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Une mère pas comme les autres...

Chapitre 30

Que l'attente est bonne lorsque la vengeance approche !

Inceste

En m’éveillant, le lendemain matin, j’étais en plein forme.



En avisant ma montre, je constatais que j’avais dormi plus de dix heures. Il était neuf heures cinquante. J’étais parfaitement reposé et prêt pour la journée qui m’attendait. 



Elle serait décisive pour mon avenir et mon statut auprès de Sylvie et d’Anaïs !



Je me levais d’un bond pour me diriger vers la salle de bain et une douche qui allait me permettre de chasser les derniers reliquats de mon réveil lorsque je remarquais que mon téléphone émettait un signal lumineux, preuve de la réception d’un message.



Intrigué, je débloquais mon téléphone pour constater que je n’avais pas un mais quatre messages. 



Tous émanaient du trio infernal. 



Je les ouvris dans l’ordre d’arrivée. 



Le premier était d’Anaïs. Une photo d’elle totalement nue et offerte aux bouches voraces de Sylvie et de Manon. Elle tenait son téléphone à bout de bras, m’envoyant un baiser du bout des lèvres tandis que Maman léchait sa chatte pendant que Manon lui suçait le bout d’un sein. 



Wouaw ! C’était torride.



Le second message était une photo de Maman. 



Sylvie était à quatre pattes sur le lit. Elle prenait la photo du bas et entre ses seins pendants, je pouvais apercevoir Anaïs couchée sur le dos qui léchait la chatte de Maman, langue sortie pour pénétrer les lèvres de son sexe. Manon était couchée sous le buste maternel par le côté, sa langue titillant le téton tendu. 



Mon sexe se réveilla à cet instant et entama sa marche royale vers les cieux. 



La troisième photo émanait de Manon.



C’est Anaïs qui l’avait prise alors qu’elle était en train de lui ramoner le cul au moyen d’un gode-ceinture dont la taille me fit frissonner. C’était visiblement un achat parisien. Car je ne l’avais jamais vu auparavant dans la panoplie interminable de ma mère. Il était gris perlé, recouverts de veines saillantes et avec un gland monstrueusement gros. Limite déformant la queue en plastique par sa taille. C’était d’une obscénité sans nom. Ce gland, à moitié sortit du fondement de Manon, dilatait son anus. Pendant qu’elle se faisait visiblement ramoner dans les règles de l’art, elle était penchée sur la fourche des jambes de Maman qui se faisant lécher la chatte tandis que, sa tête penchée en arrière, elle caressait ses seins tendus vers Anaïs. 



Cette photo était la plus incroyable des trois. Ces démons prenaient un plaisir inouï et c’était bien ainsi. 



Le quatrième message était à nouveau d’Anaïs qui me relatait sobrement les quelques étapes de la fin de soirée. Entre les cunnilingus à trois bouches, les pénétrations vaginales ou les ciseaux endiablés chattes contre chattes, les embrassades et les caresses innombrables, j’étais convaincu de la perfection de leur soirée.



Puis, elle terminait en me remerciant au nom des trois femmes pour le magnifique repas qu’elles avaient fait en ma compagnie et de la merveilleuse surprise que je leur avais fait en venant les rejoindre. 



Je me précipitais sous ma douche pour faire retomber une pression que je sentais proche de déborder les rives de ma détermination à ne pas me faire jouir avant ce soir. 



Ce n’est que sous l’effet de l’eau fraîche que je réussis à comprendre les implications de ce que je venais de découvrir. 



Car, si Anaïs m’avait obéi, Sylvie et Manon l’avaient fait sans que je ne leur demande. Car chacun des messages étaient destinés au « Maître ». 



Même Manon l’avait signé de cette façon ! 



Je préférais alors ne pas songer aux implications d’un tel événement, me concentrant sur la chute de mon taux d’hormones dans mon cerveau et à retrouver un calme olympien afin de garder la maîtrise de la situation. C’était l’étape capitale dans mon plan. 



Et je soupçonnais totalement Maman d’avoir compris ce que je désirais obtenir. 



Ces messages pouvaient parfaitement n’être qu’un nouveau piège afin de me faire retomber dans leurs filets. Ce qui serait, à vrai dire, une catastrophe pour moi. Car à ce jeu, elles étaient redoutables. J’étais bien placé pour en parler. 



Et il n’était pas question que Sylvie reprenne le dessus sur moi ! 



Une image s’imposa à moi à ce moment. Et je suis persuadé, avec le recul et la réflexion que procurent le temps écoulé depuis ces événements, que cela fut le dernier déclencheur dont j’avais besoin pour mener mes projet à bien et devenir enfin celui dont rêvait ma mère depuis qu’elle avait pris ma décision de me faire découvrir le sexe. 


C’est image était simple et parfaite. C’est Papa qui s’imposa à mon esprit. 



Je le revoyais souriant, confiant, fort et déterminé. Tel qu’il était dans mes souvenirs. Il me souriait au regard des décisions que j’avais prises, comme s’il me donnait son accord de continuer et de persévérer dans le chemin que j’avais pris, de devenir réellement le Maître de Sylvie et d’Anaïs. 



Cette image fut si forte que je perdis presque le contrôle de mon corps et je dus me rattraper aux bords de la paroi vitrée pour ne pas chanceler. Des larmes coulèrent sur mes joues et se mélangèrent à l’eau dégoulinante de la douche. 



Il me manquait tellement. C’est à cet instant que j’ai compris que, malgré le peu de temps que j’avais passé à ses côtés, il était bien présent en moi. Il m’avait façonné cette carapace et ce caractère dès mon plus jeune âge, comme s’il avait pressenti qu’il n’aurait que peu de temps pour réaliser ce qu’il voulait pour son fils unique. 



Mon Papa !



L’image de l’homme parfait ! Celui que tous les petits garçons gardent en tête. 



Malgré mes larmes, je souris à son souvenir, comme s’il était juste devant moi. J’étais persuadé alors que j’avais fait les bons choix et ma détermination s’en trouva renforcée. Il venait de m’anoblir et de me donner son accord à poursuivre, comme il l’aurait fait. J’étais certain, à cet instant, que c’est ainsi qu’il aurait agi. 



Avez-vous déjà vécu cet instant qui détermine toute votre vie ? 



Pour moi, ce fut celui-là ! Sous la douche d’un hôtel de luxe parisien, songeant à un piège féminin tandis que je réfléchissais à la façon la plus adéquate et la plus courtoise de le contrer. 



Je savais dorénavant comment réagir à chaque situation. J’en étais certain !



Je descendis prendre un petit-déjeuner rapide dans le restaurant de l’hôtel. Croissants et café. Puis, je remontais sans avoir croisé l’une de mes trois compagnes de voyage afin de me préparer à la journée qui s’annonçait. 



Je m’habillais d’un pantalon en toile beige, d’une chemise en lin bleu ciel dont je remontais les manches sur mes avant-bras, comme d’habitude. Je pris mes lunettes de soleil, mon portefeuille ainsi que mon téléphone et je descendis attendre dans le hall de l’hôtel où j’avais donné rendez-vous à tout notre petit groupe. 



Les filles furent, à nouveau, d’une ponctualité remarquable.



Maman portait une petite robe de saison rouge qui dévoilait l’essentiel tout en lui préservant un voile de pudeur remarquable. Elle était divine.



Anaïs l’avait imitée en portant la robe que je lui avais offerte sur un coup de tête, quelques semaines auparavant. Elle était blanche avec un liseré noir rehaussant le décolleté et le bas de la jupe. Elle portait ses ballerines de la même couleur. 



Manon, au contraire, portait un pantalon blanc et un top jaune du plus bel effet. 



Maman et Manon, à leur habitude, étaient chaussées de haut talons. 



-       Bonjour Mesdames ! La nuit ne fut pas trop courte ? Demandé-je sournoisement.



-       Un peu ! Mais cela en valait la peine ! Répondit Maman en m’embrassant sur la joue. 



-       Je n’en doute pas ! Dis-je en fixant Anaïs.



Celle-ci s’avança lentement vers moi et, se dressant sur la pointe des pieds, posa sa bouche sur la mienne en murmurant



-       Bonjour, Maître ! Merci pour cette merveilleuse nuit ! J’ai obtenu ce que je désirais et je suis prête à vous suivre. 



-       Bonjour ma chérie ! Dis-je avec sérieux. Je suis heureux de l’entendre. J’espère que je répondrai à tes attentes.



-       Je n’en doute absolument pas !



-       Salut, Philippe ! Dit Manon avec son insolence habituelle. 



-       Salut Manon ! Dis-je sans lui prêter un regard. Bon, nous y allons ? 



-       Où allons-nous ? Demanda un peu brusquement Maman.



-       Tout d’abord, je te prie de ne pas me parler ainsi ! N’oublie pas le titre auquel j’ai droit et que TU m’as donné. C’est la dernière fois que je le dis ! 



C’est peu dire que je venais de scotcher Maman et Manon ! Anaïs, elle, avait déjà compris que je ne me laisserai plus marcher sur les pieds. Il était temps que Sylvie le comprenne aussi !



-       Si mon fils me parlait ainsi, je ne serais pas heureuse ! Dit Manon en riant.



-       Heureusement pour toi, je ne suis pas ton fils, Manon ! Alors je te prie de garder tes considérations familiales pour toi et de ne plus m’interrompre. C’est aussi la dernière fois que je te le dis. Je n’ai aucun droit sur toi, j’en suis parfaitement conscient et je ne cherche pas à en avoir ! Mais je ne souhaite plus entendre tes commentaires lorsque je m’adresse à Anaïs ou à Sylvie qui ont, chacune, choisis ce statut ! Est-ce clair ? Ou dois-je développer mes arguments ?



Anaïs me regarda bouche-bée tandis que Maman m’observait avec un regard que je ne lui avais que rarement vu. Elle me jaugeait et je suis certain qu’elle venait de revoir son mari défunt en moi ! 



Comment je le sais ?



Parce qu’elle baissa un peu la tête que je vis un sourire sur son visage en même temps qu’une larme tomber sur sa joue. Elle était heureuse ! Simplement heureuse. Et je l’étais aussi. J’avais gagné. Je venais de faire la preuve de ce qu’elle attendait. Pas simplement que je "joue" à être son Maître. Elle souhaitait vraiment que je le sois, comme son défunt mari l’avait été. Je venais de vraiment comprendre que c’est ce qu’elle cherchait en m’affublant, un peu ridiculement au vu de mon inexpérience, de ce surnom lors des débuts de nos ébats. Elle voulait redevenir soumise à un homme et elle avait décidé, probablement à cause de la filiation naturelle avec mon père, que ce serait moi. Ainsi, je devenais son amant officiel et le décideur de ses mouvements et gestes à venir.



Ma mère et ma fiancée étaient à présent totalement sous mon emprise et cela ne changerait que si je commettais un faux-pas ! Ce qui n’arriverait plus jamais. Car je les aimais toutes les deux du plus profond de mon cœur et rien ni personne ne pourrait à présent me les enlever. 



Je tournais la tête vers Manon qui n’avait pas bronché sous mes assauts et qui me regardait avec un air qu’elle n’avait pas dû avoir souvent. Je venais tout simplement de la moucheter. Elle ne savait plus quoi dire. J’en profitais pour prendre l’avantage.



-       Bien ! Heureux que tu partages mon point de vue sur ce sujet que je considère dorénavant comme clos de façon définitive. Mais je ne vous ai pas réunie dans ce hall pour discuter de mon statut ou du vôtre. Car avant toute chose, je considère que, si vous m’avez accordé votre pardon pour mon attitude détestable du dernier weekend, je ne l’ai pas encore suffisamment mérité. C’est pourquoi, je compte vous faire deux derniers cadeaux à chacune avant que vous ne m’en fassiez un dernier. Puis nous pourrons renter chez nous, chacun persuadé de son rôle et de sa place.



-       Philippe ? Ce n’est…



-       Pardon ? Dis-je en coupant la parole à Maman.



-       Maître ! Dit-elle en s’excusant. Ce n’est pas la peine de faire cela ! Termina-t-elle en me faisant part de sa pensée. 



-       J’y tiens ! Plus jamais je ne ferai les erreurs que j’ai commises. Mais je veux un symbole de mon repenti qui puisse à la fois vous servir et vous plaire. J’y ai bien réfléchi et je pense avoir trouvé la solution. Si vous voulez me suivre, je vous emmène vers votre premier présent. 



Nous sortîmes de l’hôtel pour aller, à pied, à quelques rues. Nous allions Rue Du Colonel Driant. 



En marchant, nous parlions de tout et de rien. Anaïs pendue à mon bras, dont les yeux étaient remplis d’amour et d’un petit quelque chose supplémentaire que j’identifiais comme de la fierté. 



Ce n’est qu’en entrant dans le magasin que les filles comprirent ce que j’avais en tête. 



Nous étions entrés dans le quartier général de l’une des marques françaises de lingerie les plus prestigieuses. 



Comme un rendez-vous avait été pris, l’une des vendeuses de la marque Aubade nous attendait dans le hall. 



-       Bonjour ! C’est moi qui ai pris rendez-vous pour ces trois merveilleuses femmes que je souhaite vous voir mettre en valeur par les secrets que vous possédez dans ce saint des saints de la féminité.



En parlant, je pris la main de la jeune vendeuse entre mes mains et je la fixais dans les yeux. Ce geste se fit instinctivement mais eut un effet dévastateur sur ses joues. Elle rougit et c’était du plus bel effet sous ses cheveux blonds et enflamma son regard d’un bleu azur.



-       Euh…Bien sûr, Monsieur ! Si vous voulez me suivre. J’ai réservé un salon privé pour les essayages. Avez-vous déjà une idée de ce que vous désirez ? 



-     Non ! Elles sont libres de choisir. Mais disons, pour vous aiguiller, que je les destine à une soirée très particulière dont elles seront le centre d’attraction visuelle. Inutile de vous dire qu’un soutien-gorge en lycra et une culotte informe ne feront donc pas l’affaire. Mais je connais assez la réputation de votre maison pour savoir que je ne trouverai pas cela en ces murs.



-       En effet ! Reprit-elle en rougissant de plus belle sous l’effet que mes paroles avaient eu sur elle. 



Elle devait se poser mille questions sur cette fameuse soirée et j’étais certain que son imagination tournait à cent à l’heure. 



Je me délectais de la situation.



-       Maître ? Me demanda Maman en s’approchant de moi et en me murmurant à l’oreille.



-       Oui ? Dis-je en me retournant et en lui souriant.



-       Vous avez prévu quelque chose ce soir ?



-       Bien sûr ! Comment puis-je me faire pardonner de t’avoir humiliée de la sorte devant ta collaboratrice si je ne suis pas prévenant et que je ne prends pas les disposions nécessaires afin de garantir ton plaisir et ta satisfaction ?



Maman recula en me souriant, affichant un sourire heureux. 



J’étais aux anges.



-       Bien, Mesdames ! Pourriez-vous suivre… Quel est votre prénom, Madame ?



-       Mademoiselle ! Crut-elle bon d’insister. 



Puis, désignant son badge sur une poitrine que je devinais très intéressante, elle me dit



-       Aurore ! Je m’appelle Aurore.



Je fis un geste que je ne pensais possible.



Je me penchais sur sa poitrine, comme pour décrypter ce fameux badge et portait mon regard entre ses seins apparaissant entre les pans entrouverts de son chemisier tendu par sa poitrine. Puis, portant mon doigt à quelques centimètres du badge, je lis



-       Aurore ! Effectivement. Un bien joli prénom, Mademoiselle. Bien ! Voulez-vous suivre Aurore, notre hôtesse de ce jour, et vous faire plaisir ?



-       Avec joie ! Répondis une Manon toujours aussi merveilleusement insolente. 



Je souris en secouant lentement la tête de gauche à droite en levant les yeux au ciel, comme si ce n’était qu’une enfant qui vient de dire une énorme bêtise. 



Mon geste la fit sourire et elle passa devant moi en me tirant la langue, ce qui eut le don de me faire éclater de rire.



-       Surtout ne change jamais, Manon ! Tu es adorable lorsque tu te rebelles. J’adore !



Elle se retourna, mouchée ! Elle haussa les épaules et suivit la direction indiquée par Aurore.



Je pris la main de Maman et celle d’Anaïs et les embarquaient avec moi, en direction de ce petit salon privé.



Si Aurore s’interrogea sur ma présence lors des essayages, elle n’en dit pas un mot et considéra que c’était normal puisqu’aucune des femmes ne protesta. Elle devait sérieusement se poser des questions sur notre relation à tous les quatre. Et je suis certain que, si cela m’amusait, cela devait aussi lui procurer un frisson de plaisir entre les cuisses. J’en veux pour preuve qu’elle ne cessait de croiser et de décroiser les jambes, sans trouver de position idéale ou calme lorsque j’allais passer une main sur un sein ou sur un fessier.



Ce fut un défilé de lingerie, tous ces ensembles étaient plus merveilleux les uns que les autres. C’est Anaïs qui choisit finalement la première un ensemble composé d’une guêpière blanche en dentelles, un string minimaliste et les jarretelles qui allaient avec le tout. Aurore lui procura une paire de bas en soie blanche qui donnait à ses jambes sublimes un galbe merveilleux. 



-       Tu es merveilleuse, ma chérie ! 



-       Merci, mon amour ! Mais n’est-ce pas un peu cher ? Me demanda-t-elle tout bas.



-       Rien n’est trop beau pour toi ! Laisse-moi les basses besognes purement matérialiste et concentre-toi sur ton plaisir, tu veux me faire ce plaisir ?



-       Oui, Maître ! Dit-elle d’une voix un peu plus forte.



Cela fit tiquer Aurore qui comprit alors à qui elle avait affaire. J’en souris intérieurement.



Ce fut alors Manon qui déclara avoir trouvé la perle rare. 



Elle avait choisi un corset noir transparent qui affinait sa silhouette, sur un soutien-gorge à balconnet qui rehaussait sa merveilleuse poitrine. Un tanga en dentelles et des bas noirs en soie complétaient le tout. 



Je dois admettre qu’elle était rayonnante et que ce modèle semblait fait pour elle. D’autant plus qu’elle ne se priva pas pour me narguer et jouer de ces dentelles en passant ses mains sur sa poitrine comme pour en soupeser les contours sous ce soutien-gorge fabuleux, puis descendant le long de son ventre passa les doigts sous l’élastique de son tanga pour terminer sous les contours des bas. Le tout en me fixant du regard !



Je bandais !



Ce qui était parfaitement visible sous le pantalon fin que je portais. Ce détail n’échappa absolument pas à Aurore qui, lorsqu’elle s’en aperçu, rougit à nouveau. 



Comme mon attitude ne laissait pas la place à l’équivoque mais que je me comportais en parfait gentleman, elle n’avait aucun motif pour me demander de sortir. Et après tout, ces atours n’étaient-ils pas réalisés dans le but parfaitement clair de faire bander les hommes ? Je ne faisais donc que rendre hommage aux créateurs de cette maison. 



Sylvie fut plus longue à se décider. 



Finalement, elle choisit aussi une guêpière rouge et noire, en soie fine. Les baleines rehaussaient ses seins de façon parfaitement provoquante. Et sa taille était affinée par le jeu des couleurs. Elle attacha des bas aux jarretelles et compléta sa panoplie par un tanga rouge vif du plus bel effet. 



-       Tu es très élégante, Sylvie ! Cet ensemble est ravissant, Aurore. Il met parfaitement son corps en évidence. Ne trouvez-vous pas ? Demandé-je provocateur à souhait.



-       Elle est effectivement très belle. Vous avez un goût certain pour dénicher ce qui va aux femmes, Monsieur. C’est plutôt rare qu’un homme sache ce qui convient ! Dit-elle en rougissant légèrement, ce qui la rendit encore plus désirable. Elle était vraiment magnifique de candeur.



J’en rajoutais une couche en déclarant le plus naturellement du monde



-       C’est que les hommes que vous avez rencontrés se contentent de l’apparence sans se préoccuper du bien-être et de la féminité des modèles. Une femme est un tout. Négliger un aspect ne peut amener que des désillusions. 



J’avais asséné cela comme une vérité définitive. 



Aurore, d’ailleurs, ne répondit rien. 



-       Est-il possible qu’elles conservent ces atours sur elle ? Ce serait parfait pour notre prochain rendez-vous ! Demandé-je tout de go.



-       Puis-je savoir où vous vous rendez ? Demanda une Aurore décidément curieuse. 



Je la pris par le bras délicatement et je l’emmenais plus loin afin que mes compagnes ne m’entendent pas. Je lui fournis la réponse et elle gloussa de plaisir. 



-       Pas de problème, Monsieur ! Et, si je peux me permettre, elles ont beaucoup de chances. 



Elle me dit cela avec un petit regard dans lequel on pouvait lire l’envie et le désir d’être à leur place. 



Je souris intérieurement et je dis avec sérieux



-       Si votre compagnon n’agit pas de la même façon avec vous, soit il est aveugle, soit il est stupide ! Je ne permettrais jamais que vous soyez négligée si vous étiez à moi. 



-       Je n’ai pas de compagnon ! Dit-elle rapidement. Un peu trop rapidement d’ailleurs.



-       Alors trouvez celui qui vous rendra heureuse, comme une femme doit l’être ! Je vous remercie pour vos services très professionnels. Vous m’avez été d’une grande aide, Aurore. Je ne pourrai jamais vous remercier assez. J’espère que vous trouverez celui qui vous offrira ce que vous méritez.



Un peu déçue par ma réponse, elle se dirigea vers le comptoir et me donna la somme à régler. 



Elle glissa les sous-vêtements que mes modèles avaient échangés dans un sac aux couleurs de la marque qui nous accueillait et y mit le reçu ainsi qu’une carte de la maison. 



Je sortis au bras d’Anaïs et jetais un coup d’œil dans le sac, curieux. Sur la carte figurait un numéro de portable commençant par 06 ! Ainsi qu’un petit mot qui disait



« Aurore, libre comme l’air. Téléphonez-moi si l’envie vous en prend...Pour un moment ou plus ».



Je montrais cette carte à Anaïs qui sourit en disant



-       Tu es tellement magnétique, mon chéri ! Je ne sais ce qu’il t’est arrivé pour que cela se produise. Mais surtout ne change jamais. Tu es devenu irrésistible et j’adore être ta fiancée. Merci pour ce magnifique cadeau. Je me sens belle !



-       Tu es belle, ma chérie. Et ce n’est rien ! Tout le plaisir est pour moi aussi puisque je pourrai en user et en abuser à souhait. 


Je posais mes lèvres sur les siennes pour un chaste baiser.



-       Où allons-nous à présent ? Demanda-t-elle.



-       Surprise !



Nous repartîmes à pieds, vers la rue de Rivoli. J’entrainais ces dames qui caquetaient dans la rue, heureuse de cette fin de matinée. Maman me remercia mille fois et Manon fit de même. 



-       Tu es pardonné, Philippe ! Dit-elle en riant. Tu sais parler aux femmes lorsque tu t’en donnes la peine et que tu n’es pas grossier. 



-       Merci, Manon ! Mais il manque encore un petit quelque chose pour que tout soit parfait. Du moins dans mon esprit ! Cela dit, le dernier cadeau n’est pas obligatoire. Je ne veux en rien vous forcer. Mais je pense qu’il vous plaira également.



Nous venions d’entrer dans la rue Jean-Jacques Rousseau, et en face du numéro 19, Maman et Manon s’exclamèrent en bavant devant la vitrine d’un célèbre fabricant de chaussures.



Même Anaïs succomba à l’instant, elle qui, pourtant, ne portait jamais ce type de chaussures dont les talons dépassaient souvent les huit centimètres pour monter à dix ou douze, voire plus. 



-       Manon ! Regarde ces escarpins ! Ils sont merveilleux.



-       Tu as raison, Sylvie ! J’en veux une paire pareille. Tu m’augmentes ? Dit-elle en riant.



-       Ces chaussures sont somptueuses ! Dit Anaïs. Mais je me casserai la figure en tentant simplement de les mettre ! Rit-elle. 



-       Ce n’est qu’une question d’habitude ! Répliqua Maman. Au début, je pensais que je n’y arriverais jamais. Mon défunt mari adorait les talons hauts. Alors, pour lui faire plaisir, j’ai essayé. En une journée, je défilais comme si je n’avais jamais porté que cela.



-       C’est aussi facile ? Demanda une Anaïs peut convaincue.



-       Je confirme ! Dit Manon. J’ai eu la même hésitation. Mais ce n’est qu’une question d’habitude. 



-       Humhum ! Dis-je.



-       Pardon, mon chéri ! Dit Maman se souvenant soudain de ma présence durant cet instant parfaitement féminin de lèche-vitrine. Mais ces chaussures sont trop belles pour ne pas les admirer ! Crut-elle bon d’ajouter. 



-       Je sais ! Je les aime beaucoup aussi. Et si nous allions les essayer ? Dis-je malicieux.



Elles me dévisagèrent comme si je tombais de la planète Mars !



C’est Maman qui reprit la première, tellement estomaquée qu’elle en oublia le titre



-       Philippe ? Nous sommes chez Louboutin !



-       Et nous y avons rendez-vous dans deux minutes ! Alors ? Et si vous me suiviez pour en profiter encore un peu ?



C’est peu dire que je venais de les tétaniser. Jamais, au grand jamais, elles n’avaient pensé entrer dans ce temple du luxe à la française.



Une autre jeune femme nous accueillit avec amabilité. 



Lorsque je présentais les potentielles acheteuses, elle ne put réprimer un grand sourire. Au prix de ces chaussures, une cliente, c’est bien. Mais trois d’un coup, je devenais le pacha de l’endroit en un instant. 



Ce furent, à nouveau, une ribambelle d’essayages. Chacune rivalisant avec les autres sur la hauteur d’un talon, sa finesse ou un port royal. J’étais au paradis, moi qui adore ces petites choses. 



Maman opta pour le modèle noir Iriza, et talons de douze centimètres. Manon craqua pour le modèle Hot Chick, noir également, et ses talons de douze centimètre également. 



Anaïs hésita beaucoup. Elle ne portait pas ce type d’escarpins. Dans son boulot ou à la fac, ce n’était pas pratique.



Je lui fis remarquer qu’elle allait entrer dans une autre dimension et qu’une partie de sa vie consisterait aussi à mon plaisir. Finalement, je lui dis que ses copines l’aideraient à se sentir à l’aise. Cela fit pencher la balance et elle se décida avec les conseils avisés de la vendeuse mais surtout de Maman, habituée à porter des escarpins.



Elle choisit le modèle Jenlove, en rouge et talons de dix centimètres. Les fines courroies autour de sa cheville m’ont rendu dingue dès que je l’ai vue les porter. 



Finalement, lorsque les choix furent définitifs, je réglais la somme demandée.



Cette petite escapade m’avait couté plus de deux mois de salaire. Mais je ne le regrettais absolument pas. 



Ces femmes en valaient la peine. 

Et j’étais l’homme le plus heureux du monde lorsqu’une fois sorties du magasin, elles se jetèrent à mon cou pour m’embrasser et me remercier mille fois. Chacune posant ses lèvres sur les miennes en me regardant dans les yeux. 



Et puis, avec le contrat qu’Alexandre venait d’empocher grâce à mes services, j’allais pouvoir négocier une belle augmentation salariale qu’il m’accorderait sans hésiter, de peur que je ne file à la concurrence. Il l’avait compris en me congédiant en face du client, qui comprenait mon importance dans son projet. L’avenir était donc, enfin, radieux.



Nous sommes rentrés à l’hôtel déposer nos achats. Les filles se changèrent rapidement et nous sommes allés déjeuner dans un petit restaurant du quartier.



Je leur fis par de mes intentions nocturnes. 



-       Vous porterez vos achats, ce soir. Tous vos achats ! Anaïs, il va falloir t’entraîner à marcher un peu. Maman, je te charge de l’aider. 



-       Où irons-nous, si je peux le savoir ? Demanda la curieuse Manon.



-       J’ai l’intention de combler mes lacunes. Je vous emmène dans un endroit appelé « La Marquise ». 



Maman suspendit son geste. Elle me considéra avec effarement mais me sourit. Elle connaissait ce lieu ! Probablement un reste de ses escapades avec mon père.



-       De quoi s’agit-il ?



-       D’un endroit où vous devriez vous sentir chez vous ! Dis-je  soudain sarcastique.



-       Et de quoi s’agit-il ? 



-       D’un club échangiste !



Anaïs me regarda avec effroi, Manon pouffa et Maman rigola. 



-       Tu m’as proposé de me faire découvrir ces lieux. Je prends les devants, Anaïs ! Nous irons ce soir. J’ai déjà téléphoné au gérant et il vous attend avec délectation. Qu’un mec arrive avec une femme, c’est visiblement normal dans ce genre d’endroit. Mais qu’il débarque avec trois femmes en même temps, c’est plutôt rare visiblement. Il en a été enchanté. 



-       Tu ne perds pas le Nord ! Me dit Maman.



-       C’est une soirée spéciale, m’a-t-il dit ! Continué-je sans tenir compte de sa remarque.



-       Et quel est le thème ?



-       Vous verrez ! Mais pour des habituées, comme vous, cela ne devrait pas être trop problématique ! Dis-je évasif. 



-       Tu attends quelque chose de particulier ?



-       Juste ce que je viens de demander. Rien d’autre !



Les trois femmes se regardèrent avec un brin de curiosité mais aussi d’excitation. 



La soirée s’annonçait telle que je l’avais prévue et j’allais pouvoir assouvir mes fantasmes tout en soumettant définitivement Anaïs et Sylvie.



Quant à Manon...!



Je salivais à l’idée de ce que ce spécialiste des nuits parisiennes avait prévu. Et j’étais à peu près certain qu’aucune des femmes présentes à mes côtés ne s’attendait à ce que j’avais prévu pour elles, grâce à l’aide de cet homme. 


Ainsi, je me sentirai parfaitement mieux en regard des trahisons que j’avais vécu par la faute de ces trois harpies.


Mais les femmes, ce n’était pas garanti ! 

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