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Une mère pas comme les autres...

Chapitre 11

Poker menteur

Inceste

En montant l’escalier pour se rendre dans mes appartements, ainsi que je nommais ma chambre et ma salle de bain privée, je réfléchissais à la façon dont j’allais entraîner Anaïs dans mon aventure avec Sylvie. Ce n’était, à priori, pas si évident que cela. J’avais en face de moi deux femmes de caractère et à la personnalité affirmée. Elles avaient tout pour se plaire et avoir une vie de belle-fille et de belle-mère sans nuage. Cela dit, je m’attaquais à l’Everest, face nord. Je jouais un jeu dangereux pour moi et pour mon couple. Mortel même, mais je ne voulais rien regretter et désirais tenter le tout pour le tout. Quitte ou double. Le poker est surtout un jeu de bluff. Et je ne joue pas trop mal à ce jeu.



Il était évident que j’aimais sincèrement Anaïs. Elle serait la compagne de ma vie. Mais je n’avais pas l’intention de lui mentir en lui cachant notre relation avec Maman qui semblait bien partie pour durer. J’étais, en réalité, prisonnier de Sylvie et d’Anaïs. Je m’étais fait prendre à mon propre jeu en cédant aux caprices et aux fantasmes de ma mère, avec une certaine facilité, faut-il vraiment vous l’avouez ?



La réalité venait de me sauter aux yeux tel une vague sur le rivage.



Je ne pourrai plus me passer de l’excitation que ma mère faisait naître en moi dès qu’elle suggérait le sujet du sexe. Elle avait réussi à faire exploser en mille morceaux l’ensemble de mes balises et de mes repères, et cela en quelques jours seulement. Son attitude totalement désinvolte mais tellement convaincante, son ton tellement sexy, ses tenues toutes plus affriolantes les unes que les autres, ses fantasmes visiblement sans limites, tout m’avait fait craquer littéralement. Et je ne comptais plus m’en passer. Elle avait l’art et la manière de faire monter le désir et l’excitation jusqu’à l’explosion finale avec une facilité déconcertante. Certains sont faits pour les sciences, l’art ou la médecine. Sylvie est faite pour le plaisir des sens.



J’étais devenu, en plus, son Maître. Mais c’est elle qui, en réalité, possédait le pouvoir sur moi. Car je savais que je pourrai inventer n’importe quoi, elle s’y plierait volontiers et avec un plaisir non-dissimulé, me renvoyant à mes études de cas. J’étais trop novice pour lui tenir tête. Et ce démon femelle en était parfaitement consciente.



Ma seule solution, pour reprendre un minimum de contrôle, était d’entraîner ma compagne dans notre perversion et de détourner l’attention de Maman sur une autre cible, le temps de reprendre la main. Si c’était encore possible, bien sûr ? Je découvrais ainsi en moi, un côté calculateur que j’ignorais auparavant.



Anaïs n’était pas prude et elle aimait le sexe ! C’était une certitude, ne fût-ce que parce que c’était elle qui m’avait initié à nos petits jeux. Photos, vidéos cochonnes, sex-toys, positions plus variées l’une que l’autre, tenues incroyablement suggestives et excitation par les paroles les plus crues possibles.



Mais, avec Sylvie, nous passerions à un tout autre stade, c’était aussi une certitude. Et je ne connaissais pas vraiment les limites d’Anaïs pour n’avoir jamais abordé ce sujet avec elle ? Je jouais une partie de poker durant laquelle ma main n’était pas encore la meilleure pour gagner la manche.



Nous déposâmes les quelques affaires d’Anaïs dans ma chambre qu’elle découvrait pour la première fois. En effet, elle n’était jamais venue chez moi. Nous faisions l’amour dans son appartement proche de son travail et de l’université, en centre-ville. Son « lupanar », comme elle l’appelait en riant.



Elle se promena, l’œil cherchant la faute de goût, puis s’arrêta, un instant, face à mon ordinateur et ses multiples écrans. Cet appareil a toujours fasciné ceux qui on eut le privilège de passer le seuil de ma porte. Il faut avouer que ma bécane à de la gueule avec ses leds changeantes et son écran de veille variable.



     - Ta chambre est super grande et bien éclairée. Tu as de la chance !



     - Ah oui ? Pourquoi ? Demandé-je.



     - J’avais une petite chambre chez mes parents ! Quelques mètres carrés seulement où j’entassais toutes mes affaires de jeune fille. C’était un peu serré ! Rit-elle.



     - Je comprends ! Dis-je.



     - Tu as de la chance d’avoir grandi dans cet univers, Philippe !



     - Si tu retires le fait d’avoir perdu mon père très tôt, tu as raison ! J’ai de la chance !



Elle hoqueta de stupeur avant de poser la main sur mon bras en déclarant



     - Pardon ! Je suis une idiote ! Excuse-moi.



     - Non, c’est à moi de m’excuser, ma chérie ! Tu as raison, j’ai grandi dans l’opulence et je n’ai jamais manqué de rien. Maman gagne très bien sa vie. Elle s’est dévouée à son fils et à sa carrière pour oublier. Mais que veux-tu, je pense que je donnerai tout cela pour avoir encore mon père.



     - Il te manque toujours autant, après toutes ces années ? Demanda-t-elle, un peu bizarrement.


    - Oui ! Il était merveilleux selon les quelques souvenirs qu’il me reste. Mais je n’en ai pas beaucoup, j’étais jeune. Je le sais aussi pour avoir entendu mille anecdotes le concernant lorsque je vois ma famille. Je l’ai probablement un peu idéalisé, c’est certain ! Dis-je en souriant timidement, comme un enfant avouant un amour secret.



J’omettais volontairement les derniers détails glanés concernant la personnalité particulière de mon père dont j’avais, paraît-il, hérité selon ma génitrice. Elle voulait m’en parler mais n’en avait pas encore eu le temps matériel avec la visite d’Anaïs et nos découvertes intimes.



     - Ok ! Et si nous parlions d’autre chose ? Ta maison est très belle. Ta mère a beaucoup de goût.



     - Oui, c’est vrai ! Dis-je en lui souriant franchement puisqu’elle me ramenait au sujet de conversation le plus brûlant du week-end et dont je savais que l’évocation allait nous y amener.



Elle me fixa un instant puis me demanda très sérieusement



     - Phil ! J’ai besoin d’en parler un instant avec toi. Ta mère était-elle réellement sérieuse lorsqu’elle t’a déclaré vouloir coucher avec moi ? Parce que, en la voyant, on ne le dirait pas. Elle est magnifique et elle dégage une aura incroyable. Mais elle ne ressemble pas au portrait de stupre et de débauche que tu m’as dressé.



     - Je t’ai proposé d’en être certaine, me semble-t-il ?



    - Arrête avec ce pari stupide ! Je ne vois pas bien comment tu pourrais le lui faire dire en face de moi si ce n’est pas vrai ou si tu as mal compris. Tu serais dans de sales draps, si tu veux mon avis !



     - Je prends, encore une fois, le pari ! Je suis certain qu’elle le fera si tu lui en parles et que je suis présent. Mais cela doit venir de toi, absolument ! Elle n’osera jamais mentir en face de moi. Et si je me trompe, je suis d’accord de réaliser ton fantasme que je t’ai toujours refusé ! Dis-je en guise d’argument imparable.



     - Tu es sérieux ? Demanda-t-elle l’œil pétillant d’une excitation palpable.



     - Oui ! Tu pourras utiliser ton gode-ceinture et m’enculer.



     - YYYEEEESSS ! Dit-elle en me prenant dans ses bras. Mmmhhh…tu m’excites, là ! Je vais le lui demander en redescendant ! Je me réjouis d’essayer.



     - Minute, papillon ! Et si j’ai raison ? Que feras-tu pour moi ?



     - Que veux-tu ? Demanda-t-elle comme si la question était totalement superflue.



Le piège venait de se refermer sur elle. J’étais le vainqueur mais elle ne le savait pas encore. Ma mère ne refuserait pas l’ordre que je lui donnerai de parler. Je passais d’une paire de sept à un brelan d’as. Mais je savais qu’il me faudrait, au minimum, un carré pour gagner la partie de poker engagée.



     - Tu seras à ma disposition pour toute la durée de ton séjour ! Tu exécuteras tout ce que je te t’ordonnerai sans rechigner et sans discuter. Tu t’y plieras avec volonté et désir.



     - C’est d’accord ! En gros, tu voudras me faire réaliser tes propres fantasmes.



     - Probablement !...Ou pas ! Dis-je. Je n’en sais encore rien, figure-toi !



     - Cool ! Ce week-end va être génial. Bon, on redescend ? Je pense que ta mère nous attend.



Installés sur la terrasse, Maman et Anaïs firent connaissance pendant que je préparais un apéritif. J’ouvris une bouteille de champagne, amena les flûtes et quelques toasts au saumon et à l’aneth que j’avais préparé durant ma journée.



Maman me rejoint pour m’aider à porter l’ensemble de mes préparations. Elle me dit



     - Ta copine est adorable. Elle est vraiment splendide. Quel corps ! Je mouille comme une folle de la regarder. J’espère qu’elle va craquer.



     - Il est bien possible que tu en fasses ton dessert, Maman !



     - Mmmhh…ne m’excite pas pour rien, tu veux bien ? Ce n’est pas gagné.



     - Nous verrons ! Dis-je, sans évoquer le pari que j’avais fait quelques instants plus tôt.



     - Philippe, je dois te dire autre chose, de moins réjouissant.



     - Je t’écoute ! Dis-je inquiet.



     - Tu l’as baisée, aujourd’hui ? En allant la chercher, par exemple ?



     - Non, Maman ! Je n’en ai pas eu le temps.



     - Bizarre !



     - Pourquoi ?



     - Je suis certaine qu’elle a eu un orgasme récemment. Son regard ne trompe pas ! Une femme sent ce genre de détails. 



     - Que veux-tu dire ? Demandé-je en sentant mes jambes se dérober sous mon poids et un froid glacial parcourir mon échine.



    - Je suis certaine de moi, mon amour ! Ne pense pas que je veuille vous séparer pour te garder pour moi. Ton bonheur est la chose la plus importante à mes yeux. Et Anaïs est, en tout point, merveilleuse. Je ne pourrais pas te souhaiter une autre compagne. Mais elle a baisé aujourd’hui. Ses yeux pétillent trop et son regard est un brin fatigué, comme…Bref, tu as compris !



     - Maman, elle ne m’a pas laissé monter dans son appartement et elle était toute rouge lorsqu’elle est sortie de chez elle. Tu penses qu’elle était en train de… ? 



     - Oui ! Répondit-elle sans hésitation. La masturbation n’amène jamais à cet état. Tu le sais ! Elle a baisé ! J’en suis convaincue. Méfie-toi dorénavant. D’accord ?



     - Je vais la tuer ! Dis-je dans un accès de rage.



    - Philippe ! Veux-tu cesser ces enfantillages ridicules et indignes de toi ? Elle est majeure et libre. Vous n’êtes nullement engagés, si ce n’est pas une vague promesse de vie commune. Alors, on se calme, jeune homme. Ce n’est pas l’attitude que je t’enseigne ni l’éducation que je t’ai donnée. C’est une femme sublime qui a des besoins visiblement importants comme une certaine personne de ton entourage. Alors, relax ! Il y a forcément une explication logique car il est indéniable qu’elle t’aime. Il suffit de voir comment elle te regarde ! 



     - Maman ? Nous sommes un couple !



    - Te l’a-t-elle dit ? En avez-vous discuté ? Quels sont vos privilèges l’un et l’autre ? Vous allez vous fiancer ? Très bien ! Mais quand ? Comment ? Rien n’est planifié. Je suis d’accord que cela devrait être un accord tacite. Mais, ce n’est pas une femme comme les autres. Sa liberté est évidente et ses choix sont toujours dictés par sa volonté propre. Alors, je me répète, on se calme. C’est une femme et elle est libre de son corps et de son âme. Y compris lorsqu’elle sera mariée, du moins si vous décidez de passer à cette étape. Ton père l’avait parfaitement compris !



     - Pardon ! Tu as raison. Mais j’en aurai le cœur net ! Ce week-end ! Maman, tu vas la baiser et nous allons lui faire avouer !



     - Mmmhhh….coquin ! Tiens, prends ceci ! C’est pour cela que je suis rentrée. J’ai encore envie.



Elle me tendit une télécommande noire possédant deux boutons. Je compris qu’elle avait placé l’un de ses nombreux vibromasseurs dans sa chatte et qu’elle attendait de moi un orgasme durant notre soirée.



Quelle cochonne, tout de même ! Je n’en revenais, à nouveau, pas de son audace et de son absence totale de scrupules.


 


     - Maman, tu vas encore me faire bander !



     - Mais j’espère bien ! Au fait, tu aimes ma tenue ?



     - Tu es torride, Maman ! Même Anaïs me l’a dit ! Et comme je sais que tu ne portes rien en dessous et que ta chatte est libre, cela augmente encore mon envie de toi. 



     - Chouette ! Je lui plais déjà alors. Et toi, tu peux en profiter quand tu veux, Maître ! 



Nous riions alors qu’Anaïs entrait dans la cuisine



     - Je peux vous aider ?



     - Non, non ! Dis-je. J’ai mis un peu de temps à tout préparer et Maman vient de me donner un petit coup de pouce. Nous sortons profiter de la chaleur et du soleil. Allez, hop ! Tout le monde dehors ! Dis-je en appuyant discrètement sur le premier programme.



Ma mère réagit au quart de tour, surprise par le démarrage inattendu de son jouet au creux de sa chatte, et sauta en l’air avec un petit gloussement de plaisir.



Anaïs en fut intriguée et leva les sourcils en nous regardant rire alors que nous nous dirigions vers la terrasse.



Maman et Anaïs apprenaient à se connaître. Anaïs expliqua en quoi consistait la fin de ses études puis, plus sérieusement, son plan de carrière dans la médecine. Elle souhaitait faire une spécialisation en neurochirurgie. Ma mère en fût impressionnée car elle connaissait le talent et les connaissances nécessaires pour ces études.



     


— Excuse-moi cette question car je ne te connais pas encore, Anaïs, mais en as-tu les capacités ?



Elles avaient rapidement décidé de passer au tutoiement. Elles étaient très à l’aise ensemble, comme deux vieilles copines qui se retrouvaient. J’en étais même étonné.



   


 - Je comprends cette question, Sylvie ! Je ne suis pas choquée, ne t’inquiète pas. Pour y répondre, je pense que oui sachant que je suis majeure de ma promotion. Dit-elle avec une certaine fierté dans la voix en me regardant. Je n’ai que l’embarras du choix pour ma spécialité. Ce que je veux et où je veux ! Mes anciens maîtres sont convaincus que je peux le faire. Alors je ne vais pas me gêner pour le tenter. Même si ce n’est pas gagné car c’est une spécialisation délicate et longue.



J’étais, bien sûr, au courant de ses projets et je savais qu’elle était excellente dans son domaine professionnel. Je n’avais aucun doute sur sa réussite future.



En la regardant avec bienveillance, je me souvins des paroles prononcées par Sylvie à son sujet. Quelque chose était, temporairement, cassé entre nous. Je devais faire la lumière sur ce point. J’en profitais, alors qu’elles me regardaient toutes les deux, pour passer au second programme.



Maman, serra les cuisses sous l’effet de son jouet diabolique. Et elle respira plus profondément. Je vis sa poitrine merveilleuse se gonfler sous la pression de ses poumons. Mon sexe durcit dans mon pantalon. Et, alors qu’Anaïs était toujours tournée vers moi, Maman passa la langue sur sa lèvre supérieure pour m’exciter encore un peu plus. Effet garanti ! Quelle perverse, tout de même !



Ce fut ensuite au tour d’Anaïs, qui n’avait visiblement rien remarqué, de poser quelques questions à Maman sur son travail et ses aspirations futures.



La conversation était très agréable. Je passais de programmes en programmes, lentement. Maman ouvrait et fermait ses magnifiques jambes lors de chaque changement. Je voyais également ses tétons durcir sous le tissu de sa robe.



     - Philippe, tu veux me montrer les toilettes, s’il-te-plaît ? Demanda subitement ma copine.



     - Bien sûr ! Viens avec moi ! Dis-je en me levant et en rentrant dans ma maison.



Lorsque nous fûmes assez éloignés de Sylvie, elle me dit



     - Philippe ! Ta mère est en train de jouir ou quoi ?



     - Hein ? Dis-je, probablement en rougissant.



     - Je te dis qu’elle est en train d’avoir un orgasme.



    - Tu dérailles ou quoi ? Dis-je, en faisant semblant d’être un peu énervé et surpris alors que je savais qu’elle avait tout à fait raison. L’orgasme de ma mère n’était plus très loin.



     - Ses seins, Philippe ! Ses seins sont gonflés depuis notre arrivée et ses tétons sont érigés. Elle n’arrête pas de bouger les jambes et de les serrer contre son…



     - Tu ne penses pas que tu exagères ?



    - Je suis certaine de moi ! La situation l’excite à ce point ? Je sais que tu m’as prévenue, je sais à quoi m’attendre, mais là, c’est carrément dément. Elle ne fait que de me parler, et elle en jouit. C’est dingue.



     - Anaïs, s’il-te-plaît !



    - Je me doute que cela doit être délicat pour toi, mon cœur ! Mais je suis une femme et une femme sent ce genre de chose. Je te rappelle également que je suis médecin. Je reconnais des symptômes lorsque j’en croise. Ta mère est en train d’avoir un orgasme monstrueux.



    - Tu m’en bouches un coin ! Dis-je soudain sérieux et sans plus jouer la comédie.



Anaïs me regarda soudain un peu affolée. Elle recula et fixa mon regard. Elle s’appuya contre le mur, mes bras pendant le long de son corps. Elle respira plus rapidement et je pouvais lire un mélange de peur et d’excitation dans son regard.



     - Que se passe-t-il ? Tu viens de changer en une fraction de seconde, mon chéri ! Tu me fais un peu peur. Ton regard est de braise et noir à la fois. Que t’arrive-t-il ? Tu as un souci ?



     - Je ne vois pas pourquoi, ma chère ! Répondis-je un brin sarcastique.



     - Tu es si sûr de toi, en une fraction de seconde. Tu es magnétique. Je ne te reconnais pas, là !



En fait, Anaïs m’avoua par la suite, que j’avais eu la même attitude qu’au pied de l’escalier une heure plus tôt. J’avais, par moment, une attitude qui ne correspondait pas du tout à ce que l’on attendait de moi. Ce n’est que plus tard que j’en compris la signification. L’œuvre d’un orfèvre la matière.



Mais nous y reviendrons !



     - Excuse-moi si je t’ai fait peur ! Ce n’est pas mon intention. Tu me connais, tout de même ?



     - Bien sûr ! Je t’aime, mon chéri. Mais de quoi me parles-tu lorsque tu affirmes que je t’en bouche un coin.



     - As-tu l’intention d’aller aux toilettes ou bien n’était-ce qu’un prétexte pour me parler ?



     - Je voulais te parler ! Rien de plus.



     - Alors nous allons cesser de jouer la comédie. Je n’en peux plus ! Viens ! Il est temps que tu poses à Maman LA question qui te taraude.



     - Mais, Philippe,….Je ne…. !



   - Ne discute pas, je n’en peux plus de ce suspens et de ce jeu ridicule du chat et de la souris, du je-sais-que-tu-sais et tu-sais-que-je-sais ! Basta maintenant ! Fais ce que je t’ai dit et tu sauras ! Tu veux toujours essayer ton gode sur moi et me sodomiser, non ? Alors vas-y ! Tu as assez de caractère pour lui poser cette question qui t’ennuyait tant en prétendant qu’on ne jouait pas avec ce qui t’appartient ! Si tu veux que cela soit clair, c’est maintenant. Alors exécution !



Je la pris par la main et l’entraînait vers la terrasse sur laquelle Sylvie nous attendait tranquillement en subissant les assauts de son vibromasseur niché au creux de son vagin que je devinais à présent totalement inondé de sa cyprine odorante et mielleuse.



Elle était incroyable. Rien ne laissait présager du plaisir qu’elle était en train de prendre. Ses gestes étaient lents, calculés, sereins. Mais son regard, pour qui savait à présent déchiffrer, n’indiquait qu’une seule chose.



Le plaisir !



     - Vous voilà ? Qui souhaite encore une flûte de champagne ? Philippe, mon chéri, sois un ange et va donc nous rechercher une bouteille.



     - Tout de suite, Maman !



En laissant Anaïs s’asseoir, je ne pus m’empêcher de la reluquer de haut en bas. Dieu que cette fille est parfaite, selon mes critères. Des jambes sublimes, un cul monstrueusement parfait, une taille et des hanches bien dessinées et une poitrine du feu de Dieu. Je la regardais dans les yeux, sublimes eux aussi, pour lui donner le courage nécessaire. Je me tournais vers Maman en lui disant



     - J’y cours, Maman. Veille sur ma copine et sois gentille avec elle. C’est un ordre !



J’appuyais ce dernier mot pour lui faire comprendre ce que j’attendais d’elle.



Alors que je rentrais dans la cuisine, je laissais la baie vitrée ouverte afin de suivre la conversation.



En refermant la porte du frigo, j’entendis Anaïs se lancer.



     - Sylvie, j’ai tout de même une question à te poser. Elle va probablement te paraître un peu ridicule, mais si ce que Philippe m’a raconté est vrai, je pense que cela mérite une mise au point. Je suis certain qu’il a mal compris mais je n’aime pas laisser quoi que ce soit en suspend. Alors je me permets d’évoquer rapidement le sujet et nous n’en reparlerons plus. D’accord ?



     - Cela m’a l’air sérieux comme sujet, Anaïs ! Je t’écoute et je te promets d’y répondre sincèrement et avec honnêteté.



Je venais d’apparaître dans l’embrasure de la baie vitrée et, dos à Anaïs, je mimais à Maman de dire la vérité en mimant le signe V avec mes doigts.



Elle acquiesça en hochant imperceptiblement la tête sans quitter ma copine des yeux. Celle-ci ne se rendit compte de rien, probablement un rien stressée par la question qu’elle allait poser.



     - Philippe m’a raconté une histoire rocambolesque à votre propose et je suis certain que ce grand nigaud a mal interprété vos paroles.



     - Á quel propos ?



     - Il m’a dit que vous souhaitiez…enfin que vous désiriez avoir… ! Il m’a dit que vous aviez en tête de…



    - Cela me semble bien compliqué cette histoire, Anaïs ? Tu peux y aller, je ne suis pas facilement intimidée ou choquée par une idée ou une parole. Allez, vas-y !



Rassurée par le sourire de ma mère, Anaïs, pourtant rarement craintive, osa



     - Il m’a dit que vous souhaitiez coucher avec moi !



Un ange passa !



Je profitais de cet instant pour faire une entrée théâtrale, un grand sourire au visage, en faisant sauter le bouchon de liège sur le carrelage.



     - Qui veut un verre ? Demandé-je à la cantonade, comme si je n’avais rien entendu de la précédente conversation.



     - Moi, volontiers ! Me dit Maman.



     - Anaïs ? Demandé-je.



     - Un petit peu ! Il est délicieux et très rafraîchissant ! Me répondit-elle avec un calme de façade démentit par sa volonté d’avoir enfin LA réponse.



Elle parla à peine, dans l’attente de la réponse de Maman dont la joie et la facilité à retomber sur ses pieds la troublait plus qu’elle ne voulait l’avouer mais qui lui insufflait un je-ne-sais-quoi d’excitant par la situation qu’elle était en train de vivre. Maman reprit la parole la première



     - Philippe ? Anaïs vient de me poser une drôle de question et tu m’as interrompu alors que j’allais lui donner une réponse franche.



     - Ah oui ? Á quel sujet ?



    - Elle prétend que tu lui as fait part d’une information que tu aurais glanée dans cette maison à son sujet. Et elle prétend que tu as probablement mal compris mes paroles à son sujet ?



Je me tournais vers Anaïs en lui disant



     - Ainsi, tu lui en as parlé ? Tu as tout de même osé aborder le sujet ? Tu m’épates décidément un peu plus à chaque fois, mon amour. Je viens de te le dire, d’ailleurs.



     - Oui, j’ai osé ! Tu me connais assez pour savoir que je n’aime pas les non-dits ! Et Je constate, avec ravissement, que ta mère ne semble pas exactement sur la même longueur d’onde que toi. Tu viens de perdre, mon chéri ! Dit-elle en portant sa flûte resservie à ses lèvres, en me souriant comme si elle venait de réaliser un exploit incroyable.



Je m’assis dans mon fauteuil confortablement. Si j’avais eu du pop-corn, je l’aurais sorti pour assister à la suite du spectacle. Je demandais alors



     - Maman ? Lui as-tu répondu ? Vraiment ?



     - Je n’en ai pas encore eu le temps, mon chéri !



     - Eh bien, je te demande, mieux, je te l’ordonne, veux-tu lui donner une réponse à cette question si fondamentale pour Anaïs ?



     - Volontiers, mon grand !



     - Je la connais déjà, il ne peut s’agit que d’un malentendu ! Dit Anaïs, mal à l’aise depuis que j’avais employé le terme « ordonne » !



     - C’est le cas, Anaïs ! Répondit Maman.



Elle laissa s’installer un blanc théâtral avant de poursuivre



     - Tu n’as effectivement pas bien compris ! J’ai bien l’intention de te mettre dans mon lit. Du moins, si Philippe est d’accord et que tu donnes également ton consentement, cela va sans dire.



Anaïs resta immobile un instant, sa flûte en l’air, la bouche ouverte.



Maman reprit alors



     - Ma chérie, je suis une femme qui sait ce qu’elle veut ! Je te trouve particulièrement attirante et très belle. Tu as un corps somptueux et je serais la dernière des idiotes si je ne tentais pas d’en profiter. Je suis célibataire, libre d’esprit et un peu coquine sur les bords. J’en ai fait part à Philippe qui, ce nigaud, te l’a répété car il tiens visiblement beaucoup à toi.



     - Mais…Vous êtes folle ?



     - Moi ? Bien sûr que non ! Dit-elle en riant.



     - Mais enfin, Sylvie ! Je ne suis pas…



     - Attirée par les femmes ? Je le sais très bien. Philippe me l’a assez répété depuis plusieurs jours. Mais il ne s’agit pas de cela. Je viens de te dire que je voudrais te faire l’amour. Pas que cela se fera. Il y a une nuance. Tu peux trouver un homme ou une femme attirante sans pour autant avoir des relations sexuelles avec lui ou elle, n’est-ce pas ? Nous ne sommes pas des animaux, tout de même. Tu ne penses pas ? Et puis, je viens de te dire que depuis, j’ai compris qu’il tient particulièrement à toi et qu’il n’en est donc plus question. Après tout, lorsqu’on est en couple, c’est un gage de fidélité. N’est-ce pas ? On ne trompe pas son conjoint et on ne se laisse pas attirer dans les bras d’un tiers, quel qu’il soit !



J’étais mal à l’aise. Maman venait de parler d’une voix que je ne lui connaissais pas. Elle ne s’adressait pas uniquement à Anaïs mais à moi aussi. Elle tentait de me faire passer un message, je le sentais, je le savais. Où voulait-elle en venir ?



     - Je pense que oui ! Répondit Anaïs, soudain plus ennuyée qu’autre chose.



Maman venait-elle de mettre le doigt sur ce qui nous taraudait tous les deux au sujet de ma copine ?



   -Vois-tu, Anaïs, j’ai une certaine expérience des gens pour savoir quand ils me mentent ou lorsqu’ils sont mal à l’aise. Philippe, par exemple, est vraiment mal en point actuellement. Parce que je traite d’un sujet qui le trouble depuis plusieurs jours maintenant et qu’il sent que je prends une route qu’il n’avait pas prévu. Nous entrons dans un domaine qu’il ne maîtrise absolument pas et cela le rend tendu, si j’ose m’exprimer ainsi.



Anaïs se tourna vers moi, je hochais la tête positivement dans sa direction et en la regardant pour lui faire comprendre que c’était bien le cas. Elle pensait, à tort qu’il s’agissait des envies maternelles. Mais il s’agissait d’elle et de savoir si elle m’était fidèle ou, comme le prétendait Maman, elle n’était pas l’oie blanche qu’elle prétendait.



     - Te concernant, c’est encore plus flagrant, jeune fille. Tu es tellement mal à l’aise par rapport à ma dernière remarque que je sais que j’ai raison à ton sujet. Et nous avons à présent le week-end pour le prouver à Philippe. D’ailleurs, il est temps de me libérer, mon chéri ! Je n’en peux plus.



Anaïs se tourna vers moi, le visage un peu décomposé par les dernières révélations et m’interrogea du regard.



Je pris la parole pour lui dire



     - Il me semble que tu viens de perdre ton pari, ma chérie ! Tu es à moi pour le week-end, tu es d’accord ?



     - Oui ! Répondit-elle, un peu comme un automate ou un boxeur sonné après un KO.



     - Je veux te l’entendre dire, Anaïs ! Maintenant.



Elle me fixa à nouveau avec ce regard un peu apeuré. Ma mère également me regardait avec un tout autre regard. Comme s’il leur était impossible de ne pas me contempler ou de me désobéir.



     - Oui, je serai à toi pour ce week-end, selon les termes de notre discussion, Philippe !



     - Bien ! Nous allons bien nous amuser. Tu verras, ma chérie !



     - Oh, je n’en doute pas ! Après ce que je viens d’entendre et ce que j’ai vu depuis que je suis là, plus rien ne pourrait m’étonner.



Je saisis la perche au vol.



     - Eh bien, je te propose de vérifier si tes déductions à propose de Sylvie sont exactes, qu’en penses-tu ?



     - De quelles déductions s’agit-il ? Demanda Maman.



     - Tu vas voir ! Maintenant, laisse-moi régler cela avec Anaïs, tu veux bien ?



     - Bien sûr, mon chéri !



     - Alors ? Qu’en penses-tu ?



     - Tu es sérieux ? Tu veux me faire croire que ce que je viens de te dire, dans le couloir, est….



     - Vérifions ensemble ! La coupé-je. Et si nous parions encore ?



     - Non, merci ! J’ai ma dose de paris perdus ! Dit-elle en soufflant de désespoir.



     - D’accord ! Dommage ! Dis-je en semblant triste en prononçant ce dernier mot.



     - Philippe, cesse ce petit jeu. Ta mère n’est pas en train d’avoir un….



     - Un orgasme ? Non, tu as raison. Pas encore !



Je sortis le petit boîtier et demandais à Anaïs


— Connais-tu l’expression "Pour la beauté du geste?" 

— Oui, bien sûr !

— Tu sais alors que l’on parle d’un geste dénué d’intérêt et totalement libérateur pour celui ou celle qui le reçoit ?

— Oui !

— Alors veux-tu, pour la beauté du geste, appuyé sur ce boitier ?

— Pourquoi ? Me demanda Anaïs inquiète de ce que je lui demandais. Qu’est-ce que c’est que cette commande ?

— Tu ne devines pas ? Allons, pour effectuer un acte libérateur, s’il-te-plaît ! Dis-je charmeur.


Anaïs tendit le bras et se saisit de la commande. Elle ne comprenait toujours pas ce dont il s’agissait. Elle appuya sur le bouton en me fixant, pensant probablement déclencher une lumière ou un volet de la maison.



Maman émit un gémissement libérateur, faisant se tourner la tête d’Anaïs dans sa direction.



Elle s’agrippa à la table et, dans un long soupir, jouit sous nos yeux, médusés pour Anaïs, ravis pour moi. Ses jambes se serrèrent puis s’écartèrent, révélant le haut de ses cuisses. Ses seins étaient tendus dans son corsage et elle passa une main sur un téton lentement, comme pour en éprouver la texture. Puis, elle ouvrit les yeux, les tourna vers moi reconnaissante avant de les tourner vers une Anaïs médusée par la tournure des événements.



Je jouais gros ! Très gros ! C’est maintenant que j’allais savoir si mon brelan s’était transformé en carré.


Anaïs repris la parole pour dire



— Tu veux me faire croire que tu viens d’offrir un orgasme à ta mère et que tu joues avec elle depuis que je suis arrivée ?


— Tu as raison sur un point, ma chérie. Mais tu te trompes en affirmant que je viens de la faire jouir.


— Tu rigoles ou quoi ? C’est un commande d’un vibromasseur à distance que je tiens là et que tu m’as donné. Tu veux me faire croire qu’elle a l’appareil au fond de... Dans sa...bref, tu as compris ! Me dit-elle, furieuse de la tournure des événements.


— Je te l’ai donné, c’est vrai ! Mais je n’y suis pour rien, ma chérie.


— Ah non ?


— Tu as raison en disant que je joues avec elle depuis quelques minutes, que j’ai fait grimper son plaisir au rythme de vos discussions. Mais, si je ne m’abuse, c’est toi qui l’a fait jouir en déclenchant le dernier programme de son vibromasseur.


— Mais....! 


Elle était vaincue. Je portais alors l’estocade.


— Mais tu avais raison sur un point.


— Lequel ?


— Elle était bel et bien en train de jouir sous nos yeux.

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