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Chapitre 3

Hétéro

« Un, deux, trois »


-Aïe, ouïe, ho, hé, ff, ff


Il s’est enfoncé du premier coup jusqu’à la garde. Et moi, je ne suis pas intervenu. J’ai envisagé de le terrasser, de faire apparaître au grand jour l’arnaque, d’ouvrir les yeux de Patricia, pour la protéger de lui et d’elle-même. Je me suis ravisé. Si elle est prise sous le mâle, elle l’a bien voulu. Par paliers, elle s’est laissé envoûter. L’habile gredin a su lui faire accepter de se prêter à tous ses jeux et maintenant, le prétendu professionnel s’est solidement fiché en elle, immobile au fond du vagin rendu humide par les préliminaires toujours professionnels.

Elle a consenti à se masturber devant Claude jusqu’à l’orgasme, elle a permis le contact des doigts et de la bouche sur son corps, il a touché les cuisses pour indiquer les emplacements à masser afin d‘éliminer la cellulite, il a du doigt compté les jours entre les jambes, il a soupesé la poitrine, en a éprouvé la fermeté, évalué la réaction aux doigts, aux lèvres et à la succion; il a vanté la finesse de la taille et flatté des mains le rebondi des hanches, il a pratiqué, après attouchement du sexe chahuté par ses doigts, la fellation, imitation studio disait-il, qui a cabré Pat et a ému ses sens. Sa pénétration complète a été savamment préparée. Le vagin inondé par l’accumulation des sensations s’est ouvert facilement pour accueillir l’envahisseur. Toujours planté à fond, il imprime à son bassin collé au fessier, une rotation lente et appuyée. Pat obéissante a poussé le cri inscrit au programme du parfait professionnel. Mais les couinements suivants sont spontanés et reflètent le plaisir sexuel tout simple, procuré par la présence et les poussées de cette verge au plus chaud de sa féminité.

Le recruteur veut maintenir l’illusion.

-Tourne la tête à gauche, regarde le vase sur l’étagère, c’est la caméra qui nous filme. Ton spectateur veut lire sur tes traits l’expression de ton plaisir. Sois naturelle. Là je me retire doucement et soudain, arrivé en bout de course, à l’instant précis où mon gland semble te quitter à regret, je replonge en toi: on doit le savoir à la seule lueur de ton regard ou à la plainte de ta gorge. Tu me comprends. On recommence, vlan….je n’ai rien remarqué: sursaute, cambre-toi, gueule de douleur ou de joie, sois expressive. Allez, encore.

Cette fois, tout y est, le son, le regard, le mouvement de la croupe, la tête enfoncée avec les épaules dans l’accoudoir. C’est que le démonstrateur y va gaiement, en puissance, ne ménage pas son énergie

-C’est mieux, ma belle. On va enchaîner par une suite d’allers retours. Laisse-toi aller, comme si tu faisais vraiment l’amour.

Heureusement, si elle se demande à quoi elle se livre, Claude lui rappelle qu’elle fait semblant de faire l’amour: c’est un entraînement professionnel, mais ça doit paraître réel. Et moi, dans l’embrasure de la porte je ne vois pas la différence. Toujours soucieux de se présenter à la caméra, il s’est couché sur le dos de ma femme, peau à peau, légèrement plus à droite et attrape le sein droit, s’accroche à la monture et continue son mouvement d’entrée choc et de retrait freiné. Il touille vaillamment, fourre, bourre, assaille. C’est un recruteur consciencieux. Il se donne à fond pour convaincre, et la réponse satisfaite de la candidate récompense ses efforts.


-J’entends que tu apprécies. C’est bien. Tu ne dois pas t’épuiser au premier assaut. Souviens-toi, il faut créer l’illusion mais il faut surtout garder le cochon payant devant son moniteur le plus longtemps possible. Il faut durer. D’accord?

-C’est vrai. Mais Claude cet exercice me rappelle tellement de bons souvenirs d’autrefois. J’ai du mal à me retenir.

-Il va falloir t’y faire si tu veux l’emploi. Je vais accélérer, essaie de dominer tes réactions, grimace, mais ce n’est pas l’heure de t’envoyer en l’air. Parce que, parmi mes étalons j’en ai de bien montés, longs et de gros diamètre et si tu démarres au premier coup de manivelle tu ficheras la représentation en l’air. Tu me sens, oui, serre les dents, pense à autre chose. Comment réagirais-tu si ton Serge arrivait, que lui dirais-tu? Cherche l’explication adéquate pour le rouler dans la farine. Ou pense aux marins bretons pris dans une tempête.

C’est original dans cette position. Il parle, mais il bouge, la cadence des coups a augmenté, il glisse sa main droite sous le ventre de Pat et l’agite sur le clitoris comme un joueur de mandoline gratte ses cordes. Il transpire, se contracte et finit en s’extirpant vivement de l’antre en feu.

-Excuse-moi. A mon tour j’ai eu l’impression de revivre une scène du passé et j’ai failli te remplir de sperme. Or nous ne sommes pas là pour ça. Prenons quelques minutes de repos pour calmer l’excitation.

-On pourrait peut-être se contenter de cet exercice aujourd’hui.

-C’est comme tu veux. Cependant on pourrait étudier l’une ou l’autre pose plus réclamée. Par exemple celle-ci. Je m’assieds, jambes rapprochées, tu te penches sur moi, tu me prends en main, tu remplis ta paume de mes bourses, tu les embrasses, tu remontes le long de mon pénis, tu lèches, oui, comme ça, mais pas trop fort, il faut durer. Tu me tailles une pipe. Le gland en premier puis tu m’embouches de plus en plus et si tu y parviens tu viens coller tes lèvres à mon pubis et … Bon arrête, tu m’excites trop. Restons professionnel.

Tourne-toi vers la caméra, recule, jambes écartées, place-toi au-dessus de mon pieu. Tu te penches en avant.


Patricia est une apprentie attentive et appliquée. Elle saisit le membre avant d’en recevoir l’ordre et le présente à sa fente. De sa main libre, elle ouvre la vulve gourmande et descend prudemment au contact. Claude se soulève comme un ressort comprimé et se projette dans le canal. Il n’a pas besoin de commander le son, ma femme ne simule pas, frappée en plein cœur. Elle pousse des gémissements rauques annonciateurs d’un orgasme prochain. A ce train là, ça ne va pas tarder. Son visage congestionné est couvert de sueur.


-Mets tes mains sur ton sexe, écarte au maximum, tire sur les babines, que les spectateurs se rincent l’œil; ils doivent voir tes chairs roses et mon pilon qui te défonce. Stop, lève-toi, tourne-toi et empale-toi, dos tourné à la caméra. Creuse les reins, ils doivent découvrir la rondelle de ton trou du cul et, en-dessous l’arrière rose et trempé de ta fente et mon machin coulissant. Pense à bien t’exposer, jambes au large, fesses décrivant d’amples montées. Tu as la pose, mouvement, c’est toi qui mènes le bal, fonce, ne te retiens plus, c’est le final. Allez, au galop. Souffle, sue, rougis, rue, force, vas-y. oh! Ce n’est pas vrai!


-Mais que fais-tu. Tu m’as envoyé la purée. Ah! Non. Ce n’est pas professionnel ça. Cochon, tu m’as remplie sans prévenir. C’est toujours comme ça?


-Non, rarement au contraire. Excuse-moi, cela a été plus fort que moi. Jusqu’alors, jamais je n’ai envoyé mon sperme dans une candidate. Toi, je n’ai jamais pu t’oublier. C’est une erreur de recruter des personnes dont on est amoureux.


Tiens, il est amoureux, il le proclame, elle n’aurait pas entendu. Elle pense à autre chose.


-Eh! Ne me dis pas que j’ai raté mon examen. Si tu ne sors pas tes contrats immédiatement je te tue. Installe-toi à la table, pendant que je vais faire un brin de toilette. Regarde, berk, ça dégouline à terre, j’en ai plein les babines et l’intérieur des cuisses. Et ça sort encore. Toi aussi tu en as besoin. Zut, je vais être en retard au boulot et la responsable va se fâcher.


J’ai eu le temps de fuir au fond du couloir, dans la chambre de notre futur bébé. Ils se dépêchent dans la salle de bain, vont se vêtir.


-Claude, pour les contrats, peux-tu passer demain matin vers 8h 30?


-D’accord, et je te réserve une bonne surprise. Je t’embrasse, à demain. Veux-tu que je te dépose, ça ira plus vite et j’aurai plaisir à t’attendre ce soir à la sortie.


Sacrée journée. En deux heures je viens d’en apprendre plus sur ma compagne qu’en deux ou trois ans de vie commune. Par principe je voulais ignorer son passé. Et pourtant les racines de l’événement présent y sont profondément ancrées. Ce Claude est un ex, ils partagent émotions et souvenirs. La pudeur habituelle entre étrangers n’est pas une barrière pour eux. Patricia est-elle aussi naïve que sa conduite le laisserait croire? A-t-elle été dupe de la rouerie de Claude pour arriver à la baiser, j’en doute. Elle a flairé un emploi de bon rapport, elle a utilisé ses charmes pour obtenir une place où elle compte s‘amuser en amusant les autres. Souhaite-t-elle vraiment gagner beaucoup d’argent pour l’achat de notre demeure, ou pense-t-elle joindre l’utile à l’agréable sans se soucier de mon opinion.


Je suis devant ma porte de garage, j’attends son retour. Une limousine pesante la dépose, elle fait la bise au conducteur, lui fait un signe de la main, lui dit: « à demain » et s’étonne de me trouver devant elle. Je joue au bourru.


-Tiens, tu te fais ramener, tu fais du lèche-museau et tu donnes rendez-vous à demain, devant moi. Qu’est-ce que ça signifie? Qui c’est ce type? Qu’est-ce qu’il te veut? Rentrons.


Se faire houspiller pour si peu, après la partie de cul de l’après-midi doit lui sembler dérisoire. Elle a l’air gêné et se lance dans une explication préparée de toute évidence à mon intention


-C’est l’agent d’une association d’aide aux personnes dépendantes. Il est chargé de recruter du personnel. Il m’a retardé cet après-midi en me présentant ce type d’emploi. Alors il m’a emmenée au travail et vient de me ramener gentiment.


-M’autoriserais-tu à organiser du transport de personnel féminin? Etrange. Et pourquoi « à demain », ce sera une habitude? Tu as trouvé mieux que moi? Dis-le et adieu!


-Le gros jaloux. Mais c’est pas vrai! Que vas-tu imaginer? Viens embrasse-moi, tu es mon unique amour. Tu le sais depuis longtemps. Te décideras-tu un jour à me demander ma main, si le mariage peut te rassurer.


-Ce n’est pas d’actualité. J’attends d’être dans mon appartement ou dans ma maison pour officialiser ma vie en couple. D’ailleurs, nous en sommes d’accord.


-Alors, réjouis-toi, je vais t’aider à réaliser plus vite ton rêve. Ce type me propose de faire des ménages, le soir chez des personnes âgées. Comme je suis disponible le jeudi, le vendredi et le samedi après-midi, j’ai pensé que je pourrais faire chaque semaine une vingtaine d’heures.


-Tu crois, c’est beaucoup. Est-ce que ça te plairait?


--Oui, mais c’est un travail passionnant, de faire le souper, de tenir le ménage, de faire la lecture ou d’éteindre la télévision, de mettre au lit des personnes seules et fatiguées par l’âge. C’est comme une vocation, je me sens la fibre.


-C’est du bénévolat?


-Non, c’est un vrai travail rémunéré. Le seul inconvénient c’est l’heure tardive.


-Je pensais que les petites vieilles se couchaient tôt.


-Je pourrai en voir plus en répartissant dans le temps, selon les habitudes de chacune.


-Je sens mal cette proposition. Tu n’aurais pas plutôt envie d’aller voir des garçons? Peut-être es-tu lassée de moi. Ce type avec sa grosse voiture te plairait? Tu as des démangeaisons quand tu le vois?


-Ce n’est pas gentil. Je suis prête à me fatiguer pour te venir en aide, parce que j’ai hâte de t’épouser et tu m’accuses de vouloir te tromper. Réfléchis, je pourrais gagner presque deux cents euros par semaine, fois 48 semaines, cela ne ferait pas loin de 10000 euros par an, surtout si je prends du service certains dimanches ou jours de fête.


-Au détriment de ta santé. Tous les corps ne sont pas légers à porter, tu vas te casser le dos, te fragiliser les reins, peut-être attraper toutes sortes de maladies, tu vas connaître des situations nouvelles difficiles à supporter, tu devras te plier aux exigences les plus inattendues, car la nature humaine est inventive, vivre des émotions trop fortes. C’est un investissement physique, sentimental très lourd. Tu risques de te lasser ou de succomber sous le poids des charges.


-Je suis jeune, pleine de fougue. J’ai de la vigueur à revendre, le changement ne me fait pas peur et je saurai me soumettre aux éventuelles exigences des demandeurs. Je crois être assez souple de caractère et capable de faire n’importe quoi pour satisfaire les petites fantaisies de gens malheureux.


Je ne peux pas m’empêcher de penser aux demandes perverses des internautes, aux fantaisies sexuelles de ses partenaires devant les caméras, aux ruses et exigences de cet ami Claude d‘apparence froide, mais à l‘appétit sexuel débordant. Notre couple n‘y survivra pas. J’offre une dernière résistance.


-Quelle force garderas-tu pour moi? Je ne te verrai plus le soir, je me coucherai seul. C’est une perspective qui ne m’enchante pas. C’est l’annonce de la fin de notre vie de couple.


-Tu es vraiment pessimiste. Tu ne manqueras jamais d’amour et d’affection, je te le promets. Nous continuerons au même rythme, peut-être plus en début de semaine, un peu moins en fin. Laisse-moi au moins tenter l’aventure, si elle ne me convient pas, j’arrêterai.


— Je ne suis pas pour, mais je ne compte pas m’opposer à ce fort désir de prendre en charge toute la misère des hommes. Quant à notre maison, au prix monstrueux que tu veux payer, je préfère y renoncer. Puisque tu y tiens tellement, fais à ta tête. Ne viens pas te plaindre de la difficulté, des horaires, des courbatures et de la fatigue.



-Tu es un amour. Viens toucher ta récompense. Je passe à la douche et je te rejoins au lit. Ca va être ta fête.


-Je ne me réjouis pas d’une mauvaise nouvelle. Le sacrifice que tu t’imposes, est hors de proportion avec le but initial. L’idée des petits plaisirs escomptés et des grandes souffrances à venir m’afflige, me coupe envie et appétit. Il faut que je me réhabitue au célibat, ça me déprime. Je ne tiendrai pas le coup. Il me faut une femme présente.


-Rabat-joie. Tant pis pour toi. Bonne nuit quand même. La nuit porte conseil, demain tu auras peut-être changé d’avis.


-Et si tu décidais de continuer à être la femme dont j’ai besoin au lieu de te transformer en courant d’air?



Il faut croire que la journée d’hier a été éprouvante. Contrairement à l’habitude, mon lever n’a pas provoqué le réveil de Patricia. Elle dort à poings fermés. Exceptionnellement je prends seul mon petit déjeuner. C’est le premier effet du passage de Claude. J’en prévois d’autres. Qui vivra verra. Je suis fataliste. Pat a mis le pied sur une planche savonnée. A vingt cinq ans on est responsable. Elle a constaté mon désaccord, ma contrariété. Je lui ai parlé du prix « monstrueux » à payer. Elle n’a pas relevé le mot. Ce matin je fais un faux départ, éloigne ma voiture et regagne mon bureau sur la pointe des pieds.

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