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Visites médicales

Chapitre 2

Divers
On a sonné. C’était Séverine. La fille du car.– Je vous dérange pas ?– Pas du tout, non. Entrez !– C’est marrant, ces apparts, n’empêche ! Ils sont tous faits sur le même modèle, hein, finalement ! La déco mise à part, j’ai l’impression d’être chez moi.
Elle a froncé les sourcils.‒ Bon, mais c’est pas tout ça. Je voudrais vous demander quelque chose.‒ Allez-y !‒ J’ai un mémoire à faire sur la façon dont les patients perçoivent la médecine, les soins, tout ça. Alors si ça vous ennuyait pas de répondre à quelques questions. Ce serait pas trop long. Et comme vous habitez juste en dessous, moi, comme ça, j’aurais pas trop loin à courir…– Si ça peut vous rendre service…– Merci, c’est sympa. Oh, mais vous pouvez me tutoyer, hein ! Bon, mais je vais vous laisser. Vous avez sûrement des trucs à faire. Je reviendrai. Avec mon questionnaire.
Elle s’est arrêtée sur le pas de la porte. Retournée.‒ Il y a quand même un truc qui me chiffonne. Pourquoi vous avez choisi de venir à la consultation du mardi ? Le mardi, on est là, nous, les étudiants. Alors que les autres jours vous auriez été toute seule avec Madame Saulnier. Et vu l’endroit où vous l’avez, votre problème…– C’est que… Oh, c’est tout bête comme explication. C’est qu’autrement, il n’y avait pas de rendez-vous avant trois mois. Et comme je m’inquiétais, que je voulais être rapidement fixée sur la nature de ce que c’était…
Elle a froncé les sourcils.– Ah oui ! Ben, je peux vous dire que c’est pas du tout ce qu’ils s’imaginent, les autres. Mais alors pas du tout. Ils pensent que vous l’avez fait exprès de choisir le mardi. Pour qu’il y ait plein de monde à vous reluquer.– Hein ? Mais pas du tout enfin ! Pas du tout. Et tu pourras leur dire que…– Oui, ben il y a pas de risque que je leur dise quoi que ce soit, alors là ! Parce que quand ils se sont fourré une idée dans le crâne, pour les en faire démordre… D’autant que là, comme en plus il était complètement épilé, votre minou, ils en sont sûrs de chez sûr. Oui, oh, mais de toute façon qu’est-ce que ça peut vous faire ce qu’ils pensent ? Vous vous en fichez.
Elle a hoché la tête.‒ N’empêche qu’ils ont quand même pas complètement tort non plus…– Mais jamais de la vie enfin !– Non, mais je parle pour vous… Seulement c’est vrai qu’il y en a certaines des fois, on voit trop bien pourquoi elles sont venues. Surtout celles de votre âge. Il y en a même une, l’année dernière, ça l’avait mise dans un tel état de se faire tripoter devant nous qu’elle en a trempé la table d’examen. Oh, mais je critique pas, hein ! Je juge pas. Je constate, c’est tout.

* * *
Elle en a rêvé. Un vrai rêve cette fois. Endormie. Elle était sur la table d’examen. Madame Saulnier l’écartait, l’ouvrait, la donnait à voir. Et eux, ils se repaissaient ouvertement d’elle, l’air égrillard. Ça a duré, mais duré !  Et puis une fille s’est penchée à son oreille.‒ Vous êtes une sale vieille dégoûtante. Vous devriez avoir honte.Et un garçon, de l’autre côté. Un garçon à la voix veloutée, grave, envoûtante.‒ Comment je vais me branler ce soir, en pensant à ta délicieuse petite chatte. Tu vas prendre cher.
Elle s’est réveillée en sursaut, le cœur battant. Et… Et c’était trempé entre ses cuisses.
* * *
Romain. Il était seul. Il est monté dans le car. Il est venu s’asseoir en face d’elle.Elle l’a ignoré. Elle n’a pas relevé la tête. Elle est restée obstinément plongée dans sa lecture.Il la fixait. Elle a nerveusement croisé, décroisé, recroisé les jambes. Il ne cessait pas de la fixer.– De quoi ça parle ?
Elle a fait mine de découvrir sa présence.– Ah, bonjour, c’est vous !– C’est moi, oui.– Excusez-moi ! J’étais tellement absorbée par…– De quoi ça parle ?– Oh, ça n’a pas beaucoup d’intérêt.‒ Vous aviez l’air passionnée pourtant…‒ Oui, oh…– En somme, si je comprends bien, ce qui vous passionne, c’est ce qui n’a pas d’intérêt.– Mais non, mais…– C’est pareil pour les gens ?
Il a éclaté de rire…– Oh, mais faites pas cette tête-là ! Je plaisantais. En tout cas c’est gentil de m’accompagner jusqu’à la fac comme ça…– Hein ? Mais pas du tout ! Je vais travailler.– Vous descendez place Jean Jaurès, je sais. Sauf que ça fait un bon moment qu’on l’a dépassée, la place Jean Jaurès. Et qu’on va arriver au CHU.– Oh la la ! Mon Dieu, mais c’est pas vrai !– Ben, si !
Elle s’est levée d’un bond. Il l’a fermement rattrapée. Par le bras. Forcée à se rasseoir.– Qu’est-ce que vous faites ? Vous êtes folle. Vous n’allez tout de même pas sauter en marche. Au risque de vous fracasser la tête sur le trottoir. Et de finir aux urgences. Ce qui ne serait pas forcément désagréable, remarquez ! Pour moi en tout cas. Je vous accompagnerais là-bas. Je vous ferais donner l’une des meilleures chambres. Je viendrais vous rendre visite. Tous les jours. Vous ausculter. Ce qui me rappellerait d’excellents souvenirs.Elle est devenue écarlate.
Le car a ralenti. Elle s’est précipitée vers la sortie.
* * *
Et encore ce rêve. Madame Saulnier. La table d’examen. Les étudiants. Leurs regards. Elle est sortie tout doucement du sommeil. À pas de loup. Et elle est restée avec eux. Elle ne s’est pas dérobée. Ça a duré. Longtemps. Très longtemps.‒ Quelqu’un veut essayer de poser le diagnostic ?‒ Oui. Moi !Romain. Qui s’est précipité. Qui a posé la main sur elle. Elle était douce, sa main. Comment elle était douce ! Il l’a écartée. Ouverte. Ses doigts. Oh, mon Dieu, ses doigts ! Les siens les ont rejoints. Ils se sont entremêlés. Ils se sont occupés d’elle. Elle a fermé les yeux. Et mugi son plaisir. Qu’elle a étouffé dans l’oreiller.
* * *
– Coucou ! C’est encore moi ! Avec mon questionnaire. Oh, mais finissez de repasser. J’ai bien deux minutes.
Elle est allée jeter un coup d’œil par la fenêtre.– En attendant, en douce qu’il vous a tapé dans l’œil, Romain, hein ?– Quoi ? Mais jamais de la vie !‒ Tu parles ! Même que vous en avez oublié de descendre du car hier matin.‒ Mais c’était pas ça ! Pas ça du tout ! C’était que…‒ Oui, oh, ça aurait rien de scandaleux que vous ayez craqué dessus. Il est beau mec, Romain. Très beau mec. Si vous saviez le nombre de filles qui bavent devant.‒ Oui, ben grand bien leur fasse ! N’importe comment…‒ N’importe comment quoi ?‒ J’ai le double de son âge.‒ Bon, alors en fait, ce que vous êtes en train de me dire, c’est qu’il vous plaît et que s’il y avait pas la question de l’âge, ça vous dirait d’aller en faire un tour. Mais au jour d’aujourd’hui ça n’a pas d’importance, l’âge. Tout le monde s’en fout. 
Elle a esquissé un sourire.‒ Ou bien alors peut-être que vous avez quelqu’un. En tout cas, si vous avez quelqu’un, vous vivez pas avec, ce qu’il y a de sûr. Parce que c’est clair qu’il y pas d’homme qu’habite ici.
Et haussé les épaules.‒ Oui, en fait, je vois ce que c’est. Le truc classique. Il est marié, hein ? Évidemment qu’il est marié. Et vous, vous attendez. Vous attendez qu’il vienne vous en mettre un petit coup. De temps à autre. Quand ça le prend. Tous les tournants de lune. Vous attendez. Vous arrêtez pas d’attendre. Qu’il quitte sa femme. Parce que c’est ce qu’il vous fait miroiter. Soi-disant qu’il lui faut du temps. C’est ce qu’il leur fait miroiter à toutes. Mais il la quittera jamais, sa femme ! Dans vingt ans, dans trente ans, il sera encore avec. Et vous le savez très bien. Bon, mais sûrement que ça vous arrange d’essayer de vous faire croire le contraire. C’est pas ça ?
Elle a soupiré.‒ En attendant, pendant ce temps-là, vous profitez pas de la vie. Vous profitez de rien. Oh, mais moi, ce que j’en dis, hein ! Si ça vous convient comme ça…
Et elle s’est enfuie.
* * *
‒ Ah, c’est toi !C’était Oscar, justement. Qui avait réussi à se libérer.‒ Mais j’ai pas beaucoup de temps. D’autant qu’elle me flique, ma femme. De plus en plus. Ça en devient insupportable.‒ Mais tu supportes.‒ Pour le moment. Mais ça va pas durer. Ah, non, alors !‒ Ça fait trois ans que j’entends ça.‒ Oui, mais tu sais bien ! On en a déjà parlé. C’est compliqué. Et il y a tellement de choses qui entrent en ligne de compte.
Tout en parlant il s’était déshabillé. Il s’est glissé dans son lit.‒ Tu viens pas ?‒ Si ! Oui.
Elle l’a rejoint. Il l’a attirée contre lui. Il a pris un téton entre ses dents, le lui a agacé, lui a pétri les fesses. Très vite, il a été en elle. Il y est allé et venu. De plus en plus vite. Il s’y est répandu. En ahanant dans son cou.
Il s’est redressé.‒ C’était bien, toi ? Pas trop, hein ! T’as pas crié.Il s’est levé. Et s’est voulu rassurant.‒ Oh, mais ce sera mieux la prochaine fois.
Il s’est rhabillé. Dirigé vers la porte.‒ À bientôt ! Je t’appelle.
Elle est restée au lit. Et elle a convoqué ses images. La table d’examen. Madame Saulnier. Les étudiants. Elle s’est offerte à eux. Pour un premier plaisir. Un second qu’elle a rugi plus bruyamment encore.
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