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L'université de la débauche

Chapitre 6

Avec plusieurs femmes
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Chapitre V
La revanche d’un geek

Je remercie chaleureusement Sensuelle-Emilie pour sa relecture attentive et ses remarques pleines de pertinence !

Avertissement : Tous les personnages mis en scène dans cette histoire ont plus de dix-huit ans, et sont issus de l’esprit délicieusement pervers de leur auteur. Toute ressemblance avec des personnes existantes ne saurait être que fortuite.


Résumé : Le jeune gros geek Christophe Bellanger a vécu la belle vie après que des rumeurs sur la taille de sa bite firent le tour de la fac. Après avoir baisé quelques pom-pom girls et sa professeur préféré, Mme Barrault, Christophe suivit les conseils d’une de ses amies et postula pour rentrer au journal de la fac. Il défonça l’interview avec la présidente du club avant de la défoncer à son tour. Alors qu’il se sentait comme le roi du monde, Christophe fut pris en embuscade. Son agresseur n’était autre que le vil Matthieu Peltier, qui l’assomma d’un coup de poing en plein dans l’œil.


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J’avais fait une connerie, une grosse connerie.


Ce n’était pas la première fois, et ce ne serait sûrement pas la dernière, mais c’était certainement une des plus douloureuses. Dans le passé, lors des rares occasions où Matthieu voulait varier les plaisirs et me prendre pour un punchingball au lieu de me racketter, il me frappait au niveau de l’estomac et ne visait pas à la tête. Il était assez intelligent pour laisser le moins de marques possible. Cette fois, je l’avais un peu cherché et ça m’avait valu un coup de poing en plein dans l’œil.


Mais ce n’était pas à Matthieu que j’en voulais le plus.


Tout était ma faute.


J’étais devenu arrogant. Beaucoup trop arrogant. J’avais baissé ma garde et la vie m’avait rattrapé pour me donner une bonne leçon et me montrer ce qui se passe quand on prend un peu trop la confiance :

On est assommé et découvert par le concierge dix minutes plus tard.

On est emmené à l’hôpital de toute urgence à cause d’une commotion cérébrale.

On est pris en charge par son père, qui a dû quitter son travail en vitesse alors qu’il déteste ça.


Il était inquiet, malade et terrifié que quelque chose me soit arrivé, comme à maman il y a des années. Je lui avais dit que j’allais bien, mais au fond, c’était un mensonge. Il ne me croyait pas, mais comme il ne pouvait rien faire pour m’aider, il me laissait tranquille. Je passais donc pas mal de temps seul chez moi, à me vautrer dans mon malheur. Le malheur que je m’étais fabriqué. Le malheur que je méritais.


J’avais oublié ma place dans la chaîne alimentaire de la fac. Je pensais que j’étais devenu un autre homme, simplement parce que je baisais. Mais me retrouver nu dans un lit avec une fille ne changeait rien. Au fond, je restais le même. Je n’aurais pas dû l’oublier et je jurais de ne plus jamais le faire.


Dans la semaine qui suivit, je fis tout mon possible pour redevenir l’ancien Christophe Bellanger, l’intello calme et craintif qui n’attirait jamais l’attention. J’arrêtais de répondre aux SMS de Leïla et de Margot, je demeurais silencieux lors de ma première réunion à l’Infocyte, et je ne participais pas en TD à moins d’y être obligé. Tous ceux qui me connaissaient s’étaient rendu compte que quelque chose clochait, et ils essayèrent tous de dire ou de faire quelque chose. C’était difficile et douloureux d’éviter Margot et Mme Barrault et Anne-Charlotte, mais je réussis. Je faillis même supprimer les photos de Leila sur mon téléphone, mais c’était trop dur pour moi.

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Pas encore.


J’avais de vagues plans pour ce que j’allais faire ensuite : passer l’année tête baissée, comme je l’avais toujours fait jusque-là. Comme ça au moins, je pourrais rester du bon côté de Matthieu Peltier.


Le plus drôle était que cela semblait fonctionner. Même si je l’évitais du mieux que je pouvais, je croisais parfois Matthieu, à la cafétéria où dans les couloirs. Il ne venait jamais vers moi, il ne me menaçait pas non plus. Il se contentait de me regarder et de sourire avec une petite moue suffisante, tandis que je détalais en vitesse, comme un cerf face à une meute de loups. C’était un retour à la normale en somme. Et même si cette situation ne me procurait pas autant de joie que ces dernières semaines, au moins elle m’était familière.


J’aurais pu vivre longtemps comme ça.


J’aurais pu, si l’alliance la plus étrange de l’Univers n’était pas venue chez moi un soir avec un plan bien différent.

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C’était la veille de la soirée de départ du WEI, celle en honneur du roi et de la reine de la fac, et ça commençait d’une manière assez ordinaire. Je venais juste de rentrer des cours et j’étais assis devant mon ordinateur. L’œdème de mes paupières avait un peu diminué, et je pouvais maintenant voir à peu près clairement. En plus, je me sentais assez audacieux pour envisager de me branler. Ce n’était pas si facile. Pas quand j’essayais de penser à autre chose que ce que j’avais vécu cette année et d’oublier tout ce qui s’était passé depuis que j’avais commencé à donner des cours à Leïla. Depuis que Matthieu m’avait frappé, j’étais entré dans une période d’abstinence auto-infligée. Trop de souvenirs qui m’auraient fait mal au cœur. Ça n’aurait pas dû être si difficile de se masturber, et je ne savais pas si je devais être triste ou rire comme un idiot.


Comme il y a près d’un mois, j’entendis un coup à la porte d’entrée.


Cette fois cependant, je ne m’attendais pas à recevoir de colis. Et parce que je ne m’attendais pas à un colis, et parce que j’étais sûr que papa n’en attendait pas non plus, je les laissais continuer à frapper. Les coups se firent plus forts et plus insistants. Je ne réagissais toujours pas. S’il s’agissait vraiment d’une urgence, j’entendrais les sirènes bien assez tôt, et là je bougerais.


Lorsque les coups cessèrent, j’étais content de pouvoir à nouveau me concentrer sur mon ordinateur. Et puisque la masturbation me semblait plus difficile et moins drôle qu’avant, je me disais que j’allais plutôt buter quelques trous du cul sur un jeu en ligne. Ensuite, je verrai bien comment passer le reste de ma journée.


J’avais mis mes écouteurs et je chargeais un jeu, lorsque je sentis une main se poser sur mon épaule.

Je criai.


Bon OK, je l’admets, c’était plus proche du couinement. Un couinement pas franchement viril même, et ma fierté en prit un coup. Mais il fallait dire aussi que la vue du trio debout dans ma chambre me fit vraiment forte impression.


— Eh bien, ce n’est pas vraiment le genre d’accueil auquel je m’attendais », déclara Leïla, ennuyée, en s’asseyant sur mon lit et en regardant le plafond.

— Tu t’attendais à quoi ? Regarde-le, il a vécu un véritable enfer ! » dit Margot, en s’avançant vers moi et me serrant étroitement dans ses bras.


C’était un geste amical et chaleureux, et je ne voulais ni de son amitié ni de sa chaleur. Je la repoussais un peu rudement et elle me regarda avec une telle douleur dans les yeux que je la crus sur le point de pleurer.


Comme si je ne me sentais pas déjà assez comme une grosse merde.


— Qu’est-ce que vous faites toutes ici ? » demandai-je.

— On te cherchait et on voulait savoir quand tu cesserais d’agir comme un connard » déclara Leïla.

— Je ne suis pas un connard » protestai-je.

— Il a failli m’avoir... » grommela Margot en faisant une moue un peu boudeuse.

— Techniquement là, il est quand même plus en train de faire la mauviette, » précisa Anne-Charlotte.

— Ça me va » admit Margot.


Aux dernières nouvelles, Margot et Anne-Charlotte avaient beau être amies, elles avaient des personnalités très différentes. L’une était spontanée et enthousiaste, l’autre était plus réfléchie et calculatrice. Pour cette raison, elles étaient rarement d’accord sur tout. Et encore, c’était un euphémisme. Ça prenait des proportions telles que l’une aurait été en désaccord avec l’autre si elle avait dit que le ciel était bleu, juste pour le principe. D’aussi loin que je m’en souvenais, elles avaient toujours été comme ça. Et donc les voir toutes les deux ici, capables de trouver un terrain d’entente, était à la fois déstabilisant et un peu effrayant.


— Franchement, vous n’avez rien de mieux à faire que de venir chez moi ? » demandai-je.

— Probablement. Mais on est là parce qu’on veut te sortir de cette merde » déclara Anne-Charlotte.

— Et... et tu as trouvé ces deux-là pour le faire ? » demandai-je.

— En fait... c’était l’idée de Leïla. Au départ, on voulait solliciter Mme Barrault et... »


Anne-Charlotte s’interrompit. Avec colère, je me tournai alors vers Leïla.


— Quoi ? » fit-elle. « Tu ne nous répondais pas, ni à moi ni à Margot, et on était mortes d’inquiétude. On voulait demander de l’aide à quelqu’un qui te connaissait un peu, un visage amical ou en tout cas plus chaleureux que le nôtre...

— Hé, je suis très chaleureuse ! » protesta Margot.

— Et donc j’ai discuté avec Mme Barrault. » continua Leïla comme si elle n’avait pas entendu.

— Et donc tu lui as dit qu’on avait... » demandai-je.

— En même temps, elle n’a pas trop cru à mon petit discours sur le thème du « je suis inquiète pour mon tuteur ». Et pourtant je suis une putain de bonne menteuse » déclara Leïla, non sans fierté.

— Elle est vraiment douée » approuva Margot.

— Alors, ouais, elle m’a coincée, et, ouais, j’ai dû lui dire qu’on couchait ensemble ! On était super inquiètes, bon sang, et on ne savait pas quoi faire ! » s’exclama Leïla.


Elle me semblait étonnamment distraite, elle fixait sans arrêt le plafond et...


Je rêve ou elle retient des larmes ?


— Elle ne comprenait pas non plus pourquoi tu ne donnais pas de nouvelles. C’est elle qui nous a conseillé de venir en force chez toi. Pourquoi tu as fait le mort comme ça ? On était terrifiées » poursuivit Anne-Charlotte, un masque de colère sur le visage.

— Je suis désolé, » dis-je faiblement. « Je suis désolé de vous avoir ignorées. Je suis désolé, je suis... Je suis juste désolé.


Ma voix était faible, comme un enfant qui venait de se faire réprimander. J’étais à deux doigts de pleurer, et avec mon œil au beurre noir, ça allait me faire sacrément mal. Si Anne-Charlotte était restée en colère contre moi, je l’aurais probablement fait, mais son visage s’adoucit. Elle semblait toujours un peu mécontente, mais moins qu’avant.


— On n’est pas là pour te crier dessus. Je suis toujours énervée que tu ne nous aies rien dit, mais on en parlera une autre fois. Ce n’est pas pour ça que nous sommes ici » déclara Anne-Charlotte.

— Non ? » demandai-je, un peu surpris.

— Nan ! » intervint Margot. « Nous sommes là pour t’aider !

— Que tu le veuilles ou non » ajouta Leïla. Sa voix était creuse, sans son étincelle de mépris ou de mauvaise foi habituelle.


C’était tellement contraire à la Leila que je connaissais que je faillis lui demander ce qui n’allait pas. Mais avant que je puisse ouvrir la bouche, Margot m’avait devancé.


— Oh, ne fais pas attention à elle ! Elle est tout énervée parce qu’elle a découvert qu’elle avait perdu le concours de Miss fac », déclara Margot, assise sur mon lit à côté de Leïla et caressant ses cheveux avec compassion.

— C’est tout ? » dis-je, en réalisant à quel point que c’était une remarque stupide au moment même où je le prononçais.


Leïla se leva violemment du lit, des larmes roulant sur ses joues.


— C’est tout ? C’EST TOUT ?!? Être la putain de Miss fac peut te sembler insignifiant, mais c’était tout pour moi ! Contrairement à ce que tu penses, non, j’obtiens rarement ce que je veux ! Il y a toujours quelqu’un de mieux, de plus intelligent, de plus beau, quelqu’un prêt à en faire plus que moi pour gagner ! Tout le monde me connaît grâce à ma réputation de salope phénoménale pour l’instant, mais personne ne se souviendra de moi après la fac. Si j’avais obtenu le titre de Miss, les gens se rappelleraient de moi, mais maintenant ?


Leïla pleurait. Pire que ça, elle était à deux doigts de s’effondrer. Je voulais être en colère contre elle, lui dire que ce n’était rien à côté de moi et de mon agression par Matthieu Peltier. Mais je n’y parvenais pas, pas quand elle pleurait, là, comme ça. Pas quand je réalisais que je n’étais pas le seul à avoir une vie et des rêves dans cette pièce. Margot se rapprocha d’elle et la serra dans ses bras.


Je ne pouvais pas m’en empêcher, m’asseyant à mon tour sur le lit, je la pris dans mes bras moi aussi. Nous étions tous les trois assis là sur le lit, enveloppés dans une étreinte de groupe un peu étrange et triste qui ressemblait beaucoup à de l’amitié.


Toujours debout au centre de la pièce, Anne-Charlotte se racla la gorge et dit :


— Je ne vais pas vous rejoindre dans ce câlin de groupe, mais, vous savez, je suis toujours partante pour le plan.

— Quel plan ? » demandai-je.


Margot se détacha de l’étreinte.


— Eh bien, tu sais quand je t’ai dit que nous étions là pour t’aider ? En fait, ce n’était pas tant « l’aide » que « la vengeance ».


Cela titilla ma curiosité.


— La vengeance ?


Anne-Charlotte noua ses mains derrière son dos et commença à marcher en rond dans la pièce.


— Matthieu Peltier est un putain de fléau dans cette fac. Mais ce fils de pute est apparemment intouchable. C’est un excellent joueur de football, il a une bonne réputation, et une jolie petite amie qui se trouve être la fille d’une prof et notre Miss : Pauline Barrault. Je pense... je crois... je suis sûre que l’on peut lui retirer tout ça. Nous pouvons détruire Matthieu.


Non pas que je n’avais pas fantasmé à peu près sur ce scénario (la chute de Matthieu hein, pas les trois filles dans ma chambre. Enfin bon, d’accord, peut-être aussi), mais cela me semblait trop difficile pour nous. Je ne voyais pas comment nous aurions pu faire. Et pourtant, Anne-Charlotte était généralement un grand stratège, et son avis valait toujours la peine d’être entendu.


— Comment ? » demandai-je.

— Eh bien, mon dealer connaît et déteste le gars qui vend ses stéroïdes à Matthieu, donc ça ne le dérangerait pas de le balancer. En plus, ça lui permettra de récupérer ses clients, c’est donc un début, » déclara Leïla.

— Matthieu se dope ? » demandai-je.

— Est-ce que ça te surprend vraiment ? » demanda Leïla.

— Non, » admis-je.


Les stéroïdes... C’est un bon plan.


Jamais il ne pourrait garder sa place dans l’équipe de football si ça venait à être découvert.


— C’est pas mal, mais il va continuer à nous pourrir la vie même s’il n’est plus dans l’équipe. Peut-être même qu’il sera pire » dis-je.

— Eh bien, j’ai peut-être quelque chose qui pourrait nous aider. Tu te souviens en avril dernier, quand quelqu’un a enfoncé une voiture contre la maison du directeur et ne s’est jamais fait prendre ? » dit doucement Margot.

— Ouais ? C’était lui ? » demandai-je.


Margot acquiesça.


— Il m’a accidentellement envoyé un texto, probablement parce que je l’ai sucé une fois et qu’il n’a jamais effacé mon numéro, je suppose. Quoi qu’il en soit dans son message, il essayait d’entrer en contact avec l’un de ses potes de foot. Il disait qu’il était en colère contre le directeur et ivre et il voulait qu’on le couvre. Et puis quand il a compris que c’était à moi qu’il avait écrit, il m’a proposé d’acheter mon silence. J’ai dit non, parce qu’à l’époque j’en pinçais encore un peu pour lui. » fit-elle en tortillant une de ses mèches de cheveux autour de son doigt avec un petit air rêveur.


Elle cligna des yeux. Je clignai des yeux. Nous avons peut-être tous cligné des yeux au même moment.


— Quoi ? » dit Margot, sur la défensive. « Il peut être très charmant quand il veut ! Petite bite, mais charmant quand même !


J’essayai de ne pas imaginer Margot en train de sucer Matthieu, mais c’était vraiment très difficile.


— Tu as toujours ce SMS ? » demandai-je.

— Bien sûr ! Qui efface ses textos ? » demanda Margot.

— Parfait ! Si nous le transmettons aux flics et au directeur, on en aura fini avec lui », déclara Anne-Charlotte.


Ça semble trop beau pour être vrai, trop facile finalement...


Mais c’était une façon de débarrasser la fac d’un de ses plus gros problèmes. Et si nous y arrivions, qu’est-ce que cela ferait de nous ? Des héros ? Des justiciers ? Peut-être. Après tout, Matthieu malmenait beaucoup de gens, et certains avaient vécu des trucs pires que moi. Si nous parvenions à le faire tomber, cela rétablirait un certain équilibre, d’autant plus si c’était grâce à des méfaits qu’il avait lui-même accomplis.


— Ce ne sera pas suffisant, » dis-je.

— Comment ça ? » demanda Anne-Charlotte.

— On le remet à sa place, on le fait renvoyer de la fac, tout ça c’est très bien. Mais ce fils de pute a fait souffrir trop de gens pendant trop longtemps, et à cause de lui j’ai failli tirer un trait sur vous. Il faut qu’il paye pour ça. Je veux que ce connard soit humilié.


Embrassant ma joue, Leïla dit :


— Ça c’est le genre de choses que j’aime entendre.

— Et le genre de choses que nous avons prévu », déclara Anne-Charlotte, non sans fierté.

— Oh ? » fis-je.


Leïla me fit un clin d’œil.


— Christophe, ça te dirait d’être mon cavalier pour la soirée de demain ?


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Mon inquiétude pour le plan m’empêcha de me concentrer sur les préparatifs de la fête durant la journée. Même si je devais reconnaître que les étudiants s’étaient arrachés pour faire un sacré effort de présentation. Chaque surface qui le pouvait arborait les couleurs du BDE. Il y avait des affiches à l’effigie de leur mascotte partout, et l’espèce de carnaval et tous ses jeux auraient sans doute été très amusants si j’avais pu lui accorder plus d’attention. Je fis donc ma part en prétendant que tout était comme d’habitude, me cachant de Matthieu chaque fois qu’il me voyait et en m’assurant qu’il approuvait la façon dont je me recroquevillais.


C’était humiliant, mais pas pire que ce qui allait lui arriver si tout se déroulait comme prévu ce soir. En attendant, je fis profil bas tout en espérant que Margot et Anne-Charlotte donnent leurs informations aux bonnes personnes et aux bons moments.


Alors que le soleil commençait à décliner, je rentrai chez moi et m’habillai pour la soirée. Je détestais devoir faire des efforts vestimentaires, mais je le fis quand même, en me disant que c’était comme être un super héros et enfiler son costume. Papa était heureux de me voir faire quelque chose de normal pour une fois. Il me prit en photo selon un angle qui me permettait de cacher mon œil au beurre noir, et m’aida à trouver des vêtements qui me donnaient un air presque pas mal pour une soirée.


Lorsque le klaxon retentit dehors, je sortis en courant et grimpai dans la voiture de Leila.


— Salut, et, euh, wow, » dis-je en la regardant sur le siège conducteur.


Elle portait une longue robe grenat moulante, avec une fente qui montait très haut sur la jambe. Ses cheveux étaient élégamment relevés en un chignon et elle était maquillée comme si elle allait monter sur un tapis rouge. Il y avait encore de la tristesse sur son visage, mais aussi de l’espoir. Le genre d’espoir qui me fit presque oublier l’enfer que j’avais vécu la semaine dernière.


— Merci. Tu sais, tu n’es presque pas moche » dit Leïla avec un sourire narquois.

— Euh, merci, Margot me fait faire beaucoup de sport », dis-je.

— Quand elle n’est pas en train de jouer avec ta bite » plaisanta Leïla.

— Ouais, quand elle n’est pas en train de faire ça, » admis-je.


Leïla éloigna sa voiture du bord du trottoir et nous conduisit vers la fac. La soirée se déroulait en plusieurs parties : le couronnement du roi et de la reine de la fac, un match de foot entre le BDE actuel et l’ancien. À la fin de la soirée, soit je me faisais tabasser par Matthieu Peltier, soit je parvenais à mener notre complot pour le détruire à son terme... Les deux n’étaient pas inenvisageables.


Honnêtement, je désirais ardemment toute option qui n’impliquerait pas que je me fasse tabasser.


— Tu as des nouvelles des filles ? » me demanda Leïla.

— Ouais, elles sont déjà en position, » répondis-je après avoir vérifié mon téléphone.

— Bien. »


Je regardais la route. Je réalisais que j’étais à ce qui pourrait être considéré comme un rendez-vous galant avec Leïla Martin. Clairement, ça se voyait qu’elle ne voulait pas trop y penser, mais je ne pouvais pas m’empêcher de lui demander :


— Alors, euh, tu n’as pas peur d’être vue avec moi en public ?

— Je fais ce que je veux, je sors avec qui je veux, et ceux que ça dérange feraient mieux de rester hors de mon chemin. Toi et moi, on va à la fête de Matthieu et on le fait par ce qu’on a une revanche à prendre » déclara Leïla, crispée sur le volant.



Elle fixait la route devant elle avec dans les yeux un mélange de colère et de détermination. Je ne l’avais jamais vue comme ça, et ça ne présageait rien de bon. Toutefois, il fallait que j’aie le cœur net à propos d’une dernière chose.


Je me raclais la gorge.


— Je peux te poser une question à propose de Pauline ?

— Quoi ? » demanda Leïla.

— Corrige-moi si je me trompe, mais c’est une de tes amies, n’est-ce pas ?

— Oui, et ?

— Et elle est plutôt sympa, non ?


Leïla hocha la tête


— Et donc ? » s’impatienta-t-elle.

— Eh bien, promets-moi juste que nous n’allons pas lui faire de mal.


Nous avions déjà passés ces faits en revue lors de la planification la nuit dernière, mais vu la colère de Leïla, je trouvais bon de le lui rappeler. Lui rappeler qu’elle essayait d’être une meilleure personne. Même si nous avions tous une bonne raison de haïr Matthieu, et malgré les retombées sur Pauline, nous ne voulions pas ruiner sa vie simplement parce qu’elle avait battu Leïla au concours de beauté de la fac.


— Je ne la détruirai pas. » déclara Leïla, les dents serrées.

— Promis ?

— Je promets que je ne la détruirai pas. Putain ! » fit-elle en tapant sur son volant. « J’aimerais tellement que tu sois nu, t’es tellement plus facile à supporter comme ça ! » s’exclama-t-elle, bien que le petit sourire en coin qui naquit sur ses lèvres me fit comprendre qu’elle plaisantait.

— Ouais, bah toi aussi t’es plus facile à supporter quand tu t’étouffes avec ma bite.

— Connard.

— Salope.


Nous regardâmes tous les deux la route en silence pendant un moment avant d’éclater de rire. C’était un rire à la fois nerveux et franc, qui promettait que même si ce soir allait nous exploser à la figure, au moins, on allait bien se marrer.


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La fête se tenait dans le gymnase de la fac, et malgré tous les efforts du BDE pour le rendre plus chic, c’était toujours un vieux bâtiment tout pourri. Il n’y aurait jamais assez de bannières ou de papier crêpe pour recouvrir les paniers de basket, masquer les fissures, ou faire disparaître ce mur au niveau des gradins sud, couvert de graffitis expliquant qui ferait quels vils actes sexuels, réels et imaginaires. La fac essayait de le recouvrir depuis des lustres, mais les inscriptions étaient toujours remplacées par d’autres, certaines des plus anciennes remontant au moins jusqu’aux années 1970. C’était une sorte d’étrange mémorial étudiant, un hommage venu du fond des âges à la débauche qui avait toujours régné dans cet établissement.


Nous n’attirâmes pas beaucoup l’attention lorsque nous entrâmes dans la salle. En partie parce que personne ne se souciait vraiment de savoir qui venait avec qui à cette soirée, mais surtout parce que tous les yeux étaient rivés sur l’estrade au centre du gymnase. Assis sur des espèces de grands trônes en plastique, se trouvaient les vainqueurs du concours de beauté de la fac : Matthieu Peltier et Pauline Barrault. Lui avait l’air encore plus idiot que d’habitude, avec sa couronne dorée et son smoking, et son large sourire à pleines dents un peu glauque qui me rappelait le chat d’Alice au Pays des Merveilles.


Et puisqu’on parle de créature de contes de fées : Pauline, elle, était vraiment divine ce soir-là. Elle ne semblait pas à sa place avec lui. Je savais que, comme beaucoup d’autres pom-pom girls que j’avais appris à connaître, elle était terriblement sexy. Elle avait le corps d’une danseuse et le visage d’une princesse, avec des grands yeux bleu très sombre et un sourire éclatant, hérité de sa mère. Ses longs cheveux blond très pâle étaient rassemblés en une longue tresse qui lui tombait jusqu’au milieu du dos. Deux petites mèches encadraient parfaitement la douce peau d’albâtre de son visage sous son diadème. La robe qu’elle portait était bleu pâle à froufrous. Elle avait également de longs gants de la même couleur, qui remontaient au niveau des coudes. Sans le foulard en travers de sa poitrine qui disait « Miss Fac », on aurait pu penser qu’elle jouait dans un remake à petit budget d’un film de Disney.


Comme toutes les filles des échelons supérieurs de la chaîne alimentaire de la fac, je ne la connaissais pas très bien. Je savais qu’elle était l’une des filles les plus belles et les plus populaires, qu’elle était une pom-pom girl, qu’elle aimait organiser des soirées et que malgré leurs personnalités très différentes, elle et Leïla étaient amies.


Alors que Pauline et Matthieu ouvraient le bal par leur première danse sur une chanson de pop assez sucrée que j’étais sûr d’avoir déjà entendue chez Margot, Leïla et moi partîmes à la recherche de nos comparses. Comme Leïla, Margot était superbement maquillée, vêtue d’une robe violette très courte qui soulignait bien ses formes. Lorsque je regardai Anne-Charlotte cependant, je ne pus pas me retenir. J’éclatais de rire.


— Oh, je t’emmerde Christophe » dit-elle.

— Je suis désolé, je ne t’ai jamais vu avec une robe.


Elle n’était quand même pas trop mal non plus dans sa longue robe bleue. Elle flottait quand même au niveau de sa poitrine. Suffisamment en tout cas pour que je sois presque sûr que ce devait être une des robes de Margot. Tenue uniquement avec des bretelles spaghetti, cela montrait ses bras et ses épaules maigres et si pâles.


— Tu sais, si Matthieu ne te botte pas le cul ce soir, alors je le ferais. » gronda-t-elle.


La robe était si serrée qu’elle donnait l’impression qu’Anne-Charlotte pouvait la déchirer si elle bougeait trop brusquement.


— J’aimerais bien te voir essayer. » dis-je après une seconde de réflexion.

— Moi aussi, » renchérit Leïla, amusée.

— Maintenant que j’y pense, moi aussi » déclara Margot.

— Allez. Tous. Vous. Faire. Foutre » dit Anne-Charlotte en nous pointant du doigt chacun notre tour pour appuyer chaque mot.

— C’est une promesse ? » demanda Margot.

— Peut-être » répondit timidement Anne-Charlotte.


C’était incroyable de se dire que nous étions tous les quatre ici, en train de parler comme ça, et de planifier ce que nous planifions. Nous nous disputions en plaisantant, et c’était presque comme si, eh bien, c’était presque comme si nous étions tous amis. C’était un sentiment étrange, à la fois agréable et étonnant. Mais nous avions encore des affaires à régler. La première chanson touchait à sa fin et nous devions nous mettre en position.


— Est-ce qu’il a fait un achat ce soir ? demanda Leïla.

— Il a un flacon de stéroïdes dans sa poche. Il veut probablement en prendre avant le match, » indiqua Anne-Charlotte.

— Parfait, tu es prête à faire ta part Margot ? » demanda Leïla.

— Je ne peux pas vraiment dire que ça m’emballe, mais je suis prête » déclara Margot.

— Christophe ? » demanda Leïla.


Suis-je prêt ? En fait, non, pas du tout.


Mes paumes étaient moites, et je tremblais de partout. Mais si je tenais bien mon rôle dans toute cette histoire, alors je n’avais rien à craindre.


— Prêt ! » dis-je.

— Alors, mettons-nous en position et donnons-leur une soirée qu’ils n’oublieront pas de sitôt » déclara Leïla en quittant notre petit groupe.


Margot se dirigea vers le couple qui dansait, nous laissant Anne-Charlotte et moi debout face à face. Hochant la tête en silence, nous partageâmes une étreinte courte et intense, avant de nous séparer.


Une soirée qu’ils n’oublieront jamais... si aucun d’entre nous ne se plantait !

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C’était ma première (mais certainement pas ma dernière) visite dans le vestiaire des filles, juste à côté de la grande salle du gymnase. Ma première impression fut que cela ressemblait beaucoup au vestiaire des garçons, même si ça sentait mauvais d’une manière complètement différente. Il y avait le même vide sombre, les mêmes casiers, les mêmes vieux bancs mal commodes, les mêmes promesses de provocations et d’humiliations que dans le vestiaire des garçons. Personnellement, ce n’est pas l’endroit que j’aurais choisi, mais nous avions besoin d’un lieu proche de la fête.


Et pourtant, j’étais là, assis sur mon banc, attendant mon signal. Je vérifiais et réajustais nerveusement les serviettes que j’avais étalées sur le banc, jusqu’à ce que j’entende leurs voix.


— Merci beaucoup Leïla. Je suis si heureuse que tu sois contente pour moi » déclara Pauline.

— Hé, c’est à ça que servent les amis ! » répondit Leïla.

— Eh bien, moi qui pensais que tu serais en colère parce que je t’ai battue !


Leïla soupira.


— C’était le cas au début. J’étais vraiment, vraiment jalouse. Et puis quelqu’un m’a convaincue que c’était la mauvaise façon de voir les choses. Cette personne m’a aussi appris qu’il y a de choses plus importantes sur lesquelles se concentrer, et qu’au lieu d’être en colère, il valait mieux que je sois heureuse pour mes amis quand quelque chose de bien leur arrive.


Avec le temps, j’étais devenu assez bon pour distinguer quand Leïla était hypocrite et quand elle était honnête. Et même si elle était plus souvent sarcastique que sincère, en cet instant avec Pauline, elle était parfaitement authentique. C’était clairement quelque chose sur lequel elle devait encore travailler, mais elle avait fait de gros progrès.


Par-delà les casiers, Pauline renifla.


— C’est trop mignon ! »


J’entendis une robe se froisser et Leïla grogna doucement, probablement parce que Pauline la serrait dans ses bras.


— Tu sais que j’ai voté pour toi ? Je voulais gagner, bien sûr, mais j’ai voté pour toi, parce que nous sommes amies, et c’est ce que font les amis » déclara Pauline.

— C’est vrai ? » demanda Leïla, qui ne comprenait probablement pas pourquoi quelqu’un ne voterait pas pour lui.

— Ouais.

— Merci, » dit doucement Leïla, presque trop doucement pour que je l’entende.

— De rien ! » répondit Pauline.


Curieux de savoir si elle avait besoin de moi, je me levai et risquai un coup d’œil. Leïla me vit, mais pas Pauline. Elle me fit un rapide signe de la main pour me faire comprendre que tout allait bien, et je repris place sur mon siège.


— C’est... c’est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles je t’ai demandé de venir ici ce soir. Tu es une super amie et tu as vraiment mérité ta victoire. C’est pourquoi je voulais t’offrir un cadeau... » déclara Leïla, le ton de sa voix ne changeant que légèrement alors qu’elle recommençait à mentir.


Leurs talons claquèrent sur le sol en béton du vestiaire alors qu’elles tournaient au coin des casiers.


C’est l’heure d’entrer en scène !


Leïla sourit en me voyant.


— Oh merde ! » s’exclama Pauline en détournant les yeux comme si un garçon dans le vestiaire des filles était la pire chose qu’elle aurait pu voir.

— Pauline, je te présente Christophe Bellanger », déclara Leïla.

— Salut » dis-je.


Beaucoup d’émotions traversèrent le visage de Pauline en l’espace de quelques secondes. Elle passa du choc, à la confusion, à une sorte de compréhension, pour revenir à de la confusion avant de finalement s’arrêter sur un air de profond malaise.


— Oh mon Dieu Leïla, vraiment ? » demanda Pauline.

— Vraiment » acquiesça Leïla.

— Vraiment ? » demandai-je. « Je dois me sentir insulté ?


Poliment, Pauline se rétracta.


— Non, non, non, je suis vraiment flattée, Leïla m’a dit de quoi tu étais capable. Et je ne dis pas que je ne suis pas intéressée, mais Matthieu et moi, on est un peu... enfin... tu vois ?

— Matthieu ? Matthieu Peltier ? » dis-je en feignant l’ignorance. « Le roi de cette petite soirée ? Le gars qui m’a fait ça ?


Je pointai alors un doigt vers mon œil au beurre noir. Pauline commença à bredouiller des excuses, mais se ravisa.


— Je suis désolée, » dit-elle simplement.

— Désolée ? Tu n’as pas à être désolée. C’est sa faute. C’est un gros con, et il a toujours été comme ça. Je le sais, tu le sais, et Christophe le sait encore mieux que nous » déclara Leïla.


Pauline commença à le défendre.


— Il a son caractère, c’est vrai... mais avec moi, il est vraiment adorable. Si je lui demande d’arrêter, je suis sûre qu’il le ferait et –

— Oh, pitié ! A quand remonte la dernière fois qu’une fille a pu faire changer un mec ? Ils te jureront qu’ils changeront pour toi, parce qu’ils diront tout ce qu’il faut pour se glisser dans ton lit. Mais dans le fond, ils resteront toujours les mêmes. Et au fond, Matthieu Peltier est un gros con » déclara Leïla, avant de me désigner de la main. « Christophe, lui, n’est pas un gros con. C’est un gros geek, c’est différent. Et c’est vrai que je ne comprendrais jamais pourquoi il aime les trucs qu’il aime, mais il est doux, il est gentil et il est attentionné.


Et, se penchant pour pouvoir presque lui murmurer dans le creux de l’oreille, Leïla asséna le coup de grâce :


— Et il est aussi très bien membré. »


Puis, se tournant vers moi :


— Allez, vas-y. Montre-lui. »


C’est officiel : on a atteint le point de non-retour.


Tout reposait sur moi. J’étais terrifié. Je me demandais si je serais en mesure de « livrer la marchandise », étant donné que j’avais eu des grosses difficultés à bander au cours de la semaine précédente. Je n’avais jamais imaginé que l’angoisse de la performance était quelque chose de réel auparavant, surtout vue la facilité avec laquelle les filles pouvaient me donner des érections. Cela aurait dû être facile, c’était quelque chose que j’attendais avec impatience. Mais mon cœur battait la chamade, j’avais peur de tout gâcher.


Puis je les regardais toutes les deux, longuement. Leïla était plus belle que jamais, et Pauline... Pauline avait toujours eu une espèce de beauté innocente, même sans la robe, la ceinture et le diadème. Mais avec, on aurait dit une princesse qui prenait vie. Ce que nous voulions faire serait une vengeance juste et amusante, mais cela la sauverait également d’un trou du cul qui allait la faire souffrir à terme. Je la regardais longuement, de son beau visage à ses petits seins, en passant par ses belles hanches menant à son petit cul tout rond. J’imaginais ce que je ressentirais, ce que ça ferait de sentir ses lèvres pulpeuses enroulées autour de ma bite, à quoi ressembleraient ces petits seins dans mes mains...


J’ouvris la fermeture éclair de mon pantalon et sortis ma bite... une bite dont je n’aurais jamais dû m’inquiéter parce qu’elle était dure comme de la putain de pierre !


Oh ouais !


Vous connaissez bien la chanson maintenant : vingt-cinq centimètres de long et épaisse comme une canette de soda, avec une petite goutte de liquide pré-éjaculatoire qui pointait déjà sur le haut et scintillait dans la faible lumière de la pièce. Elle était prête et impatiente de passer à l’action, comme toujours.


J’exultais.


Pauline haleta quand elle la vit, et la fixa intensément. Elle ne pouvait presque pas la quitter des yeux. Elle tendit la main momentanément, presque inconsciemment, avant de la ramener vivement contre elle.


— Je ne devrai pas être ici. Je ne devrais pas faire ça » murmura-t-elle, sans s’éloigner.

— Pourquoi pas ? C’est pourtant le bon moment. Regarde, tu es l’une des meilleures pom-pom girls de la fac et la putain de reine de cette putain soirée. Tu ne crois pas que tu as un peu le droit de t’amuser ? Tu ne crois pas que tu mérites ce qu’il y a de mieux ? » demanda Leïla.


Toujours incapable de détacher ses yeux de ma bite, Pauline dit :


— Je... je ne peux pas. Je suis avec Matthieu, je ne peux pas le tromper !


Le ton de sa voix n’était pas entièrement convaincant, comme si elle devait se persuader de ne pas faire quelque chose... qu’elle avait pourtant très envie de faire !


— Parce que tu penses que lui il ne te tromperait pas ? » demandai-je.

— Non ! » protesta Pauline.

— Vraiment ? Tu en es sûre ? » dit Leïla.


Elle hésita un peu avant de prendre à nouveau la défense de Matthieu, ce qui nous fit comprendre qu’elle ne croyait pas à sa fidélité. Mais elle se rattrapa vite :


— Oui.


Son téléphone à la main, Leïla montra alors à Pauline une image en direct de ce qui se passait de l’autre côté du gymnase. Dans un coin sombre, juste à côté du fameux mur historique couvert de graffitis sexuels, Margot et Matthieu étaient en train de s’embrasser sauvagement. La main de la jeune fille frottait l’entrejambe de son pantalon pendant qu’il attrapait l’un de ses seins et le serrait si fort que cela devait être douloureux. Anne-Charlotte faisait un excellent travail et les gardait tous les deux bien dans le cadre de la caméra de son téléphone, malgré la pièce sombre et bondée. Et même si ça craignait de la voir comme ça avec Matthieu, Margot faisait admirablement bien sa part du plan.


Une fois de plus, je vis toute une gamme d’émotions traverser le visage de Pauline, bien que celles-ci soient considérablement plus difficiles à cerner. Elle passa de la surprise, à la tristesse, à cet air un peu fataliste et apitoyé, comme si elle savait que cela arriverait, avant de se mettre en colère alors qu’elle se tournait vers Leïla.


— Espèce de salope ! Tu as tout manigancé ! » rugit-elle.

— Techniquement, on y a tous participé, mais oui, j’ai fait une grosse part du boulot. » déclara Leïla.

— Pourquoi ? » demanda Pauline.


Je me levai, ma bite toujours dure rebondissant dans l’air libre.


— Parce que Matthieu n’apporte que des ennuis, et tout le monde autour de lui finit blessé. Parce qu’il t’aurait trompée de toute façon, et le plus tôt cela arriverait, le plus tôt tu pourrais le laisser tomber et trouver un gars digne d’être avec la reine de cette soirée.


Pauline regarda ma bite et demanda :


— Et tu penses être ce gars ?

— Non. Il y a sans doute quelqu’un de fait pour toi et ce n’est pas moi, mais je sais m’amuser. C’est Leïla qui me l’a appris » dis-je.


Subtilement, Pauline se lécha les lèvres. Leïla le vit et poursuivit.


— Tu as toujours été une super amie avec moi. Bien meilleure que ce que je mérite. Nous ne voulions pas te faire de mal, mais nous avons besoin de toi pour nous aider à faire ce qui doit être fait ce soir.

— Et qu’est-ce qui doit être fait ce soir ? » demanda Pauline en faisant un effort louable pour ne pas verser une larme, probablement parce que cela aurait gâché toutes ses heures de maquillage.

— Nous allons détruire Matthieu et prendre plaisir à le faire. Ça te dit ? » demanda Leïla.


Pauline y réfléchit plus longtemps que je ne l’aurais voulu. Elle essayait clairement de faire le tri entre sa colère envers Leïla et celle envers Matthieu et les vingt-cinq centimètres qui flottaient entre mes cuisses, et qui la suppliaient de leur accorder un peu attention. Elle n’essayait même plus de cacher qu’elle ne bavait pratiquement rien qu’à cette vue.


— C’est complètement fou » murmura Pauline.

— Personne ne dit le contraire », avouai-je.

— C’est complètement fou, mais... je suis partante. À une condition !

— Laquelle ? » demanda Leïla.

— Tu m’aides à sortir de cette robe avant. Elle m’a coûté cher, et je ne veux pas la gâcher pour du sexe. » déclara Pauline.


Bien. Raisonnable et pratique.


Leïla était sans doute d’accord, car elle dézippa rapidement le dos de la robe de Pauline, puis la tira vers le bas et l’aida à en sortir. Elle la déposa ensuite délicatement sur un autre banc à proximité qui avait l’air assez propre. Elle aurait tout aussi bien pu la jeter dans les douches, je n’en avais pas grand-chose à faire, car le corps de Pauline, enfin déballé et entièrement exposé devant moi était captivant. Elle était magnifique avec ses belles fesses arrondies et ses petits seins en poires. Sa poitrine, partiellement couverte par l’écharpe de miss fac arborait fièrement de larges aréoles dans des tons bruns et des mamelons délicieux qui pointaient fièrement. Son cul était encore plus fou, bien rond et fait pour être agrippé. Ses fesses étaient séparées par un string d’une couleur bleu pâle, comme sa robe.


Vêtue uniquement de sa tiare, de sa ceinture, de ses gants de princesse, de son string et de ses talons, elle réunissait environ huit fantasmes différents à elle toute seule.


— Wow » dis-je.

— Merci » répondit-elle en rougissant.

— J’adore le string ; vraiment très classe, » fit Leïla, sarcastique.

— Merci, salope » dit Pauline en lui faisant un doigt d’honneur.


Elle voulut retirer son écharpe, mais Leïla l’arrêta d’un geste.


— Non non non. Garde ça. La couronne et les gants aussi » dit Leïla.


Je m’attendais à ce que Pauline soit entièrement nue, mais je devais reconnaître que Leïla avait un sacré sens du dramatique et de la mise en scène ! Pauline le comprit aussi, hochant la tête alors qu’elle passait ses doigts dans son string et le laissait tomber au sol. La chatte de Pauline était complètement rasée, et bien que son entrée impromptue dans ce vestiaire la laissât dans un état nettement non humide, je voulus y remédier.


Je me rapprochai d’elle, plongeant mon regard dans le sien. Nerveusement, je l’embrassai, appréciant la douceur de ses lèvres et la façon dont son corps se détendit à mon contact. Je me relaxai avec elle. Je fis doucement glisser mes mains le long de ses côtés, la touchant avec seulement le bout de mes doigts, pour l’allumer. Idéalement, plus tôt on en finissait, mieux cela vaudrait, mais je n’avais encore jamais laissé de fille insatisfaite, et je ne voulais pas que Pauline Barrault soit la première.


Je sculptais ses courbes du bout de mes doigts, remontant le long de ses hanches, de ses côtés, puis vers les renflements de ses seins, menaçant de me rapprocher de ses mamelons. Elle gémit de frustration alors que je m’arrêtais, laissant ses tétons sans la moindre caresse. Mais pour me faire pardonner, je l’embrassais à nouveau, doucement, et son gémissement de frustration se transforma en un son de plaisir profond. J’appuyais mon corps contre le sien, la plaquant contre un casier pendant que nous nous caressions. D’une main, je glissai ma bite entre ses jambes, frottant mon gland rougi contre les lèvres de sa chatte. Il y avait déjà une faible trace d’humidité, mais comme je me frottais contre elle, l’humidité, la sienne, la mienne, se répandit, ses gémissements devenant plus forts et plus sensuels.


— S’il te plaît, s’il te plaît, putain, s’il te plaît, » me supplia Pauline.


J’aurais pu me glisser à l’intérieur si facilement, mais je continuais mes douces tortures. Je voulais la rendre sauvage. Je maintenais une pression insistante avec ma bite, la frottant contre ses lèvres, les écartant légèrement avec mon gland, appuyant vers l’intérieur, puis vers le haut, me frottant contre son clitoris qui se durcissait. J’adorais sentir son souffle chaud s’accélérer contre ma peau. Et brusquement, je m’éloignai d’elle.


Ses yeux flamboyèrent de fureur.


— Putain, mais pourquoi ?


Avant qu’elle puisse faire plus que demander, je m’agenouillais et collais ma bouche contre son sexe.


— OH, PUTAIN ! » cria-t-elle alors que je poussais ma langue dans sa chatte.


Pendant que je festoyais, Leïla se glissa à côté d’elle. Elle lui prit la main et lui caressa le poignet.


— Je t’ai dit qu’il était bon. Juste pour que tu saches, je lui ai appris tout ce qu’il te fait. Et tu es bien placée pour savoir que je sais manger une chatte, non ? » se vanta Leïla en passant sa main dans mes cheveux.


Elle en profita pour enfoncer mon visage plus profondément dans la chatte de Pauline. Assez profondément en tout cas pour que je ne puisse pas lui dire que j’avais glané quelques astuces grâces auprès d’autres filles.


— C’est... c’est pas... c’est pas vrai » haleta Pauline d’une voix rauque tout en pinçant ses mamelons, tandis que Leïla maintenait toujours mon visage contre son sexe.

— Oh si. Waouh, je n’avais jamais assisté à ce genre de spectacle avant, mais je dois dire que c’est assez sympa. Est-ce que c’est aussi sympa à recevoir ? » dit Leïla, tenant toujours la main de Pauline tout en commençant à caresser son corps de sa main libre.


À travers le tissu mince de sa robe, Leïla caressa l’un de ses mamelons, tellement dressés qu’il menaçait de déchirer l’étoffe fragile.


— Oui... oh mon Dieu, OUI ! » s’exclama Pauline.

— Et qu’est-ce qu’on dit pour ce merveilleux cadeau ? » demanda Leïla en me faisant un signe de tête.


Je l’aperçus du coin de l’œil, et sur ses instructions, je ralentis.


— Merci, merci. S’il te plaît, s’il te plaît, ne t’arrête pas ! » plaida Pauline.

— Oh, allez, j’ai été si gentille avec toi après que tu m’as eu complètement battue à l’élection. Je pense que j’ai mérité un peu mieux que ça » dit Leïla.


Cela ne faisait pas partie du plan, mais je voyais quand même ce que Leïla avait l’intention de faire. Elle n’allait pas détruire Pauline, mais elle allait quand même prendre une petite revanche sur elle, la torturer un peu sexuellement.


Comme Leïla l’avait dit plus tôt, la plupart des pom-pom girls ont couché les unes avec les autres à un moment ou à un autre. C’est presque une tradition dans leur club. Mais vu que Pauline avait eu quelques réticences à nous sauter dessus, je me demandais si elle avait réellement participé à l’une de ces débauches.


En tout cas maintenant, désespérée de jouir, elle accrocha ses lèvres sur le sein exposé de Leïla, suçant et léchant avec ferveur, faisant gémir Leïla. Considérant que c’était suffisant, je recommençais à dévorer sa chatte avec toute la vigueur dont j’étais capable, en ajoutant des doigts pour faire bonne mesure. Deux d’entre eux se pressèrent à l’intérieur de ses plis tandis que mes lèvres et ma langue jouaient avec son clitoris.


Les jambes de Pauline tremblèrent tandis qu’elle explosait en un orgasme surpuissant,


— JE JOUIS... JE JOUIS... JE... OHHHHHH !


Certaines filles avaient déjà joui sur mon visage pendant que je les mangeais avant, mais avec Pauline, c’était un putain de torrent. J’avalais autant de fluide que possible, mais une quantité non négligeable dégoulina sur mon menton alors que je continuais à sucer, à lécher et à tordre mes doigts pour lui donner l’orgasme le plus puissant possible.


Quand Pauline se calma finalement, on aurait dit que son corps était en caoutchouc. Ses jambes semblaient à peine capables de la soulever. Avec l’aide de Leïla, je la guidais vers le banc sur lequel j’avais posé les serviettes un peu plus tôt. Nous l’allongeâmes sur le dos.


— Oh mon Dieu, oh putain, oh c’était sympa, c’était tellement sympa, » bégaya-t-elle, m’embrassant à plusieurs reprises, léchant son jus sur mes lèvres et mon menton.


En souriant et en riant, elle regarda Leïla :


— Waouh juste, merci, merci beaucoup, wow, je ne savais pas, vraiment pas. Oh mon Dieu, tu avais tellement raison.

— Evidemment ma chère ! Et tu n’as encore rien vu ! » déclara Leïla en désignant ma bite.

— Oh ! » dit Pauline, avec dans sa voix une intonation semblable à celle des gens qui viennent juste de se rappeler où ils ont laissé leurs clés de voiture.


Sans hésitation, elle se pencha et prit ma bite dans sa bouche, suçant vigoureusement, enroulant sa langue autour de mon gland avec impatience, comme si elle voulait sucer tout mon sperme pour me remercier.


— C’est vraiment, oh putain, c’est vraiment bien. Je me demandais si tu voulais toujours ça dans cette délicieuse chatte, » dis-je.


Pauline enleva sa bouche de ma bite, produisant un bruit un peu obscène alors qu’elle quittait ses lèvres. Hochant la tête avec enthousiasme, elle fit demi-tour sur le banc et poussa son sexe dans ma direction. N’ayant pas besoin de me le faire dire deux fois, j’alignais ma bite avec sa chatte et la fis rentrer lentement à l’intérieur. Pauline était tellement trempée, ça facilitait mon entrée, mais bon sang qu’est-ce qu’elle était étroite !


Pauline avait l’air de penser à peu près la même chose.


— Oh, putain ! Dieu, c’est si gros ! Tellement plus grosse que celle de Matthieu. Oui ! continue, continue, baise-moi avec ça, OH ! »


Qui suis-je pour m’opposer à la reine ?


Je la baisais lentement au début, puis de plus en plus fort, la pilonnant contre le banc pendant qu’elle poussait des cris et gémissait. Je ne sais pas trop comment elle s’y est prise pour garder sa tête immobile, mais j’étais très impressionné de voir que sa tiare ne menaçait pas de tomber pendant que je la pénétrais avec frénésie.


Debout à l’extrémité du banc, avec un téléphone dans chaque main (le mien et le sien), Leïla s’exclama :


— Souriez !


Avec ma bite enfouie bien profondément dans la chatte de la reine de la fac, un peu que je souriais !

Pauline toutefois n’était pas aussi rapide à réagir.


— Pourquoi, oh putain, pourquoi vous faites ça ?

— Pour le souvenir » dit Leïla. « A moins que tu veuilles que je l’envoie aussi à Matthieu ? » demanda Leïla.


Pauline rit et Leïla choisit ce moment pour prendre les photos.


— Tu imagines sa tête lorsqu’il verra la photo ? » demanda Pauline.

— Oh oui » dis-je. « Mais c’est encore un peu tôt.

— Un peu tôt ? » demanda Pauline.


Elle voulait continuer à parler, mais ses mots furent coupés par un gémissement alors que je continuais à la baiser.


— Comme nous l’avons dit, nous allons le détruire. Mais d’abord, on va s’amuser un peu » déclara Leïla.


Elle remit les téléphones dans son sac à main et grimpa à cheval sur le banc. Centimètre après centimètre, elle remonta le bas de sa robe, révélant sa chatte nue juste au-dessus du visage de Pauline.


— Pas de culotte ; la grande classe. » déclara Pauline en singeant Leïla.

— Tais-toi et mange ma putain de chatte, Majesté, » cracha Leïla en s’asseyant sur son visage pour que Pauline ne puisse rien faire d’autre.


Leïla enleva le haut de sa robe, exposant ses seins à l’air libre. Elle pinçait ses mamelons tandis que Pauline la dévorait. Elle gémit. Pauline gémit. Je gémis. Ensemble, nous étions un trio gémissant alors que je baisais Pauline et qu’elle mangeait la chatte de Leïla. Nous étions au-delà des mots à ce stade, nous ne pensions même plus à notre vengeance planifiée. Tout ce que nous voulions, c’était juste prendre du plaisir, profiter de cette expérience et faire en sorte qu’aucun d’entre nous ne l’oublie jamais.


Alors que je grognais et pénétrais Pauline avec transport, mon regard rencontra celui de Leïla. Elle me sourit délicieusement, complètement perdue dans l’instant tout en me faisant comprendre qu’elle trouvait cette vengeance plutôt douce. Je n’étais pas en désaccord avec elle à ce sujet. La chatte de Pauline était si incroyable, si soyeuse, que j’avais l’impression que je pourrai la baiser pour l’éternité.


Vu comment on y allait, cependant, quelqu’un craquerait bientôt. Tout en gémissant dans la chatte de Leïla, Pauline fut la première à se laisser submerger. Un nouvel orgasme jaillissant, qui fit trembler tout son corps de manière assez impressionnante sur le banc.


Leïla n’était pas loin derrière, enfouissant ses doigts dans les cheveux de Pauline.


— OUI, OUI PUTAIN DE SALOPE DE REINE DE LA FAC, LA, JUSTE LAAAAAAAAA !!!!!!!! »


Leïla se recroquevilla et cria, enfonçant le visage de Pauline plus profondément entre ses cuisses, prit ses seins en coupe et pinça fort ses mamelons alors qu’elle se déchaînait.


Je voulais jouir. J’avais besoin de jouir. Désespérément. Plus d’une semaine de sperme accumulé bouillonnait dans mes couilles, et le plan à trois avec Pauline et Leïla ne m’aidait vraiment pas du tout. La seule chose qui me retenait était le stratagème. Je ralentissais mon rythme. Je ne voulais pas tout foutre en l’air.


Lorsqu’elles reprirent toutes les deux leurs esprits, Leïla et moi lui expliquâmes la dernière partie de notre stratagème. Nous lui parlâmes de son rôle dedans, et elle n’était que trop impatiente de le mettre à exécution.


Sur ce, Leïla envoya un SMS et disparut dans l’ombre du vestiaire. Nous attendîmes dans un silence angoissant, alors que je continuais à faire de lents va-et-vient dans Pauline, le cœur battant. Je sentais la pression monter, attendant avec impatience d’être libérée.


La porte du vestiaire s’ouvrit, des pas lourds résonnèrent sur le béton.


— Pauline ? Tu es ici ? On m’a dit que tu avais besoin d’amour, et Matthieu a de l’amour à revendre bébé.


À ce moment-là, je commençais à accélérer, à baiser Pauline avec une plus grande férocité, sans chercher à me cacher le moins du monde. Elle le comprit et elle commença elle aussi à gémir bruyamment.


— Oh, putain ouais, plus fort Christophe ! Putain, tu baises teeeeeellement mieux que Matthieu ! Et ta bite est teeeeellement plus grosse ! » hurla-t-elle, si fort qu’il n’y avait aucun moyen que Matthieu ait pu le manquer.


Il fit le tour des casiers et arriva devant nous. De là où il était, il avait une vue parfaite sur moi en train de baiser Pauline étendue sur le banc, dans son écharpe et diadème de reine de la soirée, ses petits seins se balançant légèrement avec mes va-et-vient. A ce moment-là, j’avais peur qu’il se mette à nous charger. Mais, comme Leïla l’avait prédit, il resta là, hébété. Son minuscule petit esprit avait visiblement du mal à comprendre comment quelque chose d’aussi improbable ait pu se produire. Matthieu Peltier se tenait donc là, bouche bée, et l’air stupide. Tandis que moi, le petit intello qu’il avait assommé d’un coup de poing la semaine dernière, je donnais à sa copine qui se tortillait et gémissait sous moi la meilleure baise de toute sa putain de vie !


Rah, c’est si bon !


Pauline le regarda avec nonchalance et lui sourit du joli sourire qu’elle arborait sur scène un peu plus tôt.


— Oh, hé, Matthieu. Tu connais Christophe, pas vrai ? Ouais, il a une bite bien plus grosse que la tienne. Et il est aussi tellement plus sympa et plus intelligent et, surtout, tellement plus doué niveau sexe ! Je pensais juste que tu devrais savoir tout ça avant que je te quitte, espèce de gros connard.


C’était maintenant. Le moment de vérité. Matthieu me regarda, puis elle, puis moi une dernière fois. Puis il se mit à crier, un son informe et guttural, comme un animal enragé, et nous chargea.


Il n’y eut pas que la colère de Matthieu qui explosa, et tout se passa extrêmement vite. Alors qu’il n’était plus qu’à quelques pas de nous, je ne pouvais plus me retenir non plus. Je me retirais de Pauline, pointais ma bite vers Matthieu et lâchais tout. C’était comme un putain de torrent, qui explosa avec plus de force que je n’aurais cru en avoir. Jet après jet, j’enduisis son visage, sa couronne, sa veste, sa foutue écharpe de Mister Fac. C’était un vrai carnage.


— Tu viens... tu viens... tu viens juste de faire quoi là ? C’EST QUOI CE BORDEL ?!?!? » rugit Matthieu, titubant de confusion.

— Dis cheese ! » fit Leïla, en quittant la pénombre et en prenant une photo, aveuglant Matthieu avec le flash.


Déséquilibré, il tomba au sol, bafouillant et hurlant comme un malade. Ayant besoin de reprendre mes repères rapidement, ce qui était plus facile à dire qu’à faire après une éjaculation aussi forte, je replaçai ma bite dans mon pantalon, puis regardai Pauline.


— Tu devrais probablement t’habiller et te cacher », conseillai-je.

— Jure-moi qu’on refera un truc comme ça un de ces jours. » dit-elle en se précipitant vers sa robe.

— C’est une super idée, mais, pour l’instant, il faut partir ! » cria Leïla en saisissant mon poignet et me traînant hors du vestiaire alors qu’un Matthieu furieux et vociférant bondissait sur ses pieds et nous pourchassait.

— Passe une bonne soirée ! » lançais-je à Pauline.


Quelle qu’ait été sa réponse, elle fut interrompue par le hurlement de rage de Matthieu, ce qui fut plus que suffisant pour que Leïla et moi nous mîmes à courir comme des dératés.


Le bon côté des choses, c’est que nous n’avions pas à courir longtemps. La salle de sport n’était pas très loin, et une fois à l’intérieur et sur la piste de danse, nous nous mêlâmes aisément à la foule. Si Anne-Charlotte et Margot avaient bien fait leur travail, et je n’avais aucune raison de croire le contraire, la cavalerie n’attendrait pas très loin des vestiaires.


Ce fut bien le cas.


Le directeur, l’air plus énervé que jamais, se tenait à côté d’un officier de police. Ils avaient l’air tous deux aux aguets. Une fois que le Matthieu rugissant et recouvert de sperme surgit hors du vestiaire, ils se jetèrent sur lui. L’officier intercepta Matthieu facilement, et les choses s’aggravèrent pour lui lorsqu’il fut forcé de vider ses poches, et de lui remettre ses stéroïdes.


Et c’est ainsi que grâce à nous Matthieu fut arrêté devant toute la promo en tenue de roi de la fac et recouvert de mon sperme. Tout le monde riait, le pointait du doigt, prenait des photos. Au début, Matthieu beugla des menaces, mais lorsque l’agent lui attacha ses mains derrière son dos, il sembla prendre conscience de ce qui lui arrivait. Matthieu commença à pleurnicher. A supplier. Voire peut-être même à pleurer, mais c’était difficile à dire avec tout ce sperme. Ils le firent sortir rapidement, mais trop tard, le mal était déjà fait.


Ce serait un événement que personne à la fac n’oublierait jamais.


En nous frayant un chemin à travers la foule, Leïla et moi retrouvâmes Anne-Charlotte et Margot, qui mitraillaient toutes les deux Matthieu alors qu’il était conduit hors du gymnase.


— Oh, ça va me faire un super article » murmura Anne-Charlotte.

— Putain ! C’était fun ! » déclara Leïla, la voix encore légèrement tremblante d’adrénaline.

— Ouais, pour toi peut-être, mais tu n’avais pas à te faire tripoter par ce type » protesta Margot.

— Rien que tu n’aies fait auparavant, » rétorqua Leïla.

— Ouais, mais j’espère bien ne pas avoir à recommencer » dit Margot.

— Je ne pense pas qu’il nous posera à nouveau un problème » déclara Anne-Charlotte.

— Eh bien c’est tant mieux ! » répondit Margot.


Anne-Charlotte me regarda avec un sourire narquois.


— Alors, l’œil au beurre noir en valait-il la peine ?

— C’est un bon début » répondis-je.

— Et ça va se finir encore mieux. J’ai une bouteille de champagne chez moi, que j’ai chipée à mes parents. Je la gardais pour une occasion spéciale, et cela me semble être une putain d’occasion spéciale. On va chez moi ? » proposa Anne-Charlotte.


Honnêtement, j’étais complètement crevé. Il y avait le contrecoup du stress, et aussi la baise intense avec Pauline, et tout cela me tombait dessus d’un seul coup. D’un autre côté, c’était difficile de dire non à Anne-Charlotte, surtout après tout le travail qu’elle avait fait pour que ce plan - son plan - fonctionne.


— Ouais ! » dis-je.


Je regardai alors Leïla et Margot.


— Vous voulez vous joindre à nous, ou vous devez rester faire une chorégraphie pour le match ? » demandai-je.

— On s’en branle du match » déclara Leïla.

— Ouais, notre BDE va perdre de toute façon, et sans Matthieu dans l’équipe, ce ne sera même pas rigolo à regarder. Alors, autant aller faire la fête » déclara Margot.


Avec espièglerie, je passais mon bras sous celui d’Anne-Charlotte. Ne voulant pas être mise de côté, Margot fit de même avec mon autre bras. Bientôt, Leïla passa également son bras sous le sien. Nous quatre, riant et souriant après avoir réussi notre revanche contre le grand et effrayant Matthieu Peltier, sortîmes du gymnase avec des allures de grands seigneurs. L’optimisme et l’assurance que Matthieu m’avait pris n’étaient pas encore revenus, pas entièrement, mais j’éprouvais maintenant un tout nouveau sentiment.


On aurait dit de l’espoir. L’espoir en une meilleure année, l’espoir aussi que si nous avions réussi à faire tomber Matthieu, alors nous pourrions réussir tout ce que nous entreprendrons.


Avec trois jeunes filles que j’aimais vraiment beaucoup à mes bras, je sortis de la salle de sport en attendant avec impatience la petite fête qui allait suivre...

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