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Une rencontre

Chapitre 10

Une rencontre : Sébastien -Création

Divers

Plusieurs semaines viennent de passer depuis le décès d’Olivia. Y penser me fait toujours mal, mais le temps guérit les blessures. J’arrive à regarder des photos ou des vidéos de nos bêtises. J’ai recommencé à dessiner et je suis la formation de création d’un scénario.



J’ai quitté mon emploi. Je n’y arrivais plus et surtout ça me laisse suffisamment de temps pour travailler sur ma BD. J’ai pu échanger avec Kathryn, mon éditrice sur l’auteur qui souhaite travailler avec moi. Il s’agit d’un certain Dimitri Ford. J’ai fait quelques recherches sur lui et acheté l’un de ses bouquins. Son style est fluide et s’accorde plutôt bien avec le monde de la BD. J’accepte de le rencontrer dans quelques jours pour échanger avec lui.



En attendant, je travaille d’arrache-pied sur quelques planches pour lui montrer ce que ça donnerait et aussi je réfléchis à mon propre scénario. J’ai décidé, avec l’accord des parents d’Olivia, de raconter la vie de la femme que j’aimais. Ce sera comme une forme de thérapie, puis on dit souvent que les auteurs se servent de leurs expériences pour créer. Il me semble que ma vie avec Olivia correspond parfaitement à ça. J’en ai discuté avec le responsable de la formation et il trouve que c’est une bonne idée.



J’intitule ce roman graphique, La vie en noir. Contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre, j’y mets plein de couleurs pastel. Je veux que cela corresponde à la vision que j’ai d’Olivia depuis le jour où je l’ai connue. J’ai changé nos prénoms pour que personne ne comprenne, mis à part nos amis en commun qui percuteront.


Ce matin, je reçois un appel de Dana.


— Bonjour Sébastien.

— Bonjour Dana.

— Comment vas-tu ?

— Je vais mieux, j’arrive à dessiner maintenant. Et toi ?

— Ça va également. Serais-tu libre cet après-midi, s’il te plaît ? J’aurais besoin de l’avis d’un homme.

— Oui je suis dispo, j’avance bien sur mon travail. Tu veux qu’on se retrouve où ?

— McArthurglen à Roubaix, vers quinze heures, c’est bon pour toi ?

— Oui, c’est parfait. A tout à l’heure.



Je regarde mon horloge, il est onze heures. J’ai le temps d’aller courir. Après m’être laissé aller pendant quelques semaines, j’ai décidé de me reprendre en main. Je passe mes affaires de sport, chausse mes baskets et pars dans les rues de Lille. Je passe dans la rue Nationale, pas loin de l’agence bancaire de mon frère. En passant devant, je le salue. D’un signe de tête, il me demande si je vais bien, je lui réponds que oui. Je continue en direction de la citadelle.


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Mon parcours me permet de tenir près de quarante-cinq minutes et de faire six kilomètres. C’est essoufflé, transpirant et gorgé d’endorphine que je rentre chez moi. Je prends une douche et me remets au travail jusque quatorze heures. Il va me falloir en métro quelque quarante minutes pour rejoindre Dana à Roubaix.



Nous sommes au mois de février et pourtant quand j’arrive, je vois Dana habillée comme si le printemps arrivait demain. Elle porte une petite robe cintrée noire, des escarpins et un trench-coat. C’est vrai qu’il fait beau et plutôt chaud pour l’époque. Elle me sourit et je la trouve comme la première fois que je l’ai vue, époustouflante. D’ailleurs la plupart des membres de la faune masculine se retournent sur elle. Nous nous faisons la bise et c’est bras dessus, bras dessous que nous allons dans ce centre commercial, royaume de la mode.


Nous passons dans presque toutes les boutiques de vêtements. A chaque essai, elle défile pour moi, sous l’œil des autres clients. Dès qu’une tenue lui va, je la complimente et dans le cas contraire, je lui dis. Nous nous retrouvons très vite les bras chargés de sac avec des dizaines de vêtements et comme ça ne suffit pas encore, elle me traîne dans le magasin Aubade. Vous savez, cette marque de lingerie, aux affiches publicitaires en noir et blanc.



Nous rentrons dans la boutique et toutes les femmes présentes se tournent vers nous. J’ai l’étrange sensation de ne pas être le bienvenu malgré le sourire des vendeuses. Dana se dirige rapidement vers l’une d’elles en mode tête chercheuse.


— Bonjour, je voudrais renouveler entièrement ma lingerie, car je pense que j’ai changé de taille.

— Bien sûr, madame, si vous voulez bien me suivre. Votre mari vient avec nous ?

— Evidemment ! tu viens, Chéri, me dit Dana.



Je lui souris, comprenant qu’elle ne veut pas contredire la vendeuse afin de me laisser la possibilité d’accéder aux cabines d’essayage. Nous entrons dans une pièce où seules trois cabines sont présentes. Nous nous dirigeons vers celle du fond. J’y dépose les paquets puis vais m’asseoir sur le pouf dans le coin opposé à l’entrée. La vendeuse demande à Dana de se déshabiller. Je vois mon amie retirer délicatement sa robe, faisant apparaître un magnifique tanga vert foncé et le soutien-gorge associé. En regardant bien, il me semble en effet que celui-ci est un peu petit. Elle le dégrafe et la vendeuse sort un mètre ruban. Elle prend les mensurations de Dana et ressort aussitôt pour aller lui chercher les premiers modèles.


— Avant qu’elle ne revienne, dis-moi comment tu les trouves ? me demande Dana en montrant ses seins.

— Très beau...

— Seulement ?! Allons ! Tu étais plus entreprenant la dernière fois.

— Dana, ce n’est pas que je n’aime pas, mais depuis qu’Olivia n’est plus là, je n’ai plus...



Je n’ai le temps de finir ma phrase que la vendeuse est de retour. Elle donne à Dana trois soutiens-gorge de différentes formes et différentes couleurs. Elle demande à Dana de la prévenir quand elle aura fini les essayages et qu’elle est derrière la porte. Aussitôt que la vendeuse est repartie, Dana me fait signe de me lever et de venir derrière elle. Elle me chuchote à l’oreille.


— Prends-les en main et dis m’en plus sur comment tu les trouves.



Je m’exécute. Ses seins sont lourds, fermes et doux. Je sens et vois ses tétons bruns pointer. Ils sont comme deux morceaux de chocolats que l’on voudrait croquer. Je lui dis tout ça. Elle semble satisfaite. Elle passe une main dans son dos et vient tâter mon sexe au travers de mon pantalon. Je suis déjà bien à l’étroit dedans. Comme j’allais lui dire avant que la vendeuse n’arrive, je n’ai couché avec personne depuis le décès d’Olivia. Je ne peux tout simplement pas. Mais ce que pense ma tête et ce que veut mon corps sont en totale contradiction.


— Les modèles vous plaisent, madame ? intervient la vendeuse à travers la porte.


Je sursaute et lâche les seins de Dana. Celle-ci sourit et continue à me masser le paquet.


— Il y en a un qui me plaît plus que les autres, répond-elle malicieusement tout en continuant son manège.

— Je peux entrer pour voir, s’il vous plaît ?



Elle n’attend pas la réponse que la porte s’ouvre déjà. Je me précipite sur le pouf pendant que Dana enfile rapidement une des pièces.


— C’est celui-ci qui vous plaît ? demande la vendeuse.

— Oui en effet, répond Dana très sérieusement.

— Et vous monsieur, qu’en pensez-vous ? me demande la vendeuse.

— Je le trouve très beau, réponds-je à la vendeuse, mais je n’ai pas l’impression que tu sois à l’aise dedans, ma chérie, ajouté-je en direction de Dana.

— Oui tu as sans doute raison. Est-ce que cela vous dérangerait de me ramener une pièce de tous les modèles que vous avez, s’il vous plaît ? J’aimerais prendre le temps de les essayer un par un, si ça ne vous dérange pas.



La demande a l’air de surprendre la vendeuse, mais devant la perspective de faire une grosse vente, elle s’exécute aussitôt. Et puis Dana se servant de son charme, même moi, j’aurais eu du mal à lui refuser. Nous attendons quelques minutes avant qu’elle ne revienne avec une trentaine de pièces.


— Je vous remercie, lui dit Dana. Pourriez vous également m’apporter des porte-jarretelles et trois ou quatre bustiers ou guêpières, s’il vous plaît ?

— Bien sûr.


Nous attendons encore un peu et elle revient avec les articles demandés.


— Si vous avez besoin, je ne serai pas loin et sinon monsieur peut venir me chercher.



La vendeuse referme la porte et Dana commence un long balai d’essayage. Une dizaine ne lui conviennent pas, mais moi j’en prends plein les yeux. Au bout du douzième, elle s’arrête et me demande de revenir derrière elle. Elle prend mes mains et les repose sur ses seins puis passe sa main dans son dos pour revenir tâter mon paquet.


— C’est intéressant ce que je sens là. Qu’est-ce tu aimerais que je fasse ? me demande-t-elle.

— Je ne sais pas. Qu’est-ce que tu aimerais faire ?

— Ce n’est pas moi qui décide, aujourd’hui, mais toi, répond-elle. Laisse ton côté dominant sortir.

— Je ne sais pas, Dana. Je ne sais plus. J’ai comme un blocage depuis Olivia.

— Je m’en doutais, c’est pour ça que je voulais que tu viennes. Alors, lâche-toi, s’il te plaît. Laisse parler ton instinct primaire de mâle.



Encore une fois, mon corps et mon esprit entrent en conflit. Elle me donne envie. En même temps, il faudrait être un eunuque pour ne pas être excité par cette sublime créature. J’inspire profondément. Je commence à comprendre où elle veut m’emmener. Je relâche doucement le volume d’air que j’ai inspiré.


— Retire, ton dernier morceau de tissu, lui dis-je.



Elle s’exécute. Je peux voir son magnifique fessier de sportive et son sexe dans le miroir face à nous. Son fessier a une belle forme bombée. J’avance l’une de mes mains pour le caresser quand j’arrête mon mouvement. J’ai la sensation de trahir Olivia. Dana le voit.


— Elle ne t’en voudrait pas, rassure-toi. Elle t’aurait même poussé à le faire.


Dana se tourne vers moi et me regarde droit dans les yeux.


— Après la nuit et la journée que vous avez passées, elle m’a dit qu’elle avait des sentiments pour toi. Elle ne voudrait pas que tu vives en te sentant coupable de vivre. Alors, libère-toi.



Je m’effondre dans ses bras, pleurant comme un enfant dans les bras de sa mère. Elle me caresse les cheveux et me dit des paroles d’apaisement.



Finalement Dana repartira du magasin avec la moitié des pièces qu’elle avait demandées à la vendeuse et le tout en coordonné pour les soutiens-gorge et des bas pour aller avec les porte-jarretelles. Nous finissons cet après-midi par nous poser à la terrasse d’une brasserie pour boire un café. Nous avons beaucoup parlé, ri aussi. J’apprécie, Dana. Elle est et restera une amie, sans aucune arrière-pensée.



Je rentre chez moi. Il est presque vingt heures. Il faut que je me remette au travail. Dans moins deux jours, je dois présenter à Dimitri Ford, mes travaux pour transformer l’un de ses romans en BD et présenter à mon éditrice, mon propre projet.


Quand mon réveil sonne, ce jour, je me sens bien. Enfin apaisé. Il m’aura fallu presque six semaines pour me remettre du décès d’Olivia. Je remercie Dana par la pensée. Je la remercie aussi pour m’avoir obligé à rentrer chez Hugo Boss pour m’acheter un nouveau costume. Je prends ma douche, me rase, me coiffe et passe mon nouveau costume, en mettant une chemise blanche et une cravate noire. Je suis prêt à prendre le train qui verra peut-être ma vie d’auteur commencer.



Deux heures trente minutes plus tard, me revoilà devant les portes des éditions blanches. Je me présente à l’hôtesse d’accueil et lui demande à rencontrer Kathryn Merteuil. Elle m’invite à me diriger vers la salle de réunion au fond du couloir. J’avance d’un bon pas quand une femme me rentre fortement dedans. Les feuilles qu’elle portait s’envolent telles des feuilles mortes dans le vent. Je lui tends la main pour qu’elle se relève. Mon cœur fait un saut périlleux et mon désir se réveille aussitôt. Emmanuelle est devant moi. Et bon sang, ce que je la désire malgré notre seule expérience désastreuse.

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