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Valérie exaucée

Chapitre 1

SM / Fétichisme

Valérie exaucée Chapitre 1


Avant-propos: dans ce récit, fantasme et réalité se mêlent. Valérie, le personnage central,  ressemble à deux femmes différentes que j’ai très bien connues quant aux situations certaines furent souvent vécues d’autres sont purement imaginées. Seul le personnage de Malika relève du pur fantasme.



Six heures le matin. Comme chacun des quelques jours précédents, la pièce s’éclaira et Valérie sortit péniblement de son sommeil. Allongée sur ce lit inconfortable elle se souvint brutalement de là où elle était et ce qu’elle y faisait. Quatre jours, oui c’était ça, quatre jours qu’elle était enfermée la nuit. Sa geôlière n’allait pas tarder à venir ; il lui restait peu de temps avant de d’obéir à ses instructions du matin.

La poche d’eau prolongée d’un tuyau et terminée par cette canule était posée sur la chaise ; encore ensommeillée elle savait qu’elle devait faire vite. Elle retira la culotte plastique qu’elle devait porter la nuit, s’empara de cet équipement, se mit à quatre pattes, fit pénétrer la canule dans son anus et leva le petit réservoir de sa main droite. Le liquide froid s’écoula dans son fondement.

Elle patienta jusqu’à ce que l’envie devienne insupportable et se rendit enfin au-dessus de la cuvette que la longueur de la chaine qui lui entourait la cheville lui permit juste d’atteindre. De ses deux mains elle écarta les fesses ; elle se libéra bruyamment un sentiment de honte l’envahit comme chaque matin. Les bruits de pas approchaient elle se leva rapidement et, mains sur la tête, elle se tint droite lorsque la porte s’ouvrit sur une petite femme brune, les cheveux courts vêtue d’un seul T-shirt et d’une culotte. Une badine dans une main, un petit sac dans l’autre, la nouvelle venue se planta devant Valérie.

-Bonjour Maitresse.

-Bonjour la chienne, tu as fait ce que tu avais à faire ?

-Oui Maitresse

Elle lui tendit des serviettes de papier et alla remplir une petite bassine d’eau d’un robinet qui se trouvait hors d’atteinte de la longueur de la chaine qui liait Valérie à son lit.

Accroupie sous le regard de sa maitresse, Valérie entreprit de se rincer soigneusement les fesses, de les essuyer avant de se relever pour aller vider l’eau dans la cuvette.

-Tourne-toi !

Valérie connaissait le protocole ; elle s’approcha du lit, se retourna, se pencha et cuisses écartées attendit.

-Tu as encore de belles marques sur le cul !

Sa badine passait et repassait sur les zébrures en insistant sur les chairs les plus sensibles. Valérie savait qu’il ne fallait prononcer aucun mot.

-Inspection de ta chatte !

Toujours ce même rite qui se déroulait depuis ces mêmes quatre jours. Elle s’allongea sur le bord du lit, releva les cuisses et les crocheta dans ses bras ; elle avait appris que c’était ainsi précisément qu’elle devait obéir.

-Là aussi il te reste quelques marques mais on doit quand même pouvoir faire mieux !

Elle tressaillit à peine lorsque la badine édentée écarta ses lèvres pour ensuite tenter de pénétrer son vagin. C’était la première fois qu’elle prononçait ces mots-là. Cette nouvelle journée allait être difficile.

-Maintenant tu sais ce qu’il te reste à faire ?

-Oui Maitresse, je dois faire votre toilette.

La petite femme brune qui portait le nom de Malika acquiesça d’un mouvement de tête. Agenouillée Valérie fit descendre cette culotte qui lui était maintenant familière pour retrouver ce sexe lisse mais encore couvert il y avait quelques jours d’une toison abondante et broussailleuse. Elle posa le sous-vêtement tâché et odorant délicatement sur le lit. Sans un mot Malika se retourna ; constellée de marques et de piqures écarlates le cul de Malika ne pouvait être que sensible. Valérie lui saisit avec douceur les fesses, les ouvrit et se mit à la tâche. Elle appliqua sa langue posément sur le petit trou enflé qui dégageait un parfum connu mais que Valérie fut incapable d’identifier. Elle le lécha longuement jusqu’à ce que d’un mouvement elle comprit que c’était assez. Le sol en béton froid et dur meurtrissait ses genoux mais elle avait appris qu’elle ne devait en aucun cas se plaindre. Malika vint s’allonger sur le lit, offerte.

-Allez dépêche-toi.

Valérie se déplaça sur les genoux pour poursuivre ce qu’on attendait d’elle. Elle s’était maintenant habituée à l’odeur animale de sa Maitresse ; elle ouvrit les lèvres et posa la bouche sur cette vulve elle aussi rougie et enflée. Malika avait elle-aussi été longuement « travaillée ».

-Tu me fais du bien !

Comme chaque fois qu’elles étaient seules, Malika s’adressait à elle d’un ton presque amical.

-Je suis là pour ça Maitresse, pour essayer de vous faire du bien.

Malika se redressa.

-J’ai été très punie hier soir après que tu sois allée te coucher. Je ne te veux pas de mal mais je dois obéir, tu comprends.

-Je comprends très bien, je ne t’en veux pas. J’ai bien vu l’état de ton petit trou.

-Tu n’as jamais subi le « figging » !

Malika lui prit le visage et passa ses lèvres longuement sur la bouche de Valérie.

-Mets ma culotte et viens tu as à faire avant de rencontrer le maitre.

C’était la première fois qu’elle devait enfiler cette culotte ; elle ne marqua ni surprise ni appréhension ; trop petite pour elle, le vêtement la moulait. D’un geste Malika l’ajusta pour qu’il épouse la fente. Elle sortit de son sac un collier prolongé par une laisse et le posa autour du cou de Valérie, enfin, elle ouvrit le cadenas de sa chaine.

-En route !


Trois mois plus tot.


Après mes aventures avec Justine que je voyais toujours avec beaucoup de plaisir, je décidais de mener à bien ce désir que j’avais depuis longtemps de devenir la soumise d’un homme. Pour parler dans un langage économique, il y avait de l’offre ! Les réponses à la petite annonce que j’avais déposée sur un site spécialisé étaient innombrables. Lorsque j’étais seule le soir j’épluchais les messages qui, pour la plupart étaient ineptes, vulgaires et écrits dans un sabir de français. On était loin de ma recherche ! Après plusieurs mois et des échanges de mail avec ceux qui semblaient les plus sérieux j’avais fini par sélectionner trois hommes, parisiens dont l’âge s’échelonnait de cinquante-cinq à soixante-cinq ans, je n’avais jamais eu une âme de « cougar » ! A cinquante quatre ans, une vie professionnelle et amoureuse déjà très remplies, mes envies étaient formées et finalement assez précises. Mon expérience déjà longue de dominatrice avec les femmes avait été riche mais j’avais toujours ressenti un goût d’inachevé ; je me laissais parfois aller à laisser ma compagne du moment prendre le dessus mais elles restaient avant tout mes soumises et puis bisexuelle je n’en étais pas moins attirée par les hommes. Trop indépendante pour être à la recherche du grand amour j’avais le profond désir d’être à la merci d’un homme, sentir un « vrai » membre me pénétrer, entre autres.

Je rencontrai le premier dans un café proche de chez moi ; dans son message (sans fautes d’orthographe, c’était un de mes critères !) Marc, c’était son nom, m’avait précisé qu’il avait de l’expérience. Plutôt bel homme il précisa sa recherche et moi la mienne. Doux et pas assez vicieux à mon goût, je mis fin, aimablement à notre entretien. J’avais le sentiment qu’il était plus attiré par une relation sexuelle que par de vrais jeux de soumission.

C’est le regard de Louis qui, je pense, me décida. Intense, scrutateur et vicieux, ses yeux dès les premières minutes me déshabillèrent, me jaugèrent, sans un mot. Lorsqu’il égrena d’une voix calme et sans affect ce qu’il attendait de moi je me sentis fondre sans que je n’en laisse rien paraître et lorsqu’il proposa de poursuivre notre conversation pendant un dîner, j’acceptais sans réticence.

Amusant et séducteur, le dîner ne fit que confirmer ma première impression, c’est avec lui que j’avais envie d’aller plus loin. Il mit cartes sur table sans chercher à dissimuler ni ce qu’il était ni ce qu’il attendait. Marié, celle qui serait sa soumise ne devait pas s’attendre à autre chose que des séances régulières. Lorsqu’il me demanda si j’associais humiliation et plaisir comme douleur et plaisir, je répondis oui tout en précisant que je ne voulais cependant pas mettre mon corps en danger et que je refusais toutes choses extrêmes ; il me fit préciser ce qui se cachait derrière ce vocable.

-Ce que tu viens de décrire correspond assez bien à mes propres tabous.

Cette réponse me suffit.

-Tu aimes les femmes également ?

-Beaucoup, j’ai eu plusieurs amantes et soumises !

-Ah oui ! Intéressant, tu aimes soumettre les femmes ? Mais aimes-tu aussi les dominatrices ?

-J’aime les deux.

-Tu pourrais faire l’affaire !

Il s’était adressé à moi comme si j’étais déjà conquise et avec un ton dans lequel je décelais une sorte d’indifférence ; si cela ne me convenait pas nous en resterions là c’est ainsi que je le compris. Incapable de montrer orgueil ou fierté, je me contentais d’esquisser un sourire en forme d’acquiescement.

-Maintenant soyons clairs, pour moi ce sont des jeux avec le plaisir pour objet, plaisir partagé cela va de soi.

-Pour moi aussi, je ne les considère qu’ainsi.

-Avec tes soumises je suppose que ta chatte est un objet de plaisir !

-…. Oui bien sûr.

-Dis-toi qu’elle sera pour moi comme pour d’autres un objet de tourment ! J’espère que tu as d’autres zones de plaisir.

Je songeais à ce que j’avais fait subir à celles qui s’étaient trouvées entre mes mains et l’image des sévices que Justine avait endurés défilaient ; souvent j’avais tellement eu envie de les subir ! Seuls quelques mots de prudence me venaient à l’esprit.

-Je sais ce que mes soumises attendaient de moi comme je savais jusqu’où aller !

-C’est une bonne réponse, je ne suis pas un sauvage ce qui ne m’empêche pas d’être sévère.

-Pourquoi dîtes-vous d’autres ?

-On ne peut pas écarter qu’une femme se joigne à moi.

-J’aime l’idée mais pouvez-vous m’en dire plus.

-Je peux bien sûr. J’ai la chance d’avoir une propriété près de Paris ; sa gardienne qui me doit beaucoup est (il hésita) …très endurante mais à l’occasion je peux l’autoriser à jouer la dominatrice.

-Vous ne l’envisagez que dans ce sens ?

Il rit et garda un sourire.

-Tout est possible, je ne peux pas dire mieux ! Mais c’est moi qui décide.

Au cours des semaines qui suivirent, je le rencontrai plusieurs fois pour de longues séances au cours desquelles je découvris combien il pouvait être pervers et vicieux ; j’en ressortais apaisée même si les stigmates de mes punitions pouvaient durer plusieurs jours. Mon excitation lorsque je me rendais à ces rendez-vous était chaque fois plus vive et si l’humiliation de me présenter dans un état qui en disait long sur mes envies était forte, la satisfaction de découvrir l’éclat de son regard lorsqu’il m’inspectait prenait le pas sur ma honte. Honte d’être son objet, honte de ne pouvoir le dissimuler.

Un soir il me demanda si j’étais prête à venir passer quelques jours à la campagne. Je n’avais pas pris de repos depuis longtemps et j’acceptais. J’avais quand même besoin de mieux cerner les choses.

-Votre gardienne sera là ?

-Elle est toujours là.

-Elle sera ma maitresse ?

-Jusqu’à ce que j’en décide autrement ; tu aimerais t’occuper d’elle ?

-Je ne la connais pas mais oui, je pense que oui.

-Je te promets que tu pourras.

-Alors j’accepte votre invitation. Comment s’appelle-t-elle ?

-Malika mais appelle-la maitresse lorsqu’elle t’accueillera.

Le mercredi après-midi je conduisis jusqu’à V. Arrivée devant la grille, elle s’ouvrit d’elle-même ; surprise je repérais rapidement la petite caméra sur un des piliers. Je comprenais mieux pourquoi il m’avait demandé mon immatriculation. Le chemin assez long s’enfonçait entre une haie d’ormes lorsqu’au son des graviers qui crissaient sous les pneus je découvris une belle bâtisse de deux étages dans un style très second empire ; devant la façade sud s’étendait un étang dont les bords étaient fleuris et très entretenus. Mon arrivée fit s’envoler des oiseaux.

Malika se tenait devant la porte ; petite, assez menue, les cheveux très noirs, plantés bas elle avait un teint bistre. Au premier regard je remarquais qu’elle était peu souriante mais cet aspect revêche, je le découvris plus tard, n’était qu’une façade pour tenter d’imposer un rôle qui ne lui était pas naturel. Peu m’importe, il fallait jouer le jeu.

Je sortis, me présentais et la saluais.

-Bonjour, je dois vous appeler maitresse ?

-Prends ta valise et suis-moi.

Je la suivis dans une vaste entrée prolongée par un très bel escalier de bois que je gravis derrière elle. Moulée dans une jupe noire qui lui arrivait en-dessous du genou, Malika me mena jusqu’à une chambre ou elle me fit déposer mes affaires.

-Viens maintenant te préparer avant de rejoindre Monsieur.

-Je pourrais me rafraîchir avant ?

-Te rafraîchir ?

-J’aimerais aller aux toilettes !

-Suis-moi

Elle me montra une salle de bains attenante à la chambre ou se trouvait des toilettes. Entrée devant moi elle ne fit pas mine de partir et j’eus alors un air surpris.

-Tu voulais les toilettes, ils sont là ; dépêche-toi !

-Vous…vous restez là ?

-D’où viens-tu ? Depuis quand les soumises ont de l’intimité ? Sois-tu fais tout de suite soit tu vas attendre longtemps, tu as compris ?

Résignée, je baissais ma culotte, m’accroupis et parvins sans trop de difficultés à uriner sous son regard ; j’avais une certaine expérience des jeu d’uro et je savais comment me libérer.

Je cherchais le rouleau de papier sans succès. Je choisis de ne rien dire, m’essuyai avec mes doigts et me relevai.

-Tu m’as donné envie !

Elle releva sa jupe et me demanda de baisser sa culotte. Je m’agenouillais et le fis glisser jusqu’à ses chevilles. C’est là que je découvris sa toison pour la première fois. Inhabituel de nos jours certes mais la sienne semblait sortir d’un album d’Helmut Newton. Noire de jais, épaisse et drue, son pubis comme ses lèvres étaient recouverts comme d’une fourrure. Je cachais ma surprise comme je fis mine de ne pas avoir vu que sa culotte n’était pas propre. Je me relevais pour la laisser mais d’un signe elle me signifia que je devais rester devant elle. Les cuisses écartées devant mon visage, je vis son jus se frayer un chemin dans sa pilosité ; un jet puissant éclaboussait ses cuisses et elle pissa longtemps signe que cette mise en scène avait été préparée. Je savais ce que serait la suite.

-Qu’attends-tu ?

Je plongeais mon visage dans sa touffe imprégnée que je lissais de mes lèvres pour ensuite ouvrir sa chatte dont je léchais tous les plis, je finis en passant ma langue à l’intérieur de ses cuisses. Je me souvenais du parfum intime de Justine, celui de Malika était autre, puissant, animal. Ainsi à peine arrivée, elle m’avait exposée à ses fluides et ses humeurs, je me doutais que si elle partageait ce fétichisme, il ne pouvait que lui avoir été imposé. Étrangement notre maitre ne l’avait encore jamais partagé avec moi ; avec lui je n’étais jamais au bout de mes surprises.

Je la suivis dans l’escalier, arrivées en bas elle ouvrit une porte dérobée d’où partait un autre escalier qui menait au sous-sol. D’une clé qu’elle tira de sa poche elle fit jouer la serrure d’une porte métallique. Je découvrais une pièce très éclairée meublée d’un lit a barreaux en métal peint, comme ceux qu’on pouvait trouver autrefois dans les hôpitaux. Une longue chaine terminée par un bracelet était accrochée à un des pieds et proche se trouvait des toilettes sans lunette.

--Voilà ta chambre. Tu vas te déshabiller mettre ce T-shirt et me suivre.

Je m’apprêtais à résister voire à partir mais mon envie d’aller plus loin me retint. Je me déshabillais, enfilait le T-shirt ne gardant que ma culotte. Au moment de quitter la pièce, elle prit un air ingénu.

-Le maitre t’a déjà parlé du donjon ?

-Euh… non

Elle ouvrit une porte qui donnait dans ma « chambre » et alluma. Devant moi une pièce assez vaste et sombre contenait tout ce qu’on pouvait imaginer en termes de meubles et d’équipement. Je n’eus pas le temps d’en détailler le contenu.

-Tu as vu ; tu sais ce qui t’attend.

Elle avait pris un air mauvais et je la suivis docilement. Louis installé dans un fauteuil devant une cheminée lisait. A notre arrivée il sourit.

-Bienvenue Valérie. On t’a montré ta chambre ?

Peut-être attendait-il une réaction de ma part ce dont je me gardais bien. Le « on » employé sans nommer Malika n’échappa ni à elle ni à moi ; un léger voile passa sur son visage déjà fermé.

-Oui merci.

-Assied-toi, Malika, apporte-nous un apéritif.

Il désigna un coussin à ses pieds. Lorsqu’elle revint avec un plateau et trois verres, il jeta un regard qui se voulait distrait.

-Je pense que tu as à faire en cuisine Malika ; ce soir nous nous contenterons d’une collation que nous prendrons ici. Prépare-donc un plateau mais avant sers-nous un verre de vin.

L’humiliation violente qu’il lui infligeait ne me rassura pas. Elle se vengerait et je ne pouvais être que l’objet de cette vengeance ; je n’avais aucun doute quant à la démarche vicieuse qu’il avait en tête. Un mot mal placé et un geste suffiront pour que tout bascule et que Malika reprenne ses prérogatives.

Le verre à la main, il entreprit de me raconter l’histoire de cette demeure. En 1860, Morny demi-frère de l’empereur avait acheté un vaste domaine de chasse et cette maison était un relais de chasse qu’il avait fait construire. Après sa disgrâce, un des associés du baron Hausmann l’avait racheté ; au fil du temps et des héritages, il ne restait que cette maison et quelques hectares qui l’entourait. L’acheteur de l’époque était un lointain aïeul de Louis. La maison avait ses secrets, passages, souterrains et autres qui servaient à recevoir dans la discrétion des maitresses.

-Je suppose que Malika n’a pu résister à l’envie de te faire visiter le donjon.

-Je ne l’ai qu’aperçu, elle ne me l’a pas fait visiter.

-Nous avons le temps avant le diner, viens donc c’est un lieu où nous passerons certainement du temps pendant ton séjour.

Il disait tout ça d’un ton détaché et anodin comme s’il était naturel d’envisager de s’y rendre comme dans un salon de lecture. Je savais très bien pourquoi j’étais là et si j’avais une légère appréhension, je n’avais pas peur, j’avais confiance.

Je le suivis jusqu’à ma chambre et lorsqu’il ouvrit la porte du donjon, il me laissa en faire le tour du regard.

Sur un mur étaient accrochés dans un ordre impeccable fouets, martinets, cravaches et badines, des bracelets de cuir, des entraves de toute sorte, des pinces et poids de tailles différentes tandis que trônaient sur les étagères des godes, plugs, équipement de « pompage », masques, entonnoirs, … ; certains étaient impressionnants. Si j’étais familière de ces équipements, je l’étais moins des meubles. Chevalets, fauteuil gynécologique, poutre hérissée de pics, des chaînes et des palans. Partagée entre effroi et excitation je ne prononçais aucun mot me contentant de détailler tout ce qui s’y trouvait.

-Voilà tu as tout vu ; tu ne regrettes pas d’être venue ?

-Non Monsieur, j’ai confiance en vous. Je souhaiterais vous poser une question.

-Je t’écoute

-Pourquoi Malika est-elle aussi poilue ?

-Ca te dérange ?

Cette habitude de répondre à une question par une autre question !

-Non pas vraiment mais c’est inhabituel qu’un Maitre l’autorise.

-C’est exact et, en effet, ça n’est pas dans l’air du temps. Mais oui ça me plait cependant puisque tu en parles je te propose de l’épiler.

-Vous voulez que je l’épile ?

-Bien sûr tu m’en as parlé donc c’est toi qui le feras. Je te donnerai tout ce qu’il faut mais attention il faudra qu’elle soit complètement imberbe après ça.

-Je ne l’ai jamais fait !

-Tu apprendras puisque tu l’as suggéré. Tu feras ça après le dîner.

Je n’allais pas entrer dans une rhétorique dont je sortirais inévitablement perdante. Je me contentais d’acquiescer.

Lorsque nous retournâmes au salon Malika avais déposé un plateau sur une petite table à côté de son fauteuil. Assise en tailleur à ses pieds je picorais le diner léger qu’elle avait préparé ; Louis m’interrogeait sur mes expériences de dominatrice, me demandait des détails alors que Malika, debout nous écoutait ; il avait un sens aigu de la mise en scène. Alors qu’elle m’avait accueillie sûre d’elle et de son rôle elle se trouvait là, témoin impuissante d’une complicité qu’il avait établie mais dont je n’étais pas dupe ; ce jeu m’amusait. Je savais qui j’étais, une soumise à sa merci et à ce moment précis de la soirée, j’étais bien incapable de deviner laquelle de nous deux serait sa victime, les deux peut-être.

Il débuta naturellement les hostilités.

-Malika, « notre » soumise est dérangée par tes poils, elle va t’épiler ! Va chercher ciseaux, cire et pince à épiler.

Le « notre soumise » sonnait faux mais Malika le prit pour argent comptant et la rassura sur ce qui arriverait après.

Elle revint avec le matériel, le déposa à mes pieds.

-Allons dans le donjon, tu seras plus à l’aise pour l’épiler.

Résignées l’une et l’autre nous prîmes le chemin de cette pièce. Je dus la déshabiller ; lorsque debout devant elle je dégrafais son soutien-gorge, elle murmura sans qu’il puisse l’entendre :

-Profites-en la chienne parce que je te le ferai payer cher.

Je ne relevais pas et m’agenouillais pour retirer sa culotte.

-Va t’allonger dans le fauteuil médical.

Les pieds dans les étriers, Malika attendait. Il prit une chaise et s’assit à mes côtés. Munie des ciseaux je coupais ses longs poils jusqu’à ce qu’apparaisse ses lèvres. Je posais méticuleusement les bandes de cire sur son pubis d’abord ; elle poussa un petit cri lorsque je les retirai brusquement. Vint la pose de la cire sur ses lèvres.

-Malika, peux-tu faire moins de bruit ?

Je les enlevais avec douceur, grave erreur, je n’enlevais que la moitié des poils. Je recommençais pour cette fois-ci retirer brusquement la cire déclenchant un cri de douleur. J’étais en sueur ; Louis restait calmement assis en m’observant.

-Avant d’enlever les derniers poils avec la pince à épiler, peux-tu vérifier que ses fesses sont bien lisses.

Je me levais pour soulever ses cuisses et exposer son petit trou ; là aussi de nombreux poils l’entourait. Je posais les bandes en étoile et les retirais une à une sous ses couinements.

Il me tendit la pince.

-Je ne veux plus voir un poil sur ses orifices.

Débuta un long travail minutieux ; le visage collé à sa vulve glaireuse, je retirais un à un les derniers poils en prenant soin d’inspecter chaque pli de sa chatte dans lesquels collés par sa mouille et ses pertes de petits poils étaient presque invisibles. Chaque arrachage la faisait tressauter. Lorsque j’eus terminé les yeux fatigués ma tension nerveuse retomba, j’étais soulagée. J’admirais mon œuvre, les lèvres épaisses étaient irritées, comme l’était son anus. Il passa la main sur son pubis et la descendit.

-Beau travail Valérie ! Ce serait dommage de ne pas profiter de ces orifices si sensibles.

Sans relever le commentaire, Malika retira ses pieds des étriers pour se mettre debout.

-Que fais-tu ? Je t’ai dit de quitter ce fauteuil ?

Penaude et au bord des larmes, Malika reprit sa position.

-Valérie, ferme les bracelets autour de ses chevilles.

Il fit jouer une manivelle qui écarta les chevilles au maximum de sa souplesse et par un jeu de roue dentée fit reculer les bras métalliques sur lesquels reposaient ses jambes. Exposée et sans défense elle attendait. Moi je restais immobile et muette l’observant détailler les fouets accrochés ; son choix se porta sur une cravache de cuir longue et souple. Il la saisit.

-Tu sais manier la cravache ?

-Pas très bien Monsieur.

-Je vais te montrer, tu commences toujours du moins sensible pour aller vers le plus sensible.

Les coups s’abattirent régulièrement sur l’intérieur de ses cuisses alternant la droite puis la gauche ; au fur et à mesure ils se rapprochaient de sa vulve.

-Le plus délicat c’est de poser tes coups de façon précise. Là tu vois je vais arriver vers sa chatte, il faut faire attention à ne pas frapper le clito au début. C’est seulement lorsqu’elle sera à bout qu’il faut le faire.

A la fois glacée et excitée par la précision presque clinique des propos qu’il tenait tout en maniant la cravache, je le regardais faire. De longs grognements s’échappaient de la gorge de Malika.

-Je pense qu’il serait mieux que tu lui poses un bâillon.

J’en pris un avec une grosse boule en caoutchouc que je posais sur sa bouche. Son visage ruisselait de sueur, elle ne tourna même pas ses yeux vers moi. Ses grognements maintenant étouffés s’éteignaient lentement.

-Tu vois maintenant on peut fouetter le clito. Malika, ouvres ta chatte !

Son geste ne fut sans doute pas assez rapide car avec un rythme de métronome et une précision chirurgicale la cravache s’abattit de nouveau sur sa chatte. Les mains de Malika glissèrent vers sa fente et de ses deux index elle l’ouvrit.

-Très bien Malika.

Il posa la cravache sur son clito, la leva et reprit son « travail ». Les bruits de gorge s’étaient de nouveau intensifiés. Lorsqu’enfin il la posa, Malika était en sanglots. Je la détachais mais elle resta sans bouger.

-Ne te soucie pas d’elle elle peut endurer beaucoup plus.

Il passa ses doigts à l’intérieur de sa chatte qu’il porta à mes lèvres. Ils étaient gluants de cyprine, je les léchais.

-Tu vois comme elle coule ! Tu aimes te faire fouetter n’est-ce pas ?

-Oui Maitre.

-Tu en veux encore ?

-Pitié, pas sur la chatte, pas tout de suite.

-Lève toi

Malika se déplia péniblement et attrapa la main qu’il lui tendit ; elle se laissa mener docilement vers un chevalet ou, agenouillée, le buste allongé, les seins pendants, il lui entrava chevilles et poignets.

-C’est à toi Valérie. Au moins cinquante.

Il me tendit une badine de bambou que je reconnus, c’était celle avec laquelle j’avais été accueillie.

J’en avais souvent utilisé avec mes compagnes de jeu, son maniement m’était familier.

J’entamais une longue série de coups sur ses fesses offertes, je comptais mentalement et m’arrêtais au chiffre qu’il m’avait indiqué. Zébrées et écarlates, comme toujours cette vision m’excitait.

-Ses mamelles ne te tentent pas ?

Pourquoi me poussait-il à la maltraiter ? Je n’arrivais pas à déceler son dessein ; il était inévitable que je remplace Malika à brève échéance. Pour le moment je ne pouvais que me plier à ses caprices.

Malgré sa taille, Malika avait des seins imposants mais difficiles à « travailler » dans sa position. J’entrais dans son jeu et décidais de prendre l’initiative de la détacher.

-Mets toi debout mains sur la tête.

J’étais à ma main ; je passais le bout de la badine sur ses tétons jusqu’à ce qu’ils durcissent, la badine bien tenue je fis pleuvoir les coups jusqu’à ce que ses deux seins fussent uniformément rougis et striés. Malika pantelante leva un regard servile vers son maitre.

-Tu manies bien la badine, bravo ! Nous verrons si tu la supportes aussi bien.

Nous y venions !

-Remettons ça à demain. Malika, prépare-lui le cul.

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