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Voyage et Brassage

Chapitre 1

Laura (ou introduction chiante mais nécessaire)

Divers

Mes vacances d’été d’il y a trois ans avaient été très particulières et franchement inoubliables.

Dans leur concept déjà. Une société avait eu l’idée aussi simple que géniale de convertir un bus anglais en mobile home. Plus précisément, l’intérieur avait été aménagé en « appartements », deux à l’étage, et trois en bas, incluant celui du conducteur. L’offre consistait à un voyage à bord de ce véhicule pour trois semaines, comprenant six étapes de trois à cinq jours, pendant lesquels les voyageurs pourraient, si la météo était peu clémente ou tout simplement parce qu’ils le voulaient, rester à l’intérieur des appartements.

Un camping-car collectif quoi.

L’offre devait coûter un bras et était destinée aux couples. Pourtant, j’en avais profité sans débourser un euro, et alors que j’étais célibataire.

En effet, je faisais le voyage avec Laura, ma collègue et accessoirement ma meilleure amie depuis le CE2. Laura, qui avait largement les moyens de se payer le voyage (merci maman merci papa) avait prévu de passer ses vacances avec son copain, qui avait eu la mauvaise idée de la plaquer avant qu’elle ne lui en parle. Comme elle ne pouvait plus annuler la réservation, elle m’avait proposé d’y aller avec elle, ce que j’avais évidemment accepté. Nous étions donc sur le trajet, avec l’idée de passer trois semaines de rêve, à nous envoyer en l’air autant que possible avec autant de personnes possibles.

Car oui, ne vous méprenez pas : il n’y avait et il n’y a jamais eu la moindre ambiguïté amoureuse ni sexuelle entre Laura et moi. Nous étions amis. Nous avions toujours été amis. D’ailleurs, nous sommes toujours amis. Rien de plus.

Certes, nous avions couché ensemble. Nous avions même eu notre première fois ensemble, à l’adolescence. Mais nous avions fait ça avec le même état d’esprit que lorsque nous jouions au foot ou que nous regardions un film. Nous n’en avions tiré ni l’un ni l’autre un grand plaisir, nous nous le sommes immédiatement dit. C’était presque innocent entre nous. Une preuve d’amitié. En dehors de cette fois-là, nous n’avions plus du tout couché ensemble, et c’est toujours le cas aujourd’hui.

Nous parlions de sexe, oui. Mais pour parler de nos expériences. De nos aventures. Parfois, l’un demandait des conseils à l’autre. Rien d’autre. Et toujours sans la moindre ambiguïté. Honnêtement, je ne me souviens même pas m’être déjà branlé en pensant à elle, même si c’est sûrement déjà arrivé.


Vous voyez donc dans quel état d’esprit nous étions lorsque nous nous sommes garés sur le parking de la société de voyage. Nous avons sorti les valises, comprenant notamment les vêtements et le linge de maison, ainsi que le nécessaire de toilette, et la nourriture, tout ce qui n’était pas mis à disposition par la société. Mine de rien, ça prenait de la place et pesait son poids.

Une femme carrée vint nous aider.

« Bonjour. Vous êtes les premiers arrivés. Je suis Hilda, votre conductrice. »

L’étiquette à sa poitrine indiquait « Hildegarde ». « Hilda », ça sonnait tout aussi bien. Elle était grande (un peu moins que moi, donc environs 1m80), blonde, les cheveux courts, mais était manifestement musclée, ce qui était facilement visible du fait de sa chemise dont les manches étaient repliées. Elle devait avoir quarante ou quarante-cinq ans. C’était une belle femme qui avait probablement été une bombe dans sa jeunesse.

« Estéban, me présentai-je. Et voici Laura.

— Vous avez l’appartement 2. Rez-de-chaussée milieu. Derrière le mien. »

Elle nous aida à apporter nos valises et les déposa à côté du bus. Une clef était placée sur la porte, qui avait visiblement été modifiée pour se fermer avec une simple serrure.

« Ah ! Je dois vous laisser. Si vous avez besoin de quoi que ce soit avant ou pendant le trajet, vous pouvez me demander. »

Hilda alla à la rencontre d’une autre voiture qui arrivait.

Laura et moi montâmes les valises dans notre appartement (comme le dit Laura, « heureusement qu’on n’est pas à l’étage », car chaque appartement à l’étage n’était accessible qu’au moyen d’une échelle, donc un enfer avec de lourdes valises). L’endroit nous parut d’emblée très agréable. Ça ressemblait vraiment à l’intérieur d’une caravane ou d’un camping-car. Il y avait une petite table, un coin cuisine avec frigo et même mini-bar, un coin salle de bain avec une petite douche, et un grand lit qui pouvait être rabattu contre le mur. Les fenêtres du bus avaient été condamnées par des parois de métal, sauf certaines, pour laisser évidemment passer la lumière. Des stores avaient été installés à ces fenêtres.

Vraiment rien ne laissait penser qu’on était dans un ancien bus.

Laura s’allongea sur le lit.

« Il est trop moelleux ! J’adore. »

Je m’assis à côté d’elle. Trop moelleux pour moi, mais je m’en fichais. Je pensais juste aux vacances. Et aux filles que j’allais inviter sur ce lit.

« Bon par contre, lança Laura comme si elle avait lu mes pensées, celui qui baise sur le lit remplace les draps.

— Ça tombe sous le sens.

— On met une chaussette sur la porte si on a un invité ?

— Oui, ris-je. Ça peut être utile. »


Après quelques minutes, pendant lesquelles nous avons fini la visite (et pour ma part, inauguré les toilettes), Hilda vint frapper à la porte.

« Tout le monde est là. Donc si vous voulez bien venir pour faire les présentations et que je vous explique certains points. »

C’est ainsi que nous fîmes la connaissance de ceux qui allaient être nos voisins et compagnons de route.

Il y avait Mélanie et Jacob, jeunes mariés en voyage de noces. Elle, jolie brune de vingt-six ans, pas spécialement grande, mais gracieuse, lui grand blond franchement beau gosse de vingt-huit.

Ensuite, il y avait Rachel et Paul, tous les deux trente-deux ans (comme Laura et moi, si ça peut vous intéresser). Elle était une magnifique rousse avec des seins un peu trop gros pour elle, lui était baraqué et avait le crâne rasé.

Enfin, les benjamins du groupe, Gabrielle et Sacha. Lui avait vingt ans et grâce au pognon de ses parents, avait offert le voyage à sa copine (j’étais sûr que leur couple ne survivrait pas deux ans). Il était surtout grand, l’air imbu de lui-même, avec ses yeux bleus et ses cheveux d’ébène. Gabrielle, dix-huit ans seulement, était petite, ronde, les cheveux châtains coupés en carré plongeant. Elle était manifestement très intimidée d’être ici avec nous.

Au fait. Moi, je mesure 1 mètre 87 précisément pour 95 kilos, j’ai les cheveux châtains tirant sur le roux, et les yeux vairons. Laura mesure un peu moins d’1 mètre 75 et devait alors peser environ 70 kilos. Elle avait de petits seins, mais personne ne les regardait, fasciné par son sourire et surtout son regard envoûtant, bien aidé par ses yeux verts.

Hilda nous rappela certaines règles sur le voyage, et fit le point sur le trajet et les étapes prévues.


Nous avons donc pris la route vers notre première étape, je ne sais plus exactement quelle ville sur la côte Atlantique. Le voyage n’a rien eu d’extraordinaire.

Quand nous sommes arrivés, il était encore tôt, et Hilda a sorti du coffre deux grandes tables de pique-nique pliables. Paul et moi l’avons aidée à les installer. Puis chacun est allé chercher dans son frigo de quoi manger.

La soirée avait été sympathique. Elle nous a permis de faire un peu plus connaissance les uns avec les autres, ce qui était toujours agréable, il faut bien le dire. Seule Gabrielle restait intimidée et, si nous l’avons probablement tous remarqué, nous avons aussi tous eu la délicatesse de ne pas la brusquer.


Laura et moi avons été les derniers à aller nous coucher. Sacha était allé se coucher tôt, contraignant presque Gabrielle à le rejoindre (je l’aimais de moins en moins celui-là), puis se furent Mélanie et Jacob, puis Hilda. Après une petite partie de belote, Rachel et Paul avaient suivi le mouvement.

Nous avons fermé la porte, et nous sommes déshabillés.

Vu la chaleur, ni Laura et moi n’avions envie de dormir avec le moindre vêtement sur le dos. Nous avions déjà dormi ensemble, parfois très légèrement vêtus voire à poil, donc il n’y avait pas plus de malaise que d’habitude. Nous nous sommes couchés, et nous avons dormi.

Une vingtaine de minutes du moins. Car nous fûmes réveillés par des bruits. Oh rien d’alarmant, et au contraire quelque chose de facile à identifier. Nos voisins, Mélanie et Jacob, étaient en train de faire l’amour. Ils étaient en voyage de noces. Quoi de plus normal ? Et puis, ils devaient penser qu’on dormirait tous et que les appartements étaient bien isolés.

Laura et moi avons écouté et commenté leurs performances. Le rythme des cris de Mélanie était très régulier, mais leur intensité montait d’un cran à chaque fois. Jacob, lui, grognait plus qu’il ne parlait et lui demandait si elle prenait son pied. Seuls de nouveaux cris lui répondaient. Un dernier, particulièrement aigu, nous laissa comprendre que la jolie brune avait terminé.

Nous nous sommes endormis avant nos voisins.

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