement le crâne.

Heureusement que je ne sais pas parler car je leur aurais aboyer combien Fernand était méprisable, hypocrite, cynique et méchant. Mais je me dis que Dieu saura reconnaître les siens !

 

Depuis qu’elle est veuve, Mireille est resplendissante et est heureuse ; j’aime la voir virevolter et chantonner dans l’appartement. Nous dormons bien sûr ensemble mais elle n’est plus obligée de fermer à clé la porte de la chambre. D’où il est, Fernand ne risque pas de venir nous ennuyer.

Nous faisons régulièrement l’amour et j’ai découvert en Mireille une maîtresse des plus coquines. Elle adore se faire dévorer la chatte ou lécher les seins ; elle se donne sans compter dans des positions toujours plus variées ; j’aime venir sur elle et la prendre longuement ; j’aime lorsqu’elle s’allonge sur le ventre et m’invite à venir l’enculer.

Parfois, pour me faire plaisir, elle m’emmène avec elle dans les magasins. Discrètement, avant de choisir telle robe ou tel tailleur, de se décider pour ce string ou cette nuisette, elle me jette un coup d’œil discret. Si je reste impassible, elle n’achète pas. Si je remue la queue, elle se tourne alors vers la vendeuse et lui dit

— Oui, je prends ! Je sais déjà que cela va plaire à mon ami.

De temps en temps le dimanche lorsqu’il fait beau, nous allons pique-niquer hors de la ville au bord de la rivière. Mireille s’apprête comme si c’était jour de fête, elle prépare notre panier repas et en route. Evidemment, c’est elle qui conduit, moi je suis assis à la place du passager. Arrivée au bord de la rivière, elle étend une épaisse serviette de plage dans l’herbe et nous profitons du soleil, de la nature et du temps qui passe. Il lui arrive même de se baigner. Elle se met nue et plonge dans la rivière, je la rejoins vite, nous nous ébattons dans l’eau fraîche, nous faisons l’amour puis nous séchons au soleil. Nous profitons du bon déjeuner qu’elle a préparé, souvent nous refaisons l’amour. Elle adore ça, moi aussi !

 

Ensuite, allongés sur la serviette, nous nous regardons les yeux dans les yeux. Je suis un peu son homme, elle est un peu ma chienne.

Elle dépose un doux baiser sur ma truffe et me dis « Je t’aime ». J’aimerais lui dire de même mais j’ose pas. J’suis bête…………

 

FIN

Diffuse en direct !
Regarder son live