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Le vieil homme et la mer

Chapitre unique

Sable et sel

Voyeur / Exhibition

Un jour de besoin.



Chloé est repartie la semaine dernière et si nos séparations sont fréquentes, elles sont bien plus courtes depuis que ma chérie vit à Londres. Le plus souvent, nous nous retrouvons deux ou trois fois par mois. Pour cette fois, je resterai seule pour trois longues semaines. Ce mois d’avril s’annonçait très breton et donc plutôt pourri pour d’autres que moi. Et puis, mon envie d’eau salée est trop ancrée pour que j’y renonce. 



Hiver comme été, en combinaison, en maillot ou nue quand c’est possible, il arrive souvent que je gagne une grève pour nager deux ou trois kilomètres. De petites escapades nautiques le long de l’une ou l’autre des côtes finistériennes. C’est toujours un véritable plaisir, comme parfois il s’agit pratiquement d’un besoin. Je suis dans l’un de ces jours-là. Un jour de besoin. À l’abri des oyats et allongée sur la dune, ça le fait très bien. Je n’ai pas froid. L’air un peu frais m’a vite séchée et je suis restée nue à prendre l’air. Qu’est-ce que je disais déjà ? Ah oui ! Un jour de besoin… Même si j’ai toujours été foncièrement convaincue d’être l’une des femelles les plus belles de notre petite planète, comme la seule femme au monde qui ne vieillira jamais, je dois aujourd’hui me mettre dans la peau du commun des mortels. Pourquoi pas la commune des mortelles ? Machisme grammatical. Donc, j’ai décidé en plein accord avec moi-même, de me remuer le popotin ! Du coup, je vais y aller franco avec les jours de besoin… 



Les outrages du temps.



Depuis un certain temps, mon visage de madone et mon corps de déesse se sont mis à changer. 



D’abord, mes superbes yeux bleus de mer se sont mis à m’enquiquiner pour que je leur achète des lunettes. Alors que j’y vois parfaitement ! Mais bon… J’avoue que ces emmerdeuses de mirettes, passant leur temps à se plisser pour me rendre la vie impossible, m’ont convaincue de céder à leur demande. Les bouderies de mes regards d’ordinaire charmeurs et facétieux, provoquent aujourd’hui de fines rides disgracieuses aux coins de mes yeux. Mais bon… Mes magnifiques prunelles, ravies de leurs montures hors de prix, m’ont promis que ces vilaines marques disparaitraient très bientôt. Ma poitrine digne de Vénus est restée sculpturale, quoique un peu moins ferme qu’à mes vingt printemps.



 Mon ventre, lui, s’est mis à jouer les insoumis depuis quelque-temps. Je me suis aperçue que quelques plis de chair apparaissaient quand j’optais pour la position assise. Non mais quoi ? J’ai l’impression de regarder de paresseux rouleaux d’eau de mer venir mourir sur une grève. Encore que, s’ils se contentaient de mourir ! Mais non. Ils s’incrustent. Cette peste de Chloé et ses saloperies de sandwichs… 



Enfin, ce sont mes fesses de marbre qui se sont révoltées. Oh, pas grand-chose vraiment. Pourtant, je les sens démotivées de temps à autre. Mollassonnes dans mes démarches. Mon cul reste extraordinairement beau bien sûr, mais bon…



Le vieil homme.



— Et merde…


Le type est resté debout et immobile un moment puis, comme se décidant soudainement, a repris son chemin. Un parcours le menant directement à moi.


— Bonjour madame.


— Bonjour.


J’ai gardé les solaires adaptées à ma vue pour ne pas abimer plus encore mes fichues mirettes bleues. C’est un vieux. Ouais bon, je sais que les bonnes âmes ne parleraient pas ainsi de nos anciens, mais je suis de mauvais poil et moi, je ne vieillirai jamais. Je dirais qu’il tape dans les soixante-dix printemps. Une masse de cheveux blancs décoiffée et hirsute, des yeux très clairs et des traits étrangement jeunes. Le teint très mat, type vieux loup de mer. Le vieux beau quoi. Le beau vieux. Il porte un polo à manche courte gris et un short de mer noir. Pieds nus dans le sable.


— Je ne vais pas y aller par quatre chemins… Vous êtes magnifique madame !


Ben merci mon vieux. Ça c’est fait ! Et du coup, je fais quoi moi ? Je mouille comme une salope pour prouver à mon nouvel admirateur que son compliment m’enchante ?


— Je vous ai vu nager… Vous êtes une merveilleuse sirène !


Il s’est assis à deux pas. Il sourit en me regardant. Il ne regarde pas mon corps non, c’est moi qu’il regarde.


— Et vous êtes ? Aquaman, je suppose ?


— Pardon ?


— Non rien... Vous êtes le dieu de la mer venu récupérer votre sirène ? Celle de Copenhague est restée inconsolable je crois…



Un beau parleur.



Et là, mon vieillard ne répond pas. Ce n’est pas qu’il s’est vexé ou qu’il m’ignore. Il m’a subitement comme oubliée. Il s’est lancé dans un autre discours... Il parle et ne cesse plus de parler. Je me dis que j’aurai mieux fait de fermer mon clapet mais c’est trop tard…


— Et voilà très chère. Vous savez tout de moi !


La vache ! Gwenaël sait raconter. J’ai eu droit à sa vie débitée en diagonale et très écourtée mais joliment narrée. Officier de marine de guerre, puis officier de marine de commerce. Aujourd’hui vivant sur un voilier de treize mètres en permanence. Sa vie d’homme à femmes. Marié très tôt et veuf très vite. Puis sa rencontre avec Gudrun. Une magnifique norvégienne libertine aujourd’hui disparue. Aujourd’hui, sa vie est oisive mais pas ennuyeuse du tout. Son goût pour les belles choses. Pour les femmes. Ses petits travers de voyeur délicat. Savais-je qu’il était relativement facile de satisfaire ses envies de voyeurisme quand on savait s’y prendre correctement ? Se présenter, être honnête, et demander le simple droit de regarder la beauté à portée de son regard. Souvent, les dames se laissaient convaincre. Gwenaël n’avait plus que cela. Le plaisir des yeux. Les spécialistes avaient été du même avis. Trop de tabagisme, trop d’abus, et puis le choc psychologique de la perte de la chère Gudrun. Et l’âge bien évidemment…


— Je ne vous ennuie pas Juliette ?


Pense-tu ! Et le pire, c’est que c’est vrai ! D’abord parce que ce vieil homme est du genre remarquable. Gentil, poli, charmant et plein d’humour. Ensuite, parce qu’il sait raconter une histoire. Enfin, parce qu’il n’a pas cessé de me regarder en parlant. Si je n’étais pas déjà nue, ces regards me fichaient à poil. Et puis, il est loin d’être idiot le vieillard. Il a vite compris que sa vie libertine ne m’avait pas laissée indifférente. Pourquoi me direz-vous avec l’air innocent que je vois déjà poindre ? Eh bien… Tout simplement parce que je suis humide. Un peu plus qu’humide même. Et que donc, ce bon Gwenaël l’a remarqué.


— Vous savez bien que non… Vous savez raconter les histoires.


— Merci. En voudriez-vous d’autres ?


— Pourquoi pas. Tout en partageant un casse-croûte alors…


— Quel genre d’histoire. J’ai vécu beaucoup de choses. De l’érotisme peut-être ? Il me semble que le côté libertin de ma jeunesse ne vous déplait pas.


— C’est vrai. J’ai apprécié le côté libertin de votre vie. Eh bien Libertinons donc…



Libertinage.



Une forêt bien connue des voyeurs aux environs de Paris. Gwenaël et Gudrun en voiture. Le couple et les admirateurs de la belle norvégienne. Gudrun s’exhibait. Elle acceptait des mains sur son corps. Partout sauf sur ses seins et son intimité. Et savez-vous Juliette que ces gens, ces voyeurs, sont scrupuleusement respectueux ! C’est étrange non ? Jamais personne n’a enfreint ces règles. Lui, Gwenaël, ne faisait que regarder sa chère Gudrun. Et la norvégienne jouissait, et jouissait encore, sous les délicieuses caresses sur ses épaules, ses bras, ses cuisses… 



Et moi je jouis aussi… D’un coup ! Attentive et comme hypnotisée par la voix grave, je n’ai rien vu venir. L’orgasme n’est pas monté en douceur. C’est un couperet qui m’est tombé dessus, me décapitant de la réalité pour m’emporter dans la jouissance. Des images de la brune de Norvège à l’esprit. Mon sandwich entamé en main, jambes légèrement ouvertes durant l’histoire, afin d’offrir au conteur de quoi se motiver pour sa narration. Je me laissais vivre. Mon pubis lisse et ma fente trempée pouvaient très certainement inspirer le vieux marin. Et là… L’orgasme taquin me referme les cuisses, comme des volets sous un coup de vent.


— Oh ! C’est merveilleux Juliette ! Gudrun était comme vous… Elle jouissait sans même avoir besoin d’un contact physique... Vous êtes formidable ! Vous me comblez !


La jouissance s’éternise, et me tord le corps dans une position certainement ridicule. À demi allongée, en appui sur mon coude enfoncé dans le sable, j’aspire des goulées d’air, comme la nageuse essoufflée par l’effort, que j’étais il y a peu.


— Mon histoire vous a plus... Mais le fait que je vous regarde… Vous aimez tout autant bien sûr. Vous exhiber à moi vous transporte n’est-ce pas Juliette ? Savez-vous que vous êtes belle dans la jouissance ! Vous Juliette bien sûr, mais toutes les femmes ne le sont-elles pas ?



Touchez-moi !



La tempête est passée mais je suis dans l’œil du cyclone. Je le sais. Je n’ose pas regarder mon vieillard si délicatement vicieux. Oh, je le ferai très vite mais là, si je croise son regard, je reprends un ticket pour la grande roue.


— Si j’osais…


Mais ose putain ! Ose donc vieil homme !


— … Pourriez-vous écarter vos si jolies jambes. J’adorais votre gracieux écart, avant que vous ne grimpiez aux cieux. Vous n’auriez pas l’audace, de refuser cela à un vieil homme vicieux…


Et le voici à faire de la rime en plus. C’est sûr, s’il continue à me parler ainsi, je vais jouir avant de bouger. La vague monte sans que je puisse la combattre.


— Vous écarteriez-vous pleinement pour moi chère Juliette ?


Maudits « mots dits ». Saleté d’imagination galopante. Il me faut lutter contre la jouissance si proche de m’emporter, pour obéir à mon si plaisant voyeur. Je m’écarte lentement alors que tout mon corps à des envies de recroquevillement. 


— Je… Ooh… 


— Somptueuse ! Trempée et sans honte. La divine salope !


Une terrible bataille se livre alors, déclenchée par mon regard sur cet homme. Il me sourit avant de plonger ses yeux entre mes cuisses ruisselantes et ouvertes. Une bataille terrible entre mon orgasme qui n’en finit pas et un autre qui cherche sa place.


— Salope vous sied-il Juliette ?


Oh oui ça me sied… Oh que ça me sied… Qu’il m’appelle comme il le souhaite. Dans cet état, tout me sied à ravir.


— Vous pouvez… Ooh…


— Que puis-je donc Juliette ? Vous appelez salope ?


— Oui… Mais pouvez-vous…


— Merci… Je vais abuser de ce mot si érotique pour moi alors que vulgaire pour tant d’autres. Vous êtes une belle salope très chère.


Oh merde… J’étouffe et lutte mais ça va venir. Je n’arrive même plus parler. Touche-moi putain ! Touche-moi Gwenaël…


— Me toucher… Touchez-moi comme… Aah…


Les yeux clairs me fixent alors que mon ventre se contracte. Ça vient ! Oh merde… Les sourcils blancs se haussent. Une lueur de gaité passe dans le regard gris. J’ai mal au bide. Presque mal… Ça vient ! Une soudaine poussée de jeunesse fait sourire le vieil homme.


— Oh ! Vous voulez dire… Comme ces hommes avec Gudrun !


— Aaah ! Je…


Je gicle en une salve diffusée qui éclabousse le sable et les pieds nus de ce terrible vieillard. Homme capable de me faire gicler en quelques mots choisis et homme sachant parfaitement qu’il me tient en son pouvoir. C’est jour de grande marée bretonnante.


— Oh que c’est beau ! Si vous saviez ma chère…


Gwenaël avait bien compris. Mais il avait pigé trop tard. À mon grand dam…



Tais-toi vieux marin !



Ma libération m’a fait m’écarteler avant que je ne m’effondre sur le drap de bain noir. Mes seins bandent à me faire hurler et une image de mon exhibition actuelle vient bousculer toute autre pensée. Et puis… J’ai brusquement une autre image à l’esprit. Le vieil homme et la mer. Gwenaël aurait pu faire la couverture du chef d’œuvre. Il est penché vers moi et sa main calleuse a pris mon pied. Le vieux loup de mer me touche enfin.


— Je vais… Je vais jouir encore…


— Je vais relever votre mignon peton.


Je ne peux pas répondre. Si j’ouvre la bouche. Je jouis !


— Ainsi relevée, votre jambe me dévoilera votre trésor le plus caché...


Oh putain non… Tais-toi vieillard ! Tais-toi ! Tais-toi s’il te plaît Gwenaël…


— Cet endroit si intime que je n’ai pas encore vu…


Tais-toi vieux marin… Oh putain… Je vais jouir en le regardant me regarder.


— Oh Juliette ! Qu’il est beau ! Un si gracieux œillet… 


Mon pied maintenu au ciel, je me sens totalement offerte. Une nouvelle fois, mes tripes me brûlent. Ma grotte ouverte et trempée n’a plus aucun secret à livrer. Tout comme celle de Lascaux, elle a été amplement explorée. Et là… Maintenant… Alors qu’il tient ma cheville entre ses doigts, et qu’il braque son regard gris sur moi… Sur mon petit orifice qu’il s’est offert lui-même… Je craque. Je capitule. Je rends grâce et les armes.


— Je vais…


— Oui Juliette. Jouissez sublime salope ! Et je me repaîtrai de votre délicate rondelle, palpitante sous l’orage, déclenché par vos sens déchaînés…


— Je… Oooh… Oooh…


Je jouis en bordées longues et diffuses. Je ne suis plus que marée. Je prends mon pied en morse. Jet diffusé court. Giclée dure et longue… SOS de sirène en perdition. Je mouille en lançant des fusées de détresse. Pour prévenir que j’ai perdu pied. Pour que l’on vienne me soustraire à cette attente si longue, et si proche pourtant de me porter vers l’extase. Allo Papa Tango Charlie… Je n’ai pas même un triangle de poils pour me repérer dans cette perdition. Pas de bermuda… Je jouis en aspergeant le drap de bain. J’éclabousse le sable. Je suis une Attila fléau des autres. Où cette furie jouit, l’herbe ne repoussera plus après ses ondées sauvages. Et là, sur une dune déserte, je crée des roses de sable, en bédouine sauvage. 


— Je... Je viens... Ooh... Je... Jouis... Aaah !


Je balbutie. Je dis des mots sans suite. Je feule. Je gémis et lâche un cri rauque. C’est à mon tour de m’exprimer pleinement…



C’est curieux…



— Non. Je suis désolée Gwenaël…Demain cela me sera impossible. Il faudra attendre deux jours. Évidemment que je tiendrai ma promesse. Et puis dans trois semaines, je ne serai pas seule. Ma compagne oui. Oh non ! Si Chloé est aussi jolie que moi ? Bien sûr que non ! Je suis un thon rouge sans charme. Chloé, elle, est le magnifique espadon du livre. Oui. Oui, elle est toute aussi douée que moi pour les plaisirs de l’exhibition. Eh bien… Au revoir Gwenaël ! Dans deux jours ! ici même ! Je promets… Vous avez été… Un maître ! Oui Gwenaël… Je suis sincère…



Une demi-douzaine de bêtes de sexe bodybuildées et dotées de queues surdimensionnées, m’auraient certainement fait jouir. Mais aucun de ces hardeurs n’aurait pu me mettre dans un tel état. Aucune rivalité n’est même possible entre ces monstres du porno et ce vieil homme incapable de produire la moindre érection. Mon vieux marin ridiculiserait ces machines à baiser, en me faisant me pâmer sans même avoir besoin de me toucher.



C’est tout de même curieux… C’est curieux chez les marins, ce besoin de faire des phrases…


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