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Vacances en famille au Cap d'Agde

Chapitre 1

Lesbienne

1 Étrange fascination

 

Gwendoline :

Juliette s’étire mollement au bord de la piscine, on dirait une sirène abîmée dans ses pensées qui contemple l’univers d’un regard charitable. La Méditerranée enlace le ciel cotonneux sur la courbe de l’horizon, un voilier au loin prend ses aises, comme un point de repère pour les marins égarés au milieu d’un désert liquide à peine dérangé par les acrobaties aériennes de quelques goélands argentés en quête de nourriture. Je reste l’œil vissé à la caméra, abasourdie par tant de quiétude, l’impression de démesure, d’absolu. Depuis le temps que j’en rêvais, il m’aura fallu attendre dix-huit ans pour comprendre l’étrange fascination exercée par la mer.

Les premiers temps, il va y avoir pas mal de chassés-croisés dans la maison prêtée par une connaissance de tante Margaux . D’abord, Juliette et moi allons rester jusque début juillet avec une copine de tata ; puis cette dernière nous rejoindra, alors la cousine m’abandonnera pour passer deux semaines chez son père. Partager ses vacances afin de ne vexer aucun des parents, voici le prix à payer quand on est enfant de divorcés. Au moins, le mien a eu l’excellente idée de s’exiler de l’autre côté de la planète, passer du temps en ma compagnie n’entre pas dans ses priorités. Maman débarquera à son tour le 1er août ; on pourra enfin profiter d’un mois toutes les quatre au Cap d’Agde.

Tata Margaux, entre l’écriture de deux romans à succès, se vante d’ouvrir l’esprit de ses lycéens à certaines hypothèses philosophiques sensées les amener à une meilleure compréhension du monde ; quant à Mariel, ma mère, ses ouvrages sur l’intuitivité des sentiments font autorités dans le milieu socio-éducatif. Le reste du temps, elle démonte les psychoses de ses patients dont certains sont soumis à l’obligation de soin par la justice. Margaux et Mariel, le grand-père qu’on n’a pas eu le temps de connaître adorait Ernest Hemingway pour appeler ainsi ses filles, et nous laisser une passion commune pour l’écriture en héritage. Elles sont nées avec deux ans d’écart, autant dire rien une fois la quarantaine passée.

Leurs ressemblances ne se limitent pas à leur succès professionnel, ni à un physique généreux, conséquence des années qui passent. Les sœurs se sont mariées au cours de la même cérémonie, ont accouché à quelques jours d’intervalles, puis elles ont toutes les deux divorcé en moins d’un mois ; difficile de faire plus raccord. Ce serait marrant que Juliette et moi, les inséparables, on soit amenées à reproduire ce schéma quand le temps viendra de nous lancer dans le grand bain de l’existence. Encore faudra-t-il qu’on laisse quelqu’un s’immiscer entre nous, c’est pas gagné. Drôle de famille que la nôtre, mais je n’en changerai pour rien au monde.

Je rejoins la cousine en continuant à filmer, son regard profond s’illumine, on dirait une exhibitionniste gracieusement insolente. Elle tourne la tête pour admirer le paysage par-dessus son épaule, la marque du soutien-gorge fait ressortir les petits seins sur le buste bronzé, deux poires blanches ornées de pédoncules affriolants, le buste droit s’évase à peine au niveau des hanches. La touffe de poils courts retient mon attention, hasard ou provocation, la pointe du triangle entre les cuisses ouvertes dessine un sillon noir sur la fente aussi blanche que la poitrine.

– Cool ? Tu te rinces bien l’œil ?

Juliette me défie du regard sans se cacher.

– Je me fais un petit film pour quand tu seras partie. On devrait se rhabiller, ta mère va rentrer des courses.

J’adore ma cousine, et même plus encore ; notre première séance de naturisme ne pouvait se concevoir qu’à deux, dans l’intimité d’une relation troublante qui grandit malgré l’inconvenance de la situation. D’ailleurs, on a prévu d’emménager ensemble à la rentrée, histoire d’être un peu moins dépendantes de nos mères, gentilles mais un peu trop curieuses. Il est normal d’avoir des petits secrets à notre âge. Juliette se relève, prend une dernière pose, puis on enfile nos maillots de bain. J’échange la caméra contre l’ordinateur portable qui renferme mes pensées parfois contradictoires, divagations d’une étudiante à la recherche de sa vérité.

 

Margaux :

Je ne devrais pas m’intéresser au journal intime de Gwendoline mais c’est plus fort que moi. La lecture se révèle intéressante, surtout celle du dernier paragraphe ; je savais nos filles proches, quand même pas à ce point. Cette découverte provoque une avalanche de souvenirs, des moments d’égarement d’une époque révolue. Pourtant, Mariel et moi nous montrons d’une extrême indulgence, presque laxistes, sans doute la conséquence d’une éducation stricte qu’on ressentait comme une punition. Se pourrait-il que ma nièce ait vu juste, que nos enfants reproduisent un scenario écrit par leurs mères vingt-et-un ans auparavant ? Si c’est effectivement le cas, auront-elle l’audace d’aller au bout, contrairement à nous ?

Je ne peux m’empêcher de les contempler en silence pour me faire oublier, sans rien perdre du rapprochement ambigu. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, d’un flirt discret dont les deux peinent à se rendre compte ; la situation les dépasse, elles refusent encore d’admettre une attirance mutuelle indéniable. Des petits jeux entre cousines, d’autres nanas y ont déjà succombé, ça fait partie de la nature d’expérimenter entre proches, de chercher des réponses dans le cercle familial où règne la confiance. J’ai bien envie de les encourager. Allez, mes beautés ! Un peu de courage. Déjà, elles pourraient trouver celui de tomber les maillots de bain.

– On est au Cap d’Agde, les filles, mettez-vous à l’aise.

Conciliabule au bord de la piscine, Juliette retire le haut de son maillot en premier, l’empreinte du soutien-gorge se dessine d’une blancheur laiteuse sur la peau bronzée. Gwendoline l’imite, les rires surfaits sonnent faux. Les complices se déhanchent pour se débarrasser de leur slip sans avoir à se lever, ce reliquat de pudeur m’amuse. Patience, patience, les évènements vont peut-être se précipiter maintenant qu’elles sont à poil. Un peu jalouse de leur jeunesse, j’admire les dos joliment dessinés, les hanches davantage marquées de ma nièce, la légère cambrure au niveau des reins, le haut des fesses que je devine fermes, rondes à souhait.

J’ai découvert mon corps en observant celui de Mariel, et inversement pendant une période compliquée. Les parents, inquiets du laisser-aller de la jeunesse étudiante, nous interdisaient toute sortie en dehors des cours. On cherchait simplement des réponses à un trouble naissant naturel. Malheureusement, ce n’était pas un problème dont une mère discutait avec ses filles en 1978, surtout chez nous ; notre père, pourtant loin d’être un tyran, nous élevait selon la tradition familiale. La majorité passée à 18 ans n’y changeait rien : leur toit, leurs règles. On se raccrocha à la seule personne capable de comprendre la misère de notre solitude, celle qui la partageait.

Dans la salle de bain, chacune pensait avoir de bonnes raisons de jalouser l’autre, une fois dans la chambre, notre attachement profond comblait les fossés entre nous au fur et à mesure de leur apparition. Mariel avait 18 ans, moi 20, un même désir couvait dans nos ventres noués, auquel la trouille d’être prises en faute nous interdisait de succomber. On se contentait alors d’une masturbation malhabile chacune de notre côté, séparées par ce vide abyssal d’un mètre entre nos lits jumeaux, dans la pénombre pour ne pas alerter les parents. Unique entorse à la morale, je fantasmais sur son corps et elle sur le mien. Jusqu’au soir où...

Le plouf m’arrache aux tendres souvenirs, les filles viennent de sauter dans l’eau. Je m’installe au bord de la piscine, attentive au spectacle de leurs arabesques, un joyeux mixe entre le chahut et la natation synchronisée. Les corps se frôlent, se cherchent, elles veulent se laisser aller mais ignorent encore comment s’apprivoiser ; ça se fera avant la fin des vacances, quand le désir deviendra un besoin, une obsession de chaque instant. L’atermoiement ne résiste jamais longtemps à l’appel de la chair, surtout à 18 ans, autre temps, autres mœurs. Zut, je n’ai pas vu l’heure.

– Allez, les minettes, on va être en retard.

 

♀♀
 

Juliette :

La musique en sourdine succède aux dernières recommandations de maman, enfin partie se coucher ; j’ai cru que cet instant ne viendrait jamais. La cousine se laisse aller dans le canapé, amorphe, sa nonchalance apparente m’agace, une attitude qui tient un peu trop du train-train quotidien. Moi, je m’y refuse. Tata Mariel arrive demain, la tête certainement pleine d’idées ; alors si rien ne se passe ce soir, je risque de le regretter tout le week-end. Il nous reste deux petites semaines, le temps de forger des souvenirs impérissables qui permettront de supporter la séparation.

Par où commencer ? Je dévoile l’adorable fossette dissimulée sous une mèche rebelle de cheveux châtains mi-longs ondulés, la petite bouche dont la lèvre inférieure s’ourle délicieusement sur un menton volontaire, le coup gracile orné d’un grain de beauté, une épaule ronde. Comme la peau veloutée doit être douce, tendre, délicieusement salée, chaude aussi, je rêve de la goûter depuis des semaines. Mon souffle dans son oreille tire Gwendoline de sa léthargie, son sourire prouve l’envie de jouer.

– Qu’est-ce que tu veux ?

Comme si elle ne s’en doutait pas déjà. J’effleure ses lèvres des miennes, sa bouche docile s’entrouvre après une courte hésitation, la fraîcheur de son haleine m’inspire. Son bras s’enroule autour de ma nuque, des fois que je voudrais changer d’avis. La pudeur se transforme en audace, nos langues se trouvent, s’effleurent, s’enlacent enfin dans une folle sarabande. La chaleur monte d’un cran, puis d’un autre, la retenue ne sert à rien, notre baiser se fait fiévreux, presque violent.

Une brusque tension de Gwendoline fait ressortir sa poitrine un peu plus développée que la mienne. J’entreprends un joli sein en forme de cloche, mon audace la surprend, son cœur s’emballe sous ma paume, le mien aussi. Je ressens soudain une furieuse envie de lui offrir des caresses plus franches, de transformer le fantasme en réalité. Sa bouche m’échappe, mes lèvres dérapent jusqu’à la gorge appétissante en prémices à la volupté annoncée. Sa peau se couvre de chair de poule.

J’embrasse enfin ces seins qui m’obsèdent depuis le début de la matinée, quand elle a tombé le haut de son maillot. Je lèche une aréole rose, l’aspire, la gobe, le téton enfle sous ma langue, je le pince entre mes dents, je prends un indéfinissable plaisir à le sentir durcir dans ma bouche. La cousine se pâme, elle trouve ma poitrine à tâtons, la caresse me fait frémir.

Le désir m’emporte, je glisse une main vers le bas-ventre de Gwendoline, c’est doux, ses poils repoussent lentement depuis la dernière séance d’épilation au laser, fin comme du duvet. Les aines sont complètement lisses. Ses cuisses s’ouvrent, les miennes aussi, elle me rend toutes mes caresses. Sa fente bâille, je pousse un doigt dedans, j’en reçois un en retour.

C’est chaud, bientôt humide, la cousine commence à mouiller en récompense de mes efforts. Je fouille sa vulve comme j’aime me le faire en solitaire. Gwendoline pince nerveusement un de mes tétons, on dirait que ça lui plait. Ce qu’elle me fait aussi, son doigt taquine l’entrée de mon vagin. Alors, laissant ma main libre m’occuper de ses seins, je reprends ses lèvres.

 

♀♀
 

Margaux :

Je m’en doutais. La violence du bouche-à-bouche prouve l’état de manque, les filles se baisent sauvagement en malaxant leurs poitrines. Au mouvement saccadé des mains qui m’interdisent les détails, j’imagine les doigts fébriles dans les petites chattes serrées, le spectacle hautement érotique me fait mouiller. Jamais Mariel et moi n’avons poussé l’audace aussi loin.

Sans se concerter, chacune délaisse les seins de sa cousine pour dénicher le clitoris de l’autre, elles commencent à s’astiquer mutuellement en cadence. Les sons incongrus me parviennent derrière la porte entrouverte, clapotis des doigts dans les mouilles mêlé aux souffles de plus en plus courts, haletants.

Punaise, c’est beau et diablement chaud ! J’en oublie que je m’excite d’observer ma fille et ma nièce en train de prendre leur pied. Il ne manque plus que la frangine pour compléter la tableau, si Mariel était là... Un râle à deux voix annonce déjà l’apothéose, précipitation de la jeunesse, ou la peur de me voir arriver sans prévenir. Gwendoline sursaute la première, prise de convulsions, bientôt imitée par Juliette, les cousines se laissent aller. Leurs orgasmes presque simultanés se prolongent en silence.

Je m’enfuis dans ma chambre tant que mes jambes sont encore en état de me porter, surtout avant de me faire prendre en flagrant délit de voyeurisme. J’ai intérêt à assouvir ce foutu fantasme de coucher avec une femme au plus vite, ou l’obsession risque de gâcher les vacances en famille. Demain, la frangine débarque pour un week-end de deux jours et demi. Devrai-je lui parler de ce... de cet incident ? On verra le moment venu ; il ne me reste qu’à aller me masturber dans mon coin.

Un dernier coup d’œil, les filles tendrement enlacées prolongent la magie de l’instant par un baiser langoureux. J’envie leur insouciance, mais il ne faudrait pas que le plaisir de la découverte se transforme en liaison amoureuse. Pour le coup, on aurait un putain de problème à régler.

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