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Voisines (1)

Chapitre 4

Hétéro
Mardi 22 septembre.
Charline n’avait pas oublié pour le café. Elle est sortie de chez elle plus tôt. Un quart d’heure plus tôt. Presque vingt minutes.‒ Alors ?‒ Alors quoi ?‒ T’en as une de culotte, ce matin ?
Elle m’a jeté un petit regard de côté. Et elle a éclaté de rire.‒ J’en étais sûre que t’allais me demander ça. Sûre et certaine. Dès qu’on se retrouverait.‒ Et c’est quoi, la réponse ?‒ À ton avis ?‒ T’en as pas.‒ Peut-être que non. Et puis peut-être que si.
Le café venait tout juste d’ouvrir. On est allés s’installer tout au fond, à l’écart.Elle a toussoté. Voulu dire quelque chose. S’est tue. A encore toussoté.‒ Tu sais, t’es le seul à le connaître, mon secret. Le seul. Et, j’y réfléchissais encore cette nuit quand je dormais pas, eh bien, bizarrement, ça me gêne pas vraiment. Pas complètement. Parce que c’est toi. Il y en a plein, non, mais comment je mourrais de honte, s’ils savaient. À commencer par Cédric. Je le vois d’ici. Il serait scandalisé ! Il dirait que je suis cinglée, qu’il faut que j’aille me faire soigner.
J’ai souri.– Si on pouvait lire dans la tête des gens, on s’apercevrait qu’il s’y passe souvent des choses mille fois plus bizarres.– Tu crois ?– Je crois pas. Je suis sûr.– Dans la tienne aussi ?– Évidemment !
Elle s’est perdue quelques instants dans ses pensées.‒ Oui, mais quand même !Parce que je fais de ces rêves des fois.‒ Quoi, comme rêves ?‒ Oh, rien. C’est idiot.‒ Dis toujours…‒ Je sais pas. Je…‒ Mais si, allez !‒ Tu vas te moquer.‒ Je te jure que non.‒ Oh, ben, par exemple, c’est dans la rue et il y a un type qui me pique ma jupe. Il me l’arrache. Dessous j’ai rien. Il se sauve avec en courant. Je hurle. Je le poursuis. Mais il court beaucoup plus vite que moi. C’est pas la peine. Je m’arrête. Autour tout le monde rigole. Tout le monde se fiche de moi. Je demande, je supplie, qu’on me prête quelque chose pour me cacher. N’importe quoi. Personne veut. Même pas les femmes. Elles se marrent. Elles me disent que c’est bien fait. Que j’ai eu ce que je cherchais. Que les filles dans mon genre, c’est tout ce qu’elles méritent. Alors je cherche un endroit pour aller me planquer, mais il y a rien. Nulle part. D’autres fois aussi…
Elle s’est brusquement interrompue.‒ D’autres fois ?
Elle s’est levée.‒ Non, mais t’as vu l’heure ? Faut que j’y aille. Faut vraiment que j’y aille.
* * *
Du plus loin qu’elle m’a aperçu, sur le campus, Candice m’a fait signe.‒ Hou ! Hou !On est allés à la rencontre l’un de l’autre.‒ Viens !
On a grimpé deux étages. Enfilé un couloir. Elle a poussé une porte. Une salle de TP.‒ J’y avais cours, là, tout à l’heure. Et il est beau, mais beau, l’assistant. C’est pas possible d’être beau comme ça…Elle est allée se pencher à l’équerre sur le bureau. A relevé sa robe.‒ Tu me le fais ?‒ Ici ? Là ?‒ Ben oui, ici. J’ai trop envie.‒ Et si quelqu’un rentre ?‒ Eh ben, il repartira en s’excusant. Après avoir un peu laissé traîner les yeux. Bon, mais allez, on s’en fout ! Il y aura personne n’importe comment. Allez, viens !Et elle a ramené sa culotte dans le pli de l’aine. S’est mise à onduler de la croupe.‒ Viens, j’te dis !
Le moyen de résister ?Elle m’a accueilli avec un soupir de béatitude.‒ Vas-y à fond, hein ! Pilonne-moi bien !Je ne me suis pas fait prier. J’y ai mis tout mon cœur. À grands coups de queue sous lesquels elle a gémi, puis hululé son ravissement.‒ Merci.
Elle a remis sa culotte en place.‒ Tu vois bien, il y a eu personne.S’est dirigée vers la porte.‒ Ils sont cons d’ailleurs ! Ils savent pas ce qu’ils ont perdu.
* * *
Émilie était furieuse. Faisait semblant d’être furieuse.‒ Tu es d’une impolitesse !‒ Moi ?‒ Ben oui, toi ! Non, mais attends ! Je t’invite quand il y a Olivier, que tu puisses nous regarder nous envoyer en l’air. Ce dont t’as bien profité, je t’ai vu. Alors la moindre des choses, ç’aurait été de nous rendre la monnaie de notre pièce, non, tu crois pas ? De nous montrer que ça te faisait de l’effet. Et de te branler un bon coup devant nous au lieu d’aller te planquer à côté pour le faire. Oh, mais t’imagine pas t’en tirer à si bon compte. T’es en dette maintenant avec moi. Et une dette dont tu vas t’acquitter sur le champ. Allez !
Qu’est-ce qu’elle voulait ? Que je me branle ? C’était ça ?‒ Tu comprends vite.
Oh, alors là ! Si elle ne m’en croyait pas capable…Et j’ai dégrafé mon pantalon. Je me suis sorti.‒ Eh, mais tu sais que t’es pas mal monté du tout ! Il y a pire. Il y a bien pire.
Et je me suis mis en train. Elle ne m’a pas quitté des yeux. Jusqu’au bout. Jusqu’à ce que je me sois répandu.‒ Pas désagréable du tout comme spectacle.Et on est passés à table.

Mercredi 23 septembre.
On s’est installés, Charline et moi, comme tous les jours maintenant, à une table du petit café qui fait face à sa boulangerie.– Tu veux un scoop ? Ben, elle aurait trouvé du travail, ma sœur. Le 1er octobre, elle commencerait. Comme caissière. À la grande surface derrière la zone artisanale. Ça durera ce que ça durera. C’est-à-dire, à mon avis, pas bien longtemps. Au bout d’une semaine elle se sera engueulée avec tout le monde, elle aura démissionné et elle se sera rapatriée à la maison. Et le pire, c’est que ma mère dira rien. Absolument rien. Elle va hausser les épaules, c’est tout. C’est pas lui rendre service, avoue ! Parce que moins on en fait et moins on a envie d’en faire. Logique. Et, à quarante ans, elle aura toujours rien construit de consistant dans sa vie. Alors à part se trouver un mec bourré de thunes. Mais même ça ! Parce que vu qu’elle est incapable d’en garder un plus de quinze jours. Non. Je la comprends pas, ma mère. Je la comprendrai jamais.– Et votre père ? T’en parle jamais de ton père. Il peut pas faire quelque chose, votre père, lui ?– Déjà, on n’a pas le même. Et le sien, on sait pas où il est passé. Il a disparu comme ça, du jour au lendemain, sans prévenir, juste après sa naissance. Personne l’a jamais revu.– Et le tien ?– Pareil. Enfin presque. Il a tenu un an avant de se barrer. Sauf que lui, on sait où il est. Et qu’il s’est jamais occupé de moi. Jamais. Jamais un Noël. Jamais un anniversaire. Rien. Il avait droit à un week-end sur deux. À un mois pendant les vacances. Il m’a jamais prise. Jusqu’à mes douze ans. Et là, d’un seul coup, il a plus juré que par moi. Il m’exhibait partout comme un trophée, tout fier. « C’est ma fille ! C’est ma grande fille. Regardez la grande fille que j’ai ! Et patati et patata. » Il était bien temps. C’était avant que j’avais besoin de lui. Du coup, un beau matin, je lui ai balancé ce que je pensais. Et je peux te dire que j’ai pas mâché mes mots. Je l’ai plus jamais revu. Ma mère, deux à la file, comme ça, ça l’avait vaccinée. Il y avait de quoi. Elle a jamais voulu en reprendre. Du moins des officiels. Parce que je suppose qu’il y en a quand même eu. Et qu’on l’a jamais su. Ce serait trop triste sinon. Des années et des années comme ça. Sans personne. T’imagines ? Mais c’est un truc à se tirer une balle, ça !
Elle a réclamé un autre café.‒ Vite fait. Avant que j’y aille. Et puis aussi faut que je te demande un truc.‒ Je t’écoute.‒ L’autre jour, au magasin, quand j’essayais la robe, il y en avait d’autres des gens, pas loin de la cabine d’essayage ?‒ Cinq ou six personnes. Un couple. Et puis des femmes.‒ Et ils ont pu voir quand elle a soulevé le rideau, la vendeuse ?‒ Peut-être. Je sais pas. Je faisais pas vraiment attention à eux. Mais je crois bien, oui. Au moins le couple.‒ Tu sais ce que j’arrête pas de me demander ? C’est si elle l’a pas fait exprès, la vendeuse.Si elle le fait pas exprès. C’est facile pour elle. Sous couvert de venir voir si, par hasard, t’aurais pas besoin d’aide, elle vient te mater. Et te faire mater.‒ L’impression que j’ai effectivement eue, c’est qu’elle a bien pris tout son temps pour le laisser retomber, le rideau.‒ J’en étais sûre.
Je l’ai regardée traverser, pousser la porte de la boulangerie-pâtisserie. Elle le revoit ce qui s’est passé ce jour-là. Elle le revit. Elle le fantasme. Avec, j’en suis convaincu, de plus en plus de plaisir.
* * *
J’étais à la fenêtre. Je regardais machinalement dehors quand j’ai vu sortir, de l’immeuble d’en face, la mère de Charline en compagnie d’une petite nana qui ne pouvait guère être que Pauline, la sœur. Qui semble, pour autant que j’aie pu en juger de loin, avoir un certain charme. Et même… un charme certain.
* * *
Je suis tombé sur Candice au détour d’un couloir.‒ Ah, je te cherchais.‒ Encore ! Mais t’es insatiable !‒ Non, c’est pas ça ! Enfin, pas que ça. Non, ce qu’il y a, c’est que j’ai une copine qui vient d’être larguée par son mec. Elle est en pleine déprime. Elle arrête pas de chialer. Elle veut plus voir personne. Alors j’ai pensé que toi peut-être tu pourrais… Un bon coup de queue, ça la remettrait sur les rails, sûrement. Et dans le sens de la marche.‒ Mouais…‒ Quoi, mouais ? Elle est pas mal fichue du tout, si c’est ça qui te pose problème. Pas une gravure de mode, non, mais enfin elle se défend.‒ Elle vient d’être larguée, tu dis… Alors si c’est pour que ça tourne à la Love Story, qu’elle s’accroche à moi comme une moule à son rocher…‒ Oh, non ! Non. Je la connais bien. C’est le genre de nana qu’a pas froid aux yeux. Enfin qu’avait… Parce qu’il lui a complètement retourné le cerveau, ce type. Alors c’est juste histoire qu’elle l’oublie, qu’elle retrouve ses marques. Qu’elle redevienne ce qu’elle était.‒ Dans ces conditions…‒ Je te la présenterai. Dès que possible… Bon, mais en attendant…‒ Tu serais pas contre une bonne petite partie de jambes en l’air tous les deux.‒ Voilà, oui. T’as tout compris.
Et elle m’a entraîné dans une petite rue derrière. Sous un porche d’immeuble.
* * *
Émilie voulait que je l’invite à dîner. Je demandais pas mieux, moi, mais…‒ Faut que je prépare…‒ Oh, mais prends ton temps ! Prends tout ton temps ! D’autant que j’adore ça, voir un mec cuisiner. Ça me fait fantasmer. Surtout…‒ Surtout ?‒ S’il fait ça en petite tenue. Et même, encore mieux, carrément à poil.
C’était clairement une invite.‒S’il y a que ça pour te faire plaisir…‒ Il y a pas que ça, non, mais il y a aussi ça.‒ Alors…
Elle m’a tranquillement laissé courir les yeux dessus tandis que je me désapais.‒ Tu sais que t’es pas désagréable du tout à regarder.
Elle s’est longuement absorbée dans une contemplation sans complexes.‒ Non, t’es beau mec, ça, il y a pas à dire. T’as un corps superbe. Qu’à l’évidence tu entretiens. T’as des fesses à croquer et ça, moi, les fesses, chez un type, c’est ce que je regarde en premier. Ton matériel aussi, il tient la route. Une nana, elle doit se sentir bien remplie avec, mais, au risque de te décevoir, j’ai pas vraiment envie avec toi. Ou plutôt disons que c’est pas que j’ai pas envie, c’est que, comme côté cul, j’ai tout ce qu’il me faut, et même plus que ce qu’il me faut, je suis plutôt tentée de fonctionner avec toi sur un autre registre. De me contenter du plaisir des yeux. Ce qu’est pas mal non plus, avoue ! Et d’autant plus savoureux que je couche pas avec toi.
J’ai mis du beurre dans la poêle.‒ Oui, mais alors faut que ça marche dans les deux sens.‒ Ben, tiens ! Tu perds pas le nord, toi, hein !
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