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De vierge à soumise : l'année de mes dix-huit ans

Chapitre 2

De Découvertes en découvertes

Hétéro

Chapitre deux : De Découvertes en découvertes



La voix de ma mère retentit dans l’escalier, me sommant de passer à table. Un dernier coup d’œil dans le miroir pour vérifier que ce que je viens de faire n’est pas écrit sur mon front et je descend à la cuisine. Roman y est déjà, les mains prises par les assiettes, écoutant distraitement les ragots que lui conte ma pipelette de mère. Je croise son regard bleu nuit et nous échangeons des sourires complices.


Louisa, quinquagénaire hyperactive est une commère invétérée, son métier de pharmacienne lui apportant environ quatre-vingts-quinze pourcent des informations croustillantes sur Monsieur et Madame Tout le monde. Avec Arthur et Roman, cela fait des années qu’on y prête plus attention tant on en a soupé de savoir que la voisine a des mycoses ou que le bibliothécaire a un dysfonctionnement érectile. C’est sûr qu’à part nous, elle ne peut pas vraiment le dire, secret professionnel, vous voyez. Enfin, pour ce qui l’arrange. Ma mère est une femme exubérante de par ses origines italiennes et très attentionnée : quand la mère de Roman est partie et l’a laissé avec son alcoolique de père, elle l’a tout de suite intégré dans la famille et considéré comme son fils. Mon meilleur ami a préféré rester chez son père, ne voulant pas être un poids mais vient régulièrement manger avec nous les délicieuses lasagnes à la sauce secrète.


Je prends les couverts et d’un signe de tête, lui enjoins de me suivre à la salle à manger. Pour la première fois, j’ai un secret dont je ne peux pas lui parler et cette sensation est horrible. Il ne comprendrait pas et parler de sexe avec lui est bien trop gênant. Quand Arthur passe la porte avec le plat fumant dans les mains, j’ai un petit sursaut et mon cœur s’emballe au souvenir de ce qu’il s’est passé plus tôt dans ma chambre. Je n’ose pas le regarder et fixe mon attention vers ma mère qui arrive avec la salade.


— A Tavola ! se réjouit-elle. Alors cette rentrée Clémence ? Tu ne m’as pas raconté.

— L’école est sympa. Moche mais sympa.

— Et tu y as retrouvé des amis ?

— Non Maman, je ne connais personne. Mais ce n’est pas grave, je ne suis là que pour un an.

— Ca passe vite un an t’inquiètes, me rassure Arthur en me souriant naturellement


Apparemment, il n’a pas l’air perturbé. Je vais devoir faire comme s’il ne s’était passé.


— Ouais, je sais, et toi alors la rentrée ? fais-je en esquivant le sujet.

— Bah les mêmes branleurs que l’année dernière.

— Et tu ne voulais pas prendre un appartement cette année ? s’enquiert notre mère. Le train tous les jours ça doit être fatiguant. Et tout l’argent que tu dépenses en billets de train, ça te payerait ton loyer !

— Tu veux déjà me virer du nid ? plaisante-t-il

— Stupido ! lui jette-t-elle sa serviette au visage d’un air faussement outrée. Tu sais très bien que je veux que tu restes avec moi mio caro. Je pense juste à ton bien-être.

— Je suis bien avec vous ici, et de toute façon, mon stage est aussi loin du CFA que de la maison. J’y passe plus de temps qu’à l’école, c’est juste quinze semaines de cours disséminées tout le long de l’année.

— Tu as trouvé ton stage où ? questionne Roman

— Une boîte récente à quelques kilomètres, le mec a monté son entreprise et cherchait un stagiaire paysagiste. C’est le cousin de Julien.

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La conversation continue dans une ambiance bonne enfant, comme si tout était absolument normal. Pourtant, je ne peux plus regarder mon frère dans les yeux. Nos regards se croisent une seconde et je rompt le lien très vite, essayant de ne pas rougir. Enfin, le repas se termine et je m’empresse de mener Roman dans ma chambre, où on entame une partie de jeux vidéos, comme on le fait si souvent.


Enfin c’était sans compter sur ma légendaire tête de linotte. Oui j’ai bien dis tête de linotte, expression du XVIIème siècle.

Et oui, car la maligne que je suis a négligé un détail pour ainsi dire ennuyeux : la preuve de ma petite séance de jeu de tout à l’heure , bien en évidence sur mon lit, mon vibromasseur.


Roman, en gentleman, détourne les yeux dès qu’il l’aperçoit et son visage prend alors une teinte écarlate, encore plus intense que le mien. Je le pousse hors de ma chambre en baffouillant des excuses et le voilà tout gêné, qui prétexte qu’il a oublié un truc au garage. Et merde !


Décidément cette journée…

Pourrais-je avoir encore plus honte ? J’aurais eu tendance à répondre non, mais vu les catastrophes en chaîne qui se sont produites aujourd’hui, je crois que je vais devoir réviser mon jugement.


Avant de me coucher, je descends embrasser ma mère, assise devant un énième film romantique qu’elle apprécie tellement. En remontant, je croise Arthur dans le couloir et mon cœur s’emballe tout seul.


— Clem est-ce que tu as une minute ? J’aimerais te parler… dit-il en se grattant la tête sans même me regarder

— Euh… J’allais me coucher là.

— Je voulais juste m’excuser pour tout à l’heure, j’aurais pas dû rentrer dans ta chambre comme ça et…

— C’est bon, l’interrompit-je. On en parle plus et on oublie tout.


Je me faufile par la porte, ne lui laissant pas le temps d’en rajouter, morte de honte comme jamais. Mieux vaut ne pas reparler de ce moment hyper gênant, je ne m’en sens pas la force. J’y ai repensé toute la nuit et n’ai pas réussi à trouver le sommeil, si bien que ce matin, je me lève la tête dans le gaz et me dirige vers la salle de bain les yeux à moitié fermés. Machinalement, j’empoigne ma brosse pour démêler mes longs cheveux bruns essayant d’apercevoir mon reflet sur le miroir embué.


-Euh… Tu peux me passer ma serviette Clem ?


Je sursaute en entendant la voix de mon frère parvenir de derrière moi et me retourne pour me trouver face à Arthur, entièrement nu, des gouttes d’eau dégoulinant sur son torse imberbe. Mes yeux ne peuvent s’empêcher de descendre jusqu’à sa toison brune où pendouille son sexe au repos. Il le remarque et s’en amuse, récupérant lui-même sa serviette en souriant.


-Désolée, j’avais pas vu que tu étais là, m’excusé-je en détournant le regard

— Et bien, maintenant que tu m’as bien maté, on est quitte, dit-il avec un clin d’œil en sortant de la salle de bains.



Génial, encore une nouvelle journée qui démarre sur les chapeaux de roues !

Je mets tellement de temps à m’en remettre que je suis en retard pour mon deuxième jour. J’avale en vitesse un café et file jusqu’au lycée dont la cour est déjà déserte à mon arrivée. Mince ! Bon, Économie et gestion, je n’ai plus qu’à trouver la salle. Je monte dans le bâtiment aux escaliers de pierres, remontant ce colimaçon étroit à grandes foulées. Et ce qui devait arriver arriva : je me vautre en beauté sur la dernière marche, m’esquintant le genou par la même occasion.


-Est-ce que ça va ? m’interroge alors une voix masculine que j’aurais préféré ne pas entendre

— Ouais ouais, grommelé-je en me relevant tant bien que mal.



Je constate avec amertume que mon collant est filé, mais me redresse fièrement, ne voulant pas me montrer en position de faiblesse devant cet arrogant de Léo. Ce dernier me contemple d’un air sincèrement inquiet et ramasse ma besace pour me la tendre.


-Tu es sûre que ça va aller ? Ton genou saigne, je peux t’emmener à l’infirmerie, propose-t-il en s’approchant de moi

— C’est rien, je vais pas aller à l’infirmerie pour un petit bobo.


Il ne dit rien et me fixe, son corps si proche du mien que cela en devient gênant. Je peux enfin découvrir la couleur de ses yeux, deux iris d’un bleu presqu’aussi clair que le mien. A nouveau, ce trouble que j’ai ressenti hier s’empare de moi, me rendant muette comme une carpe.


-Tu n’as plus qu’à retirer ce collant maintenant qu’il est filé. Je vais pouvoir admirer tes jolies petites jambes…

— Tu sais que approximativement toutes les phrases qui sortent de ta bouche sont d’un machisme phénoménal quand même ?

— Et toi tu as le même discours que ces coincées de féministes ultra. Tu ne serais pas lesbienne en plus ? s’amuse-t-il

— Espèce d’abruti ! Tu te rends compte de l’immensité de ta connerie au moins ? M’emporté-je. Les féministes sont forcément lesbiennes pour toi ?

— Attention Madame montre les griffes …

— Je vois même pas pourquoi je te parle, je suis déjà assez en retard comme ça. A moins que la claque d’hier ne t’ait pas suffi…


Sur ce, je retourne en classe, plus remontée que jamais suivie par ce grand dadet qui ricane derrière moi. Pour éviter que Léo ne s’assoit à côté de moi, je m’installe près d’une fille aux cheveux frisés qui semble se sentir bien seule. Elle me regarde avec un air étonné, comme si personne n’osait jamais l’approcher.

Je lui sors alors mon plus beau sourire, histoire de la mettre en confiance.


— Salut moi c’est Clémence.

— Astrid. Répond-t-elle en chuchotant

— Tu peux me montrer ce que j’ai manqué s’il te plaît  ?

— Euh...oui bien sûr, bafouille-t-elle


Je crois que j’ai trouvé encore plus timide que moi ! Cette fille a besoin d’un sacré coup de fouet niveau confiance en elle, c’est certain. Je suis sûre qu’on peut s’entendre à merveille toutes les deux. Et comme prévu, au bout de quelques cours assises l’une à côté de l’autre, elle commence doucement à s’ouvrir à moi.

Astrid est une jeune fille débarquant tout droit de la campagne jurassienne. Comme moi, elle a échoué ici à cause de ParcoursSup, voyant tous ses choix refusés ou encore sur liste d’attente. Résignée à ne pas rester un an sans rien faire, la voilà condamnée à passer au moins une année dans les chiffres qu’elle abhorre.


A midi, je lui propose d’aller prendre un repas sur le pouce à la sandwicherie d’en face. Assises sur un banc où nous grignotons nos paninis en discutant de nos vies, je suis trop absorbée par notre conversation pour voir arriver Léo et la bande de mecs du BTS Informatique. Ils ricanent en passant à nos côtés et j’arrive à comprendre quelques bribes à base de ”coincée ” et ”hystérique”. Comme on me l’a toujours appris, mieux vaut ne pas réagir à ce genre d’attaque, cela leur donne plus de force qu’ils en ont. Mais quand je vois le visage cramoisi de honte d’Astrid qui n’ose plus lever la tête de son sandwich, mon sang ne fait qu’un tour.


— Ça va vous avez besoin d’aide ? les interpelé-je. L’ambiance maternelle vous manque trop c’est ça ?


Léo rit à ma remarque et donne un coup de coude à son pote qui se marre à son tour.


-Tiens voilà la femen ! ricane-t-il. Alors tu recrutes pour ton mouvement ?

-Abruti ! Tu as pas autre chose à faire de ta vie ?

— Attention, elle s’énerve ! Fait-il en feignant la peur tandis que ses amis se gaussent toujours.

— Viens Astrid, on s’en va !

Je prends mes affaires et me lève pour partir mais il n’a pas l’air d’en avoir fini

— Ah ben non pas déjà… Moi qui pensais qu’on aurait le droit à une petite démo, ironise Léo

— Tu veux du spectacle ?


Je m’avance vers eux et prise d’une pulsion irraisonnée, je soulève mon haut et dévoile ma poitrine galbée dans un soutien-gorge noir particulièrement échancré.


Effarés, ils me regardent tous la bouche grande ouverte. Même cet arrogant de Léo ne sait plus quoi dire et reste coi devant ce spectacle. Fière de l’effet escompté, je tourne les talons et rejoins Astrid qui essaye de retenir son fou rire.


Grâce à ce petit instant de complicité, je me sens plus forte pour affronter ce crétin macho et je commence à voir un petit rayon de soleil s’infiltrer dans cette journée sordide. Cette petite blonde un peu rondelette a un rire des plus communicatifs et nous rions toujours en passant la grande porte de l’école. Étrangement, les cours passent bien plus vite avec une présence amicale et qui plus est, une fille comme Astrid, aussi drôle et cultivée.



    ***********



Il ne nous faut que quelques semaines pour devenir de véritables complices, comme si notre entente était une évidence. Grâce à elle, cette année me semble de moins en moins insurmontable. Depuis ma petite séance d’exhib devant le groupe d’informatique, on va dire que j’ai acquis une certaine réputation, qui , je dois l’avouer, ne me déplais pas. De fille effacée aux yeux étranges, je suis devenue la fille acerbe qu’il ne vaut mieux pas chercher. Léo n’a plus tenté de me chercher des noises depuis la dernière fois. On dirait presque que c’est lui qui m’évite maintenant.


Dernière semaine de cours avant les vacances d’automne et le lycée a organisé dans sa salle commune, un petit goûter spécial halloween. Oui, oui un goûter… Comme en primaire sauf que là, il y a du café. Bon, c’est vrai que je ne me rends pas dans cette salle au plafond voûté dont la température avoisine les quinze degrés Celsius juste pour le café gratuit. Ni pour les muffins au glaçage vert fluo.


Mais plutôt pour deux prunelles azurées qui depuis des semaines hantent mes nuits. J’avoue, il a beau m’insupporter au plus haut point, je suis irrésistiblement attirée par ce crétin de Léo. J’essaie tant bien que mal de réprouver ce stupide sentiment qui me serre le cœur à chaque fois que je croise son regard, mais c’est peine perdue. Inconsciemment, je recherche même sa présence et cela n’en est que plus énervant.


D’ailleurs, il est bien là, adossé au mur de briques, en pleine discussion avec Thomas et David, deux fils à papa dont la réputation de coureur de jupons est déjà bien entérinée à seulement six semaines de la rentrée. Deux filles de la classe ont déjà succombé et se sont brûlées les ailes. Pauvres colombes…


Sans vraiment le vouloir, j’entends des bribes de leur conversation et cela me fait froid dans le dos. David raconte fièrement ses ébats de la veille avec une femme plus âgée, vantant les mérites de l’expérience à défaut de la jeunesse. Thomas semble convaincu et enchaîne en racontant à quel point sa dernière conquête était malhabile car trop novice. Mais ça, je m’en fous. Ce que je veux savoir, c’est ce que Lui en pense. Préfère-t-il les femmes avec de l’expérience ? Je tends l’oreille et jette des coups d’œil furtifs, essayant de sonder sa réaction. Mais hélas, je n’ai pas le temps d’en savoir plus car Astrid me rappelle à l’ordre.


-Je croyais que c’était un con...dit elle avec un sourire en coin

— De quoi ? Qui ?

— Clémence, est-ce que j’ai l’air naïve ?

— Je ne vois pas du tout de quoi tu parles.

— Tu le bouffes des yeux. C’est furtif, mais ça se voit.

— Oh merde ! Si tu l’as vu alors lui aussi ! m’exclamé-je en m’empressant de quitter la salle

— Aha ! Donc tu avoues : tu en pinces pour lui , fait-elle d’un ton victorieux

— Tu es démoniaque Astrid, capitulé-je. Ouais, je crois que je ressens un truc pour lui. Mais c’est purement physique. J’arrive pas à l’expliquer, c’est plus fort que moi.

-Et bien pourquoi tu ne tentes pas ta chance ?

— Pour qu’il me jette au bout de trois jours et que je sois une fille de plus à ajouter à son tableau de chasse, non merci.

— On ne l’a vu avec personne depuis le début de l’année, il n’est peut-être pas comme ses potes ?

— Laisse tomber Astrid.



J’en ai la confirmation l’après-midi même en cours de comptabilité. Monsieur Jambron nous laisse travailler en autonomie une fois par semaine et nous naviguons un peu comme bon nous semble entre les tables. En sortant de la pièce pour me rendre aux toilettes, mon regard est attiré vers un coin du couloir, où une photocopieuse est mise à disposition des élèves. Léo se tient devant la machine, à quelques centimètres seulement de Chloé. Ils ont l’air si proches que je sens mon cœur se nouer. Je l’entends exploser d’un rire éclatant et la vois poser sa main sur son torse, telle la prédatrice qui fond sur sa proie. Léo la contemple, amusé et a l’air d’apprécier ce petit manège.


Chloé est une grande blonde au rire agaçant dont les manières de petite fille bourgeoise me tapent sur le système depuis le début de l’année. Elle ne parle pas, elle minaude et c’est juste insupportable. Madame se vante à tout va de sa participation au concours Miss Franche-Comté, lequel elle est certaine de remporter si on écoute les louanges de ses trois copines hystériques Ilona, Émilie et Sandra. Je ne pensais pas que c’était le genre de fille de Léo, ça me sidère de les voir se tourner autour comme ça. Tellement que je reste plantée là, cachée à les observer comme une voleuse. Chloé lui prend la main et j’entends distinctement les mots ”pipe” et ”toilettes” ce qui me fait bondir d’un coup. Vite ! Je dois me sauver si je ne veux pas être vue.


Trop tard pour faire demi tour, je bat en retraite jusqu’aux toilettes où je me planque comme je peux avant d’entendre la porte s’ouvrir. Le rire de Chloé envahit la pièce tandis qu’un frisson d’effroi me parcourt l’échine.


-On doit faire vite sinon Fleury Nichon va nous griller.

— T’es obligée de l’appeler comme ça ? se plaint-il d’une voix monocorde

— Quoi ? T’as trouvé mieux ? demante-t-elle, sincère

— Laisse tomber…

— Je vais bien m’occuper de toi, tu vas voir, il paraît que je suce comme une reine !

— Parce qu’une reine , ça suce mieux qu’une pute ?

— Ben non, je sais pas...C’est une expression quoi.



Elle dit ça d’un ton si hébété que je dois me mordre les joues pour ne pas rire. Un bruit de braguette qu’on ouvre se fait entendre après un silence gênant. Puis avec horreur, je discerne des bruits de succion qui me donnent la nausée.


-Tu vas kiffer, je peux te l’assurer.

— C’est quoi cette odeur ?

— Quelle odeur ?

— Une odeur de fraise chimique hyper écœurante…

— Mon shampooing est à la fraise. Bouche toi le nez et savoure ta pipe ! Commence-t-elle à s’énerver

— Écoute, entre ton shampooing qui me fout la gerbe et ton gloss poisseux que je n’ai absolument pas envie d’avoir sur la bite, tout ça pour une pipe médiocre, je crois que j’ai eu ma dose.

— Mais...qu’est-ce que tu fais?

— Je vais en cours. J’ai plus envie. Trouve toi un autre mec si t’es en chien. Je peux t’envoyer David si tu veux.

— Espece de sale…

— Pardon d’être exigeant sur les filles avec qui je baise.



Il la laisse en plan dans les toilettes où elle fulmine de rage. Quant à moi, j’attends patiemment qu’elle s’en aille, un sourire fiché sur le visage. Finalement, il a du goût quand même. Au moment où je me dis qu’elle va sortir, David débarque.



-Alors Miss France, il paraît que tu sais pas sucer ?

— Putain il l’a déjà dit à tout le monde ce … !



Ce coup-ci, je n’en peux plus et ne retient pas le rire qui me taraude depuis un moment. Après tout, comme tout le monde est au courant, je peux sortir dignement. Et c’est ce que je fais, prenant un malin plaisir à examiner le visage cramoisi de la pimbêche qui a toujours cru que tous les mecs tombaient à ses pieds. Vous vous dites que je suis méchante et que la pauvre Chloé ne méritait pas tant d’humiliation ? Peut-être...ou pas. Je ne parviens pas à éprouver de la compassion pour elle, c’est viscéral. La jalousie est un sacré poison…


Je retourne en cours et croise le regard azuré de Léo qui me fixe, l’air surpris. De toute évidence, il vient de comprendre la raison de mon absence et surtout, où je me trouvais pendant ce temps là. Je soutiens son regard, lui prouvant ainsi que je sais ce qu’il s’est passé. Il me sourit alors et m’adresse un clin d’œil complice avant de se replonger dans ses cours.


Ce type me chamboule complètement et comme à mon habitude, je passe au garage de Roman pour lui débriefer tout ça. Seulement aujourd’hui, alors que je finis de lui raconter l’épisode des toilettes, Roman n’a pas la réaction que j’attendais. En fait, il n’en a absolument aucune. Couché sous le châssis d’une Audi flambant neuve, il ne semble pas du tout attentif.


-He ho ! Il y a quelqu’un là-dessous ? Dis-je en tapant du plat de la main sur le capot.


Il ressort brusquement, un air irrité figé sur son visage.


-Doucement ! Va pas la rayer, le proprio est hyper pointilleux sur sa caisse, lance-t-il d’un ton agacé

— Désolée…


Troublée par ce ton si brusque qu’il n’emploie jamais en temps normal, je me retrouve incapable d’aligner une phrase. Qu’est-ce qu’il lui prend de s’énerver pour une voiture ?


— Non c’est moi, je suis sur les nerfs, pardon, s’excuse-t-il en allant se laver les mains.

— C’est quoi cette voiture ? Audi RS 6 ? Elle est plus classe que celles de d’habitude .

— Ouais, c’est le frère d’un pote qui s’est fait plaisir. Je dois faire les réparations avant demain.

— Ah, c’est bien, ça doit te changer des croûtes habituelles. Tu en as encore pour longtemps ? Parce que sinon, je t’attends et on rentre ensemble.

— Ça va pas être possible ce soir, j’ai encore pas mal à faire sur la RS, confesse-t-il en me jetant un rapide regard désolé. J’enverrais un message à ta mère pour m’excuser.

— Ok, fais-je, décontenancée. On se voit demain alors.

— Ouais à demain.


Il retourne à ses occupations avant même que je ne quitte la pièce et je ne peux m’empêcher de me demander ce qui cloche chez mon meilleur ami aujourd’hui pour qu’il ne vienne pas manger à la maison.


Son comportement étrange me laisse perplexe et je suis assaillie de questions. Le soir, je peine à trouver le sommeil si bien que je me relève en pleine nuit pour aller boire dans la cuisine. Sauf qu’en remontant dans ma chambre, je vois de la lumière qui filtre à travers la porte entrouverte de mon frère. J’hésite un instant quand un grognement caractéristique attire mon attention. Par l’entrebaîllement de la porte, j’aperçois Arthur assis sur sa chaise d’ordinateur, pantalon sur ses genoux, la main saisissant son sexe avec une fougue qui déclenche immédiatement en moi un puissant frisson de désir.


Il semble absorbé par son écran où défile une série de photos dont je me moque totalement. Mes yeux, eux, sont rivés sur ce membre veineux qu’il maltraite avec acharnement. La curiosité est plus forte que cette petite voix qui me crie de m’enfuir tout de suite et pire encore, je me vois même avancer un peu pour mieux observer la scène. Son souffle se raccourcit et ses mouvements deviennent plus secs. Mon coeur entame une course folle dans ma poitrine et je sens mes joues devenir brûlantes. Obligée de croiser les cuisses pour faire taire ce vivace désir, je prends appui sur la porte qui s’ouvre légèrement en émettant un grincement révélateur.


Arthur lève les yeux et lorsqu’il me voit, il ralentit son mouvement sans pour autant s’arrêter.


-Pas la peine de te cacher Clémence, je t’ai vu.

— Je…

— Allez viens, fais pas ta timide. Tu n’as jamais vu un mec se branler de ta vie ? me questionne-t-il doucement

— Non… Je suis désolée, j’aurais pas dû...tenté-je de me justifier

— Eh je ne te juge pas, tu es ma sœur, ça ne me dérange pas de t’apprendre deux ou trois trucs si tu veux.


Je suis tellement choquée par la situation que je ne réalise même pas ce qu’il dit. Non, en fait je n’arrive pas à cesser de regarder sa verge qui gonfle entre ses doigts et la peau a l’air si douce que cela me donne presque envie d’y toucher. Sauf que c’est Arthur, mon grand frère et ce que l’on fait en ce moment même est déjà carrément borderline ! Alors pourquoi je suis paralysée devant cette porte ? Pourquoi je ne suis pas partie avant ?


-Tu veux me voir jouir encore ? Je dois t’avouer que la dernière fois, j’étais tellement excité de te voir t’amuser avec ton vibro que j’ai failli jouir en deux secondes.


Je ne lui réponds pas, mais mon silence en dit bien assez. Il continue :


-Je crois que ce qui m’a le plus excité, c’est la façon dont tu m’as maté ce jour-là. Il y avait exactement la même lueur que je vois dans tes yeux en ce moment.

— Tu es fou, je ne suis pas…

— Excitée ? Alors pourquoi tes yeux me disent le contraire ?

— C’est malsain, tu es mon frère.

— On ne fait rien de mal. Je ne fais que me branler et toi, tu t’instruis.


Il a raison après tout, qu’y a-t-il de mal à vouloir satisfaire sa curiosité ? Je n’ai jamais vu un homme faire ça avant lui et malgré le côté tabou de la chose, pour une fois, j’ai envie d’écouter mon corps et non ma raison. Je reste là, incapable d’avancer ou même de reculer, prise entre deux eaux. Mon immobilité est le seul pas que je suis capable de faire vers lui, la seule concession que je peux lui accorder.


Il le comprend et n’insiste pas plus, gardant le silence pour mieux reprendre sa masturbation. Il ne regarde plus l’écran mais plonge ses yeux dans les miens et à mesure que ses gestes s’accélèrent,je ressens un violent besoin de me toucher.


J’ose juste passer une main pour venir effleurer mon sein et la décharge que cela me procure me fait pousser un gémissement. Enhardie par l’étincelle que je vois briller au fond de ses prunelles, je laisse glisser l’autre main dans mon short pour venir quérir ce petit bourgeon de chair tendue. A peine frôlé et déjà mon clitoris se tend fièrement, instinctivement deux doigts s’insèrent dans mon vagin et pressent cette zone si sensible qui me fait partir au quart de tour. Je m’abandonne alors totalement et l’orgasme me surprend. Il est bref mais terriblement intense, si différent de ce que j’ai connu jusqu’à présent.


Arthur gronde tandis que sa main s’agite brutalement sur son sexe rougi par cette stimulation excessive. Bientôt je vois les vagues de plaisir l’inonder et il grogne sa jouissance tandis que les jets de semence brûlants atterrissent sur le sol de sa chambre. La culpabilité n’a pas le temps de faire surface car déjà le voilà qui m’adresse d’un ton amusé :


-On recommence quand tu veux sœurette, j’adore te voir prendre ton pied !

— Compte pas trop là dessus, c’était une mauvaise idée.

— Comme tu veux. Sache que si tu as besoin de conseils ou d’autres leçons du même genre, tu peux compter sur moi. Ça a été un plaisir de jouir pour toi.

— Arthur, je suis sérieuse, tu es mon frère ! Et si maman apprenait ça ?

— T’es obligée de parler de maman alors que j’ai encore la queue pleine de foutre ? Fait-il d’un ton faussement indigné

— Pfff…Tu peux rester sérieux deux minutes ?

— Elle n’en saura rien. Et je ne fais que te proposer des cours d’éducation sexuelle, c’est tout à mon honneur.

— Qu’est-ce tu veux dire par là ?

— Je sais que tu es vierge et que ma bite est la première que tu vois dans cet état. Je me disais juste que je pourrais profiter de mon expérience pour t’apprendre deux ou trois trucs.

— Tu es fou…

— Pas si fou que ça… La preuve,tu hésites!

— Je n’ai jamais dit ça !

— Et bien soit. Vas te recoucher alors. Tu verras ça avec ta conscience.


Outrée par ses propos, je me réfugie dans ma chambre, honteuse de ce que nous avons fait. Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’Arthur a raison : j’hésite. Et pire qu’un aveu, cette hésitation signe le début d’une nouvelle vie qui lentement mais sûrement, remplace l’avenir peu reluisant que je voyais se profiler il y a encore quelques temps.

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