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D'une jeune fille à une jeune femme

Chapitre 4

Erotique

Chapitre 4 : Monsieur


— Monsieur, c’est comme ça que je dois l’appeler. Cet homme m’enseigne les bases du BDSM, l’art de la soumission.

— Tu n’es que de l’argile Clara pour le moment et je suis le sculpteur. Tu deviendras une magnifique sculpture et une soumise docile et obéissante.


Je suis assise dans un fauteuil en cuir noir dans son salon. Nous nous sommes rencontrés sur Internet et après quelques semaines d’échange nous avons décidé de nous rencontrer pour évoluer dans une relation « d’enseignement ». Je me sens à l’aise face à lui, il est de nature calme et réfléchi, il adore la photographie et comme moi il est sensible aux mots, j’aime sa manière de s’exprimer et d’imager les choses.


— Avant de commencer ton éducation je veux t’entendre me dire que tu t’en remets à moi, que tu m’acceptes comme Maître et que je serais le seul à t’éduquer et te soumettre.


Je m’agite sur mon siège, je vais enfin sauter le pas, je suis tout excitée, je vais enfin oser être ce que je fantasme depuis des mois : la soumise dévouée d’un Maître, je vais lui obéir et le satisfaire.

J’inspire, j’ai le chaud aux joues, je m’apprête à accepter ma condition de soumise avec un homme plus âgé que moi et plus grand en taille.


— Je m’en remets à vous pour mon éducation Monsieur, je serai votre soumise dévouée et je vous accepte comme Maître.


Mon maître officiel vient se placer devant moi, de toute sa hauteur, il porte un pantalon de costume noir et une chemise retroussée aux manches bleu nuit. Il me regarde intensément.


— Bien. Je t’accepte comme ma nouvelle soumise. Maintenant tu vas te mettre nue et à mes pieds, tel est ta place à partir de maintenant. Je vais aussi t’expliquer clairement ce que j’attends de toi, mais avant, obéis.


Je comprends que je dois descendre de ce confortable fauteuil pour me mettre à genoux devant lui et je le fais, je me déshabille sous son regard excité, je le regarde dans les yeux et glisse à terre. Il me regarde de haut avec un regard assez fier.


— Bien. Dorénavant tu m’appelleras monsieur ou maître, comme bon te semble. Tu obéiras à mes ordres et mes doléances, cependant tu as le droit de refuser, mais avec une excuse valable sinon je considérerai ce refus comme de la désobéissance !


Il s’assoit sur le fauteuil dans lequel j’étais assise il y a encore quelques instants. Il reprend.


— Je te dois respect et sécurité. Jamais je ne te mettrai en danger ou te ferais délibérément du mal, tu es sous ma protection maintenant. Toi tu me dois respect et obéissance. Tu répondras toujours à mes questions de manière claire et formulée, je ne veux pas de réponse brève. C’est compris ?

— Oui monsieur, j’ai compris.


Il vient poser sa main sur mes cheveux.


— Bien. Tu continueras tes études, tu continueras à voir tes proches et tes amis, je n’ai pas main mise sur cela. Cependant tu devras me consacrer tous tes mercredis, vendredi et dimanche soir. Est-ce compris ?

— Oui monsieur, j’ai compris.



(Quels amis ? Je suis la fille la plus pantouflarde au monde)


Il se lève, me caresse la joue. Sa caresse me donne chaud, je me sens fière d’avoir reçu cette délicate attention. Il traverse son salon et ouvre un tiroir, il en sort un collier ras de cou, noir avec un anneau rose champagne. Il revient vers moi.


— Lève-toi !


Je m’exécute, je regarde ce collier qui veut dire beaucoup de choses, dans le monde du BDSM c’est comme une bague de fiançailles, le collier représente l’engagement des deux parties. Je suis tellement euphorique face au collier, il est tellement beau.


— Je me suis souvenu de notre conversation sur le collier, tu n’apprécies pas ceux en cuir, alors j’en ai cherché un de plus élégant pour toi.



(Ils sont vraiment affreux ces colliers en cuir hein... me jugez pas)


— Je savais que ce jour viendrait entre nous.


Il chuchote cette dernière phrase, je me sens émue, je le regarde dans les yeux et me retourne de sorte à ce qui me passe le collier au cou.


— Je l’adore, il est très élégant. Merci beaucoup Maître.


Je sais que pour beaucoup le collier est une chose absurde, offensante et méprisante, ce sont des gens fermés d’esprits et pense que seule une bague de fiançailles peut lier deux êtres. Mais c’est faux, le collier lie la soumise à son maître.

J’ai été attirée par le monde du BDSM très jeune, j’étais encore adolescente, je voyais un monde où il n’y avait aucune limite, aucune règle sauf celles fixées par les deux parties, aucune bienséance non plus. Je vois en ce monde une sorte de liberté d’esprit qui est exquise.



Lorsque j’ai commencé à m’y intéresser, je me suis dit qu’Internet était la meilleure source d’information et bien sachez que non, les comptes tiktok et Instagram sont soit supprimés soit bloqués bien souvent pour « violation des consignes communautaires » par ce que pour la société ce n’est pas une relation « normale ». La liberté d’expression laisse à désirer dans notre pays... Pourquoi empêcher ceux qui s’épanouissent dans ce genre de relation d’en parler ?


Mais moi je m’en moque. Vous savez quoi ? Moi je me vois porter le collier plutôt qu’une bague à la noix. Je me vois rédiger un contrat d’appartenance plutôt que signer un contrat de mariage.


Monsieur me remet à genoux, se rassoit dans le fauteuil et reprend :


— Maintenant que tu portes mon collier, tu m’appartiens ! Une soumise à son Maître, un objet de plaisir et de désir à son propriétaire ! Maintenant je peux disposer de toi comme j’en ai envie, selon mon bon plaisir. Sais-tu ce qu’est un « safe word » soumise ?

— Oui monsieur, c’est un mot de sécurité qui doit être choisi par les partenaires. Lorsque la soumise emploie le « safe word » durant une séance, c’est qu’elle demande l’arrêt de la pratique immédiate à son maître.

— C’est exact. Dans quelles circonstances peut-elle employer ce « safe word » ?

— Lorsque la séance est trop longue et que son corps fatigue. Lorsqu’elle n’arrive plus à gérer la douleur. Lorsque la pratique est trop extrême pour elle. Lorsqu’elle ne se sent plus en sécurité.

— Parfait ! Tu as bien fait tes devoirs. La soumise n’est pas soumise à la pratique, elle offre au maître la possibilité de ce moment, elle offre son corps à la pratique c’est pour ça que c’est elle qui limite la pratique. Le maître lui doit faire attention à ne pas mettre sa soumise en danger ou la blesser, il doit être à l’écoute. Le maître lui doit savoir pousser sa partenaire au-delà de ses limites, de l’accompagner, lui faire découvrir de nouvelles choses tout en lui offrant un droit de retrait, un droit de sécurité. Pour qu’une relation fonctionne, qu’elle soit BDSM ou vanille il faut deux éléments : la confiance et la communication. Est-ce que tout ça est clair et limpide dans ta jolie tête ?

— Oui monsieur tout est clair.

— Bien. Choisis ton safe word alors !


Je prends le temps de réfléchir, je veux choisir un mot qui a du sens, qui fasse écho à notre début de relation. Je m’exclame en agitant brusquement mes bras :


— ARGILE !


Mon maître ferme les yeux, soupire d’un air agacé, croise les bras sur sa poitrine puis me regarde d’un air sévère.


(Ce mot ne lui convient pas visiblement... Alors on a qu’à dire...)



Mon maître me coupe dans mes pensées avec ces trois mots :


— Contrôle de soi.

— C’est ça le safe word ?! Ce n’est pas un peu... long ?


Je suis assez sceptique là. Il m’a l’air renfrogné.


— Non soumise, ce n’est pas le safe word ! Mais je vais devoir t’apprendre le contrôle de soi ! Tu t’agites, tu t’exclames comme une gamine incapable de se comporter dignement !

— Pardon Monsieur, je suis impulsive et spontanée.


Il se lève brusquement, me regarde sévèrement.


— Premièrement, tu vas toi-même te punir de cet acte enfantin. Tu vas te mettre une claque sur la joue.


(Je... hein ? !)


J’ose le regarder dans les yeux, je ne suis plus sûre de rien là, je dois me mettre une claque à cause de mon impulsivité ? Je ne veux surtout pas lui désobéir alors je viens placer ma main devant ma joue et la claque.


(Aïe...)


— Bien ! Maintenant, mets-toi à quatre pattes !


Je me sens honteuse, mais j’exécute l’ordre donné. Je me mets à quatre pattes devant mon maître totalement nu. J’ai des bouffées de chaleur, je me demande par mille questions ce qu’il va m’arriver.


— Écarte tes jambes et cambre-toi !


Me voilà donc à quatre pattes, cambrées et jambes écartées, le choix des possibles.


Il vient se placer derrière moi, j’ai comme l’impression qu’il enlève sa ceinture, j’entends le cliquetis du fer, mais je n’en suis pas sûre.


— Maintenant je vais t’enseigner la manière dont tu te feras pardonner à chaque fois que tu agiras comme une enfant. Tu devras me présenter cette excuse, retiens-la bien parce que je ne la répéterai pas deux fois : « Je m’excuse, Monsieur, de m’être comportée comme une gamine incapable de se contrôler plutôt qu’en chienne digne ». Maintenant, excuse-toi.

— Je m’excuse, Monsieur, de m’être comportée comme une gamine incapable de se contrôler plutôt qu’en chienne digne.


Sa ceinture vient subitement me fouetter la fesse droite, je gémis de douleur sous l’effet de surprise.


— On donne la fessée aux enfants, mais toi tu n’es pas une enfant, alors la punition est un peu plus douloureuse. Encore !

— Je m’excuse, Monsieur, de m’être comportée comme une gamine incapable de se contrôler plutôt qu’en chienne digne.


Vlan ! La ceinture vient s’abattre sur ma fesse gauche. C’est vraiment douloureux. Je tords les fesses sous l’effet de la douleur.


— Bien. Je suis certain que tu retiendras la leçon. Tu peux te remettre à genoux sur le tapis.


(Ouille...)


— Sache que je ne veux pas réprimer ton impulsivité ni ta spontanéité, mais tu dois apprendre à te contrôler, à diriger ces émotions. Tu es ma soumise, je veux que tu saches te tenir.

— J’ai compris, monsieur.


Il ricane et se rassoit dans le fauteuil face à moi tout en gardant en main sa ceinture.


— Alors, reprenons, quel sera ton safe word.



(Inspire, expire, dis-le sur un ton suuuuuuper calme)


— Ce sera « argile » monsieur.

— J’apprécie ce choix. Il représente ce que tu es pour le moment, lors de nos séances je commencerai à manipuler ton corps, donc l’argile pour façonner une sculpture il est donc possible qu’a un certain moment je manie incorrectement l’argile.


Il me regarde et me sourit, sourire que je lui rends.



FIN

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