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La vengeance du fantôme

Chapitre 1

Un bain final

Divers

Le soir était déjà tombé depuis plus d’une heure. Le gars installé sur un transat au bord de la piscine sirotait une boisson multicolore. Un de ces cocktails tout prêts qui devait trainer dans un méga frigo. Entièrement nu, il profitait de la douceur estivale et de la fraicheur bienvenue de la nuit naissante. La journée, la chaleur écrasait tout. L’eau d’un bleu limpide restait faiblement éclairée par un lampadaire judicieusement disposé dans un angle du bassin.


D’un mouvement lent, la main du gaillard reposa le verre vide sur une desserte, jouxtant le siège où il se vautrait. Gras pour ne pas dire gros, les abdos plutôt disgracieux, le bonhomme avait dépassé la cinquantaine depuis quelque temps sans doute. Et son embonpoint abdominal tendait à démontrer que son seul sport devait être le lever de coude. Il se releva et d’un pas sautillant, il trempa le bout de son pied droit dans l’onde bleutée. La flotte était agréablement bonne.


Sans chercher à plonger ni à sauter dans le grand bain, le gaillard fit le tour, se dirigea vers les marches qui filaient vers le fond de la piscine. Il s’enfonça alors dans le liquide très doucement et prenant bien soin de ne pas perdre pied, il rasa le bord pour venir s’accrocher à celui-ci. Une baraque de plusieurs centaines de milliers d’euros, un bassin pour faire bien et ne pas seulement savoir nager, un comble.


Mais Dominique Staneley-Kaly, magnat de la haute finance ne pouvait pas tout faire. Gagner du blé et encore apprendre la natation. Pour lui, la réussite devait être clinquante, visible et tape à l’œil. Pour cela, il avait dû marcher sur pas mal de monde, jouer les opportunistes, mais dans ce milieu, seuls les loups émergeaient et gardaient la tête hors de l’eau. Si ce Dominique ne connaissait pas la brasse ou le crawl, il avait su en revanche, mener sa barque et empiler les biftons. Et ce samedi soir tranquille à poil était un juste retour des choses.


Il rêvait de celle qui allait tout à l’heure, le rejoindre. Encore fallait-il qu’il aille chercher son téléphone, qu’il compose le numéro d’une de ses vieilles amies et celle-ci lui enverrait ce qui se faisait de mieux en matière de nana. Avec de l’oseille, Madame chauffons nous ! Il commanderait une femme, comme d’autres le font pour une pizza, quoi de plus simple, de plus facile. Le fric ouvrait toutes les portes… finalement.


— xxxXXxxx —


Enfin ! La nuit tombait et tout s’assombrissait. Tapie dans un recoin du jardin, une silhouette ramassée sur elle-même étirait ses muscles sans crainte d’être vue. La noirceur de la nuit avait ceci de bon qu’une ombre parmi les ombres ne se remarquerait plus. Entièrement vêtu de sombre, des fringues qui collaient au corps de cette créature attentive, tel un fantôme prêt à bondir, l’heure de l’action allait sonner. Seuls deux yeux clairs n’étaient pas masqués par ces habits terriblement serrés qui épousaient les formes minces de la personne qui les portait.


Le regard suivait les moindres gestes de ce Dominique qui cramponnait le rebord de l’étendue d’eau. S’il restait là, ce serait encore plus aisé. Finalement, il avait bien fait de rentrer dans le bouillon. Lestement, sans aucun bruit, l’ombre se mit en marche. Elle se rapprochait doucement, veillant à ne pas briser une branche, à ne pas faire crisser les feuilles des arbres sous le couvert desquelles elle se déplaçait. Une dizaine de mètres maintenant séparait le chat qui épiait sa proie dans le bassin.


Restait la partie la plus délicate de l’opération. Traverser la portion éclairée qui mènerait le fantôme au bonhomme se rafraichissant dans le grand bain. D’une pochette de cuir passée sur ses épaules, le spectre sortit un objet sombre et le manipula sans faire le moindre bruit. Cette fois, tout était paré pour ces dernières enjambées. Le fauve se redressa. Dominique dans sa flotte n’avait pas seulement deviné la présence de l’intrus. Ce ne fut que lorsque la lumière entravée par le corps qui s’interposait entre le lampadaire et lui, qu’il commença à se dire qu’un truc anormal arrivait. Il leva les yeux vers cette chose qui soudain lui faisait face.


Rond, un œil cylindrique le scrutait l’espace d’une seconde.


— Qu’est-ce que… ?

—…

— Qu’est-ce que vous me voulez ?

— Ta gueule ! Boucle là où je te bute tout de suite !

—… qui… qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ? Si c’est pour de l’argent… je vais vous en donner…

—…


Une sorte de rire venait d’accueillir les mots du gros type dans l’eau.


— Bon Dieu ! Dites-moi au moins ce que vous me voulez ! Il y a des caméras partout, vous ne vous en tirerez pas comme ça ! Je sors, je vous donnerai tout ce que vous voulez.

— Tiens ? Tu donnerais cette nuit ? D’habitude tu te sers sans rien demander non ? Je veux le nom des trois autres.

— Les quoi ? Quels autres… je ne comprends rien ?

— Ah, non ? Attends ! Je vais te rafraichir la mémoire. Regarde !


La silhouette venait de baisser la cagoule qui lui couvrait le visage. Dominique les yeux écarquillés ne semblait pas comprendre.


— Tu me remets ? Avec quinze piges de moins… un autre soir d’été… un verre comme ceux que tu picoles à longueur de soirée… toi et tes trois potes ! Ça ne te dit rien ?

— Mais…

— Le nom et l’adresse des trois autres ! Vite ou je fais de la dentelle dans ta grosse tronche d’enfoiré. Tu as bien compris.


Dominique semblait ahuri et puis lentement, d’une voix chevrotante, il énonça enfin ce que l’ombre lui réclamait. Trois noms, autant d’adresses, le tout bafouillé avec la trouille aux tripes. Quand donc le révolver qui, toujours tenu dans sa direction allait-il cracher son message de mort ? Le bonhomme se pissa dessus. Enfin dans la piscine une auréole d’un jaune doré vint crever la surface. La main qui tenait le flingue était désormais simplement secouée par le rire que le félin noir ne voulait pas maitriser.


— Assieds-toi !

— Mais… il y a un mètre vingt d’eau… Je ne sais pas nager.

— Assieds-toi ou je te troue la panse. Allez plus vite que ça ! Et ne t’inquiète pas… ce sera sans doute moins douloureux que ce que vous m’avez fait subir, toi et tes potes. Moins long surtout.

— Je… je vais me noyer… je ne peux pas… s’il vous plait… je vous donnerai tout ce que vous voulez.

— Ouais ? Commence alors par t’assoir.


Dominique sentit que cette fois, il ne gagnerait pas cette partie de poker. Il ne savait plus que faire. Il avança vers les escaliers distants d’environ trois mètres. Mais l’autre debout lui collait alors son pied sur le sommet de crâne et il appuyait. La panique gagnait du terrain et le type dans son jus, se sentit littéralement couler. Une fraction de seconde il tenta de cramponner la patte qui inexorablement lui enfonçait la tête sous l’eau. Impossible tant la silhouette était leste. Et un grand trou noir se refermait sur le banquier…


— xxxXXxxx —


À quarante-deux balais, Anita Solivers n’avait plus sur le monde aucune illusion. Sa vie personnelle ressemblait plus à un cimetière qu’à un hall de gare. Brune, grande, pas trop mal ficelée, son métier lui avait toujours bouffé les neuf dixièmes de son existence. Sa dernière histoire d’amour ? Elle rit en regardant les deux tourtereaux qui s’embrassaient un peu plus loin. Le seul moment de la journée où elle s’octroyait une pause portait un nom « Chez Charly ». Un rade où tous les flics du commissariat de la ville se retrouvaient.


Ce soir, ils fêtaient tous l’arrivée d’un nouveau. Enfin d’un nouvel arrivant dans l’équipe. Thierry Rollin, lieutenant de police, muté dans le service d’Anita payait un pot. Les raisons de son déplacement de la capitale à ce poste où elle officiait en qualité de capitaine, officiellement une demande personnelle de l’intéressé. Mais en fait tous savaient que le flic chevronné traversait une sale passe. Une sombre histoire d’échange de coups de feu pas très bien élucidée et sa hiérarchie, comme toujours l’avait poussé sur la touche.


Depuis trois jours qu’il était arrivé, les autres collègues l’avaient brossé dans le sens du poil pour qu’il fasse ce pot de bienvenue. Thierry et Anita devraient faire équipe sur ordre du grand chef, le commissaire Adrien Dupré. Du reste, le patron arrivait en s’épongeant le front. La soirée était encore chaude.


— Ah ! Capitaine… mauvaise nouvelle pour vous.

—… ? Pour moi ?

— Ben… on vient de retrouver Staneley-Kaly flottant dans sa piscine.

— Staneley-Kaly ? Le Directeur général de la banque du même nom ?

— Oui ! C’est une femme de ménage qui vient de le découvrir, il y a quelques minutes… pas plus de détail sur les causes du décès… vous pouvez vous en charger ?

— C’est mon job… je vous laisse mon coéquipier, je vais prendre Maryse… la brigadière, pour ne pas plomber la fête.

— Allez faire les premières constatations… tenez-moi au courant, j’avertis le proc !

— C’est parti… il me manque un détail…

—… ? Lequel ?

— Vous croyez que je connais l’adresse de tous les pontes de la haute finance ? Je ne sais pas où il crèche votre macchabée.

— Avenue Émile Zola… au quinze, dans le quartier le plus huppé de la ville.

— Je vois ! Bon, c’est parti… le temps de récupérer la « bricarde »…


Les deux flics remontaient la longue avenue qui menait au numéro quinze. La voiture vint s’arrêter sur le gravier devant le perron d’une baraque qu’Anita jugea d’emblée inaccessible pour sa paie misérable de fonctionnaire.


— Nous y sommes Maryse. Allons voir notre noyé. Vous avez une drôle de bouille !

— J’ai pas trop l’habitude des morts, cheffe ! Ils me fichent la trouille.

— Vous avez tort ! Ils sont bien moins méchants que les vivants.


Elles venaient de monter les trois marches qui donnaient sur une entrée de marbre rose. Un policier en uniforme les salua et les guida vers la piscine. Pour y accéder, elles durent traverser toute la maison. Une femme était assise dans une sorte de boudoir.


— Qui est-ce ?

— La femme de ménage qui a trouvé Staneley-Kaly… Elle est toute retournée, nous vous l’avons gardée au frais.

— D’accord ! Je vais aller voir les lieux et puis… je discuterai avec elle.

— Voilà ! La piscine… et c’est le médecin légiste qui est déjà là !

— Merci…


Le type mort était sur le bord de la piscine. Prêt à être emballé par l’équipe du légiste.


— Salut Max !

— Ah Anita… c’est toi qui es sur le coup ? Ce n’est sûrement pas l’affaire du siècle.

— Tu as quelque chose ?

— À première vue, il est dans la flotte depuis la nuit dernière. Aucune trace suspecte. Pas de violence, pas de marques quelconques. Je vais devoir l’ouvrir pour voir ce qui clochait chez ce gars.

— Mort accidentelle ? Suicide ? Homicide ? Tu as un avis sur la question ?

— A priori… ce n’est pas un homicide, mais… reste à voir ce que nous dira l’autopsie.

— Bon… tu fais fissa.

— Comme d’hab ! C’est toujours un bonheur de bosser avec toi… un jour il faudra bien que nous dinions ensemble, hein ?

— Tu es incorrigible. Je te l’ai déjà dit… je dois être amoureuse pour coucher et… rien que d’imaginer tes pattes qui fouillent dans les cadavres…

— Chochotte ! Enfin, dis plutôt que mon âge te dérange.

— Pense comme tu veux. Tu viens Maryse… notre médecin pervers me fait du gringue…


Les trois-là se mettaient à rigoler. Pas très sérieux devant la dépouille d’un type plein aux as. D’un geste sec un des assistants du toubib refermait la housse de plastique noire… le défunt allait quitter pour toujours sa bicoque.


— Allons tailler une bavette avec notre découvreuse de cadavre.

— Elle s’appelle Yolande Mercadier. Cinquante-six ans et elle fait des petits jobs chez les particuliers. Elle ne roule pas sur l’or et réside dans les HLM de la zone de la « Justice ».

— Bien ! Efficace Maryse…

— Oh, je n’ai pas de mérite ! Le jeune flic qui nous a guidés avait déjà pris tous ces renseignements.

— Je vois… allons-y !


Le retour au salon où la femme attendait ne prit qu’une seconde. Elle était toute blanche et se tordait les doigts. Nerveuse, mais qui ne le serait pas en découvrant un type flottant dans un bassin ?


— Bonsoir Madame… Capitaine Solivers, chargée de l’enquête, c’est vous qui avez trouvé le monsieur…

— Bonsoir… je suis désolée…

— Pourquoi ? Vous ne l’avez pas noyé vous-même ? Alors ?

— Non…

— Expliquez-moi comment ça s’est passé…

— Je viens chez lui tous les samedis soir. Il n’est que très rarement présent. Et je passe environ deux heures à remettre un peu d’ordre…

— Vous le connaissiez bien ?

— Ben non ! C’est l’agence de nettoyage pour qui je travaille qui m’a envoyé ici.

— Ça fait longtemps ?

— Huit ou neuf mois… il était gentil et de temps en temps, il me donnait un billet en supplément !

— Vous n’avez jamais vu personne chez lui ?

— Non… mais il recevait des femmes, ou de filles… j’ai parfois trouvé…

— Oui ? Trouvé quoi ?

— Des petites culottes ou des soutiens-gorge… entre les coussins du canapé…

— Bon ! Racontez-moi comment ça s’est passé ce soir !

— Je suis arrivée comme toujours pour dix-neuf heures… Et j’ai commencé par nettoyer le salon, puis le bureau. Après cela, je suis venue ici et la piscine était éclairée. Alors je suis sortie pour récupérer le verre qui était sur la table, près du transat.

— Il n’y avait qu’un seul verre ?

— Oui et il y est toujours. Je n’ai touché à rien dès que j’ai vu… qu’il flottait au bord, dans le bassin.

— Rien d’inhabituel donc ?

— Non… enfin si puisque Monsieur Staneley-Kaly était… est…

— Oui. Nous avons vos nom et adresse, rentrez chez vous et passez demain dans la journée au commissariat pour y faire une déposition… Ah oui ! Une dernière chose, vous savez si Monsieur Staneley-Kaly a de la famille proche ? Ou s’il vous a semblé la dernière fois que vous l’avez vu… bizarre ?

— Vous pensez qu’il s’est suicidé ? Pour la famille… je n’ai jamais vu personne chez lui et il n’y a aucune photo de femme ou d’enfant sur son bureau… Mais je ne venais que le samedi soir et pas plus de deux heures… et puis… les gens de la haute ne parlent pas tellement à leur bonne…

— Merci Madame Mercadier… si quelque chose vous revenait, n’hésitez pas à nous en tenir informés.

— Oui… merci… je peux y aller, alors ?

— Bien sûr !


La femme de ménage ramassait son sac et ses affaires et elle repartait le dos vouté comme si elle portait toute la misère du monde. Un instant Anita suivit des yeux la silhouette fatiguée qui quittait la maison du noyé. Une impression de déjà-vu, les images de sa propre mère qui s’était saignée elle aussi aux quatre veines pour lui assurer de bonnes études… tout cela remontait comme une lame de fond dans l’esprit du capitaine. Elle haussa les épaules et lentement observa ce qui l’entourait.


Elle et Maryse refirent lentement le tour de toutes les pièces. Elles furetèrent un peu de-ci, de-là, à la recherche d’un mot, d’un indice. Souvent ceux qui mettaient fin à leurs jours laissaient une lettre de justification. Mais chez ce type… tout puait le fric, rien d’autre. Anita essaya aussi l’ordinateur portable qui était sur le bureau, verrouillé par un mot de passe. L’équipe de l’identité judiciaire s’en occuperait mieux qu’elle. Elle farfouilla encore un long moment, observant les peintures qui ornaient les murs.


Ce Dominique Staneley-Kaly n’avait visiblement aucun problème de fric. Et effectivement comme Mercadier l’avait dit, pas une seule photo de couple ou autre, à l’exception d’un groupe de quatre jeunes mecs, qui visiblement fêtaient quelque chose. Ils arboraient tous une coupe de champagne et souriaient sur l’image, la seule ornant une bibliothèque remplie de bouquins dont aucun ne paraissait avoir été seulement ouvert.


— Maryse, vous avez trouvé des photos ? Des trucs intéressants ? On dirait une habitation de vieux célibataire.

— Non, Cheffe ! Rien ! Mais il y a des tableaux partout et on dirait des vrais. Il devait avoir pas mal de fric ce Dominique machin-chose… Et pas même une femme ? C’est bizarre, non ?

— Allez savoir ce qui peut se trouver dans la caboche des mecs…

— Ah tiens, voici un calepin… avec des numéros de téléphone.

— Faites voir ! On va embarquer ça et nous vérifierons les téléphones qui figurent là-dessus… allons voir si Max en a terminé avec notre bonhomme.


De retour sur le bord de la piscine, les deux flics pouvaient constater que le corps était parti. Max Verdier, le médecin légiste était encore là !


— Bon Max… on va y aller, tu fermeras et poseras les scellés sur la porte d’entrée ! On verra demain, mais soit c’est un accident, soit un suicide et dans les deux cas, nos investigations vont nous mettre en lumière la solution.

— Il avait laissé un courrier, une lettre, tu n’as rien dégoté de ce style dans ces vêtements, Max ?

— Non Maryse… et toi et Anita, non plus ?

— Ben… non ! De plus on n’a pas seulement vu ses fringues… il était à poils, non ?

— Il avait les moyens et pas de voisins proches. J’ai empaqueté le verre aussi qui se trouvait là sur cette desserte. Du gin… un cocktail qu’on trouve partout tout préparé.

— Ah… une soirée picole et natation ?

— T’aurais une pareille baignoire, Anita… tu n’en ferais pas autant ?

— Ouais… je n’aurai jamais, même après cent-cinquante ans de boulot, la moitié du prix d’une bicoque de ce genre… ça laisse rêveur… Allez salut, Max ! Et tu m’appelles quand tu as visité les organes du monsieur ?

— Pas de souci… salut mes poulettes préférées… Hé ! Je ne sais pas si on vous l’a déjà dit… vous formez un sacré beau couple…

— Au revoir Max ! Et n’allez pas encore déblatérer des imbécilités de ce genre sur Anita et moi… les autres vont finir par y croire.


Elles rigolaient en quittant la baraque. Dans ce métier, il y avait tellement de misère que les plus petites occasions de faire redescendre la pression, il ne fallait pas les rater. Verdier devait approcher de l’âge de la retraite et il bossait avec le service du commissariat depuis… belle lurette. Alors sans doute que tous les potins de la boite lui arrivaient aussi aux esgourdes… Et il était de notoriété publique que le capitaine Solivers avait des gouts… spécifiques pour ses amours. C’était bien ses affaires. Quand à Maryse Dumain, brigadière, elle était très secrète sur sa vie privée… un atout dans ce boulot.


— xxxXXxxx —


À suivre…

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