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Une Saint-Sylvestre pas comme les autres …

Chapitre 8

Voyeur / Exhibition

Je rentre, me déshabille vivement, mets mon smoking sur le dossier de la chaise du bureau, passe vivement dans la salle de bain pour me brosser un peu les dents, puis me jette dans le lit en le défaisant suffisamment pour laisser croire que cela fait un certain temps que je suis dedans.

Je me place en position latérale, face vers l’entrée et la SdB.

Mon cœur bat à tout rompre; il faut que je calme ma respiration, sinon elle saura que je ne dors pas.

L’attente commence.

Finalement, je ne dois pas attendre très longtemps … moins de 10 minutes que je suis rentré, et j’entends le clic de l’ouverture de la porte.

Nous sommes dans le noir, et Nathalie s’avance à tâtons vers la chambre, pose ses souliers qu’elle porte à la main près du bureau, et va directement dans la salle de bain.

Elle y allume la lumière, puis revient dans la chambre pour déposer son étole sur mon smoking.

J’ai un œil très légèrement ouvert, juste assez pour la voir me regarder intensément, comme si elle suspectait mon faux sommeil.

Elle retourne dans la SdB en fermant la porte cette fois. J’attends un peu, entends qu’elle fait couler de l’eau dans le lavabo. Elle doit se débarbouiller le visage et se laver les dents … j’espère qu’elle va bien se laver la bouche après tout ce qu’elle vient de prendre.

Le bruit de l’eau courante s’arrête; mon cœur accélère, car elle va sortir et me rejoindre dans le lit.

Mais, après quelques minutes, pas de mouvements. Je me lève et colle mon oreille contre la porte.

J’entends de petits gémissements étouffés, comme des pleurs. Je prends une grande respiration et entre …

Elle est assise sur le bord de la baignoire, une serviette de bain autour de la taille, le visage dans les mains, les coudes sur les genoux.

Elle ne m’a même pas entendu entrer! Elle parlait toute seule à haute voix, et j’ai pu saisir: «… qu’est-ce que j’ai fais?! Qu’est-ce qui m’a pris?»


— «Coucou ma chérie. Qu’est-ce qui se passe? J’ai cru entendre de l’eau couler, je me suis réveillé et ai vu de la lumière sous la porte …!»


Elle sursaute à mes paroles, redresse la tête, et je vois alors son visage tout rouge (de honte, de fatigue, de surprise, de l’eau chaude, …????), les yeux gonflés d’avoir pleuré.

Elle me regarde toute penaude; je vois de la panique dans ses yeux.

Elle se demande sûrement si j’ai entendu ce qu’elle a dit. Elle se frotte les yeux, se lève (la serviette autour de sa taille tombe) et se jette dans mes bras: «Marc, je t’aime tellement.» Et m’embrasse passionnément.

Si je ne savais pas ce que je sais, son allure, son attitude et ses paroles paraîtraient plus que suspect!

Mais, comme je sais déjà, je décide de jouer le jeu pour le moment, de faire celui qui voit rien, pour voir comment elle va gérer ça, et surtout pour voir si elle va avouer!

Dans l’absolu, je l’aime toujours et encore.

Je pourrais certainement lui pardonner son écart si elle joue franc jeux, si elle avoue tout, qu’elle me dise ses motivations, mais surtout, si elle me dit que ce n’était que le coup d’une nuit, qu’elle en a profité, mais qu’elle ne le reverra jamais ni qu’elle ne prendra d’autres amants.

Bien que je sois d’un naturel assez jaloux, je pense que je pourrai lui pardonner.

La façon qu’il a eu de la faire jouir, sans parler du nombre, de la qualité de leurs ébats, je peux faire passer ça sous le coup d’une expérience nouvelle et unique, d’un genre de break dans notre vie amoureuse.

Sur la durée d’une vie à 2, je peux concevoir qu’elle cède à une pareille opportunité.

Moi-même, j’ai eu ces derniers temps l’une ou l’autre occasion qui se sont présentées, mais sans jamais céder.

Je ne suis pas un saint, loin de là, mais je sais par expériences d’autrui que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs.

J’aurai trop peur de perdre Nathalie si je devais avoir une aventure.

Donc, je joue le jeu et lui rend son baiser, bien que pas très enthousiaste, car un peu perdu dans mes pensées.

Après un petit moment, elle se dégage et me dévisage.

Elle essaie certainement de voir dans mes yeux si je sais ou me doute de quelque chose.

Je détourne son attention en lui demandant pourquoi elle s’est relevée à cette heure.

Involontairement, elle laisse échapper un petit soupir de soulagement; elle doit penser que je ne me suis pas aperçu de son absence cette nuit.

— «Je me suis réveillée parce que je ne me sentais pas bien; j’ai dû trop abuser du champagne je pense.

J’avais un peu mal au ventre, et me suis levée pour boire de l’eau et m’en passer aussi sur le visage.»


— «Et? ça va mieux maintenant? Tu as encore mal au ventre?»


— «Oui, ça va mieux. Mais, je suis un peu fatiguée, et je vais me recoucher maintenant.»


— «d’accord, allons nous coucher!»


Dommage pour elle! Elle vient de rater une belle occasion de m’avouer son écart de conduite.

Même si la fatigue est là, c’eut été plus facile pour elle de me le dire à chaud, de soulager sa conscience tout de suite.

Il y aurait eu des pleurs, des coups de gueules, mais nous nous serions endormi dessus, envahis par la fatigue qui nous guette, et au réveil c’eut été moins douloureux pour moi et pour elle, et nous aurions pu en discuter plus calmement et trouver une solution.

A cette pensée, je réalise que si elle ne m’en parle pas, c’est soit parce qu’elle a peur de ma réaction – et à juste titre -, soit plus probablement (après ce que j’ai entendu à la fin de leurs ébats) parce qu’elle compte le revoir en cachette, et donc cela devient non plus un coup d’un soir, mais bien une liaison à plus ou moins longue échéance!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Heureusement qu’il fait noir dans la chambre, parce qu’elle aurait vu ma tête à ce moment-là, le visage devenu tout blanc à la réalisation de cette pensée.

Nous sommes couchés; elle me donne un baiser «bonne nuit», se retourne de l’autre côté pour dormir.

Je lui caresse le dos et les fesses, mais de par son manque de réactions, je me retourne aussi comme pour dormir.

Elle doit quand même avoir mal – ou du moins être très sensibilisée – au niveau du clitoris, vagin et anus. Sans parler de ses tétons qui doivent aussi être sensibles vu ce qu’ils ont pris cette nuit.

A sa respiration, et malgré le stress sur elle suite à la scène de la salle de bain, la fatigue a pris le dessus et j’entends qu’elle dort.

Pour ma part, même si je suis aussi très fatigué, ma dernière pensée me tourne dans la tête, et il me faut pas mal de temps avant de m’endormir.


Je me réveille presqu’en sursaut vers 10h30.

J’ai les yeux qui piquent, et mal à la tête! Je me lève pour aller aux toilettes; j’ai toujours un creux au ventre.

C’est la faim qui me tenaille. Nathalie dort toujours du sommeil du juste!?

Je me rappelle que l’hôtel a adapté le petit déjeuner à l’évènement, et qu’ils l’ont transformé en brunch. Nous ne sommes donc pas en retard.

Comme je ne pourrais pas retourner dans le lit actuellement à côté d’elle, je m’habille sans faire de bruit.

Je dois faire le point, et prendre certaines décisions. Je décide donc de descendre soit prendre le petit déjeuner, soit boire un café en attendant son réveil.

Je repense alors aux photos et vidéos.

Je prends l’appareil dans la poche de mon smoking, et j’emporte aussi la tablette et les câbles de connexion que nous emmenons toujours avec, et sors de la chambre.

Arrivé en bas, je vois Pierre qui est encore derrière le comptoir de la réception. Il lève les yeux et me voit.

Je lui fais un signe, et me dirige vers lui. Je le salue ainsi que tout son staff, leur présente mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

Pierre me retourne les vœux et me fait signe de le suivre dans son bureau. Il ferme la porte, me propose un café et un siège, puis me demande comment je vais.


— «Compte tenu des circonstances, ça va. Au fait, merci pour la clé d’accès à sa suite … très utile. Tiens, je te la rends.»


— «Comment ça s’est passé? Du grabuge?»


— «Dans ma vie, oui! C’était comme nous le pensions. Elle est montée avec lui, et ils ont fait l’amour plusieurs fois pendant plus de 2 heures.

Et non, je ne suis pas intervenu; d’abord par respect pour toi, pour que tu n’aies pas de problèmes; ensuite, parce qu’après ce que j’ai entendu, il est clair qu’elle n’était ni complètement saoule, ni droguée ou forcée.

Elle a bien profité de tout ce qui s’est passé de son plein gré!!!»


— «Désolé. Ce n’est pas ce qu’on peut souhaiter pour un réveillon réussi. Est-ce que je peux faire autre chose pour vous?»


— «Je ne voudrais pas abuser Pierre, mais j’ai pris des photos et des vidéos d’eux.

Serait-il possible de les transférer avec un PC sur un CD ou DVD?? Je ne voudrais pas qu’elle les voit en voulant regarder les photos de la soirée.

Je veux les réserver pour plus tard si j’en ai besoin, selon comment cela va se passer!»


— «Ca ne devrait pas poser de problème. Savez-vous comment opérer ce PC et les photos?»


— «Oui, pas de soucis.»


-«Alors, nous avons toujours des DVD en réserve ici.

En voici un, cela devrait suffire. Le PC est allumé; vous n’avez plus qu’à vous connecter et faire les transferts.»


— «Merci encore Pierre. Je fais au plus vite.»


Je m’installe donc à son bureau, connecte l’appareil photos et la tablette vers le PC.

J’ouvre l’application de l’appareil photos et je vois s’afficher les quelques photos que j’ai prise, ainsi que les vidéos. J’en ouvre l’une ou l’autre pour vérifier la qualité; super, il y a même la date et heure qui s’affiche.

J’ai de nouveau mal au ventre, et la tête me tourne. Ma main tremble en prenant la souris.

Je sélectionne tous les documents relatifs à la tromperie et les transfère vers le DVD et vers la tablette.

Là, je vais les glisser sur mon profil, dans un fichier protégé par un mot de passe.

Une fois les opérations terminées, je vérifie sur les 2 supports que tout y est, puis j’efface ces images et vidéos des cartes mémoire de l’appareil photos.

Ne reste plus alors que les photos de Paris et de la soirée prises par Nathalie.

Je récupère le DVD, débranche les appareils, et vérifie qu’il ne reste pas de trace dans l’ordinateur de Pierre.

Enfin, je me lève, sors du bureau, fais un sourire un peu forcé à Pierre et le remercie pour son aide et sa gentillesse.

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