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Une nouvelle voisine

Chapitre 4

notre histoire..

Lesbienne

Karine (la narratrice) raconte son couple avec Sandrine...

Nous sommes allongées l’une contre l’autre et je suis encore toute retournée par le plaisir que Sandrine vient de me donner. Ses petits seins montent et descendent tout aussi vite que sa respiration qu’elle peine à retrouver. Nous avons le temps de jouer, le temps de jouir et restons là, dans mon lit, nos jambes emmêlées, blotties l’une contre l’autre à simplement savourer l’union des sens. Dans une espèce de repos du guerrier sans guerrier en quelque sorte.

Son sexe factice repose sur ma cuisse et, en le regardant, chacune pense un peu à la même chose, ce qui déclenche un rire en cascade. Nous sommes dans notre bulle, dans la chambre légèrement obscurcie par les ombres de fin d’après-midi. Du moins, je crois, vu que je ne sais même plus quelle heure il est ; tant nous avons toutes deux perdu la notion du temps.

Et c’est tellement bon, sans téléphone, sans devoirs, juste nous qui avions tant cherché l’autre.

Je voulais recommencer tout de suite, mais nos ventres qui gargouillent quasiment en même temps comme les bâillements qui se suivent nous rappellent qu’il convient de prendre quelques forces. Nos ablutions faites, nous nous retrouvons dans la cuisine à rapidement préparer un petit pique-nique improvisé. Son sourire m’étonne un peu quand elle découvre en ouvrant le réfrigérateur que le fromage est mon péché mignon, mais se comprend rapidement quand elle m’avoue avoir les mêmes envies. Un bon pain croustillant, du beaufort, un bon chabichou suivi d’un chaource nous requinquent rapidement. Ce qui requinque aussi, c’est le fait que nous sommes restées nues toutes les deux.


Virevolter en tenue d’Eve nous fait nous sentir libres et libère aussi la parole.


— Tu sais, je crois que cela me plairait d’être nue tout le temps ou alors au moins en vacances.

— Ah oui, à savourer le soleil sur la peau, le vent et les embruns blottis dans une petite crique.

— J’avais une cousine qui partait chaque année dans un camping naturiste, c’était tranquille et sympa selon elle, rien à voir avec le nudisme ou certaines parties du cap d’Agde comme elle me l’expliquait.

— Sans mateur et obsédées.

— Oui, ce serait plutôt nous les mateuses !

— Vilaine !

— Coquine !


En fermant les yeux, je m’imagine le soleil, le sable, j’ai les senteurs des pins dans le nez quand je sens une pointe d’humidité dans le cou et des mains qui viennent délicatement se poser sur mon ventre nu.

Hmmm, la pointe dardée de sa langue qui parcourt mon cou, juste, oui juste là à la racine des cheveux et sa voix rauque qui murmure si je sens bien les embruns et si j’entends bien le fracas de l’océan au loin,

tout cela m’émoustille et si j’en crois la façon qu’a Sandrine de se coller à moi, je ne suis pas la seule à ressentir cela...


— Je ne t’ai pas entendu me dire quelque chose avant ?

— Hmmm, voyons, ah oui, chose promise, chose due, fais-je en me tournant pour l’embrasser éperdument comme une succube morte de faim.


C’est moitié marchant, moitié titubantes que nous atteignons à nouveau le lit où cela devient jeux de mains, jeux de vilaines...

Instruite par l’expérience, il ne me faut quelques secondes pour me harnacher à mon tour. Comme je suis déjà bien (très) excitée, le petit gode se loge sans aucune difficulté en moi, sa forme en pétale appuie bien sur mon bouton à plaisir et je comprends désormais le plaisir éprouvé par Sandrine... En plus évidemment de me prendre et de me faire jouir.

Concentrée sur la mise en place, je n’ai même pas remarqué que ma chérie s’était déjà mise devant moi dans la même position que moi les heures précédentes.

C’est comme une explosion dans mes rétines quand je la regarde ou plutôt je l’avoue sans honte que je la mate, subjuguée.

Son corps mince et souple fait que ses fesses sont plus surélevées que les miennes, du moins telle est mon impression. Son dos est creusé, ses cuisses écartées et je vois tout son entrecuisse.


La fente rosée nacrée de son sexe qui me semble déjà bien brillante, l’étoile ourlée de son anus. Ses fesses qui sont fines, musclées et appellent aux caresses (oui, j’avoue à un tripotage éhonté)


— Je comprends mieux pourquoi tu étais excitée de t’offrir ainsi, ma petite Karine. Ca m’excite de me montrer, de m’offrir à toi.

— Tu es si belle, si excitante, moi, je comprends mieux pourquoi tu mouillais à me mater.

— Oh, je me lasse pas de te mater ma puce. Et... ooooh


le temps du matage est passé et ma langue qui déguste son coquillage est une réponse qui se suffit à elle-même. J’adore son goût qui me donne l’impression de m’enivrer. Dieu que c’est bon, surtout que cette petite coquine a passé sa main sous elle et se caresse devant moi avant de me tendre ses doigts que je lèche avec avidité. Je bloque ses fesses avec mes mains tant mon action génère des soubresauts de sa part. Elle adore cela et ses petits gémissements sont un adagio à mes oreilles.

Quand je la sens à point (et que moi aussi je n’en peux plus !), je me redresse et viens doucement enfoncer le bout du gode ceinture en elle ? Je n’ai aucun mal à la pénétrer tant elle est humide. Je la fais gémir comme je l’investis doucement, lentement avant de m’immobiliser, enfoncée totalement dans son antre brûlant. Mon bassin est collé à ses fesses parfaites. Je la laisse commencer à prendre son souffle avant de donner quatre cinq petits coups rapides et de stopper à nouveau.


— Ooh putain, c’est bon, j’adore.


Je ne réponds pas, concentrée sur son corps qui tressaute d’une façon si plaisante. Je continue mon petit manège alternant pénétration profonde et petits coups de reins. Elle se masturbe furieusement et comme elle, quelque temps auparavant, je la tiens aux hanches et me colle contre elle.

Elle marmonne des insanités et s’abandonne de plus en plus bruyamment. Quand je sens qu’elle

s’est en quelque sorte habituée au rythme, j’en change ! Sans compter que moi aussi j’étais proche de l’orgasme, mais je veux faire durer, la faire grimper très haut...

Mais c’est de plus en plus difficile et je commence à perdre le contrôle. L’autre partie du gode frotte en moi et c’est si délicieux. Conjugué à son abandon, ses halètements, je commence à être désordonnée, à grimper dans le plaisir.

Je sens l’explosion proche et cède à ce qui me tentait depuis un petit moment en mouillant mon majeur, en le barbouillant de salive tant je suis excitée et vais pénétrer son intimité la plus secrète avec un petit gémissement de plaisir supplémentaire.


Je la pistonne profondément, j’entends un vague "oh ma cochonne" avant qu’enfin, au bout du plaisir, nous jouissions dans un grand cri quasi commun.

Un éon plus tard, je me retrouve allongée sur le dos, haletante, toujours harnachée de ce faux sexe pendant que Sandrine, vaincue, joue l’étoile de mer amorphe vautrée sur le ventre, soufflant sans doute tout aussi bruyamment que moi

Nos mains se sont trouvées et nos doigts entrelacés font passer entre nous ce courant puissant qui nous unit.

C’est ainsi que nous nous endormons, vautrées dans le plaisir.

Les jours suivants, les semaines suivantes, c’est la même succession de plaisirs et de tendresses, de découvertes et de sensations. Notre petit couple se renforce, évolue et nous nageons dans la félicité, échangeant ces petits secrets d’amoureux, d’amoureuses plutôt, nos envies de vacances, nos rêves de vacances, d’un grand chien à promener le long des plages...

Mais le monde nous rattrape. Un monde difficile, cruel qui malgré les beaux discours et les belles intentions, n’est pas tendre pour les couples différents. Je ne veux pas faire larmoyer dans les chaumières, mais tout le monde n’a pas l’esprit ouvert et malgré nos précautions ,(quel monde où on est obligé de prendre des précautions...) doucement, cela commence à se savoir. Des remarques, des phrases qui s’arrêtent quand j’arrive dans une pièce. Comme je l’ai indiqué, je travaille dans une maison d’édition parmi des gens dits ouverts d’esprits. Oh, c’est bien beau d’en parler au café, mais, confrontées à la réalité (quoi Karine est en couple avec une femme ? ) les mêmes personnes commencent à se comporter bien différemment.


Évidemment, cela me pèse, mais comme Sandrine en arrive à la fin de ses études, je ne veux pas lui en parler. Enfin, tout se termine et elle réussit brillamment son master. Quelques jours plus tard, elle me confie toute joyeuse qu’elle a décroché une bourse pour un doctorat. L’université est sur la façade atlantique et je me réjouis énormément de ce succès.

Dans un livre, on verrait la narratrice rester sur place se battre contre l’adversité et peut-être si c’est un livre américain revenir plus tard retrouver son amour ; dans un film français, ce serait soit le retour et la découverte que l’autre a refait sa vie ou alors une vie dépressive style " Désert des Tartares", mais nous sommes dans la vraie vie et chers lecteurs, il ne me, il ne nous faut que quelques minutes pour nous déterminer.

Aujourd’hui, nous vivons dans une longère bretonne, non loin de la plage où nous marchons tôt le matin et tard le soir avec nos terre-neuve. J’ai quitté sans regret mon boulot et me suis accomplie dans la peinture et ma petite galerie dans un village touristique.

Je voulais vous livrer notre histoire, une histoire qui finit bien et que l’on pense à toutes ces personnes différentes qui sont dans la solitude

Et, jalousement, nos bains de minuit nues resterons notre jardin secret... Pour l’instant...

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