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Une mère pas comme les autres...

Chapitre 31

Comme un parfum d'épilogue...

Avec plusieurs femmes

La journée avait déjà été fertile en émotions. 

Tout d’abord pour moi, car j’avais été mis à rude épreuve par ces effeuillages merveilleux ou ces essayages torrides. J’en frémissais encore dans mon pantalon rien qu’à y penser.



Pour les femmes ensuite, puisque je leur avais fait à chacune deux cadeaux qui, selon mes critères très masculins, auraient dû faire mouche afin de réparer de façon matérielle, les écarts de conduites et de langages qui avaient été les miens durant notre weekend de débauche et de sexe. 



Ainsi, elles avaient pu choisir chacune une parure complète de lingerie dans la marque Aubade et une paire d’escarpins de la maison Louboutin. 



Certes, mon compte en banque venait de faire une chute vertigineuse mais j’avais l’impression de me sentir un peu mieux dans mes baskets par ce mea culpa prodigieusement matérialiste. 



Cela étant dit, tout n’était pas réglé pour autant  de mon point de vue ! 



Car mes torts, du moins ceux que j’avais ressenti en me comportant comme le dernier des idiots et comme un abruti imbibé à la bière, étaient diminués par les tromperies auxquelles j’avais dû faire face. Et si j’avais physiquement profité des largesses sexuelles prodiguées par ces orfèvres en la matière qui avaient réussi à me vider littéralement de toute résistance physique en me faisant jouir de multiples façons, mon esprit n’était pas, lui, convaincu par ces arguments bassement simplistes. 



J’avais toujours ces affronts multiples à ma virilité qui restaient ancrés en moi et dont je n’arriverai plus à me défaire sans les avoir lavés. 



Rien ni personne ne m’avait encore fourni l’excuse valable face à ce que j’avais enduré. Ni Sylvie, ni Anaïs n’avaient vraiment fait amande honorable par le verbe. Manon, quant à elle, n’entrait pas dans mon équation. Comme je vous l’ai dit plusieurs fois, elle ne représente rien pour moi si ce n’est un panorama de deux collines majestueuses agréables à contempler ainsi qu’un vallon agréable à explorer. 



Donc, tandis que les femmes profitaient du Spa et des aménagements thermaux de notre hôtel en vue de la soirée que je leur avais prévue, je peaufinais les derniers détails de notre dernière nuit à Paris. 



J’avais prévu de découvrir l’une des spécialités qui font la réputation de notre capitale. Ses établissements pour adulte d’un genre un peu particulier. 



Ses clubs échangistes !



Les trois femmes m’avaient avoué être des habituées de ces endroits un peu glauques dans mon esprit. Mais elles m’avaient expliqué, à grand renforts de détails, que tous ne consistaient pas en lupanars mal famés et que certains rivalisaient de classe, de luxe et d’aménagements des plus agréables pour les visiteurs le tout combiné avec un état d’esprit axé exclusivement sur le respect. 



Renseignements pris, j’avais jeté mon dévolu sur celui qui récoltait les meilleurs suffrages sur internet. N’y connaissant rien, je devais faire confiance aux autres. 



Le patron, que j’avais eu au bout du téléphone lorsque je préparais cette visite nocturne, m’avait expliqué en détails les particularités de son établissement, ses spécificités propres et s’était même répandu en cadeaux de bienvenue pour le novice que j’étais lorsque j’avais annoncé venir avec trois femmes très délurées et avides de sexe. 



Il m’avait expliqué que la soirée que j’avais choisie était prévue de longues dates et que le thème avait été établi depuis plusieurs semaines. Lorsqu’il m’en fit la description, j’éclatais de rire tant il correspondait à ce que j’avais en tête. Le Destin se rangeait-il de mon côté ? 



Ainsi, je réglais avec lui les derniers détails ainsi que les exigences que je désirais voir rencontrées envers ces dames. Il me conforta dans mes choix et m’assura du total soutien de la maison dans laquelle j’allais pénétrer pour la première fois de mon existence. Mon projet le titillait. Il en était même particulièrement amusé et impatient de découvrir mes victimes, dont la description physique l’avait beaucoup émoustillé, selon ses dires. Ce dont, connaissant les modèles, je ne doutais absolument pas.



Mais quelque chose me trottait en tête et je ne savais pas exactement ce qui clochait encore dans mon plan. Il manquait un élément capital sur lequel je n’arrivais pas à tomber, encore trop novice dans la vengeance envers les femmes. J’avais beau chercher, rien ne me venait à l’esprit. Et pourtant, c’était là, tout prêt. Il me manquait un indice pourtant évident, me semblait-il !



C’est lorsque mon regard tomba sur le sac de la marque Aubade que la solution me vint à l’esprit. 



Je pris la carte laissée par notre charmante vendeuse et, sans vraiment réfléchir, je lui téléphonais.



-       Bonjour ! Je suis bien sur le portable d’Aurore ?



-       Oui ? Bonjour ? À qui ai-je l’honneur ? Répondit-elle d’une voix curieuse.



-    Je m’appelle Philippe ! Rappelez-vous, nous nous sommes rencontrés en fin de matinée lorsque je suis venu faire un achat groupé pour trois charmantes dames. Vous avez glissé votre numéro dans le sac avec un mot m’indiquant que vous étiez, je cite, totalement libre !



-       …



-       Allo ?



-       Oui, oui ! Excusez-moi ! Je ne pensais pas que vous…



-     Aurore ! Vous me décevez, la coupé-je ! Ne me dites pas que vous faites ce genre de chose avec tous les hommes qui viennent acheter de la lingerie pour leur amie ? Je serais extrêmement déçu de n’être qu’un parmi les autres alors que je me pensais unique à vos yeux ! Dis-je avec un air mélangeant tristesse et colère alors que cette situation de dominant nouvelle pour moi m’amusait comme un petit fou, les mots sortant de ma bouche avec une facilité déconcertante. Comme si c’était naturel !  



-       Nooon ! Pas du tout ! Je ne sais pas ce qu’il m’a pris tout à l’heure. Ce n’est pas dans mes habitudes et…



-       Vous le regrettez ? Je vous dérange donc ! Veuillez m’excuser. Je vais vous laisser.



-       Noooooooon ! Dit-elle à nouveau, appuyant sur ses intonations.



Cette réaction me fit sourire. Je me souvenais des paroles d’Anaïs à la sortie de cette enseigne lorsque je lui avais montré ce petit mot. « Tu es magnétique ». 



Je poussais donc mon avantage.



-       Ah ? Cela signifie donc que je vous intéresse un peu ?



-       Oui ! Dit-elle faiblement. Mais je ne comprends pas le sens de votre appel car il me semble que vous êtes parfaitement entouré par trois femmes sublimes ? 



-      C’est très simple ! Dis-je sans relever sa dernière remarque. Je suis sensible au charme et à la beauté. Et vous combinez les deux. Je ne peux que m’intéresser à vous.



-       Mais vous avez vos amies !



-       Et alors ?



-       Mais…je ne comprends pas.



-       Aurore ! Arrêtons de tourner autour du pot, voulez-vous ? Vous avez parfaitement compris le rapport que je peux entretenir avec ces dames, n’est-ce pas ?



-       Je ne vois pas de quoi vous parlez !



-       Dois-je me répéter ?



-       … Vous avez un ascendant terrible sur elles, dit-elle après une hésitation.



-       Cela porte un nom, jeune fille !



-       Vous êtes leur Maître ! 



C’était une affirmation et non une question.



-       Effectivement ! Vous comprendrez donc ce que j’attends de vous. Cela vous intéresse-t-il de passer une soirée en ma compagnie ?



-       Pardon ?



-       Je n’aime pas me répéter, Aurore ! Vous avez parfaitement compris le sens de mes paroles. Je n’attends qu’une réponse de votre part.



-       Oui !



-       Pardon ?



-       Oui, cela m’intéresse de passer une soirée en votre compagnie.



-       Bien ! Maintenant que les choses sont claires entre nous, êtes-vous d’accord de rentrer dans ce jeu et de m’obéir en tout ?



-       Cela pourrait être une expérience intéressante ! Dit-elle soudain plus sûre d’elle. 



-      Alors dans ce cas, je vais vous donner une adresse. Je veux que vous vous y présentiez à vingt-deux heures précises en annonçant mon prénom au vigile. 



-       Bien !



-       Attendez la suite avant de vous enflammer ! Il s’agit d’une boîte dont les thèmes sont réservés à un public averti. Vous voyez ce que je veux dire ?



-       Oui ! Parfaitement.



-       Vous me semblez connaître !



-       Je n’ai jamais mis les pieds dans ces établissements. Mais l’idée m’a parfois traversée l’esprit. Et j’aime l’aventure et les défis. 



-       De mieux en mieux. Maintenant, le dress-code. Lingerie sexy et glamour ! Cela ne devrait pas poser de problème pour une femme dans votre position professionnelle, n’est-ce pas ? Le vestiaire vous sera indiqué et vous vous présenterez en tenue devant nous. Cela vous pose-t-il un problème ?



-       Absolument pas ! 



-       Intéressée ?



-       Oui ! Je serais ponctuelle. Puis-je recevoir l’adresse ?



-       Vous l’aurez par message dans quelques instants. Soyez éblouissante ! Je me réjouis de vous voir et de découvrir ce que je n’ai pu qu’imaginer tout à l’heure.



-       J’espère alors ne pas vous décevoir.



-       Je suis déjà convaincu du contraire, Aurore ! À ce soir pour faire plus ample connaissance. 



-       À ce soir !



Je raccrochais en souriant. Tout se déroulait comme prévu.



La rencontre fortuite de cette jeune femme m’avait ouvert les yeux sur le « comment » ! Il ne me restait qu’à mettre en branle, si j’ose m’exprimer ainsi, tout ce beau monde. Et si Aurore ne répondait finalement pas à mes attentes, j’aurais passé une agréable soirée. 



J’étais donc gagnant quoi qu’il se passe. 



Je pris un long bain, je me rasais de frais et passais mon plus beau costume Armani. Anaïs avait toujours craqué lorsque je le portais. Et Maman en raffolait aussi. L’avis de Manon ne m’intéressait plus. Je me rendis compte qu’en fait, cette fille avait de l’allure, du charisme, de la répartie et était superbement belle. Mais qu’elle ne correspondait pas à ce que j’attendais d’une femme. Elle ne serait de la partie que dans le but d’exercer un peu ma vengeance sur elle aussi, car elle avait été partie prenante dans tout ce qui m’avait été caché. Et je comptais bien en profiter, même si son attitude, dernièrement, me laissait inconsciemment craindre un attachement plus prononcé que ce que je voulais bien admettre.



Mais j’aviserai alors en temps utiles.



À l’heure convenue, j’attendais à nouveau les filles dans le grand hall de l’hôtel. 



Maman arriva la première. Elle avait suivi mes ordres et me montra en catimini qu’elle portait bien les dessous que je lui avais offert. Elle avait revêtu une robe de soirée parfaitement sobre, à ma grande curiosité, qui ne correspondait pas vraiment à l’endroit dans lequel nous nous rendions.



-       Je connais ces endroits, Philippe ! Et je connais particulièrement celui où tu nous emmènes. Je n’ai besoin de porter quelque chose d’extravagant puisque je vais le retirer en entrant. 



-       Tu n’as pas tort ! Dis-je à cette réponse à ma question concernant son style vestimentaire. Et j’oublie parfois un peu trop rapidement que tu es une experte en la matière. 



Je profitais de cet instant en tête-à-tête pour l’embrasser avec passion, à l’abri des regards indiscrets, derrière la colonnade du hall. 



Maman, surprise par mon attaque, répondit langoureusement à mon désir. Sa langue se fraya un chemin vers la mienne et elles entamèrent un lent mais délicieux ballets entre nos bouches.



Ce moment dura de longues secondes durant lesquelles, nos yeux ouverts, nous pouvions deviner le désir et l’amour infini que nous nous portions l’un à l’autre. 



Je bandais comme un cerf et je savais que la chatte de Maman coulait doucement.



En me reculant un peu, rompant ainsi notre étreinte, je déclarais avec honnêteté



— Merci pour tout, Maman ! C’est grâce à toi que tout à commencé et c’est grâce à toi que j’ai découvert qui je suis vraiment. C’est toi, la femme de ma vie.



— De rien, mon chéri ! Je n’ai fait que suivre les conseils et les désirs de ton père. Mais je dois admettre que tu es un élève particulier et bougrement doué. Je suis fier d’être ta mère.



Elle m’enlaça tendrement, comme une mère le ferait avec son fils. 



Puis elle rit en disant



— Et tu embrasses comme un dieu ! Je ne pourrai plus m’en passer. Tu provoques une inondation de ma chatte à chaque fois, vilain garnement ! 



Nous nous sourîmes, sans avoir besoin de parler. La connexion entre nous était évidente et je comprenais le sens de ses pensées, comme elle comprenait les miennes. Notre amour prit, à cet instant, une tournure définitive. Car je sus, de façon instinctive, qu’elle avait compris le sens et le but de cette soirée. Et qu’elle ne ferait rien pour m’empêcher de la mener à bien. Elle devenait, en ce moment, mon alliée la plus efficace, probablement que son côté un brin pervers se satisfaisait du rôle qu’elle allait devoir endosser.



Anaïs arriva sur ces entre-faits. Je remarquais immédiatement qu’elle était plus à l’aise sur ses escarpins qu’auparavant. Elle ondulait magnifiquement dans notre direction, d’une démarche chaloupée et terriblement sensuelle. J’en fis la remarque à Maman qui me répondit en riant qu’elles y avaient passé un long moment mais que la détermination d’Anaïs n’avait d’égal que mon fétichisme pour ces engins de torture. 

— Elle est tellement prête à tout pour toi, mon chéri ! Tu n’imagines pas ce qu’elle pourrait accepter ! Me dit-elle en le murmurant à mon oreille.

Ma fiancée avait opté pour une robe bleu ciel du plus bel effet, ne couvrant que le strict nécessaire. Elle était radieuse et heureuse. Lorsque je m’inquiétais de son obéissance, elle releva discrètement le bas de sa robe pour me montrer qu’elle avait bel et bien suivi mon ordre en portant sa nouvelle lingerie si merveilleusement ajustée à ses formes voluptueuses.



Nous parlâmes quelques minutes, après avoir félicitée Anaïs sur ses efforts de la journée, sur la connaissance de Maman de cet endroit et elle eut le temps de m’expliquer qu’elle s’y était rendue plusieurs fois avec mon père. Mais que depuis, il avait été racheté par un homme qu’elle n’avait jamais vu mais que sa réputation sulfureuse, mais honnête, lui était parvenue aux oreilles. 



Manon descendit la dernière. 



Elle était superbement sexy.



Elle arborait un chignon élégant, dégageant ses épaules. 



Elle portait une robe turquoise longue et fendue sur ses longues jambes qui apparaissaient à chacun de ses pas sur le pavé. Ses talons claquaient, faisant se retourner toutes les têtes vers elle. 



Lorsque je m’inquiétais de son obéissance, elle me répondit par un rire moqueur et narquois. 



Mais face à mon intransigeance, elle finit par s’exécuter de mauvaise grâce. J’avais dû la menacer de ne pas l’emmener si elle ne s’exécutait pas. Décidemment, elle et moi, c’était l’eau et le feu. Elle ne serait jamais soumise comme l’était à présent Anaïs et Maman. Je faisais bien de ne pas m’attacher à elle. Elle ne serait qu’un poids mort à l’avenir.



Mais peut-être la Fortune allait-elle encore se jouer de moi vis-à-vis de cette jeune femme un peu trop sûre d’elle ! Comme je vous le disais, un petit quelque chose avait changé dans son regard et je ne savais si je devais m’en réjouir ou m’en inquiéter.



Le taxi que j’avais commandé nous attendait dehors et nous emmena rapidement vers notre destination. 



Durant le trajet, Anaïs avait pris ma main et l’avait posée sur sa jambe. Jouant avec elle, la remontant le long de sa cuisse jusqu’à la lisière de ses bas. Elle posa une main sur l’un de ses seins et, me chuchotant à l’oreille me dit



-       Je suis en feu, mon chéri ! Je compte bien que tu m’honoreras plusieurs fois cette nuit. Je veux jouir sous les assauts brutaux de ta queue. Tu penses que ce sera réalisable ?



-       Bien sûr ! Dis-je à la fois heureux de l’entendre et certain que cela n’arriverait pas ce soir. 



Lorsque nous arrivâmes à destination, je payais le taxi et nous entrâmes dans une petite ruelle éclairée faiblement par quelques lampes blafardes. 



Je m’arrêtais en face du numéro douze pour me retrouver en face d’une porte cochère sinistre. Elle ressemblait plus à une porte d’église qu’à celle d’une boîte de nuit. Elle était en chêne massif, sculptée de motifs floraux. Un judas rectangulaire protégé par une grille en fer forgé était placé en son centre. 



Je frappais à l’aide d’un heurtoir en bronze. 



Une petite caméra que je n’avais pas remarquée, s’alluma en haut sous le dormant, à l’abri des regards indiscrets. Et la porte s’ouvrit comme par magie.



Nous entrâmes dans un premier sas. 



Un rideau, cachant le reste de la pièce s’ouvrit pour laisser entrer l’homme le plus grand que j’ai vu. Il devait mesurer plus de deux mètres et ses épaules ne laissaient aucun doute sur sa pratique assidue du body-building. Sa coupe blonde au carré et son menton proéminent renforçait cet aspect viril. 



Je sentais Maman se trémousser derrière mon dos en apercevant cet athlète. 



J’étais certain que sa lingerie s’inondait à mesure que les secondes passaient et qu’elle s’imaginait déjà chevauchée par ce géant en espérant que sa queue soit à l’image de son propriétaire. Quelle cochonne, pensé-je en riant intérieurement.



-       Monsieur Philippe ? Me demanda-t-il fermement mais poliment d’une voix grave et me ramenant à l’instant présent. 



-       Moi-même ! Répondis-je sans me laisser intimider.



-     Soyez le bienvenu, ainsi que ces dames ! Dit-il se radoucissant. Monsieur Antoine, le patron de l’établissement, m’a prévenu de votre arrivée et m’a demandé de veiller personnellement sur vos personnes, ce soir ! Je serai à votre disposition durant votre séjour en ces murs. 



-       Je vous en remercie. 



-       Monsieur Antoine vous prie d’entrer. 



Il murmura alors quelques mots dans le micro qu’il dissimulait au creux de sa main gigantesque puis nous ouvrit le rideau dans un geste un peu théâtral. 



Je fis pénétrer ces dames en premier et en profitait pour me retourner vers le cerbère en murmurant



— Une jeune femme du nom d’Aurore va se présenter à vous durant la soirée. Vous serez assez aimable pour la laisser entrer et la mener à moi ?

— Que Monsieur soit rassuré ! Je m’occuperai personnellement de l’escorter ! Me dit-il en me souriant, visiblement satisfait de la tournure que prenait déjà cette soirée. Un homme qui amène quatre femmes dans une boîte libertine ne passe pas inaperçu. Et à ses yeux, je passais de phénomène à VIP incontournable pour l’établissement qu’il surveillait comme le lait sur le feu.



Nous entrâmes alors, après avoir rejoint les femmes, dans un couloir éclairé de lumières rouges, probablement dans le but de nous mettre dans l’ambiance. 



En avançant, je distinguais, sur les murs, des photos ne laissant aucun doute sur les mœurs de l’endroit que nous fréquentions. Des hommes et des femmes dans des poses plus que suggestives, habillés ou nus, en lingerie ou en mode BDSM. Toutes les pratiques sexuelles me semblaient représentées dans ce florilège dédié au sexe sous toutes ses formes. 



Au bout du couloir, une paroi fumée glissa sur le côté et nous découvrîmes un homme plus petit que moi et bedonnant.



-       Philippe ? Enchanté de vous rencontrer enfin. Je suis Antoine, le directeur de cet établissement. 



-       Bonsoir, Antoine ! Je suis également ravi de votre accueil et de vous rencontrer. 



-       Je vais me permettre de vous faire une rapide présentation de l’endroit. Mesdames ? Je suis honoré de faire votre rencontre. 



-       Nous de même, répondit Maman avec un sourire de contentement sur le visage. 



En voyant cela, je devinais qu’elle était en mode « lave ». Elle était chaude comme un volcan et prête à se faire saillir durant toute la soirée. 



Antoine nous montra les vestiaires, le bar, la piste de dance ainsi que le coin jacuzzi et hammam. Puis, il me montra l’escalier en colimaçon majestueux trônant au centre de la piste de dance.



-       C’est par-là que l’on accède aux chambres particulières, à thèmes et aux espaces dédiés au sexe. Je demande à tous les visiteurs de n’avoir des relations sexuelles qu’à l’étage afin de préserver le rez-de-chaussée à d’autres distractions.



-       C’est noté ! Dis-je. Mesdames ? Si vous alliez vous préparer au vestiaire ? 



-       Quel est le dress-code de l’établissement ? Demanda Manon.



-       Lingerie pour les femmes. Costumes pour les hommes ! Répondit Antoine. Je tiens à ce que cet endroit reste select et puisse garantir un certain standing pour ses visiteurs. 



-       Pourquoi les hommes peuvent-ils rester habillés ? Demanda une Anaïs curieuse.



-       Simplement parce que, de mon point de vue, un homme est plus agréable à regarder lorsqu’il est correctement vêtu et que les femmes sont toujours belles en lingerie. 



-       C’est un peu réducteur !



-       Si vous voulez ! Mais un homme bedonnant comme moi en torse nu n’est pas spécialement du plus bel effet ! Dit-il en posant ses mains sur son ventre proéminent. Nous ne sommes pas tous égaux face à la génétique. Et si parfois certains éphèbes sont de la partie, les hommes de mon âge ne restent pas toujours athlétiques. Tandis qu’une femme n’en est que plus belle lorsqu’elle bénéficie des avantages de la maturité. 



-       C’est élégamment dit ! Répondit Sylvie en riant. Bien, allons-y les filles. 



En les admirant s’éloigner, je me tournais vers Antoine en demandant



-       Tout est-il prêt ? 



-       Oui ! Hans veillera à ce que les règles soient respectées par tout un chacun.



-       Hans ?



-       Mon chef vigile ! Il a dû vous accueillir ?



-       Ah ! Effectivement, cela ne devrait pas poser de problème ! Dis-je en me rappelant de l’aspect de celui qui venait de nous faire entrer dans ce lieu. 



-       La chambre qui vous a été attribuée est la dernière, en haut de l’escalier. C’est la plus grande et elle possède tout l’équipement nécessaire à votre soirée. 



-       Vous êtes décidément un hôte parfait ! Dis-je impressionné.



-       C’est mon métier, Philippe ! Mais, j’ai une faveur à vous demander.



-       Je vous écoute ? Lui dis-je curieux mais déjà convaincu de sa requête.



-       Vos compagnes sont des merveilles. Les habitués que j’ai fait venir ne seront pas déçus. Mais m’autorisez-vous à être présent, sans participer car je ne le fais jamais, et à prendre quelques clichés destinés à faire la publicité de mon établissement ?



Je réfléchis quelques instants puis je répondis



-       Je suis d’accord d’accéder à vos requêtes. Mais je vous demande de respecter l’anonymat de mes compagnes. Auriez-vous des loups qu’elles pourraient porter durant la soirée ?



-       J’ai tout ce qu’il vous faut ! Répondit-il, ravi de ma réponse. Vous n’aurez qu’à choisir. Je les fais préparer ainsi qu’une bouteille de champagne que je me permets de vous offrir pour votre première visite.



-       Vous êtes vraiment parfait ! Cela dit, j’ai une surprise pour vous. Une dernière jeune femme du nom d’Aurore doit encore nous rejoindre. Pourriez-vous faire en sorte qu’elle dispose des mêmes privilèges que ces dames ? Dis-je en m’éloignant pour rejoindre les femmes.



Il me retint un instant et déclara



— Je n’ai jamais rencontré un homme comme vous ! C’est impressionnant, au vu de votre âge. Je suis sincèrement épaté par votre entrain, votre élégance et surtout votre charisme. Soyez certain que cette jeune Aurore recevra les mêmes égards que vos compagnes. Devra-t-elle aussi être soumise au même traitement ?



— Non ! Elle sera ma friandise personnelle.



— Comme vous voudrez ! Hans est-il prévenu ?



— Je me suis permis de lui demander de me l’amener à son arrivée.



— Parfait ! Je vous souhaite une magnifique soirée dans mon établissement.



En entrant dans le vestiaire, je remarquais qu’elles étaient prêtes. Sylvie ne tenait déjà plus en place, Manon crânait ouvertement mais c’est Anaïs qui m’inquiéta. 



-       Ma chérie ? Tout va bien ? Lui demandé-je avec sincérité.



-       Je ne sais pas ! J’ai peur de cette soirée, mon amour. 



-       Pourquoi ?



-   Parce que tu as l’air tellement à l’aise, tellement maître de tes émotions alors que tu pénètres dans un tel lieu pour la première fois. Je suis impressionnée et un peu terrorisée par celui que tu deviens.



-       Ma chérie ! Jamais je ne ferai quelque chose pour te blesser. J’ai simplement pris conscience de certaines choses durant cette semaine. Mes succès au boulot y sont probablement pour beaucoup. J’ai réussi un truc incroyable alors que je n’y croyais pas. Et le dernier weekend y est certainement aussi pour quelque chose. Je me sens à l’aise dans ce rôle, je ne sais pas pourquoi. Probablement que je ressemble plus que je ne le pensais à mon père ? Je ne sais pas. Mais c’est ainsi que j’ai envie de vivre. Cela me plaît de contrôler les événements et …



-       Et… ? Demanda-t-elle timidement.



-       Et de contrôler les gens !



-       Tu aimes tellement me contrôler ?



-       Cela m’excite terriblement ! J’aime ce pouvoir. 



-       Alors uses-en ! Toujours ! Cela m’excite d’appartenir à un homme comme toi. Ma chatte est trempée rien que d’en parler. Je t’aime, Philippe !



-       Qui ?



-       Pardon ! Je t’aime, Maître !



-       C’est la dernière fois que tu commets cette erreur ! D’accord ? Dis-je en m’adoucissant à cette dernière phrase.



-       D’accord Maître ! 



Nous sortîmes des vestiaires pour nous rendre dans un coin un peu reculé de la grande pièce, où Antoine nous avait préparé une table sur laquelle trônait un seau à champagne contenant une bouteille et 5 verres étaient disposés à ses côtés. 



Mes trois grâces firent un effet dingue en passant aux côtés des quelques personnes qui étaient arrivées sur ces entre-faits. Les têtes se tournèrent et quelques paires d’yeux se régalaient de la vue parfaite de ces courbes diaboliques. 



Antoine ne se priva pas de venir en personne faire le service tout en m’amenant une boîte noire laquée dans laquelle je trouvais l’accessoire qu’il me manquait. 



Je tendis un loup en dentelles à chacune de mes compagnes qui sourirent en le plaçant sur leur visage. Elles étaient torrides. Elles devinrent volcaniques. Leur féminité, leur allure et leur élégance personnelle en furent développées de façon exponentielle. J’escortais désormais les reines de la soirée. Pas une des femmes présentes ne pouvait rivaliser avec mes accompagnatrices. Elles devinrent les objets de la convoitise masculine et de la jalousie féminine. Même si bons nombres d’oeillades enflammées provenant de ces femmes ne manquèrent pas. La nuit s’annonçait parfaite. 



En levant ma coupe, je portais un toast



-       À notre dernière soirée à Paris ! Que la nuit soit sans fin et que le plaisir règne en maître !



-       Santé ! Dirent-elles à l’unisson.



Tandis que nous portions nos verres à nos lèvres, Maman me posa la question qui lui brûlait les lèvres depuis qu’elle s’était assise.



-       Maître ? 



-       Oui ?



-       Pourquoi y a-t-il un cinquième verre ?



-       Tu es bien curieuse, Sylvie !



-       Alors ?



-       Probablement une erreur de notre hôte ! Dis-je évasif alors que je connaissais parfaitement la raison de cette présence à cette table. Ne m’importune plus avec ces détails futiles ! Profitons de notre soirée. Vous êtes merveilleuses, toutes les trois ! Je suis décidément le mec le plus chanceux de la création.



-       C’est certain ! Répondit Manon en riant.



-       Tu es incorrigible ! Dis-je en riant avec elle.



-       Puis-je te poser une question, Philippe ?



-       Bien sûr !



-       Pourquoi n’exiges-tu pas de moi ce que tu exiges de Sylvie ou d’Anaïs ?



-       De quoi parles-tu ?



-       Pourquoi ne dois-je pas t’appeler « Maître » ?



Cette question me surprit. Je ne m’attendais pas à cette demande de sa part, même si elle avait usé de ce patronyme dans son message de la veille, elle qui avait toujours été un peu froide et surtout particulièrement impertinente avec moi. Je posais mon verre sur le bois de la table et je la regardais droit dans les yeux. Il était temps de mettre les choses au clair.



-       Manon ! Parce que je n’ai aucun droit sur toi. Parce que tu n’es pas ma fiancée, ni ma mère. Parce que tu es une femme qui n’est rien pour moi. Et enfin, parce que tu ne m’intéresse pas. 



C’est peu dire que je venais de jeter un froid dans cette assemblée. Visiblement, elle ne s’attendait pas à cette réplique qui la fit se reculer sous le choc de mes paroles. 



Anaïs et Sylvie laissèrent leur verre suspendu à leur bouche, les yeux grands ouverts. Estomaquées à leur tour par mes paroles. 



-       Ne te méprends pas, Manon ! J’ai beaucoup de respect pour toi. Et mon attitude totalement déplacée de la semaine passée restera à jamais une tâche dans mon esprit. Mais tu ne fais pas partie de mon cercle, je suppose que cela te convient d’ailleurs ainsi ?



-       Je ne te plais pas ? Demanda-t-elle avec une timidité que je ne lui connaissais pas.



-       Ce n’est pas la question, Manon ! J’ai Anaïs. Je l’aime profondément. J’ai aussi Sylvie. Ma mère est une femme exceptionnelle et je l’aime tendrement également. Comment veux-tu trouver une place parmi elles avec ton arrogance, ton impertinence permanente, ton refus de l’autorité et ton esprit libre ?



-       Et si je ne voulais plus de tout cela ?



-       Je ne comprends pas, Manon ! 



-       J’ai appris à te connaître, Philippe ! Certes, tu as des défauts mais, je te l’ai déjà dit, tu es rempli de qualités incroyables. Ta tolérance, ton intelligence, ta dignité, ta façon d’aimer ces femmes, ta classe naturelle, ce charisme qui se fait jour au fil du temps, et la liste est longue. Nous en avons beaucoup discuté, Anaïs, Sylvie et moi, durant cette semaine. Et elles sont d’accord avec moi pour dire que ce qu’il m’arrive est tout à fait normal.



-       Et que t’arrive-t-il ? Demandé-je avec stupeur.



-       Rien de bien grave, rassure-toi ! Dit-elle avec un sourire enjôleur. Je tombe simplement amoureuse, Philippe !



Le ciel me tomba sur la tête, à cet instant ! 



Si quelque chose que je n’avais pas prévu devait arriver, c’était bien cela ! J’étais tétanisé sur ma banquette. Incapable de réagir. J’eus l’impression, à cet instant, que rien n’existait autour de moi, si ce n’est cet espace clos dans lequel je semblais flotter. 



Ma bouche s’ouvra et se ferma plusieurs fois sans qu’un seul son n’en sorte. 



C’est Anaïs qui me tira de ma torpeur en passant sa main sur ma joue



-       Maître ? Philippe ? Demanda-t-elle avec une douceur désarmante pour la situation.



-       …



-       Maître ?



-       Oui ! Articulé-je avec difficulté.



-       Respire, mon chéri ! Tout va bien. 



Je mis un instant à récupérer mes esprits. Puis j’éclatais



-       Non, Anaïs ! Tout ne va pas bien. Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Tu tombes amoureuse ? Pas de moi, tout de même ? Comment pourrais-je t’intéresser alors que la semaine passée, je te traitais de prostituée ? Tu dérailles ou quoi ? Ne me dit pas qu’une paire de godasses et trois morceaux de tissus te font tomber amoureuse ? Manon ! S’il-te-plaît !



-       Pourquoi dois-tu toujours répondre en mordant ? 



C’est Maman qui venait de prendre la parole. Elle continua de plus belle



-       Une femme merveilleuse te fait une déclaration d’amour et toi, tu ne réagis qu’en étant agressif et détestable. Je peux savoir ce que Manon t’a fait pour mériter cela ? Tu la traites comme une moins que rien depuis que tu as fait sa connaissance. Par Dieu et tous ses Saints, dis-moi enfin ce que tu as à lui reprocher ?



Je me levais, furieux ! Mais mon cerveau s’était remis en marche et je restais droit, face aux trois femmes. 



-       Elle ne m’a rien fait ! Dis-je en m’adoucissant pour tenter de noyer le poisson, sachant que ce n’était pas vrai et que je mentais honteusement. Mais, dis-je en argumentant, Manon, comment veux-tu que je tombe amoureux de toi ? J’aime Anaïs. Je suis désolé si je réagis de façon stupide lorsque tu me fais le plus beau des compliments. Mais je suis désarmé face à cette requête. Je ne peux pas te donner ce que tu réclames.



-       Tu ne comprends jamais rien, n’est-ce pas ? Dit-elle en souriant. Je ne te demande pas de m’épouser. C’est Anaïs qui sera ton épouse, je le sais pertinemment. Je te demande simplement de ne pas me rayer de ta vie après cette soirée. Je veux continuer à te fréquenter, à partager ta vie et celle d’Anaïs. Je sais que c’est la femme de ta vie. Mais elle est d’accord avec moi pour dire que je lui manquerai aussi. Nous sommes liées, elle et moi, ainsi que toi et moi. J’ai compris le besoin que j’ai de faire partie de votre cercle restreint. J’ai appris à te connaître alors que Sylvie et Anaïs me parlaient sans cesse de toi. Par bravade, par orgueil, par bêtise peut-être, j’ai voulu tenter de diable et me confronter à leurs belles paroles afin de me prouver sottement qu’un homme comme toi ne peut exister. J’ai été si souvent trompée sur la marchandise. Et je me suis prise une claque phénoménale en découvrant que tu es avant tout un homme charmant, précautionneux, attentif et à l’écoute des autres avant de ne penser qu’avec ta queue. Et j’ai craqué. Alors tout ce que je veux, même si tout cela s’est rapidement transformé en amour, c’est rester auprès de vous, dans vos pensées et vos cœurs.



J’étais anéanti. 



Manon venait de faire voler en éclats la totalité de mes repères. 



Jamais, au grand jamais, je ne m’étais vu comme le pacha d’un harem. Et il n’était pas question que cela change. Étais-je seulement capable de faire la distinction entre ces sentiments confus ? Pourrais-je, à l’avenir, maîtriser cette tornade d’émotions contradictoires ?



Toutes ces questions hantaient mon esprit et je pensais que ma soirée allait s’achever à cet instant lorsque ma bouée de sauvetage se présenta. 



-       Bonsoir ! 



Une voix un peu timide mais sous laquelle une forme de certitude et de force morale résonna à nos oreilles. 



Aurore était arrivée, accompagnée par Hans, visiblement heureux de profiter à nouveau des charmes de ma petite troupe. Son sourire ne pouvait masquer son contentement et ses yeux chassaient de droite à gauche, lorgnant les atouts de mes compagnes, se rassasiant des décolletés et des courbes voluptueuses s’offrant à son regard carnassier.



Je me précipitais pour l’accueillir et la présenter officiellement à mes convives tout en congédiant poliment notre cerbère attitré pour la soirée en le remerciant pour ses services attentionnés. 



-       Mesdames, inutile de vous présenter ma dernière invitée ? Aurore, laisse-moi faire les présentations. Manon, une amie ! Anaïs, ma fiancée et enfin, Sylvie…



J’hésitais avant de prononcer ces mots puis, je me lançais



-       Ma mère !



Aurore tourna la tête dans ma direction mais si elle fût étonnée, elle n’en dit pas un mot. 



Je laissais la dernière arrivée répondre aux sollicitations et aux interrogations tandis que je me penchais vers Manon.



-       Je ne sais pas quoi répondre, Manon ! Cette déclaration est merveilleuse mais je ne m’y attendais pas. Je te prie de me pardonner si ma réaction n’a pas été celle que tu attends. Je te promets de reprendre cette conversation avec toi, en tête-à-tête, et de trouver une réponse adéquate à cette demande. Mais je pense également que l’endroit n’est pas le plus approprié pour ce genre de… discussion.



-       Ne t’inquiète pas, Philippe ! Ce n’était pas mon intention de gâcher cette soirée. Mais c’est sorti tout seul. J’avais besoin, je pense, que tu connaisses mes sentiments avant de débuter nos orgies. Je ne t’en veux pas. Et j’attendrai ton signal pour avoir cette discussion. Merci d’être toujours aussi élégant envers les femmes.  



Elle posa rapidement ses lèvres sur les miennes tandis que je me retournais vers les autres femmes.



-       Philippe ? C’est une coïncidence ou est-ce toi qui l’a invitée ? Me demanda Anaïs, visiblement un peu jalouse. 



-       Je me pose la même question ! Me dit Maman de façon bien plus directe. 



Tout se passait donc à merveille car je détectais une pointe, un soupçon de jalousie dans ces paroles. 



Il faut dire qu’Aurore était radieuse.



Elle était vêtue d’une guêpière noire et rouge, brodée de dentelles sur les flancs. Les balconnets du soutien-gorge rehaussant une poitrine que je n’avais pas devinée si ronde et agréable au regard. Ses seins étaient gonflés par la pression exercée et étaient un appel à y glisser un sexe ou une langue. Elle était également vêtue, si j’ose m’exprimer ainsi, d’un string noir dont la dentelle sur le devant ne masquait strictement rien de son anatomie. Et ses jambes étaient galbées de bas retenus par les jarretelles de sa lingerie. Enfin, elle était chaussé d’escarpins fabuleux, de pas moins de quatorze centimètres sur lesquelles elle semblait aussi à l’aise qu’en baskets. 



Je bandais ! 



J’étais entouré de quatre femmes qui attiraient les regards complices mais discrets de l’assemblée entière. Car je remarquais, en levant la tête, que la grande salle s’était remplie de plusieurs couples, légitimes ou non, ainsi que de quelques hommes et femmes seules mais qui semblaient se connaître, en habitués des lieux. Je ressenti tout de même un sacré coup de fouet et mon orgueil monta de plusieurs crans lorsque je compris que pour tout un chacun, ces quatre déesses étaient miennes. Déjà avec trois, j’étais le pacha. Mais l’arrivée inopinée de la quatrième rendit l’assemblée hystérique et je remarquais que toutes les conversations étaient tournées vers nous. Les regards qui se voulaient discrets dans ma direction étaient éloquents et la plus belle preuve de ma situation.



Tout était donc parfait pour passer à la suite de la soirée.



Et elle allait me donner parfaitement raison, mettant ainsi un point final à ma vengeance dont les contours se dessinaient de plus en plus pour atteindre un but ultime qui n’en serait pas moins qu’extraordinaire.



Car le thème de la soirée était parfaitement approprié pour me permettre d’atteindre ce nirvana.



J’en salivais déjà !


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