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Whisky’s glasses- La tentation d’une vierge

Chapitre 1

Erotique

Ce soir c’est mon enterrement de vie de jeune fille et après une journée bien remplie, mes meilleures amies m’ont traînée dans une discothèque pour terminer la soirée. 

Elles savent pourtant à quel point je déteste ces endroits! J’ai du m’y rendre deux fois en vingt deux ans d’existence, c’est peu mais bien assez pour moi. Je n’aime pas ces lieux. Je trouve que les femmes y sont traitées comme du gibier et les hommes, encouragés par leur meute et l’alcool, se livrent à des bassesses dont je ne veux pas être témoin. 

Ayant eut une éducation très pieuse, je suis toujours mal à l’aise devant cette exhibition des corps et des vices qu’offrent ces lieux de débauche. Moi qui ai l’habitude de côtoyer des gens bien plus sages et spirituels...


J’ai toujours vécu dans une cage dorée, cédant à la volonté de mon père sur l’ensemble de mes choix. De la manière de m’habiller, jusqu’à mes activités et mes études. Violon, catéchisme, bonne œuvres et autres occupations du même genre, ma vie est toute tracée, je n’y ai aucun contrôle. Mais qu’importe, si c’est pour mon bien, je m’en suis toujours remise à lui. 


Quand j’ai enfin quitté le cocon familial pour emménager avec Nicolas, je n’y ai acquis aucune liberté. Nicolas n’apprécie pas particulièrement la religion, mais il respecte le point de vue de mon père et m’impose lui aussi une garde robe de fille bien sage.


Nous vivons sous le même toit depuis quelques mois, mais nous ne partageons pas la même chambre, la condition principale de notre emménagement étant de conserver ma virginité jusqu’au mariage dans deux semaines.


Je suis encore vierge contrairement à mes amies, bien plus précoces. Je me réserve pour mon futur mari , le seul et unique homme qui posera la main sur moi. 

Nous nous sommes rencontrés grâce à nos parents: le père de Nicolas est associé au mien et ils tiennent une distillerie de Whisky très prisée. Une alliance bien orchestrée depuis des années, qui mêle affaires et amour, car après notre union, il reprendra la suite de son père et sa place d’associé. 


Nous sortons très peu, ou bien seulement dans les galas de charité ennuyeux, c’est pourquoi je me sens si mal à l’aise entourée de tant d’inconnus. Nicolas préfère rester à la maison, son travail lui prend tout son temps et quand il rentre, il est éreinté. Quant aux sorties entre filles, il faut qu’il y ait une bonne occasion, sinon il rechigne à me laisser y aller. 


Mes amies ont sans doute cru bien faire, mais si elles me connaissaient vraiment, elles ne m’auraient jamais emmenée ici. Les filles autour de nous portent des vêtements qui ne dissimulent pas grand chose de leurs anatomie. J’ai l’impression de faire tâche avec ma jupe tailleur noire s’arrêtant juste après le genoux et mon chemisier blanc très simple et pas du tout décolleté. J’essaie de me faire toute petite tandis que mes excentriques amies commencent à accoster quelques mecs. 

Gênée, je pars chercher des boissons et me retrouve accoudée au bar, tentant d’attirer l’attention du barman, en vain. Mes yeux s’attardent aux alentours, sondant la foule à la recherche de mes amies, mais je ne les aperçois déjà plus. 


Soudain mon regard croise celui d’un homme, âgé d’une trentaine d’années, assis au bout du bar. Il me scrute d’un air sombre. Son visage reste impassible, seuls ses yeux d’un gris profond semblent animés d’une certaine émotion. Je ne peux détourner le regard, je reste comme aimantée, si bien que je sursaute au moment où le barman s’adresse à moi.


Une fois mes boissons servies, un coup d’œil vers le mystérieux inconnu m’informe qu’il a disparu. Soulagée, je pars à la recherche de mes amies et les trouve installées sur une banquette.


La soirée passe à une lenteur folle et tandis que mes amies flirtent sans vergogne avec deux hommes dont la conversation se limite à des "c’est clair" et des "grave " ; moi, je m’ennuie fermement. 

Quand je crois que cela ne peut-être pire, elles me laissent à nouveau seule pour aller s’amuser sur la piste de danse. Quelle idée de les avoir suivies ! Bien mal m’en a pris... j’aurais préféré être à la maison, à lire ou même à rêvasser. Au lieu de cela, me voici seule, et pourtant entourée par des dizaines d’inconnus déchaînés, dans un vacarme assourdissant qu’ils osent appeler musique. Je laisse mon esprit divaguer en sirotant mon soda, à deux doigts de fuir cet endroit cauchemardesque.


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Soudain, un homme se plante devant moi et m’impose son haleine alcoolisée en plaçant son visage à quelques centimètres du mien. 


— Salut ma belle tu es toute seule? Viens danser! 

— Non merci, je préfère rester là.

— Allez viens ! Insiste t il en s’emparant de ma main pour m’attirer vers lui.


Je n’ai pas le temps de protester davantage que me voilà amenée de force sur la piste de danse et enserrée par cet homme dont les effluves de parfum dissimulent à peine celles de sa transpiration. Il colle ses mains sur mes fesses et appuie fort pour me maintenir contre lui alors que j’essaie vainement de le repousser. 


— Lâchez moi!

— Tiens toi tranquille, fais pas ta timide! 

— Elle t’a dit de la lâcher, intervient une voix rauque parvenant de derrière moi.


Mon agresseur ricane et me serre encore plus fort. J’essaie de tourner la tête pour apercevoir le visage de l’homme venu à mon secours. Mon sang ne fait qu’un tour et mon cœur se met à bondir dans ma poitrine quand je reconnais l’homme assis au bar plus tôt dans la soirée. 

Cette fois, son visage est plus expressif et on peut y deviner une rage profonde, n’attendant qu’un simple mot pour exploser. Ses yeux gris, encadrés par des sourcils broussailleux semblent lancer des éclairs et au vu de sa carrure athlétique et de sa taille imposante, il ne faudrait pas grand chose pour que mon agresseur regrette amèrement ses paroles.


— Qu’est ce que t’as, abruti ? Mêle-toi de tes affaires ! crache-t-il.

— J’ai dit "Lâche cette fille !", articule mon bienfaiteur en prenant un ton encore plus ferme.


Cet homme dégage quelque chose d’étrange, une sorte de magnétisme animal. La pression autour de mon corps se relâche un peu et j’en profite pour m’expulser de son étreinte avec force. Prise d’une fureur peu commune et comme par réflexe, le talon de ma chaussure vient écraser le pied de l’affreux goujat qui recule en vociférant :


— Espèce de folle ! Je te la laisse, elle a un balai dans le cul, celle là ! 


Il s’éloigne en pestant sous mon regard amusé. Je me retourne vers mon sauveur pour le remercier mais ce dernier a disparu. Interloquée, je reste plantée là, immobile au milieu des danseurs. Pourquoi cet homme s’est il enfui ? J’aurais aimé le remercier, même si j’avoue qu’il m’effraie un peu. Je ne comprends pas.


— Marie! Tu es là ! s’écrie Aline en s’élançant vers moi. Lisa je l’ai trouvée ! 

— Ah, te voilà... mais où étais-tu ? On t’a cherchée partout ! poursuit Lisa en m’enlaçant. 

— Je... j’allais me chercher à boire.

— Bonne idée. Reprends une tournée, on se retrouve à la banquette. 


Obnubilée par le souvenir du regard de l’homme, je pars à sa recherche dans la boîte bondée et dois tourner un bon quart d’heure avant de l’apercevoir enfin. Il est assis sur une banquette, en compagnie d’une blonde aux jambes interminables et à la robe si petite qu’elle ne dissimule rien de sa volumineuse poitrine. La femme a ses jambes posées sur les siennes et ils sont en train de partager un baiser particulièrement langoureux quand je m’arrête brusquement. 


Soudain, son regard croise le mien et il s’écarte un instant pour m’adresser un sourire malicieux avant de reprendre possession de la bouche de la blonde. Il fait glisser sa main sur sa cuisse jusqu’à atteindre son intimité. A ma grande surprise, la blonde écarte un peu plus les cuisses pour lui faciliter la tâche. 


Je ne peux m’empêcher de les fixer, leur manège étant si scandaleux qu’il en est déroutant. Une drôle de sensation s’empare de moi. Des frissons parcourent mon échine et une douce chaleur s’installe dans mon bas ventre. Je reprends mes esprits et fuis le plus loin possible de cette scène choquante.


Quels individus obscènes ! Je n’en reviens pas d’avoir voulu remercier un type pareil ! Je me rue vers les toilettes. Une file de filles en train de se remaquiller bouche le passage et je me retrouve à l’entrée pour attendre mon tour. C’est alors qu’une main puissante empoigne mon avant-bras et me tire dans les toilettes des hommes. Je n’ai le temps que de voir la pièce vide avant de me retrouver plaquée contre le mur. Mon dos heurte le carrelage froid en un bruit sourd, j’en ai le souffle coupé. Tenant ma main toujours prisonnière, l’homme me maintient immobile contre le mur. Il colle son visage dans mes cheveux et hume mon parfum. Je n’ai pas besoin de voir son visage pour deviner qui c’est. Mon corps tout entier ne répond plus et je reste paralysée, incapable du moindre geste et du moindre mot. Enfin mes yeux croisent ses iris d’un gris profond et je me retrouve à nouveau envoûtée par ce regard. Il lit l’inquiétude dans mes yeux et, perplexe, se recule un peu.


— Qu’est-ce que vous êtes venue chercher ici ? demande t il froidement.

 - Je... mes amies m’ont amenée ici pour mon enterrement de vie de jeune fille...

— Vous n’avez pas l’air d’une habituée... vous êtes plutôt le genre de femme qui recherche un peu d’adrénaline avant de se faire passer la corde au cou. Je me trompe ?

— Absolument pas. Je n’avais aucune envie de venir ici, et tout ce que je souhaite, c’est de quitter au plus vite cet endroit sordide. 

— Alors pourquoi être venue me chercher ? fait-il en passant sa bouche de mon épaule à mon cou et en se collant de nouveau à moi.


Son souffle me fait frissonner et lorsque ses lèvres déposent une myriade de petits baisers le long de ma mâchoire, je sens son autre main caresser ma cuisse et remonter doucement sous ma jupe. 


— Vous ne dites rien mais votre corps parle de lui-même, chuchote-t-il, ses lèvres à quelques centimètres des miennes. Vous sentez ces frissons jusque dans votre bas-ventre. Votre souffle est erratique et votre cœur tambourine dans votre magnifique poitrine. Ces signes ne trompent pas : vous avez envie de moi.


Au moment où ses lèvres vont se poser sur les miennes, j’arrive enfin à me reprendre et lance dans un souffle :


— S’il vous plaît... je suis vierge. 


Ma révélation le stupéfie et il s’immobilise. Dans ses yeux anthracite, une multitude d’émotions s’entremêlent : stupeur, effarement, incompréhension, et enfin désir. Il reste muet un moment, comme rongé par un combat intérieur. 

Enfin, il s’écarte de moi.


— Allez-vous-en d’ici avant que je ne change d’avis. Et souvenez vous bien que vous ne m’avez pas dit non une seule fois. Si nos chemins se recroisent, je ne vous garantis pas d’être aussi magnanime. 


Sur ces mots, je pars immédiatement retrouver mes amies et leur signifie mon départ. 


Une fois à la maison, bien au chaud dans mon lit, je prend la mesure de ce que j’ai fais ce soir et ce qui aurait pu se passer. Jamais encore je n’avais ressenti autant de sentiments contradictoires. D’un côté, la soirée était ennuyeuse et les individus présents avaient un comportement si libidineux que cela en était choquant. Mais d’un autre, ma rencontre avec cet homme a été pour le moins déconcertante. Ces sensations qui m’ont envahie lorsque son corps frôlait le mien, ce désir incontrôlable, surgissant de nulle part, m’ont totalement fait perdre la raison. J’ai du mal à croire que c’est bien moi, la prude Marie qui s’est laissé tripoter par un inconnu sans même réagir. Que dirait Nicolas s’il savait ?

Et je n’ose imaginer la réaction de mon père, déjà persuadé que je suis habitée par un démon lubrique du fait de ma crinière flamboyante. 


Je n’en ai pas parlé à mes "amies": elles m’auraient poussée dans les bras de l’inconnu dès les premiers mots, sans prendre en compte ma vraie personnalité. Je ne suis absolument pas du genre à cela, et le sexe m’effraie plus qu’il ne m’attire . Je suis loin d’être audacieuse; bien au contraire, avant chaque décision je pèse le pour et le contre. C’est pourquoi mon comportement de ce soir n’a rien de normal. Je dirais même irrationnel. Je ne me reconnais plus.


Maintenant, il faut que je me reprenne. Jamais je ne reverrai cet homme, et l’incident peut être relégué dans un coin de ma tête. Du moins, pour le moment...



      *********



Le lundi suivant, c’est l’effervescence au travail, tout le monde court : une importante commande est en discussion entre les associés dans la grande salle de réunion. La tension est si palpable que cela doit être une commande d’un montant exorbitant ! Je m’approche de Nancy, l’assistante de Neil - le père de Nicolas - et la questionne. Je suis l’assistante de Nicolas : mon père désirait que j’aie une place dans l’entreprise, si minime fût-elle. Il réservait sa place d’associé à mon frère Charly, trop jeune encore pour entrer dans le monde professionnel. 


Nancy, le téléphone à l’oreille, m’explique sommairement :


— Un client est venu ce matin. Apparemment, c’est un propriétaire de club de luxe qui recherche un nouveau fournisseur. 


— Oh, mon Dieu ! Ils doivent être aux anges ! m’exclamai-je, triomphante.

— Ils sont sur les nerfs, oui; le client a l’air vraiment tatillon. D’ailleurs, ils ont demandé à ce qu’on leur apporte des autres verres. Tu peux t’en charger s’il te plaît ? Je devais absolument rappeler Lansky à 8 heures et il est déjà la demie !

— Bien sûr, je m’en charge. 

— Ah, et ils veulent des verres carrés. On m’en a fait livrer. Ils doivent être à la réception. 


Je descends chercher les verres puis, avant d’entrer dans la salle, fais un petit point sur mon apparence. Mon tailleur noir me serre un peu les fesses, et ma chemise, boutonnée jusqu’en haut, me donne chaud. Je remonte les lunettes sur mon nez, arrange mon chignon et prends une grande inspiration avant de pénétrer dans la fosse aux lions. 


— Ah, enfin ! s’exclame mon père en me voyant. Monsieur Page, je vous présente Marie, ma fille. Marie , profites-en pour nous servir.


Je tourne le dos au client de mon père tandis que je dispose les fameux verres carrés sur la table pour les remplir du breuvage exquis de notre distillerie, notre single malt 15 ans d’âge. Quand je me retourne enfin pour faire face aux hommes présents dans cette pièce, je me fige instantanément : le client si important n’est autre que l’homme de la boîte de nuit. Il devine mon étonnement et me sourit en me présentant sa main.


— Enchanté, Mademoiselle. Lucas Page, pour vous servir. 


Incapable de formuler une phrase claire, je me contente de lui sourire, hocher la tête et lui tendre son verre. Nos doigts se frôlent à peine une seconde et tout mon corps est pris de frissons. Mon attitude peu professionnelle semble déplaire à Nicolas qui s’approche de moi pour prendre son verre.


— Votre père était en train de m’expliquer comment une distillerie française pouvait produire du scotch en dehors du sol écossais. Voulez-vous bien poursuivre, s’il vous plaît, Mademoiselle ? reprend il en me fixant droit dans les yeux. 


Nicolas s’interpose :


— Marie n’est que mon assistante ; vous préférez sans nul doute discuter avec des professionnels. Notre distillerie se situe Écosse : ce n’est que le siège de la société qui est en France. Nos familles y vivaient et nous y possédons des terres qui...

— Voyez vous, l’interrompt-il, quand il convient d’attribuer ma confiance, j’ai pour principe de toujours écouter les femmes. Elles ont très souvent de bonnes intuitions. Mademoiselle Ross, pensez-vous que votre scotch single malt conviendrait à mes établissements, ou bien devrais-je me rabattre sur l’un de vos blends ? 

— Euh... eh bien... nos scotchs sont d’une grande qualité, et notre single malt tout particulièrement. Tout dépend du genre de clientèle qui fréquente vos établissements ; mais je dirais que si vous cherchez un produit unique et prestigieux pour une clientèle aisée et raffinée, c’est le single malt qu’il vous faut. 


Je n’ai pas décroché mon regard du sien pendant toute ma tirade et je suis fière d’avoir su rester stoïque. Un léger sourire s’invite sur son visage, faisant ressortir une fossette. Cet homme a un charme fou ; tout en lui transpire le contrôle de soi et le pouvoir.

Il déguste son verre, observant la couleur ambrée, humant ses effluves exquis. Une fois le verre vide, il se relève et tend la main à mon père.


— Bien, j’ai tout ce qu’il me faut. Je vous ferai parvenir ma décision en temps et en heure. Merci beaucoup, Messieurs. 


Sous les regards abasourdis de mon père, de mon futur mari et de son père, Lucas Page prend ma main et y dépose un délicat baiser qui me fait monter le rouge aux joues. 


— Au plaisir de vous revoir, Mademoiselle.


 Lorsqu’un peu plus tard je me retrouve seule avec Nicolas, il ne manque pas de me réprimander :


— C’était quoi cette attitude d’aguicheuse avec le client de tout à l’heure ?

— D’aguicheuse? Tu te trompes complètement : il m’a juste un peu troublée. Aucun client de cette importance ne communique directement avec moi en temps normal. J’ai été surprise. 

— Ah oui ? Et comment expliques-tu ces conditions ? s’emporte-t-il en me tendant une feuille de papier fraîchement imprimée.


Il me faut quelques minutes pour bien lire et comprendre les exigences stipulées dans cette copie de mail envoyée par Lucas Page. Il est écrit qu’il s’engage à prendre une quantité impressionnante de notre meilleur scotch pour approvisionner régulièrement ses nombreux clubs, en échange de quoi il demande à ce qu’on lui confie une assistante pour s’occuper du relationnel et de divers dossiers durant toute la transaction. L’assistante en question est nommée plus bas, et mon sang ne fait qu’un tour quand je vois mon nom écrit en toutes lettres. 


— Non, c’est impossible ! On ne peut pas faire ça ! m’insurgé-je.

— C’est un gros contrat, Marie, et à long terme. La distillerie a besoin de cet argent.

— Mon père ne sera jamais d’accord. Et qu’est-ce que je vais faire là-bas ? 

— Nos pères ont tous les deux approuvé, répond il sèchement. Ils ont déjà envoyé leur réponse et tu dois retrouver Page à cette adresse à 13 heures. Franchement, je ne sais pas ce qu’il te veut, mais je compte sur toi pour prendre les bonnes décisions.


Durant toute la matinée je ne cesse de me poser des questions. Mon éducation m’oblige à respecter les souhaits de mon père ; mais, et si jamais il me conduisait directement dans la gueule du loup ? Mais qu’est-ce qui m’attend ? 


C’est tremblante et peu sûre de moi que j’arrive devant les portes d’un immeuble de verre, siège de diverses entreprises et autres cabinets. Je jette un coup d’œil à mon reflet avant d’entrer. Ma tenue est tout ce qu’il y a de plus simple : un corsage vert irlandais, boutonné jusqu’en haut, une jupe-tailleur noire légèrement fendue sur le côté, et mes escarpins fétiches, des Louboutin. Mes cheveux sont attachés soigneusement en un chignon strict et je porte mes lunettes qui me donnent l’air plus sûre de moi. 


Je suis prête. 


***


— Vous allez relire attentivement ces contrats, faire les vérifications et apporter les corrections nécessaires. Je vous ai installé un bureau juste en face du mien pour vous avoir toujours sous les yeux, dit Page avec un sourire en coin.


Lucas Page est assis dans son grand fauteuil et me dévore des yeux.


— C’est bien trop, Monsieur Page ; une simple table dans un coin aurait suffi.

— Appelez-moi Lucas : je déteste les formalités. Et permettez-moi de vous appelez Marie. 

— Comme il vous plaira, Lucas.

— Ces mots sonnent divinement dans votre bouche, Marie. La vierge Marie... J’avais bien cru deviner un certain fanatisme religieux chez votre père, mais j’avoue que je ne m’attendais pas à le voir chez vous.

— C’est vrai, je suis vierge : je me réserve pour mon mariage. Qu’y a-t-il de mal à ça ? 

— Mais c’est tout à votre honneur. Et c’est bien rare de nos jours. Je respecte votre décision. Mais je n’ai pas dit que je n’essaierai pas de vous faire changer d’avis.

— Vous êtes fou ! Vous croyez qu’avec vos belles paroles vous pourrez m’attirer dans votre lit ?

— Sous mon bureau pour commencer ; je ne voudrais pas presser trop les choses.

— Je ne sais pas ce que vous croyez, mais jamais - je dis bien JAMAIS - je n’aurai de quelconques relations sexuelles avec un autre homme que mon futur mari.

— Votre futur mari ? se moque-t-il. Le gringalet qui a tenté vainement de faire le paon devant moi ? Vous vous réservez pour ça ? Quel gâchis ! Vous êtes si belle... Vos yeux sont d’un vert enivrant et votre peau laiteuse à l’air si douce que je ne peux m’empêcher de chercher son contact. 


Il se lève et s’approche dangereusement de moi, me surplombant de toute sa hauteur. Je recule jusqu’à sentir la porte buter dans mon dos. Comme dans les toilettes de la discothèque, il se colle à moi et défait mon chignon pour humer le parfum de mes cheveux qui tombent en cascade sur mes épaules.


— Et votre parfum, si délicieux... chuchote-t-il, le nez plongé dans ma crinière tandis que ses mains dégrafent le premier bouton de mon corsage. 


Étrangement, mon corps est comme hypnotisé par ses gestes et je n’arrive pas à exprimer mon désaccord autrement que par un soupir alors que ses doigts ouvrent un troisième bouton, dévoilant la naissance de mes seins. Il profite de mon inertie pour passer sa main sur ma cuisse et parvient jusqu’à ma culotte qu’il tire vers le bas d’un coup sec. Mon intimité maintenant débarrassée de son écrin, je sens un courant d’air entre mes cuisses et y ressens aussi une légère humidité. Sa bouche parcourt mon cou, suit le trajet de ma mâchoire et se retire au moment où il va toucher mes lèvres. Il recule et me regarde de haut en bas d’un air satisfait. 


— Voilà, c’est bien mieux comme ça : je vous préfère les cheveux détachés.


Je m’assieds à ma place, encore confuse.

Atroce sensation qu’est le rejet. J’ai beau me dire qu’il a bien fait d’arrêter, mon corps, lui, se révolte, en veut plus.

Voyons, Marie, qu’est-ce que tu fais ? Pourquoi dès qu’il me touche je deviens comme une poupée, sans force et sans volonté ? 

Je suis dans un tel état que je ne le vois revenir devant mon bureau que lorsqu’il se penche pour capter mon regard, son visage à quelques centimètres du mien. 


— Je ne vous toucherai plus sans votre accord, Marie. Si vous voulez que je pose la main sur vous à nouveau, il faudra me le demander. 

— Ne comptez pas là-dessus.

— Oh, croyez moi, je suis un homme qui adore les défis. Et vous, Mademoiselle, vous en êtes un splendide. J’ai hâte de vous sentir enfin entièrement. 


Son dernier commentaire me laisse sans voix. Entre mes cuisses, une intense chaleur se propage et je dois les croiser pour atténuer ces picotements. Mes joues virent au rouge, ce qui le fait sourire alors qu’il revient s’installer à son bureau. En colère contre moi-même et cette manie de ne pas pouvoir me contrôler devant lui, je m’attèle à la tâche qui m’est impartie. Je réfléchis aussi à un plan d’action pour contrer sa prochaine attaque. Qui arrive bien plus tôt que prévu...


Juste avant 20 heures, une femme d’une vingtaine d’années, brune, aux jambes interminables, passe la porte avec un sac empli de nourriture. Mon ventre gargouille dès que le fumet délicieux qui s’en dégage parvient à mes narines. Elle me donne ma commande, une salade Caesar avec une boisson au thé vert, et installe le reste sur la table basse.


— Ah, super, Claudia. Pile ce dont j’avais besoin.


Lucas vient s’installer sur le canapé, et à ma grande surprise, au lieu de s’attaquer à son repas, il dégrafe sa braguette et libère son sexe. Je ne peux détacher mon regard de ce membre si imposant qui s’offre à mes yeux. Sa main, déjà très grande, n’en recouvre qu’un tiers. Je reste abasourdie devant ce spectacle.


La dénommée Claudia ne se prive pas pour se mettre à genoux et empoigne cette verge tendue qu’elle lèche comme une glace. Sa langue s’enroule autour du gland, vient titiller le méat pour repartir plus bas, vers les bourses gonflées. Lucas passe ses mains dans ses cheveux, lui indique qu’il en souhaite davantage, tout en gardant ses yeux fixés sur moi. Lorsqu’enfin elle aspire le gland dans sa bouche, un frisson me parcourt l’échine. Je garde les jambes croisées pour lutter contre le désir grandissant que cette scène me procure. Claudia a à peine fait pénétrer la moitié de son membre dans sa bouche que la voilà déjà remplie, incapable d’aller plus loin. Lucas force un peu sur sa tête pour gagner quelques centimètres, mais bientôt elle se recule et reprend son souffle péniblement. 

Lucas en profite pour me lancer :


— Marie, le spectacle vous gêne ? Voudriez-vous qu’elle arrête ? 

— Non, continuez, dis je avec aplomb. Elle semble faire du bon travail. Vous aimez ?


J’ai décidé de la jouer provocante, vu qu’il s’amuse avec mon côté prude. Il me toise, amusé, et contraint Claudia à reprendre son sexe aussi loin qu’elle le peut. Malgré tous ses efforts et les frénétiques allers-retours qu’elle lui prodigue, elle n’arrive toujours pas à l’engloutir entièrement. Lucas commence à s’essouffler ; sa prise se raffermit, et quand il commence à donner des coups de bassin , mon cœur s’emballe encore plus. Je le contemple en train de jouir, se déversant dans la bouche de Claudia. Il est si beau à ce moment, serein et en même temps bouleversé, totalement à la merci de la femme devant lui qui garde sa semence dans sa bouche, tirant la langue pour montrer les preuves. 


Il me vient alors une idée folle, et avant de revenir en arrière je me dépêche de m’approcher de Claudia et m’empare de sa bouche contenant le précieux nectar. Nos langues s’emmêlent et je peux enfin sentir le goût amer de cette semence épaisse. Je fouille sa bouche un moment, cherchant à savourer les dernières traces de ce jus si délicieux. 

Lucas semble totalement pris au dépourvu. Il nous regarde bouche bée, et son sexe, qui avait débandé, se redresse fièrement. 


— Eh bien, Mademoiselle, vous êtes moins prude que vous ne le laissez paraître... Merci, Claudia, ce sera tout.


Congédiée, Claudia quitte la pièce non sans m’adresser un grand sourire. Lucas referme son pantalon et son regard dérive vers ma poitrine. Un coup d’œil m’informe qu’un autre bouton s’est détaché pendant la scène précédente, dévoilant l’intégralité de mon soutien-gorge en dentelle noire. Je m’empresse de le refermer.


— Puis-je reprendre mon travail, s’il vous plaît ? Je souhaiterais rentrer chez moi assez vite.

— Oh, mais vous ne rentrez pas chez vous. Votre fiancé ne vous a pas informée ? Nous partons dans quelques heures pour l’Écosse afin que vous me fassiez visiter votre distillerie. 

— Mais... Je n’ai rien prévu...

— Ne vous en faites pas : votre valise vous attend à la réception de l’immeuble ; votre fiancé vous l’a fait livrer tout à l’heure. Nous allons passer quelques jours ensemble ; n’est-ce pas agréable ? 

— Vous aviez bien prévu votre coup... soufflé-je.

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