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Vacances de neige

Chapitre 11

Erotique

LE RETOUR



Bernard entre dans le bureau. Il sourit en voyant les corps emmêlés. Il s’approche de Louis et le secoue.

— Louis…

— Hein ! Quoi ?

— Il est six heures.

Le cuisinier récupère sa main coincée entre Jean et Line, soulève un bras de la jeune fille et glisse en bas du canapé. Une fois sur le tapis, il se lève.

— Hé Jean !

— Mmh !

— Debout, viens m’aider pour le petit déjeuner.

Jean se déplie.

— Que… Qu’est-ce qu’y a ? marmonne Line à moitié réveillée.

— Réveille ta cousine et les deux zouaves et filez tout de suite dans votre chambre, ordonne Bernard en sortant. Je ne tiens pas à ce que les enfants vous voient sortir d’ici.

Les deux hommes récupèrent leurs vêtements et les enfilent pendant que Marjorie et les moniteurs s’étirent. Line attrape son jeans.

— Inutile décrète Luc. La chambre est tout proche. A cette heure-ci on ne craint rien.

Il fouille dans le tas d’habits et découvre ses affaires.

— Venez, on a encore une petite heure de sommeil.

Les quatre jeunes se faufilent dans le couloir. Les filles ne sont pas rassurées et ne respirent que lorsque la porte de leur chambre s’est refermée sur eux et qu’ils sont au chaud sous les couvertures. Serrés les uns contre les autres ils se rendorment immédiatement…


La montre bracelet de Marc les réveille à nouveau en vibrant. Les deux garçons après une rapide toilette promettent de venir chercher les filles et les laissent seules pour une heure supplémentaire. Malgré le manque de sommeil, elles n’osent pas rester couchées, de peur de s’endormir et décident de se lever. Elles ne sont guère vaillantes. On dirait deux zombies qui tournent dans la pièce essayant de rassembler leurs affaires. Line est la première à boucler son sac après s’être habillée. Elle s’assied au bord du lit et regarde les yeux vagues sa cousine tenter d’introduire une couverture dans son bagage.

— Qu’est-ce que tu fais Marjorie ?

— Ben tu le vois, je fais ma valise.

— Avec ça ?

— Euh… t’as raison, j’en ai pas besoin.

Elle retire la couverture en riant et la jette sur le lit.

— Merci… T’as vu comme t’es habillée ?

— Quoi ? Oh !… On n’est vraiment pas bien réveillée ce matin sourit-elle en retirant le pull enfilé à l’envers.

Marjorie s’assied à coté de sa cousine.

— On n’a plus qu’à attendre qu’on vienne nous chercher… Pfou ! Quelle nuit !

— Tu peux le dire !

Elles restent silencieuses. L’une et l’autre se demandent comment elles ont pu se prêter à cette débauche sexuelle. Dans la lueur blafarde du matin hivernal, elles ont honte de leur comportement.

— Dis Line...

Luc interrompt Marjorie.

— Ah ! Je vois que vous êtes prêtes. C’est bien. Apportez vos sacs dans la salle commune et venez déjeuner.

Les autres pensionnaires qu’elles retrouvent ne sont guère plus vaillants. Ce n’est pas le joyeux brouhaha des jours précédents. Tout le monde est un peu triste de partir.


A la fin du petit déjeuner, Bernard leur souhaite bon voyage.

— Marc, Louis et Jean restent ici avec moi préparer le chalet pour la fournée suivante. J’espère que vous êtes satisfaits de votre séjour et je vous dis à l’année prochaine peut-être. Lucille et Luc vous accompagneront jusqu’à Paris. Ne soyez pas trop méchants avec eux. Je compte sur vous pour qu’ils se reposent dans le train car ils auront besoin de toutes leurs forces pour convoyer vos remplaçants jusqu’ici. Bon trajet !

Il retient Line et Marjorie qui suivaient la troupe.

— Louis et Jean souhaitent vous dire au revoir et…

— Et vous ? Vous ne voulez pas nous embrasser ?

— Si tu ne m’avais pas interrompu, Marjorie, tu saurais que je vous attends ensuite dans mon bureau. Allez vite à la cuisine !

Les deux filles courent se jeter au cou des deux hommes.

— On ne vous oubliera pas croyez-nous, assure Louis.

— Ça non alors ! Vous pouvez en être sûres renchérit Jean.

Elles les laissent pour entrer dans le bureau. La table de travail est en place, rien ne subsiste de l’orgie de la nuit.

— Alors mesdemoiselles ? Que pensez-vous de votre séjour ?

— Euh… nous avons fait de grands progrès en ski.

— C’est tout ? Il n’y a pas d’autre progrès dont vous voudriez me parler ?

Bernard les prend par la taille, puis caresse les fesses en insistant sur la raie.

— Moi j’ai été très satisfait de vos progrès dans d’autres matières… disons plus intimes. Avez-vous apprécié ?

— J’ai bien aimé, avoue Line.

— Tant mieux, et toi Marjorie ?

— Moi aussi, rougit celle-ci.

Bernard introduit la main entre les cuisses, elles se frottent dessus.

— J’ai chargé Lucille d’une commission pour vos mamans. Vous l’embrasserez de ma part. Il se pourrait que cet été nous nous rencontrions à nouveau… Allez filez !


Dans le car qui les amènent à la gare, Line et Marjorie ont de la peine à rester les yeux ouverts. Ce n’est pas le moment de s’endormir, moins d’une heure de trajet par les routes de montagne avant l’embarquement dans le TGV.

— Dis, interroge Line, qu’est-ce que tu voulais me demander ce matin quand Luc est entré dans la chambre ?

— Sais plus… Ah si ! Quand tu étais entre Louis et Jean ? Qu’est-ce qu’ils te faisaient ? J’ai pas bien vu. J’ai juste entendu Bernard parler de double pénétration. C’est ça qu’ils faisaient ? (Line approuve de la tête)… Tous les deux en même temps ? (nouveau hochement affirmatif)… Dans le même trou ?

— Oh non !

— Alors l’un devant l’autre derrière ?

— Oui.

— Ça fait mal ?

— Un peu, ça tirait.

-Tu le referas ?

Line n’en sait rien. Elle ne garde pas un mauvais souvenir de l’épreuve, mais a conscience que ses deux amants ont été particulièrement attentifs et prudents. Où trouver à l’avenir deux garçons aussi attentionnés ? Est-ce que Luc et Marc auraient su se contrôler ?

— Tu le referas dis ? insiste Marjorie.

— Je ne sais pas… Non, je crois pas… j’aurai trop peur.

Dans le train, elles se calent dans un coin et font semblant de dormir pour se soustraire aux bavardages des autres adolescents. Au bout d’un quart d’heure, elles dorment réellement…


Leurs mères les attendent sur le quai.

— J’espère qu’elles ont été gentilles et que Monsieur Constant n’a pas eu à se plaindre, demande Béatrice, la mère de Line à Lucille.

— Pas du tout madame. Bernard… euh… je veux dire monsieur Constant, m’a chargé de vous rassurer à ce sujet. Line et Marjorie se sont comportées à la satisfaction de tous et nous garderons le souvenir de deux jeunes filles serviables et disponibles en toutes occasions. Nous aimerions avoir souvent d’aussi agréables pensionnaires.

— Vous nous en voyez ravies, affirme Jeannine, la mère de Marjorie. Nous étions un peu inquiètes. Nous constatons avec plaisir que nos craintes étaient vaines.

Les deux filles ont réussi à écouter sans rougir le compliment plein de sous-entendus, débité par la monitrice.

Une fois seule dans sa chambre, Line repense à la semaine. Combien de fois a-t-elle baisé ? Elle ne saurait en faire le compte. N’a-t-elle pas été imprudente ? Jusqu’ici elle n’avait jamais songé à se protéger… Marjorie, elle prend la pilule, elle… Elle range dans son petit carnet secret l’adresse d’un docteur compréhensif que lui a glissé subrepticement Luc en prenant congé sur le quai. Il lui a assuré qu’en cas de problème ce Jean-Paul lui serait d’un grand secours…


Fin

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