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Une méprise agréable

Chapitre unique

Hétéro

Il faisait beau en ce jour de juin, une fin de printemps comme je les aime. Suffisamment chaud pour pouvoir rester les fenêtres ouvertes, et pas encore étouffant comme le serait le mois d’août à Toulouse. Je vivais seul à cette époque, dans un tout petit studio du centre-ville, et je profitais d’une de ces journées de week-end où l’on n’a plus rien à faire, juste à profiter de l’instant présent, avachi sur le canapé devant la télé. J’étais en train de regarder "maison à vendre", m’amusant par moments des réactions des propriétaires, m’énervant à d’autres en voyant la qualité des soi-disant travaux effectués.


Je fus tiré de cette activité intense par le bruit de la sonnette. Je sus à ce moment que j’allais perdre le fil de l’émission, ce qui allait me pénaliser pour la compréhension de la suite. Peu importe, je me levai et allai ouvrir la porte. Derrière elle se tenait une jeune femme, environ 25 ans, très jolie. Elle avait de longs cheveux roux légèrement bouclés, des yeux d’un vert profond qui donnaient à son regard une intensité peu commune. Elle était habillée dans un tailleur assez strict, et je n’osais baisser les yeux pour regarder ses jambes. Il se dégageait d’elle beaucoup de charme, et je supposais qu’elle devait attirer facilement les regards des hommes.


— Bonjour ?


Sans se donner la peine de me donner une réponse, et sans non plus chercher la moindre approbation, elle me repoussa, et entra dans l’appartement en fermant la porte derrière elle. Un peu désarçonné, j’en profitais pour le regarder et avoir une vue plus globale. Elle était vraiment très belle. De longues jambes, mais bien musclées, mises en valeur par des collants (ou des bas ?) d’une résille très fine. Un corps mince sans être maigre, avec juste les formes qui vont bien. Elle tenait à la main une espèce de valise. Elle fit le tour des lieux du regard (ce fut rapide), et j’entendis sa voix pour la première fois.


— Va t’asseoir sur le canapé !


Sa voix... une voix à la fois douce et rocailleuse, comme un torrent qui charrie des pierres. Grave tout en restant féminine. Le genre de voix à la Fanny Ardant, que l’on n’oublie pas. Etait-ce à cause de cela que j’ai obéi ? Ou à cause du ton qu’elle a employé ? Ou de son regard qui ne laissait aucun espoir de négociation ? Je reculai de deux pas avant de tomber en arrière sur le canapé, bouche bée.


Elle posa sa petite valise par terre, l’ouvrit et en sortit une petite enceinte portable qu’elle posa sur la table basse. Elle en profita pour prendre la télécommande de la télé, et couper le sifflet à Stéphane Plaza. Elle prit son téléphone, le manipula quelques secondes, puis l’enceinte commença à diffuser quelques notes de piano. Impossible de s’y méprendre, c’était l’intro de "Variations sur Marilou" de Serge Gainsbourg. Je ne comprenais rien de ce qui se passait, et je sentais qu’il était temps que je dise quelque chose, il fallait que j’aie une explication. Je me lançais...


— Mais que...


Sans me laisser finir ma phrase, elle mit son doigt sur ma bouche, me dit "chut", recula de quelques pas, et commença à danser. Mon Dieu, quelle sensualité ! Je n’avais jamais vu un tel concentré de sex-appeal dans une seule personne. Ses hanches ondulaient lentement au rythme de la musique, et ses mains glissaient le long de son tailleur. Elle enleva sa veste tout en continuant sa danse hypnotique, et ses mains commencèrent à défaire les boutons de sa chemise... lentement... sans me quitter des yeux. Et j’étais bel et bien hypnotisé ! Je ne sais pourquoi, je me retrouvais avec une bombe atomique en train de faire un strip-tease dans mon salon ! Que pouvais-je faire d’autre sinon en profiter ? Elle me tourna le dos, ses fesses captant mon regard, et elle enleva sa chemise qu’elle envoya balader. Cela me révéla qu’elle ne portait pas de soutien-gorge.


Le strip-tease commençait à faire sérieusement son effet, et mon jean compressait mon sexe qui ne demandait qu’à sortir. Elle se retourna, me dévoilant des seins parfaits. Ronds, lourds, mais ne tombant pas. Cette femme était une pure merveille.


Tout en continuant sa danse, elle se caressa les seins, d’abord à pleines mains, puis du bout des doigts, elle se pinça les tétons, tout en me regardant dans les yeux et en se mordillant la lèvre inférieure. Elle baissa son regard, vit la basse dans mon pantalon, et se lécha doucement les lèvres, tout en souriant et haussant les sourcils. Ma bite était maintenant comme le diable d’un jouet, qui attend qu’on ouvre le couvercle pour jaillir d’un seul coup.


Sa danse continuant, elle se mit à jouer avec le zip de sa jupe. Pendant que les quartes et les quintes de Gainsbourg continuaient, et que sa voix racontait la plus sensuelle des masturbations féminines des années 70, elle enleva le bas. Je sus alors que les résilles n’étaient pas dues à des collants, mais à des bas autofixants. Oh et aussi... c’était tout ce qui lui restait comme vêtements. Son sexe à la pilosité parfaitement entretenue allait et venait devant moi. J’étais comme un fou, dans une situation tellement inattendue que je ne savais même pas quoi faire. Je pense qu’à ce moment, mon menton reposait contre ma poitrine, et que mes yeux étaient écarquillés. Un peu comme le loup de Tex Avery dans la vraie vie.


Était-ce mon absence de réaction qui fait qu’elle a pris cette initiative ? Je ne sais pas. Le fait est qu’elle s’est approchée de moi, s’est mise à genoux, a défait ma ceinture, puis ouvert ma braguette. L’en ai-je empêché ? Certainement pas ! Elle baissa mon jean, puis mon caleçon, permettant à mon sexe tendu comme une arbalète de se libérer enfin. Puis, elle prit ses cheveux, les mit sur le côté, et se mit à passer sa langue sur mon gland. Son regard se leva vers moi, puis elle prit ma bite dans sa bouche. L’en ai-je empêché ? Toujours pas ! Elle me fit la plus belle fellation de toute ma vie. Elle semblait être experte en ce domaine. Elle allait de haut en bas, parfois prenait tout en bouche, parfois s’éloignait un peu pendant que ses mains prenaient le relais. Je sentais la jouissance monter, je profitais de chaque moment de cette situation surréaliste. Au bout de quelques instants, elle me dit :


— Si tu veux, je peux continuer, ou bien on peut passer à autre chose ?


Il ne me fallut qu’une demi-seconde pour lui répondre


— Je veux bien que tu continues, mais je ne vais pas tenir longtemps.

— Je sais, répondit-elle en souriant.


Puis elle me suça encore, et accéléra le mouvement. Au moment où j’allais jouir, elle se recula légèrement, et ouvrit la bouche bien grand, en tendant la langue, pendant que ses mains continuaient le travail. J’avais déjà vu ça dans plein de films pornos, mais jamais en vrai. Ce fut le coup de grâce, et mon sperme jaillit directement dans sa bouche. Elle me reprit entre ses lèvres, me laissa finir de me vider, puis avala le tout avant de se redresser et de me sourire. Elle me dit alors en souriant.


— Bon anniversaire de la part de tous tes potes, Julien.


C’est à ce moment que c’est devenu complètement bizarre. Je pris la parole...


— Alors... euh... c’est gentil, mais d’une part, je ne m’appelle pas Julien, et ce n’est pas mon anniversaire...


Ses yeux s’écarquillèrent tout d’un coup.


— Mais... je ne suis pas à l’appartement 6 ?

— Ah non, ici c’est le 4, le 6 c’est en face...

— PUTAIN, MAIS QUELLE CONNE JE FAIS ! QUELLE ABRUTIE !


Elle se releva d’un bond et prit ses affaires. Elle s’empressa de se rhabiller.


— Je suis désolée, mais on m’a payée pour dépuceler un certain Julien, je suis désolée, je me suis planté d’appartement. Je vais te laisser et aller en face.

— J’avais compris, mais tu n’as pas à être désolée, tout le plaisir était pour moi...


Oui, je sais, ce n’était pas la chose à dire. Si ses yeux avaient pu fusiller, je pense qu’on aurait retrouvé mon corps froid et des morceaux de cervelle éparpillés un peu partout. Je tentais de rattraper le coup.


— Ecoute, je suis désolé moi aussi. Si tu veux, on prend un café, tu te poses cinq minutes avant d’y aller ?

— Non, je préfère en finir tout de suite. Au revoir.


Elle était maintenant complètement habillée (si l’on peut dire), et alla vers la porte. Je tentais un dernier :


— On va se revoir ?

— Non... je ne crois pas.


Elle sortit en claquant la porte, et je l’entendis frapper à la porte d’en face. Au bout de deux minutes, j’entrouvris ma porte, et j’entendis les notes de piano familières. Je rentrai, me jetai sur le canapé en repensant à ce qui venait de se passer, pendant de longues minutes (moment probablement bien plus long que ce qui s’était passé réellement). Cela m’excita, et je bandais de nouveau. Cet instant était magique, et j’allais me caresser quand je remarquais qu’elle avait oublié une petite pochette. Je la ramassais et la posai sur la table basse, quand on frappa de nouveau à ma porte. C’était elle, les cheveux légèrement plus en bataille que lors de ma première vision. Elle portait maintenant une paire de lunettes dorées, lui donnant un air de mademoiselle Chiffre dans le Petit Spirou. Elle était toujours aussi parfaite.


— Désolée, j’ai oublié un truc.

— Oui, j’ai vu, je te l’apporte.

— Attends... ta proposition de café tient encore ?


...


Finalement, nous nous sommes revus, de nombreuses fois. Cela a été le début d’une amitié longue et profonde. Quelquefois avec des passages à l’acte, mais finalement assez rares. C’est toujours ma meilleure amie, et je n’envisage pas de passer plus de deux jours sans au minimum l’entendre au téléphone.

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