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Wendy

Chapitre 1

un train peut en cacher un autre

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
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1.

Laura me fait marrer. Elle me ressemble quand j’avais son âge. La même tendance à balancer des jugements à l’emporte-pièce. Elle vient d’arriver en Indonésie et sans s’en rendre compte sort tous les jours des trucs complètement à côté de la plaque :


— Nan mais franchement Patrice c’est trop choquant : c’est la caricature de l’expat’ plein d’argent, il a au moins quarante ans, physiquement il est banal et même un peu dégueu avec ses gros poils partout et il a une femme qui ressemble à une poupée, trop belle, trop parfaite, et qui a quoi ? Vingt-cinq ans ?


Je rigole mais pas trop longtemps. La jolie Laura a le sang chaud et elle n’aime pas trop qu’on lui fasse remarquer qu’elle se trompe :


— Tu sais Laura, pour les Indonésiens Wendy est très ordinaire. La nana idéale pour les mecs d’ici est grande et potelée et surtout elle a la peau blanche. Plus elle ressemble à une Occidentale ou à une japonaise mieux c’est. Alors la petite Wendy, bien mate de peau, toute mince et très typée, elle n’a pas pour ainsi dire un franc succès. Tu as plus d’un type qui la trouve moche.


Laura écarquille ses grands yeux marron, stupéfaite. J’ajoute que je sais bien que pour les Français elle n’est vraiment pas mal et lui demande si d’ailleurs elle la trouve aussi belle que ça ou « juste mignonne, comme une Indonésienne de base ». Son avis de petite Parisienne je m’en fous - j’ai ma propre opinion sur Wendy -, d’autant qu’elle m’a déjà répondu (« trop belle ! Trop parfaite ! » ), mais j’ai en tête de la tester un peu parce que je crois qu’elle aime les filles : une des filles du foyer où elle habite en attendant de trouver mieux l’aurait surprise en train d’embrasser sur la bouche une autre de ses colocataires ... Ce n’est pas que ça m’écœure, bien au contraire : c’est l’homophobie qui me flanque de l’urticaire, les histoires de filles entre elles, je suis comme beaucoup d’autres mecs, ça me ferait plutôt gamberger !

En tout cas, rumeur ou pas sa réaction est éloquente. Elle rougit et détourne la tête :


— Non, elle est jolie, murmure-t-elle, elle ...


Adorable ! De toute évidence, la jeune épouse de Patrice la trouble beaucoup ... Bon prince, je la tire de l’embarras :


— Je suis d’accord avec toi Laura : Wendy est une jolie fille ...


Je me garde bien de lui avouer que cela fait même un moment que c’est à elle que je pense en me paluchant sous la douche.

Wendy n’est pas grande, 1m55 ? 60 ? Pas davantage. Mais sa silhouette bien proportionnée donne l’impression qu’elle fait au moins dix centimètres de plus. Ses yeux sombres immenses sont très expressifs et ses lèvres fines et délicatement ourlées. On pourrait croire de son nez droit parfait et ses seins bien ronds qu’ils ont été refaits : mais ce n’est pas le cas. Elle a des fesses hautes, fermes et très rebondies et des très belles jambes couleur chocolat. Elle sait se maquiller et s’habiller et porte des robes légères, des petites jupes, des shorts moulants et des hauts talons. Elle ose aussi les cheveux courts et teintés, ce qui est plutôt rare dans un pays où les chevelures féminines sont noires et lisses voire cachées sous des voiles multicolores.

J’ai commencé à fantasmer sur Wendy peu après avoir fait sa connaissance. D’abord à petite dose, puis de façon plus intensive. Mon épouse Nadia, Indonésienne elle aussi, ne s’est aperçue de rien : elle persiste à ne pas vouloir comprendre que seules les femmes ordinaires m’intéressent. Quand nous sommes en pleine action et qu’elle veut pimenter nos petits jeux érotiques, elle évoque toujours des nanas totalement inaccessibles : « ferme les yeux mon amour et imagine que c’est Monica Belluci qui te suce ... » Cela a le don de me foutre hors de moi : qu’est-ce que j’en ai à foutre d’elle ? Cette actrice est certes superbe mais je n’ai aucune chance de la croiser un jour et encore moins de la séduire. Je préférerais que Nadia me parle de certaines de ses amies, mais elle pourrait m’arracher les yeux si je le lui avouais ! Je connais bien ses réactions de chatte sauvage car cela fait des années que nous sommes ensemble : presque neuf...

Mais je n’avais pas pour autant la moindre intention de coucher avec Wendy. Plus jeune, je l’avais fait avec l’épouse d’un autre. Mais son mari était un salaud qui ne méritait pas sa femme mais une bonne leçon. Rien à voir avec celui de Wendy. De la cinquantaine d’expat’ de Malatahé, la petite ville de province dans laquelle nous travaillons depuis presque deux ans, nous sommes, Patrice et moi, les seuls francophones : il est Belge et moi Français. Mais en dehors de cette caractéristique commune, tout nous oppose : nos idées, nos références culturelles... Patrice aime le foot et les grosses cylindrées alors que je m’intéresse à la photo et aux arts premiers. Patrice est allergique aux bouquins, je dévore tout ce qui est écrit dans une des quatre langues que je comprends. Le cœur de Patrice penche à droite (tendance décomplexée ... ), le mien à gauche (tendance bobo diront certains : ah les langues de vipère ! ... ). Mais Patrice sait quels sont nos désaccords et a l’intelligence d’éviter les sujets politiques délicats.


Il n’est pas non plus dénué de conversation et d’un humour dévastateur. Il sait aussi se montrer généreux à l’égard de ses amis et nous lui devons tous plus d’un service. Alors lui faire pousser des cornes n’est pas - et ne saurait être ! - à l’ordre du jour. D’où les branlettes matinales désespérées dans la salle de bains ...



2.

Deux semaines se sont écoulées depuis ma discussion avec Laura. Nadia et moi avons rendez-vous avec Patrice, Wendy et quelques amis pour un dîner en ville dans un restaurant branché où l’on dîne assis sur des nattes, face à des tables basses. Nous avons pris le scooter, alors Nadia a opté pour un jean, un chemisier à manches longues et des chaussures basses. Pas question de rentrer tard les cuisses à l’air, même accompagnée. La montée des islamistes se fait sentir : ces derniers mois, plusieurs couples ont eu des frayeurs et ont été suivis jusque chez eux par des affreux clones de Ben Laden. Venue en voiture à vitres teintées, Wendy a pris plus de libertés. Elle est très sexy : robe blanche moulante et très courte, recouverte de dentelles, chaussures à talons noires de bimbo et bracelets de chevilles. Je suis troublé, l’embrasse très tendrement, au coin des lèvres et en posant mes grandes mains sur ses bras menus. Elle me rend mon baiser, très près de la bouche. Nous échangeons un sourire chaleureux.



A table, je suis à côté d’elle. Elle est assise en tailleur, son sac à main entre ses cuisses pour ne pas montrer à tout le monde sa petite culotte. Patrice monopolise la conversation, ses histoires font mouche, les autres se marrent. Je ris aussi mais tout en devant lutter pour ne pas loucher sur les jambes de Wendy. D’autant que son sac a bougé et que je vois son slip noir à chaque fois que je regarde.

Vers onze heures, Wendy bâille et s’étire. Patrice lui propose d’aller dormir dans la voiture. Mais Wendy décline son offre et s’allonge derrière moi, entre la cloison en bambou et mes fesses. Elle s’endort très vite, tournée sur le côté, face au mur. J’ai posé ma main droite par terre, à plat, à quelques centimètres de ses cuisses. Et si j’osais ? Personne ne fait attention à nous : Patrice s’étouffe de rire, nos amis gloussent et Nadia pianote sur son portable. Bientôt, j’effleure les jambes de Wendy du bout des doigts, remonte sous sa robe, m’arrête au bord de sa petite culotte. Elle ne se réveille pas. Dans mon slip, ma queue se redresse comme un serpent dans un sac en toile, dans ma poitrine, mon cœur se prend pour une rave party : boum boum boum les bpm explosent le compteur ! Je n’ose plus la papouiller mais il y a autre chose que je peux faire : je sors mon portable, fais semblant de consulter mes messages, le garde en main et le fais glisser contre ma hanche pour prendre quelques photos au jugé.


Dans les toilettes du resto, je regarde le résultat et constate que j’ai bien visé : sur les huit clichés, on voit les cuisses et le bas des fesses de Wendy, et entre celles-ci, les dentelles noires d’un slip brésilien. J’ai un peu honte de moi : ce ne sont pas des façons d’homme marié ...



3.

Nous sommes un dimanche, huit jours après mes exploits de photographe amateur ... Je suis allé en ville tôt le matin, dans les locaux de l’ONG pour laquelle je travaille. Un boulot urgent à terminer. Vers onze heures, je rentre à la maison, plié en deux sur mon scooter à cause du vent et de la pluie. C’est la saison des typhons. La semaine dernière, un village du sud a été dévasté. Les rafales de vent font vibrer les toits en tôle des échoppes. Je n’arriverais jamais chez moi dans ces conditions : le danger est réel. Autant passer voir Patrice, il habite à deux pas. Je bifurque, m’enfonce à toute allure dans les méandres de son quartier résidentiel.

J’arrive chez le Belge, klaxonne, ouvre le portail et rentre pour m’abriter dans le garage. La tempête redouble de violence, je sors et sonne à la porte d’entrée. Wendy m’ouvre presque aussitôt et me fait entrer. Elle part me chercher une serviette en me criant que Patrice est allé chez un ami et qu’elle est seule. Pendant que je m’essuie, elle me rassure : je ne la dérange pas et peux rester. Ce n’est pas une situation convenable : en Indonésie cela ne se fait pas d’être seul avec l’épouse d’un autre. Mais nous avons l’avantage d’être modernes et censément raisonnables. Et personne ne m’a vu entrer ...

Je rejoins Wendy dans la cuisine : elle prépare du thé. Elle porte un débardeur rose et un short en jean déchiré. On voit les bretelles de son soutif et même le haut de son petit string blanc. Elle est pieds nus. Je m’approche, pose mes mains sur ses épaules et fais remarquer que je ne lui ai pas encore fait la bise. Elle tourne la tête, je l’embrasse sur la joue, puis sur les lèvres, de façon automatique, comme s’il s’agissait d’une simple formalité. Elle ne proteste pas, se laisse faire. Mieux : sa langue vient à la rencontre de la mienne. Me sentant encouragé, je passe ma main derrière sa nuque, écrase ma bouche contre la sienne, la bouscule contre la table. Elle se dégage, laisse échapper un adorable petit rire mutin, tend le bras pour éteindre le feu et me laisse à nouveau l’embrasser. Nous finissons par atterrir dans le canapé, j’ai ouvert le bouton et la braguette de son short et la caresse à travers son slip tout en lui roulant des pelles. Elle ferme les yeux, respire de plus en plus vite, tripote ma bite toujours prisonnière de mon jean humide.


Je m’inquiète de Patrice :


— Faut peut-être arrêter là ma belle, non ?

— Patrice est en moto, il ne reviendra pas tout de suite ... souffle-t-elle.


Et elle bascule la tête en arrière pour me présenter sa gorge. Je baisse les bretelles de son débardeur, puis celles de son soutien-gorge, contemple un instant ses seins bien fermes avant de les presser et de les sucer. Elle s’arc-boute pour bien les enfoncer dans ma bouche. Je les lèche, joue avec ses tétons, la couche sur le sofa, lui enlève son short. Son string est trempé, j’y colle mes lèvres, aspire, embrasse, frotte ma bouche : elle se contorsionne, écarte les cuisses et moi son slip. Sa chatte est rasée. Elle n’a laissé qu’une petite bande de poils courts. Et quelle jolie fente : ses lèvres gonflées sont très sombres, presque autant que la pointe de ses seins, bien plus que sa peau de pêche. Sa vulve est toute rose et désormais aussi trempée que ne l’étaient mes cheveux bruns bouclés en entrant. Je vire mes fringues, fais jaillir ma queue, me penche sur elle. Elle proteste d’une voix douce, mais ferme :


— Pas sans condom ...


Je la supplie, lui montre ma bite, lui assure que je suis clean, que je suis sûr qu’elle l’est aussi : quel imbécile ! Elle me repousse en appuyant sur ma poitrine, puis me fait tomber à la renverse. Elle se met à quatre pattes au-dessus de moi, s’empare de ma queue et la fout dans sa bouche. Et elle sait sucer nom de Dieu ! Je ne mets pas longtemps à juter en me mordant les lèvres au sang pour ne pas hurler. Wendy se lève et la main sous la bouche va cracher mon sperme dans la salle de bains ...

Je la rejoins, la coince contre le lavabo, lui chuchote des mots tendres, m’excuse d’avoir été aussi entreprenant et nul à la fois. Elle se retourne et me pince le nez en murmurant : « naughty boy, naughty boy ... » Puis elle se laisse à nouveau cajoler.



4.

Je passe une soirée affreuse, torturé par la certitude que Nadia va tout deviner et que Patrice va débarquer chez moi pour me casser la gueule avec ses grosses pognes de gorille.

Le lendemain je n’ose pas contacter Wendy : j’ai vu trop souvent Patrice utiliser son portable quand le sien était déchargé. Je préfère également ne pas passer chez elle : la veille, à cause de la tempête, les voisins étaient calfeutrés chez eux. En temps ordinaire ce n’est pas le cas. Et dans son quartier, il y a au moins deux – trois abrutis qui s’empresseraient d’aller raconter à Pat’ qu’en son absence son meilleur pote vient rendre visite à sa jeune épouse ...


Je n’ai donc aucun moyen de voir Wendy avant le week-end suivant. Nadia a organisé une petite fête et nos amis y sont conviés. Nous n’aurons sans doute pas l’occasion d’être seuls, mais son attitude à mon égard en dira long sur la façon dont elle envisage la suite de notre relation. J’ai élaboré un vague plan pour la revoir, si toutefois elle le souhaite : les hôtels de Malatahé sont trop dangereux – trop de gens me connaissent de vue - mais il y a, à proximité de l’aéroport, un hôtel pour les voyageurs. Le genre d’établissement fréquenté par des étrangers et ouvert sans interruption ... Je peux m’y rendre en plein jour : au bureau, je ne rends de comptes à personne. Wendy, elle, ne travaille pas. Elle a l’habitude de se promener toute la journée sur son petit scooter rose bonbon. Elle est entièrement libre de ses déplacements tant qu’elle ne s’absente pas trop longtemps.

Pat’ et Wendy arrivent les derniers. Wendy m’adresse un beau sourire, m’embrasse comme à l’accoutumée, comme si de rien n’était ... Ce n’est que plus tard dans la soirée que nous échangeons un regard lourd de sous-entendus coquins. Peu après, elle me rejoint dans la cuisine. Je n’ose pas la toucher : n’importe qui pourrait surgir. Mais je lui glisse :


— On se voit lundi ?

— Appelle ... répond-elle d’une voix suave, ses beaux yeux rivés dans les miens.

— Et si c’est Patrice qui a ton téléphone ?

— Ce ne sera pas Patrice ...

— Le matin ?

— Le matin ...


Elle se détourne, me laisse-lui donner un baiser dans le cou : elle est tellement désirable moulée dans sa courte robe noire fendue ... Je la pousse contre la table histoire de lui donner un aperçu de la façon dont je compte la traiter dès que nous serons seuls. Mais Nadia manque de nous surprendre. Elle a d’ailleurs l’air désagréablement surprise de nous trouver tous les deux dans la cuisine ...

Le lundi matin, je téléphone à Wendy. Elle décroche tout de suite.


— Tu connais le Pop Novotel ?

— Oui.

— A une heure ça va ?

— Très bien.

— Je t’appelle pour te donner le numéro de la chambre.


Je contacte l’hôtel, réserve une piaule, appelle aussitôt Wendy, lui communique le numéro de la chambre qui sera le théâtre de nos ébats.

Après manger je me mets en route. Mon assistant ne pose aucune question. Il se contente de mes explications lapidaires : « quelque chose à faire en ville... » Trente minutes plus tard je suis dans la chambre : les murs sont épais, la propreté irréprochable. Je monte la clim’. Peu après, la réception m’appelle pour me signaler l’arrivée de « Mme Barnette » ... La gueule du couple : Mr et Mme arrivent séparément et sans bagages !

Les baisers que nous échangeons me soulagent aussitôt des affres de l’angoisse. Wendy est très belle et très sensuelle. Elle s’est fait couper les cheveux au carré et les a teintés en noir. Après quelques pelles délicieuses qui nous flanquent la chair de poule nous baissons nos jeans et retirons nos tee-shirts. Nous n’avons pas une minute à perdre et de toute façon nous en crevons d’envie. Wendy s’allonge sur le dos et écarte légèrement les jambes. Sans prendre le temps d’admirer son corps alangui, j’enfile un préservatif, puis ma bite dans son sexe ruisselant de mouille. Elle ferme les yeux quand je commence à la baiser dur. Quand je sens que je vais jouir – trop tôt ! -, je me retire, m’adosse au mur et l’attire pour qu’elle vienne s’empaler sur ma queue. Elle bouge bien ! Me baise ! Je jouis. Elle gémit et se contracte, secouée elle aussi par un orgasme bref mais libérateur.

La deuxième fois, nous prenons notre temps. Elle me pompe comme jamais Nadia n’a été capable de le faire. Sa coupe princesse de l’Egypte antique lui va à merveille et m’excite beaucoup. Quand je suis vraiment dur, elle se met à quatre pattes sur le lit et me présente son beau cul bien rond. Je mets une autre capote, lui touche l’anus du bout de l’index et lui demande sans trop y croire :


— On le fait par ce trou ?


Elle me regarde et se marre :


— Si tu veux ...


Je plonge mon visage entre ses fesses. La pointe de ma langue s’enfonce dans l’orifice. Je le lèche puissamment, y glisse deux doigts, les fais coulisser. Dilaté, l’anus de Wendy palpite bientôt comme un cœur, comme pour réclamer quelque chose de plus gros. Avec ma tendre épouse, nous n’avons jamais pratiqué la sodomie. Mais Patrice et Wendy ne doivent pas souvent se refuser ce plaisir dont je vais bientôt savoir s’il est à ce point incomparable...

Wendy a la tête enfouie dans les draps froissés. Quand elle sent mon gland entre ses fesses elle se redresse, m’offre sa croupe. Je l’encule comme je trompe ma femme chérie : sans hésiter, sans états d’âme... La belle me demande de ne pas la mettre « en entier » et d’y aller en douceur. De toute façon, je serais bien incapable de jouer les Rocco : je peux à peine faire bouger mon sexe. Wendy ouvre la bouche à s’en décrocher la mâchoire, elle a l’air de souffrir, je n’aime pas ça car la violence, le sadisme, ce n’est pas mon truc. Je suis sur le point de tout interrompre :


— Tu veux que je sorte Wendy ?

— Non ... souffle-t-elle ... Bouge ... Mais tout doucement ...


Je m’exécute, m’enfonce. Le plaisir me prend à la racine de la queue et irradie tout mon corps. Wendy se redresse. Ferme les poings et pousse dessus. - Vas-y ... Fort ! ordonne-t-elle.

J’obéis, recule, puis m’enfonce presque complètement. Je sors presque en entier puis la lui mets à nouveau. J’accélère, trouve le rythme. Mes cuisses claquent contre les siennes. Elle se met à hurler d’une façon tellement animale que j’hésite à m’arrêter : on va se faire chasser, ou pire se retrouver au poste ! Mais elle plaque un oreiller sur son visage. Peu de temps après, nous jouissons tous les deux comme des dingues. Je m’effondre avec la sensation que mes testicules ont été aspirés de l’intérieur. Malgré la clim’ nos corps dégoulinent de sueur. Terrassée, Wendy reste un instant les fesses en l’air puis s’affale à mes côtés.



5.

La saison des pluies touche à sa fin. Cela fait trois mois que nous nous sommes retrouvés pour la toute première fois au Pop Novotel. Wendy m’affole, m’obsède. Elle est une amante exceptionnelle, très joueuse, très au courant de la façon de s’occuper d’un homme et de toutes sortes de nos fantasmes étranges : elle accepte sans poser de questions de garder ses chaussures à talons pendant que nous faisons l’amour (« Patrice aussi adore ça... » commente-t-elle, amusée) et me propose même, un jour, de jouir sur son visage. Elle semble surprise lorsque je décline poliment son offre (« Tu n’aimes pas ça ? Patrice le fait tout le temps... » s’étonne-t-elle)...

Nos rencontres ne me suffisent plus. Je prends de plus en plus de risques. Un jour, je passe la voir chez elle à l’improviste (elle ne me laisse pas entrer), un autre je l’appelle pour lui que je suis en train de me branler en pensant à elle et que je n’en peux plus (elle est avec une amie et me raccroche au nez), lorsque nous nous rencontrons en présence de nos conjoints, mes mains s’attardent sous la table sur ses cuisses satinées (elle me les pince cruellement)... Je sais qu’elle apprécie de se sentir à ce point désirée et qu’elle aussi elle aimerait m’avoir plus souvent à ses côtés. Elle m’a même avoué qu’elle se caressait parfois en pensant à moi et à mon « nice cock » dont elle aime beaucoup la forme et la taille raisonnable. Mais elle se contrôle mieux et ayant trop à perdre en cas de divorce veille à ne jamais se mettre en danger ...


Pourtant, notre douzième rencontre manque de tourner au cauchemar. Visez un peu la scène : j’entre dans le hall de l’hôtel lunettes noires sur le nez avec cet air crâne des beaux gosses à qui la vie ne fait que sourire, mais impatient tout de même, malgré toute l’assurance que je laisse transparaître, d’être un quart d’heure plus tard quand Wendy va refermer la porte de notre chambre dans son dos, ôter ses ray-ban et son foulard en soie de madame et me laisser enfin glisser mes mains sous son tee-shirt et sur son ventre plat parfait, en embrassant ses belles lèvres bien dessinées. Je marche donc sûr de moi vers la réception lorsque je tombe en arrêt frappé de stupeur, de terreur même : le client dont on s’occupe n’est autre que l’époux de celle que j’attends, ce bon Patrice... Je remarque une seule chose : il ne porte pas ses habituelles chaussures en cuir bicolores mais les sandales blanches bon marché mises à disposition dans les chambres. Je n’ai pas le temps de rebrousser chemin : sentant une présence dans son dos, Patrice se retourne, reste un instant interdit avant de se reprendre et de m’asséner sur l’épaule une claque presque douloureuse :


— Quelle surprise ! Tu ... Tu ...


Sa décontraction n’est qu’apparente, il est visiblement mal à l’aise. Je bredouille quelques explications :


— Le responsable de l’agence de Makassar devrait être arrivé depuis ce matin ... Une réunion ... La nécessité de faire le point. Ils merdent pas mal et voudraient bien observer notre façon de faire pendant quelques jours.


Patrice se marre et me félicite d’être un modèle à suivre. Puis il se penche à quelques centimètres de mon visage et ajoute à voix basse :


— Tu ne raconteras pas à tout le monde que nous nous sommes rencontrés hein ?

qofleaff


Je reste un instant sans comprendre.


— A trois heures de l’après-midi je suis censé être au bureau ... précise-t-il encore, de plus en plus gêné, en se dandinant d’une façon ridicule.


Je saisis : le rencard de mon pote n’a lui non plus rien de très professionnel... Je hoche la tête, l’air complice, soulagé et trop heureux de voir ainsi les rôles s’inverser :


— Ne t’inquiète pas, je ne parlerai pas, même sous les pires tortures ...


Il baisse les yeux et confesse :


— Wendy se doute bien que je ne suis pas un modèle de fidélité, mais je préfère qu’elle n’en sache pas trop...


Nous nous séparons en nous serrant maladroitement la main : « on se recontacte » nous promettons-nous d’une façon bien peu naturelle. Dès que Patrice a disparu dans l’ascenseur, je me précipite sur le parking pour parer au plus urgent : fort heureusement, je parviens à intercepter Wendy. A quelques minutes près, elle tombait sur nous, dans le hall, face à la réception ... J’invente un autre bobard et lui explique que Patrice s’est installé dans le lobby, avec des hommes d’affaires de la capitale. Nous décidons de nous recontacter plus tard dans la semaine, afin de convenir ou pas d’un autre rendez-vous.

Finalement, nous décidons d’un commun accord de ne plus nous voir pendant quelque temps. Nous ne savons pas encore que nous n’aurons plus d’autre occasion... Deux semaines plus tard, lors d’un dîner en ville, Patrice et Wendy nous annoncent en effet qu’ils vont quitter la ville. La société pour laquelle Patrice travaille souhaite ouvrir une filiale à Bali et a songé, pour en assurer la direction, à son employé le plus expérimenté. En dépit des amis qu’il laissera derrière lui à Malatahé, Patrice n’a pas hésité une seconde : « tous ces barbus, ces mosquées partout, ces trois – quatre bars qui se battent en duel passé huit heures du soir, je n’en pouvais plus ! A Bali putain je vais VIVRE ! » s’enthousiasme-t-il pendant que Wendy m’observe d’un air énigmatique.

Je n’ai pas eu l’opportunité de coucher une dernière fois avec ma belle maîtresse. Bouleversé, l’emploi du temps de Patrice est devenu imprévisible : à tout moment il peut vouloir joindre Wendy, solliciter son aide.

Le lendemain de l’émouvante soirée d’adieu organisée par nos amis, j’avoue à Nadia que Patrice et Wendy vont me manquer, je lui dis que rien ne sera plus comme avant, que nos amis indonésiens « pour moi, ce n’est pas la même chose », je me plains, me lamente, en fais un peu trop et cela finit par l’agacer. Elle relève la tête et réplique d’un ton sec que visiblement j’ignore « certaines choses » qui vont sans doute atténuer ma peine : n’ai-je pas remarqué que Patrice la poursuivait de ses assiduités ? Ai-je été aveugle à ce point ? Elle insiste : Patrice était « tellement pressant »... Je suis trop abasourdi pour éprouver encore la moindre colère, je bafouille :


— ... « Pressant » comment ?

— Pressant genre « je te fais comprendre que je te veux », à la moindre occasion et n’importe quand : quand tu étais occupé à discuter avec Wendy, quand tu étais au boulot ... En face ou au téléphone ...


Nadia guette ma réaction. Tétanisé, j’attends l’attaque frontale, le grand déballage, les hurlements : « mais bien sûr que tu n’as rien vu pauvre con ! Tu étais trop occupé avec Wendy ! Tu l’as tringlée au moins ? » ... Mais Nadia se contente d’un commentaire moqueur :


— Tu ne me touches plus beaucoup, mais je fais encore de l’effet aux hommes mon chéri, ne t’en déplaise ...


Des mois plus tard, je comprends que le chassé-croisé auquel nous nous sommes livrés durant cette saison des pluies torride a peut-être été encore plus stupéfiant que ce à quoi j’avais d’abord songé. Je n’ai pas pour habitude de fouiller dans les affaires de Nadia, mais elle a perdu une clé et la cherche sans succès depuis plus de trois jours. Elle m’a demandé de l’aide et c’est ainsi qu’en volant à son secours je découvre au fond d’un de ses sacs à main un petit sachet de savon liquide... Un sachet à usage unique qui doit être abandonné là depuis un certain temps... Un sachet sur le point de se percer ... Un sachet usé et décoloré mais dont on peut encore s’apercevoir qu’il est estampillé Pop Novotel.