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La Vie en Rose

Chapitre unique

La petite culotte de la vendeuse

Erotique

La pandémie pèse lourd pour plusieurs. Sophie Durocher ne fait pas exception à la règle. Entre ses séances de consultation en présence de gens aux prises avec des épisodes dépressifs reliés à la situation sanitaire, d’une part, et ses soirées passées en compagnie d’une conjointe épuisée par ses interminables journées d’interventions effectuées auprès de ses patients infectés, d’autre part, la jeune psychologue trouve le temps excessivement long. Maintenant sans restos ni cinéma, la vie est en effet devenue d’une monotonie dont la morbidité se fait de plus en plus sentir.


— Quelles soirées ennuyantes! se plaint la rouquine en observant Alicia affalée au fauteuil du salon. Cette pandémie et ces mesures sanitaires finiront par nous faire mourir!

— Il me reste peut-être assez d’énergie pour te faire un bon massage érotique, bien que c’est probablement moi qui en aurais le plus besoin, lui répond l’autre d’un même souffle.

— Notre vie n’est plus la même depuis ces deux dernières années, minet. Nous sommes chacune prise avec notre travail, nous n’avons pris aucune vacance et on ne voit plus personne!

— Toi tu as plus besoin que moi de voir du monde. Pourquoi ne pas dénicher un emploi à temps partiel dans une petite boutique, par exemple? Ça te changera les idées et te fera voir des gens un peu plus ’normaux’?


Il n’en faut pas davantage pour que la jeune adulte, séduite par l’idée, se mette à la recherche d’une nouvelle opportunité de travail. Un saut effectué aux Galeries St-Hyacinthe du boulevard Laframboise lui révèle une foule de possibilités d’embauche à l’intérieur de commerces cruellement en manque de personnel. La jeune psychologue jette donc son dévolu sur la boutique de lingerie féminine La Vie en Rose où on l’accepte immédiatement comme vendeuse les vendredis et samedis soirs.


Sophie est ravie par les rencontres qu’elle y effectue, des personnes de tous genres et de tous âges cherchant à pimenter leur vie en agrémentant leur intimité de petits vêtements coquins portés en compagnie de l’être aimé ou tout simplement pour se faire plaisir en solitaire. Mais quelques semaines sont passées et les nouvelles restrictions édictées par les autorités viennent miner la fréquentation et les ventes des commerces dits non-essentiels. Couvre-feu et autres dispositions sont devenus des entraves à de saines pratiques commerciales au sens de la rentabilité. Aussi c’est avec tristesse qu’au début d’un nouveau soir de service la jolie conseillère à la clientèle se fait convoquer par la gérante de la boutique:


— L’achalandage a considérablement baissé et nos ventes ont chuté ces deux dernières semaines, Sophie. Je n’ai malheureusement pas d’autre choix que de procéder à des licenciements chez notre personnel. Je constate que, malgré de bonnes dispositions de ta part, tes ventes sont nettement en-dessous des objectifs que nous nous sommes fixés. Je sais d’autre part que tu disposes déjà d’un travail très bien rémunéré à l’hôpital. Aussi je dois t’informer qu’à moins que tu ne performes d’une façon exceptionnelle ce vendredi soir, je devrai à contrecœur mettre fin à ton emploi.


Coupant court à une brève réaction de désespoir, la jeune femme prend la décision de ne pas se laisser abattre par l’annonce. Elle considérera plutôt celle-ci comme un défi à relever, une occasion ultime de prouver sa valeur.

Mais c’est trop calmement que la soirée s’est jusqu’à présent déroulée. Des gens font leur apparition devant la vitrine, matent un peu le matériel en montre puis passent leur chemin. Les quelques interventions que notre jeune conseillère parvient à effectuer à l’intérieur de la boutique se transforment vite en déception:


— Bonsoir Madame, accueille-t-elle d’un affable sourire une potentielle cliente apparemment dans la jeune quarantaine, je peux vous aider?

— Non, je vous remercie, Mademoiselle, je ne faisais que passer...

— Je suis disponible si vous avez besoin d’un petit conseil, s’offre-t-elle à une autre dame.

— Ça ira, merci, de répondre sèchement l’autre avant de tourner les talons et de quitter.

Ma soirée est fichue et mon emploi aussi, se désole Sophie qui est sur le point de fermer le commerce.



Mais voici soudain qu’un jeune homme s’y présente silencieusement. D’aspect soigné, il ne paraît pas plus que trente ans. Semblant dominer la scène du haut de ses deux mètres, il est convenablement vêtu d’un ensemble veston-cravate de qualité lui seyant parfaitement. Une barbe de trois jours soigneusement taillée et entretenue se cache partiellement derrière son masque. Seule sa courte chevelure noire légèrement ébouriffée contraste avec le caractère sévère de l’individu qui porte de plus d’énormes verres fumés.


Sans avoir prononcé un seul mot, le gentleman s’est lentement approché avant de s’immobiliser dans l’allée au beau milieu des étals de sous-vêtements coquins, semblant demeurer dans l’attente d’un cordial mot d’accueil de la part du personnel en place.


— Bonsoir Monsieur, mon nom est Sophie. Est-ce que je peux vous aider? se précipite sans plus tarder la jeune vendeuse qui voit en son visiteur son ultime chance de conserver son emploi.

— Oui, bonsoir Mademoiselle, je me présente afin d’examiner votre sélection de petites culottes coquines. Je suis à la recherche d’idées intéressantes dans le but de surprendre une connaissance.

— Bien, nous avons un vaste choix de culottes-bikinis, de tangas avec ou sans jarretelles, de strings... informe la fille d’un ton enthousiaste.

— C’est élégant ce que vous portez, fait remarquer, toujours immobile, l’homme à sa conseillère tout en respectant la distance réglementaire de deux mètres. C’est quelque chose de griffé?

— Oh ça? demande Sophie en désignant sa mini-jupe. C’est une création Karen Scott de chez La Baie. C’est pas très haut de gamme mais vous savez comme moi combien les boutiques spécialisées peinent à obtenir leurs produits en cette période. Et j’affectionne particulièrement les mini-jupes.

— J’aurais vraiment besoin de vos conseils, si vous permettez, reprend de sa voix posée le client potentiel. Est-ce que je peux vous demander quels sont les sous-vêtements que vous portez présentement?


Sophie est sidérée d’entendre une requête aussi osée. La rouquine se sent déjà rougir, espérant que son interlocuteur ne saura s’en formaliser. Elle se mordille la lèvre mais rapidement se ressaisit :


— Ce que je porte présentement, c’est un tanga fuchsia sans jarretelles, tout en dentelle. Il s’agit d’un modèle fait d’un mélange de polyester et d’élasthanne. Pas très écolo mais confortable.

— Je comprends, avec toutes les microparticules que ces matériaux relâchent dans les écosystèmes marins, fait remarquer l’homme qui démontre ainsi un certain niveau de culture et de conscience environnementale.


Il ajoute toutefois, manifestant un intérêt de plus en plus marqué pour la chose :


— Le modèle que vous portez est disponible dans votre boutique?

— Oh assurément! confirme Sophie qui entrevoit maintenant une intéressante opportunité de transaction. D’ailleurs tous les dessous que je porte habituellement proviennent d’ici. Laissez-moi vous montrer ce que nous avons à vous offrir.


La jeune femme entraîne son client vers un comptoir regorgeant d’affriolantes petites pièces de vêtement de toutes tailles et de tous coloris.


— Voici exactement ce que je porte en ce moment, annonce-t-elle à l’homme en déposant dans sa main une minuscule confection faite de dentelle. C’est un tanga léger et tellement confortable qu’on a même quelquefois l’impression de ne rien porter du tout.


Conservant son expression de marbre, le distingué monsieur palpe entre ses doigts la délicate marchandise. Il la retourne dans tous les sens, en apprécie l’élasticité de la taille, l’emprisonne dans son poing fermé.

Il se tourne ensuite vers la vendeuse qui, toujours dans l’expectative, attend fébrilement le verdict :


— Cela me semble bien, cependant je souhaiterais pouvoir en faire l’évaluation lorsqu’il est en cours d’utilisation.

— Je... ne... comprends pas, fait en hésitant une Sophie plus que surprise. Vous voulez dire que vous voudriez en faire l’essai?

— Sur moi, mais bien sûr que non! rétorque sans hésiter l’homme tout en réprimant un léger rire sous cape.


Reprenant cependant rapidement son sérieux:


— Je me demandais plutôt si vous accepteriez que je procède à l’évaluation du matériel que vous portez directement sur vous présentement.


Moment de silence. Sophie ne répond pas pour l’instant. Ses yeux expriment à la fois la surprise que suscite cette très inattendue requête et la déception de voir s’échapper ses chances d’enfin pouvoir effectuer une vente intéressante si jamais elle exprimait son refus.


— Je peux vous faire un accommodement en dépouillant pour vous un de nos mannequins de ses fringues et en lui enfilant le démo, propose-t-elle en désespoir de cause.

— Écoutez, Mademoiselle, insiste l’étrange personnage, je suis très sérieux quand je vous parle. Vous savez comme moi que les caractéristiques d’un matériau changent selon la température et l’humidité ambiantes. D’autre part, je déteste offrir des présents sans être absolument certain qu’ils plairont aux gens à qui je les offre. Je vous promets un achat ferme et d’une valeur appréciable si vous acceptez de me rendre service.


Comprenant l’hésitation persistante de la jeune vendeuse, il complète :


— Je vous assure que mon comportement sera des plus respectueux. Ce n’est pas votre personne qui m’intéresse, bien que je vous trouve jolie, mais bien plutôt ce que vous portez.


Pour Sophie, il n’est plus question d’hésiter. Non seulement une vente est en jeu mais son emploi également.


— Bien, suivez-moi. Les cabines d’essayage sont par ici.


Les voilà tous deux à l’intérieur de l’enceinte exiguë dont Sophie vient de tirer le volet. L’homme et la femme sont à présent face à face, presque en contact l’un avec l’autre. Silencieusement, Sophie a agrippé le bas de sa mini-jupe qu’elle fait remonter au-dessus de sa taille, offrant à l’étranger la possibilité d’examiner à sa guise la petite pièce de vêtement couvrant son intimité de femme.

Aucun mot n’est prononcé. Une main masculine se pose en douceur sur le tissu de dentelle au niveau des hanches. La seconde vient effleurer la mince bande élastique surmontant des fesses laissées à découvert par le tanga. Sophie sent un léger frisson la parcourir. La délicatesse exprimée par les gestes du mâle la surprend d’une agréable façon.


Quelle douceur chez cet homme! pense-t-elle. Moi qui croyais que tous les hommes étaient grossiers et dépourvus de délicatesse...


Le client a à présent fait descendre ses mains sur les petites mais chaudes fesses de la jeune rouquine, infiltrant par la suite deux doigts à l’intérieur du menu filet de dentelle les séparant. Ceux-ci en apprécient le tonus élastique en tirant légèrement vers le bas le fin tissu du sous-vêtement avant d’atteindre impunément les parties les plus intimes de la fille.

Un très gênant malaise envahit la rouquine alors que, percevant toujours les manœuvres de son client potentiel dans ses régions les plus profondes, elle sent soudainement travailler ses entrailles et ce sans que, malgré tous ses efforts, elle ne parvienne à garder en elle une subtile mais inconfortable flatulence dont les vapeurs se dissipent toutefois rapidement.


— Ça va, Mademoiselle, je ne vous incommode pas trop? fait l’homme qui semble tout ignorer de l’incident.

Merde! se désole en elle-même la fille, Je viens probablement de saboter ma vente à cause de ce fichu cassoulet de poulet!


C’est ainsi que se poursuit la singulière évaluation de l’article proposé par la vendeuse. Mais contrairement à toute attente, au malaise a maintenant succédé chez la jeune un doux et pervers plaisir. Un torride torrent inonde à présent la culotte de Sophie et un irrésistible désir de s’abandonner à l’homme accompagne maintenant cette dernière. Et c’est dans un geste totalement irréfléchi, alors que les mains de l’individu se sont immobilisées sur ses parties interdites, qu’elle laisse retomber les pans de sa jupe pour se mettre à enlacer son client au niveau de la taille tout en déposant la tête sur sa poitrine.


— Hé, mais que faites-vous, Mademoiselle!? semble s’indigner le bizarre personnage en se retirant promptement du slip maintenant rendu humide par l’excitation du moment.

— Je suis... Je suis désolée, balbutie notre vendeuse en portant de nouveau ses mains à sa jupe afin de la replacer de façon décente. J’ai dû glisser, je crois, et j’ai craint un moment de perdre pied, ment-elle finalement afin de s’excuser.

— Prenez garde à l’avenir, Milady, la réprimande l’homme. En d’autres circonstances ce geste pourrait être porté à interprétation.


De retour entre les étalages de vêtements coquins, Sophie a perdu tout espoir de voir réalisée sa vente.


C’est fini, le poulet, plus jamais, plus jamais!


Mais à sa très grande surprise et surtout à sa joie :


— Je la prends, annonce le client en désignant de nouveau l’affriolante culotte de dentelle. Pour être plus précis, je vous en achète trois douzaines!


La transaction se fait dans un sentiment de bonheur incomparable. À son départ, le client remet à la femme sa carte d’affaires :


— Pour vous aider à vous rappeler de moi, lui confie-t-il juste avant de quitter lentement le commerce et de disparaître, visiblement satisfait de sa transaction.

Jean-Marc LeBel, agent de relations industrielles, lit Sophie sur le document. Bizarre, remarque-t-elle, son nom s’écrit exactement comme celui d’Ali, avec un B majuscule.


***


— Alors, ta soirée de vente a été fructueuse?


C’est en ces termes qu’Alicia accueille son amoureuse à son retour du travail.


— Tout à fait, chérie, de lui répondre joyeusement l’autre. Et je crois avoir sauvé mon emploi.

— Un client très satisfait vient d’ailleurs tout juste de me téléphoner, reprend la femme aux cheveux d’ébène. Un dénommé Jean-Marc LeBel.

— Tu le connais? demande Sophie, interloquée.

— Bien sûr que je le connais, c’est mon cousin!


*** Deux semaines auparavant, à la cafétéria de l’hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe ***


— Jamais je n’aurais pensé te revoir un jour, surtout après le départ de ta famille pour l’Ontario il y a plus de quinze ans, affirme Alicia à son cousin Jean-Marc avec lequel elle partage sa table.

— Idem pour moi, Ali, renchérit l’homme. Mais le hasard de la vie m’a ramené ici au Québec et voilà : je suis maintenant devenu le nouvel adjoint au directeur des ressources humaines de cet hôpital.

— Eh ben, bravo à toi alors! J’ai hâte de te présenter à ma meuf Sophie.

— Pas Sophie Durocher ta voisine d’enfance?! Dis-moi pas que vous êtes toutes deux gouines?

— T’as quelque chose contre les homosexuelles? Dis-le-moi tout de suite et je te conduis immédiatement dans mon département, deux beaux yeux au beurre noir derrière tes verres fumés!

— C’est pas ça du tout, Ali, mais du peu que je me souvienne d’elle, je la trouvais à l’époque tellement gentille que je voulais me la garder pour moi seul.

— Trop tard pour toi, mon bonhomme, elle est à moi maintenant.

— J’ai quand même l’impression que même si, comme tu dis, c’est une lesbienne pure et dure, je pourrais tout de même parvenir à la séduire. Tu n’es pas sans savoir que je suis capable de le faire pour n’importe quelle femme et ce, quelle que soit son orientation sexuelle!

— Cours toujours, Don Juan. Je t’assure que tu n’as aucune chance, mon lapin. Ma biche n’a jamais cessé de dire que les mecs étaient tous grossiers et dénués de toute délicatesse.

— On parie cent dollars? met alors l’homme au défi sa cousine.


***


— Jean-Marc est ton cousin d’enfance? Je ne me souvenais pas vraiment de lui, s’étonne Sophie qui réalise à peine ce qu’elle vient de vivre à La Vie en Rose.

— Tout à fait, ma chère, et ce qu’il vient de me conter ne m’a pas vraiment enchantée.


Le visage à présent écarlate, Sophie garde le silence.


— Apparemment, il serait parvenu à te séduire dans ta boutique?

— Euh... Je..., balbutie la rouquine, je l’ai trouvé si gentil, et si plein de délicatesse.

— Il t’aurait même peloté les fesses, les deux mains dans une petite culotte bien mouillée?

— ...

— Ne me réponds pas, je sais qu’il m’a dit la vérité. Et tu ne savais pas qu’il est aveugle de naissance?

— Ah bon?

— Je lui dois donc cent piastres et toi, tu ne mériterais qu’une bonne fessée mais je vais m’abstenir. Et tu sais pourquoi?

— Pas vraiment, non.

— Ton client séducteur me l’a fait promettre en échange de... trois douzaines de tangas à dix dollars la pièce, présentés dans une foule de coloris. On en a ainsi pour des années à se promener dans ces élégantes petites pièces de dentelle. Je te laisse de plus le premier choix pour les couleurs.


Et nos deux tourterelles de pouffer de rire.


— Oh, et un dernier conseil...

— Quoi donc, gros minet?

— Fais gaffe à tes flatulences à l’avenir, cela pourrait te faire perdre de futures ventes!


FIN

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