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Une patronne trop sévère

Chapitre 1

Hétéro

Alicia Vergaux entra dans la salle de réunion sans même prendre la peine de saluer l’assemblée, un air pincé gravé sur son visage en permanence. 

Le bruit de ses talons résonnant dans le couloir avait tout de suite alerté les collaborateurs déjà présents et chacun s’empressa de prendre une attitude professionnelle, craignant le courroux de leur intransigeante patronne. En tant que dirigeante d’une PME qui prenait un nouvel essor, se spécialisant dans la réalisation de plats entièrement vegan, Alicia menait son entreprise avec une main de fer. Elle s’obligeait à garder une conduite irréprochable, allant même jusqu’à adopter le mode de vie vegan et à l’imposer à ses employés au sein de son entreprise. Par son comportement austère et cassant, elle s’était mise à dos une bonne partie de ses salariés, qui la surnommaient dans son dos, la Dragonne. 


Avant de commencer la réunion, elle regarda chaque personne présente autour de la table dans les yeux. Comme elle adorait ce moment où elle voyait leurs regards se voiler de crainte ! Alicia prit alors la parole, rompant le silence de sa voix tranchante. Elle fut interrompue quelques minutes seulement plus tard par Lucas Guerrand, le technicien informatique, qui entra dans la salle de réunion, en retard, essayant de se faire le plus discret possible. Peine perdue, Alicia ponctua son retard d’un regard acéré, signe évident qu’il allait au devant de gros problèmes.


S’il y avait bien une personne sur laquelle s’acharnait la sévère femme d’affaire, c’était Lucas. Ce dernier n’était arrivé dans l’entreprise que très récemment et ne devait son poste qu’à l’insistance du mari de cette dernière, Gérald. Alicia détestait par-dessus tout les parvenus. Faire jouer ses relations familiales pour obtenir un poste, comme l’avait fait Lucas auprès de son cousin, était une méthode peu méritante, qui ne lui insuflait que du mépris. Elle avait accepté la requête de son mari, de mauvaise grâce, mais se vengeait de cette imposition en rendant la vie impossible au pauvre Lucas. 


Ce dernier, âgé de tout juste trente ans, n’avait jamais pu supporté cette femme à l’allure hautaine, éternellement vêtue de tailleurs chics et d’un chignon strict, même lors des repas de famille. Alors aujourd’hui, l’avoir en tant que patronne était le comble de l’horreur. Lucas était à bout. 

Il sut tout de suite en entrant dans le bureau de la direction, que son sort allait vite être scellé. Assise à son bureau, une paire de petites lunettes posées sur son nez, elle ne leva même pas les yeux jusqu’à ce qu’il se gratte la gorge pour signifier sa présence. 


— Asseyez-vous, ordonna-t-elle d’un ton sec. Aimez-vous votre cousin ?

— Quoi ? Bien sûr, mais je ne vois pas ce…

— Cessez de vous trouver des excuses et répondez simplement à mes questions Monsieur Guerrand.

— …

— Bien. Diriez-vous qu’il a été d’une extrême gentillesse de sa part de vous trouver ce poste, malgré votre CV catastrophique ? 

— Vous y allez un peu fort là. 

— Répondez seulement à ma question. Dois-je le répéter à chaque fois ?

— Oui c’était très sympa de sa part. Et je lui en suis reconnaissant. 

— Alors expliquez-moi comment vous comptez montrer votre reconnaissance ? Vos retards répétés attestent d’un grave manque de motivation. 

— J’ai quelques soucis personnels en ce moment. 

— Comme chaque personne de ce monde. Vous n’êtes pas le centre du monde Monsieur Guerrand et vos soucis personnels n’ont rien à faire entre les murs de cette entreprise. Reprenez-vous immédiatement, sinon votre prochaine visite dans ce bureau sera la dernière. Avez-vous compris ?

— Oui...

— Oui Madame. L’impolitesse ferait-elle aussi partie de vos nombreux défauts ? 

— Oui Madame, articula-t-il avec peine, rongé par la colère. 

— Bien, vous pouvez disposer.  


En sortant du bureau après cette vive humiliation, Lucas ne put se défaire de sa fureur. Il fit le dos rond un moment, évitant les retards et sa maudite patronne. Dès qu’il entendait le bruit caractéristique de ses talons, il savait que le démon blond allait surgir au détour d’un couloir et la fuyait comme la peste, rêvant d’un jour pouvoir lui rendre la monnaie de sa pièce. 


La situation prit un virage inattendu un dimanche, lors de l’anniversaire de la Grand-mère, où toute la famille s’était réunie pour fêter l’événement. Lucas s’ennuyait ferme, il s’était toujours sentit à l’écart des autres membres de sa famille, tous plus riches et guindés les uns que les autres.

Alors qu’il s’était isolé vers la remise, au fond du grand jardin, pour s’allumer un joint, il entendit des soupirs provenant de la cabane. La curiosité le piqua. Qui donc osait s’envoyer en l’air en pleine fête de famille ? C’était sans doute quelqu’un de bien malin, rien de mieux que le sexe pour transformer un moment pénible. Il scruta par la petite fenêtre et ce qu’il vit le stupéfia. 


Alicia Vergaux, enfin débarrassée de son éternel tailleur, chevauchait fougueusement un jeune homme inconnu, à même le sol. Sa croupe montait et descendait avec grâce, faisant disparaître le morceau de chair entre ses cuisses glabres. Sa poitrine voluptueuse tressautait à chaque à-coup et l’homme les regardait avec l’envie de les dévorer. Hélas, pour lui c’était impossible car la fatale femme d’affaire le rivait au sol en s’appuyant sur ses épaules, plantant ses ongles vernis dans sa chair. Dominante jusque dans les draps, il aurait pu le deviner. Elle menait la danse, comme dans son entreprise et, malgré l’excitation évidente que cette scène lui procurait, Lucas sentit la rage bouillonner en lui. 



Elle, qui se vantait ouvertement de sa droiture devant tout le monde, osait tromper son mari, et à une célébration familiale en plus. Quel culot ! Elle n’allait pas s’en sortir comme ça… Il sortit son téléphone et filma la scène avec malice, un paquet d’idées derrière la tête. Ne restait plus qu’à trouver comment profiter au mieux de la situation. Une augmentation ? Non, il n’avait pas besoin de son argent. Un autre poste ? Le sien lui convenait très bien. Sa vengeance devait être parfaite et surtout, Alicia devrait récolter ce qu’elle mérite.  



Le lundi suivant, Lucas arriva volontairement avec un peu de retard. Comme prévu, il dût se rendre dans le bureau de la direction mais cette fois, il entra avec un grand sourire aux lèvres, ce qui intrigua Alicia.


— Guerrand, connaissez-vous le sens du mot ponctualité ? 

— Bien sûr et vous, connaissez-vous celui du mot fidélité ? 


Elle se raidit dans son siège et le foudroya du regard. 


— Je ne vois pas ce que cela a à voir avec notre entretien, répondit-elle d’une voix légèrement moins assurée.

— Au contraire, je pense que c’est exactement le sujet de cet entretien, dit-il sans se démonter.  

— Vous êtes devenu fou Guerrand ? Qu’est-ce que vous avez bu ?

— Je vous ai vue dimanche, dans la remise, et je dois dire que j’ai été assez déçu. Je vous croyais bien plus raisonnable que cela.

— Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler. Veuillez cessez immédiatement ce ton insolent …

— J’ai tout filmé, l’interrompit-il en posant une clé USB sur le bureau.  


Elle pâlit et s’empara de la clé pour la fourrer dans un tiroir. 


— Vous comptez me faire chanter ?

— Cela dépend de vous uniquement. Êtes-vous prête à assumer votre infidélité ? Gérald et vous êtes soi-disant un couple solide. Supportera-t-il cette incartade ? 

— Vous ne savez rien de mon couple, cracha-t-elle d’un ton méprisant. 

— A vous de voir si vous êtes assez courageuse pour assumer. Ou bien, choisissez de taire ce secret.

— Qu’est-ce que vous voulez ? capitula-t-elle de mauvaise grâce. Un plus gros salaire ? Un poste haut placé ? 

— Votre fric vous pouvez vous le garder.



Alicia réfléchit un instant, puis elle tenta le tout pour le tout. Il fallait qu’elle se sorte de cette galère, peu importait le prix. Elle se leva et vînt se positionner derrière Lucas. 


— Et si on réglait ça comme des adultes ? proposa-t-elle en posant une main sur son épaule puis en la laissant descendre légèrement sur son torse. 

— Vous voulez régler une histoire de tromperie par une autre ? fit-il, faussement indigné. 

— Vous refusez ? Vous devriez être flatté qu’une femme de ma catégorie vous fasse ce genre de proposition ! S’offusqua-t-elle en retirant prestement sa main. Décidément, vous êtes aussi stupide que votre pauvre mère ne l’a été quand elle a épousé ce traîne-savate qu’est votre père. 

— Maintenant vous allez fermer votre joli petite bouche de garce et m’écouter, dit-il en se relevant pour la regarder droit dans les yeux. Vous êtes une salope. Vous méritez qu’on vous traite comme telle. Vous m’avez proposé votre croupe en échange de mon silence,et bien je l’accepte, mais selon mes conditions. 

— Comment ça ? 

— Vous adorez dominer les autres, les soumettre à vos caprices, et bien vous allez voir ce qu’est d’être soumise. Vous serez à ma disposition prête à obéir au moindre de mes ordres sans jamais discuter. Je veux vous voir ramper à mes pieds, vous voir me supplier de vous laisser jouir… Est-ce que cette offre vous convient ? Ou vous préférez peut-être avouer votre faute de vous-même ? Vous avez jusqu’à ce soir pour prendre une décision. Rendez-vous au bar Le Tempo à vingt heures. Soyez ponctuelle. 


Lucas sortit de la pièce sans un mot de plus, fier du renversement de situation qu’il venait d’instaurer. Il avait lu la rage et le doute dans le regard azuré si froid de la belle blonde, et cela avait suffit à satisfaire son ego, que cette dernière avait depuis bien trop longtemps malmené.  

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