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Whisky’s glasses- La tentation d’une vierge

Chapitre 3

Erotique

Étrangement, j’ai dormi comme un loir, personne n’est venu me réveiller pendant la nuit. Les paroles de Nicolas résonnent encore dans ma tête au petit matin. Une violente nausée me tord l’estomac et je me précipite aux toilettes.

Mon fiancé m’a demandé de me laisser courtiser pour l’entreprise familiale mais je m’y refuse. Si j’accepte quelque rapprochements avec Lucas, ce ne sera que de ma propre volonté et dans le seul but d’éteindre ce désir puissant qui brûle en moi. Mes réticences commencent doucement à s’effriter, surtout depuis que j’ai découvert le peu d’estime que Nicolas a envers moi.

J’ai juste le temps de prendre une bonne douche que j’entends frapper à ma porte. Encore ?


— Marie est-ce que tout va bien ?


C’est à nouveau Lucas Page qui se permet d’entrer dans ma chambre, pendant que je finis de me préparer.


— Oui ne vous inquiétez pas, je suis prête dans cinq minutes, dis-je depuis la salle de bain.

— Je voulais m’excuser d’être aller si loin hier. Je ne me doutais pas que cela vous bouleverserait autant.


Je prends mon temps avant de répondre, changeant sciemment de sujet.


— J’ai eu mon fiancé hier soir au téléphone. Il m’a incité à rester plus longtemps en Ecosse, et je me disais que cela me plairait beaucoup de visiter votre club d’Edimbourg.

— Ah oui vous comptez rester ? M’en voilà ravi ! Je me ferai une joie de vous y emmener dès ce soir, après la suite de la visite de la distillerie évidemment.

— Nous avons visité les installations, le processus de fabrication n’a plus de secrets pour vous. Il ne reste que l’aspect gestion. Le personnel des bureaux nous attend pour neuf heures, j’ai pensé que nous pourrions assister à une de leur réunion quotidienne, c’est une bonne façon pour vous de voir notre manière de fonctionner.

— J’aurais aimé voir vos chais, ne pourrions-nous pas plutôt y aller avant et éviter cette réunion ?

— Impossible, nous avons déjà décommander hier après-midi, cela ne se fait pas de déplacer à nouveau. Nous irons après le déjeuner.

— Très bien, mais cette fois c’est moi qui choisi où nous mangerons.

— Mademoiselle Collins va se joindre à nous ?

— Non, elle est rentrée à Edimbourg. Elle dit que le club ne tourne pas sans elle.

— Elle devrait avoir davantage confiance en son équipe.

— Je me trompe ou vous ne la portez pas vraiment dans votre cœur ? s’amuse-t-il.

— Trêve de bavardages ! Hâtons-nous avant d’être en retard.


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Il est neuf heures pile lorsque nous passons la porte de la salle de réunion. Trois femmes d’une trentaine d’années discutent avec animation, ne remarquant pas notre présence. Je reconnais Tracy, l’assistante avec laquelle je suis en relation habituellement. Quatre hommes d’âges divers sont en train de se servir des cafés dans un coin de la pièce et le plus âgé d’entre eux, Malcolm Craig nous accueille avec un fort accent écossais.


— Mademoiselle Ross, Marie ! Nous sommes ravis de votre présence ici, cela fait bien longtemps, dit il avec un grand sourire, la dernière fois que je vous ai vu vous étiez toute petite...


Il s’avance vers moi et me prend dans ses bras pour me coller une grosse bise. Je me souviens de lui, je l’ai déjà croisé enfant quand je venais à la distillerie avec mon père. Son regard s’attarde un peu plus que nécessaire sur ma poitrine et mes jambes, ce qui me met mal à l’aise.


— Bonjour Malcolm, Nicolas n’a malheureusement pas pu venir mais il m’a chargée de m’occuper de Monsieur Page afin de lui montrer nos installations et notre manière de fonctionner, expliquai-je en prenant une attitude sûre de moi. Monsieur Page, voici Malcolm Craig, notre directeur du site.

— Bienvenue Monsieur Page, c’est un plaisir de faire découvrir la distillerie à un client aussi important que vous, minaude-t-il. Prenez place, je vous prie.

— Merci Monsieur Craig, annonce sérieusement Lucas. C’est aimable à vous de nous laisser participer à une de vos réunions, malheureusement, j’ai bien peur que nous ne puissions rester jusqu’au bout.

— Ah bon ? Pourtant, on m’avait précisé que c’était important pour vous de voir comment nous fonctionnons au quotidien, déclare Malcolm, désappointé.


De toute évidence, Lucas n’a pas du tout envie d’être là. L’idée même de pouvoir lui rendre un peu la monnaie de sa pièce après ce qu’il m’a fait vivre est tentante. Je m’esclaffe en posant une main sur le bras de Malcolm :


— Bien sûr que nous allons rester, Monsieur Page est taquin, dis-je, présentez nous un peu votre équipe.


Lucas me jette un regard noir. Il a comprit mon intention de le contrarier. Il s’assoit sur une chaise tandis que les autres se regroupent autour de la table.


— Alors, tout le monde est là ? questionne Malcolm d’une voix plus forte, Bien voici Doug Peterson, le principal chargé de liaison entre la distillerie et les bureaux en France ; vous connaissez sans doute Tracy, son assistante. Notre stillman Edwards...


Il continue les présentations et moi je souris bêtement, lui sortant le sourire le plus commercial que j’ai en stock. Malcolm ne cesse de me lorgner du coin de l’œil. Apparemment, me mater ouvertement ne semble pas être un problème pour lui, ni pour les autres. Au début, cette situation me gêne un peu mais quand je constate que Lucas a remarqué les regards vicieux que le directeur me jette, je me dis que je peux peut être le tourner à mon avantage.


J’ai bien observé comment Clara s’y prend pour séduire, ça devrait être facile de faire pareil. Je prend un malin plaisir à lui faire les yeux de biche, l’air absorbée par ce qu’il raconte. S’il remarque quelque chose, il ne dit rien et continue sa présentation malgré son évidente attirance. Je prend un stylo et joue innocemment avec en le passant sur mes lèvres. Je le vois déglutir quand j’en mordille l’extrémité, feignant toujours un intérêt grandissant pour son palabre. Je ris lorsque ce dernier fait une plaisanterie idiote, j’en fais juste assez pour ne pas paraître gourde.


À côté de moi, Lucas serre les poings. Il a remarqué mon petit manège et arbore un air agacé. Décidément, ce jeu m’amuse beaucoup ! Pour une fois, c’est moi qui ai le pouvoir, et je compte bien en profiter. Des autres prennent la parole, mais Malcolm garde toujours ses yeux rivés sur moi. Confortablement installée sur la chaise, je croise les jambes d’un mouvement juste assez ample pour attirer son regard vers mes cuisses. Ma jupe tailleur a beau être celle d’une fille bien sage lorsque je suis debout, inévitablement elle remonte au-dessus du genou quand je suis assise. Une fois toute son attention fixée sur mes jambes, je commence alors un ballet discret et très lent, écartant à peine les cuisses pour remettre ma jambe en place. Puis, genoux serrés, une main posée nonchalamment sur ma jupe, je dessine avec mon doigt des lignes imaginaires sur le tissu noir ébène.


Personne à part Malcolm et Lucas ne se rend compte de ce qui se déroule vraiment dans cette pièce, ou bien alors, aucun d’entre eux ne le montre. Ce dernier commence à avoir du mal à contenir son énervement. Il trépigne sur sa chaise et tapote nerveusement du pied. Il commence à faire chaud, mon chemisier est boutonné jusqu’au-dessus, comme d’habitude. Il serait peut être temps d’enlever un bouton ? Avec la plus grande nonchalance, je défais le premier et deuxième bouton de mon chemisier de soie vert émeraude. D’un coup je me sens mieux, moins oppressée. Malcolm ne se prive pas pour laisser ses yeux plonger dans mon décolleté pourtant relativement sage. Mutine, je noue une mèche de mes cheveux autour de mon doigt et continue de tourmenter les deux hommes.


La réunion prend enfin fin au plus grand soulagement de Lucas qui se relève précipitamment et me tend une main pour m’aider à me relever.


— Bien, annonce-t-il d’une voix ferme et cordiale, Merci à tous, je crois que j’ai tout ce qu’il me faut. Nous allons devoir vous quitter, l’emploi du temps que Mademoiselle Ross nous a préparé est assez serré et il nous reste beaucoup de choses à explorer.



Sa prise sur ma main est ferme et je sens qu’il vaut mieux que je le suive. Je l’ai peut-être poussé un peu trop loin ? Il semble plus qu’agacé, nerveux je dirai. Malcolm, quant à lui paraît un peu déçu. Il s’avance vers moi et propose :


— Seriez vous disponible ce soir Marie ? Vous venez si peu souvent, et votre présence est un vrai rayon de soleil. J’aurais aimé m’entretenir avec vous. Je connais un restaurant divin si vous...

— Nous partons pour Edimbourg dès ce soir, le coupe Lucas en s’imposant entre nous, Navré, mais Marie a d’autres projets. Mais je suis sûr que vous pourrez vous entretenir incessamment sous peu avec son fiancé, ne vous inquiétez pas.


Malcolm est mouché, il ne dit plus un mot. Nous sortons après avoir poliment remercié tout le monde. Je suis fière de moi sur ce coup, je ne me serai jamais cru capable de jouer au jeu de la séduction, encore moins dans le but de rendre jaloux un autre homme ! Il y a bien cette petite voix en moi qui continue de me morigéner, mais elle est si infime par rapport à ce plaisir d’avoir remporté une victoire. Lucas est encore tendu durant tout le trajet jusqu’au chai. Il a décidé de se murer de nouveau dans le silence mais cette fois, il n’y a ni Clara, ni d’hôtesse pour le distraire.


Une fois sur place, nous retrouvons un vieil homme aux traits tirés, semblant s’occuper du chai depuis bien avant ma naissance, qui nous sert de guide. La visite dans cette cave fraîche n’est pas très fascinante et Lucas n’y met pas du sien. Quant à moi, j’essaie poliment de faire bonne figure mais ma bonne humeur de tout à l’heure est partie faire un tour. Nous marchons pendant un moment. Le sol étant fait de pierres, l’entreprise est périlleuse avec mes talons et mes pieds endoloris ne cessent de se tordre. Lucas, las de me voir trébucher sans arrêt, me tend son bras en bon prince, pour que je m’y soutienne. Sa proximité me rappelle bien des souvenirs, lubriques pour la plupart et je me surprend à humer l’odeur de son after shave avec délice. Je n’ai pas reboutonné mon chemisier, inutile étant donnée la chaleur dont émane cet homme.


Alors que nous naviguons entre les tonneaux, Douglas lui explique les différents points concernant la maturation et l’importance du bois utilisé, pourtant il ne semble pas y porter le moindre intérêt.


— Le whisky mâture trois ans minimum dans les fûts de chêne, nous les passons ensuite dans ces vieux butts de Sherry...

— Excusez moi Douglas, je vais sans doute vous paraître impoli mais j’ai besoin d’être seul un instant avec Mademoiselle Ross. Pourriez-vous nous attendre dehors ? Je pense que Marie saura me faire visiter les lieux comme il le convient.


Abasourdi, le vieil homme ne sait quoi dire. Il blâme l’arrogance française en quelques injures dans un patois bien écossais et nous laisse seul.


— Vous vous amusez bien Marie ?

— Je ne vois pas du tout de quoi vous parlez, fais-je faussement étonnée.

— Votre petit manège avec le directeur... Après ce que je vous ai fais avec Clara, ce n’est qu’un prêté pour un rendu, je le conçois. Mais seriez-vous assez aimable pour reboutonner votre chemisier ? Le pauvre vieux Douglas risque de passer l’arme à gauche devant tant de spectacle.

— Ne serait-ce pas plutôt à vous que vous voudriez épargner un tel tableau ?

— J’aime vous voir aussi joueuse, sourit il, et j’aime me dire que j’y suis pour quelque chose.

— Décidément, votre arrogance n’a pas de limites.


Il approche alors son visage du mien et me souffle à l’oreille, déclenchant une vague de frissons dans tout mon corps:


— C’est votre débauche qui n’a pas de limites Marie, j’ose espérer que vous êtes en train de vous en rendre compte.


Outrée, je pars en fulminant jusqu’à la limousine, préférant écourter notre visite. Lucas m’y rejoint, non sans s’excuser avant à ce pauvre Douglas, qui n’aura définitivement plus jamais une bonne image des français à cause de nous.

Dernière étape, la société d’embouteillage, située dans un quartier en périphérie de Edimbourg. Le trajet est interminable. Cette fois, c’est mon tour d’être vexée et je m’oblige à fixer la route malgré les regards envieux et le sourire satisfait qu’il arbore sur son visage. Quel culot ! Il me pousse à bout... Je n’arrive plus à retrouver un état d’esprit serein, j’ai beau essayer de chercher de l’aide dans la religion, rien n’est suffisant pour apaiser cette envie ancrée en moi.

Mes pieds me font atrocement souffrir, c’est une torture. Je me permets d’enlever mes talons Louboutin, tant pis pour les convenances !


— Les talons ont beau être furieusement sexy, commente Lucas, ils ne sont pas très pratique quand il s’agit de marcher un peu. Voulez-vous étendre vos jambes un instant ? Je vous jure que je n’en profiterai pas.



Je lui jette un regard méfiant puis abdique en étalant mes jambes sur la banquette. Il avait raison, c’est bien plus agréable. Pourtant, je n’ose m’étendre au maximum, sinon j’aurais les pieds posés sur lui. Lucas sent mon hésitation et s’empare de mes pieds pour les installer sur ses cuisses.


— Ne faites pas l’enfant, laissez moi faire. Vos pieds ont l’air de souffrir le martyr. Etes vous d’accord que je vous masse ?

— C’est que...

— Oui ou non ?

— Oui, soufflai-je, tentée par l’idée.


Il commence alors tout doucement son massage, presse avec ses pouces sur le dessus de mon pied puis avec le reste de ses doigts, s’occupe de malaxer la zone plantaire. Ce traitement est si divin, que je me laisse aller complètement, jusqu’à en fermer les yeux. Je ne m’en rend pas compte mais chaque fois qu’il passe ses doigts sur la voûte, un petit gémissement de plaisir m’échappe. Le contact de sa peau à travers le fin tissu de mes bas me fait frissonner et rallume la douce chaleur entre mes cuisses. Mon autre pied, attendant son tour, est posé sur son entrejambe et je le sens gonfler petit à petit.


Par réflexe, mes orteils se recroquevillent et je peux sentir pulser son sexe à travers le tissu. Son massage exquis est une torture lubrique qui me chamboule totalement. Attisée par ce plaisir intense, je presse son sexe de mon pied libre et ne cesse que lorsque Lucas relâche ma cheville captive pour la reposer à côté de l’autre. Des deux pieds maintenant, je malaxe cette chair qui se tend sous le pantalon en toile.


— Marie... gronde-t-il entre ses dents tout en savourant mon traitement délicat.

— Chut, le stoppai-je avant qu’il ne brise ce moment et mon courage par la même occasion.


Je poursuis mes mouvements, toujours emportée par la débauché qui sommeille en moi et palpe bien de bas en haut, lui tirant des soupirs engageants.


Soudain, il ne peut plus résister et sors son membre dont la taille imposante m’étonne chaque fois. Lucas entoure son sexe tendu de mes pieds et commence alors une lente masturbation, ses iris anthracites plongés dans les miens. Sa peau est si douce et si chaude, je sens sa chaleur à travers mes bas se diffuser jusqu’à mes cuisses. Ma main se glisse dans mon intimité, chatouille ma vulve pendant que Lucas prend le contrôle de mes pieds et s’active avec de plus en plus de ferveur. L’orgasme est proche, je le sens croître en moi, je n’attend qu’une seule chose : qu’il craque en premier.


Et c’est exactement ce qui arrive quand il me relâche brusquement pour diriger les puissants jets de sa jouissance sur le dos de mes pieds. Le liquide épais s’étale sur mes bas, sa chaleur est tout ce qui me manquait pour atteindre enfin mon Apogée. Je me mords les lèvres, tente de retenir mes cris d’extase vainement et chavire inévitablement vers la luxure et le plaisir.


Le retour sur Terre est plutôt brutal. Je me rend soudain compte de ce que j’ai encore fais et plonge à nouveau dans les bras de mes fidèles amis, Remord et Culpabilité. Silencieuse, je me replace comme il se doit et tente d’effacer les traces de ma débauche.


— Enlevez les bas, conseille Lucas en me voyant sortir un mouchoir.


Les vitres de la voiture sont toutes embuées, je n’arrive pas à voir où nous sommes. Je ne vais pas rester avec comme cela jusqu’à notre arrivée... J’obtempère, honteuse.


— Eh bien, commente Lucas en se grattant la tête, c’était très...

— Ne dites pas un mot, je vous en prie, le suppliai-je.


J’ai besoin de temps et surtout de courage pour encaisser ce qu’il vient de se passer. J’ai beau me dire à chaque fois que je ne me ferai plus avoir, je répète sans arrêt les mêmes erreurs. Même une situation que je croyais à mon avantage dérape inévitablement vers ma perversion. C’est fou ce pouvoir que cet homme a sur mes sens.

Ayant quelque peu l’appétit coupé, je refuse de me rendre au restaurant et décide de passer à la suite de notre programme. Avant d’arriver à l’usine d’embouteillage, la limousine nous arrête devant un grand immeuble. Lucas descend de la voiture et précise quand il voit mon indécision:


— Venez, vous avez sûrement envie de vous changer. J’ai un appartement dans cet immeuble, vous pourrez vous rafraîchir avant le déjeuner.

— Mais et l’usine ?

— Ils peuvent bien attendre un peu. De toute manière, votre planning est voué à l’échec, vous en avez conscience ? dit il d’un air joueur.

— J’en ai bien l’impression, oui, acceptai-je en le suivant jusqu’à chez lui.


***********************


Le soir, après cette journée chargée et épuisante psychologiquement, je peine à trouver la force de me rendre au club. Habituellement, j’exécre par dessus tout ces lieux de débauche mais encore aujourd’hui, il me faut faire un effort. Je lutte pour garder ma dignité, même si je la sens lentement filer entre mes doigts. Ces derniers jours j’ai fais des choses qui feraient rougir la jeune prude que j’étais. Tout cela à cause d’un homme, qui a complètement chamboulé ma vie et a réussi à m’ouvrir les yeux sur Nicolas.


Quel homme accepterai que sa future femme courtise un autre homme pour des raisons purement professionnelles ? Je pensais compter plus que cela à ses yeux, la déception est grande et la colère a prit le dessus et me fait faire des choses insensées. Comme cette tenue que je porte à cet instant, achetée dans la journée par Lucas en prévision de la soirée.


Elle est si belle que je me reconnais à peine dans le miroir de la salle de bain. Lucas a décidé que nous logerions dans son appartement, il m’a assigné une chambre avec salle de bain attenante, privée, cela va sans dire. La robe est en soie d’un bleu roi intense, elle s’arrête juste en dessous du genou, détail qui m’a plus qu’étonné venant de sa part. La taille est cintrée par une fine ceinture en cuir et je constate avec plaisir que la robe, nouée autour du cou, recouvre entièrement ma poitrine, laissant le dos complètement nu. Impossible de porter un soutien-gorge avec ça ! Je reconnais là la petite mesquinerie de Lucas: il a choisit une robe sobre, assez longue et peu décolleté pour me mettre à l’aise, mais ajoute la note de sensualité en m’imposant de garder ma poitrine libre. Lucas a bien pensé à me prendre des bas, mais malheureusement pas des autofixants.


Ainsi, je me retrouve à me battre avec un porte-jarretelles pendant au moins cinq minutes avant de parvenir enfin à mettre comme il faut cette lingerie dont je n’ai encore jamais eut l’occasion de porter.


Pour une fois, j’ai relégué le chignon strict qui emprisonne habituellement ma longue crinière rousse et décide de les laisser détachés. Ma chevelure naturellement ondulée descend jusqu’à mes omoplates, dissimulant un peu mon dos dénudé. Satisfaite, je met une dernière touche à ma tenue avec un maquillage léger et discret. Un tube de rouge à lèvres, négligemment posé sur le lavabo avec le reste des choses qu’il m’a acheté, attire mon attention. Je n’en ai jamais mis. Je trouve cela vulgaire, surtout de ce rouge cerise pourtant pas flashy. Mais là, dans cette divine tenue dans laquelle je me sens séduisante et désirable, j’ai envie d’essayer. Le résultat est épatant. Je ne ressemble plus du tout à la douce Marie si fragile et si bridée par la religion et la morale.


J’ai accepté de porter la tenue que Lucas m’a offert en échange de quoi il me laissait quelques heures pour respirer et dîner dans ma chambre en toute quiétude. Un chauffeur doit m’emmener au club dans la soirée. Lucas est déjà sur place.


J’ai un trac monstre, j’en oublie presque pourquoi j’ai décidé d’aller à cette soirée. Je croyais que c’était pour moi que je me rendais là bas, mais je n’en suis plus si sûre quand je vois la tournure que prennent les choses. Au final j’obéis aveuglément à mon fiancé sans même m’en rendre compte : la preuve, me voilà accoutrée comme une de ces femmes que j’abhorre, prête pour le séduire et obtenir enfin ce fichu contrat. Parce que c’est bien cela mon but, en finir avec tout ça et retrouver ma vie là où je l’avais laissée. Même si Nicolas se sert de moi, il n’en reste pas moins mon futur mari, ma religion m’oblige à une obéissance et une confiance absolue en lui, peu importe ses actes. Toutes ces contradictions me rendent folle.


Lorsque le chauffeur me dépose sur le trottoir en face du club, la panique s’empare de moi. Une rangée de fêtards atteignant quelques dizaines de mètres, attend plus ou moins patiemment derrière le cordon de sécurité. Que dois-je faire ? Me mettre au bout de la file ? J’en ai pour des heures ! Passer devant tout le monde ? Inconcevable tellement c’en est impoli. L’un des agents de sécurité me voit tergiverser et s’avance vers moi.


— Mademoiselle Ross ?

— Oui, c’est moi, dis-je, surprise.

— Suivez moi s’il vous plaît.


Il me conduit à l’intérieur.

J’aperçois alors Clara Collins, sublime dans une robe noire moulante qui met en valeur ses jambes si fines. Elle joue de ses charmes avec un groupe d’hommes en costume, sûrement des hommes d’affaires riche à souhait vu le nombre de bouteilles de champagne à leur table. Elle sait y faire avec ses clients, c’est certain.


Dès qu’elle me voit, son visage se crispe. Ses yeux détaillent ma tenue d’un air dédaigneux. Tout en elle m’inspire un profond sentiment de haine encore jamais connu auparavant. Elle se penche de nouveau vers ses hôtes, les laissant avidemment profiter du spectacle de son plantureux décolleté, puis se dirige vers une porte derrière le bar. Elle ne m’accueille même pas ! Je suis sidérée par son impolitesse.

Bien décidée à aller la saluer malgré tout, je me faufile jusqu’à la porte où un panneau privé est apposé. J’hésite une seconde, puis entre pour découvrir un nouveau spectacle qui me paralyse sur place.


Lucas est assis dans son fauteuil, derrière son bureau, un verre de Whisky carré à la main. Quand ses prunelles d’un gris profond rencontrent les miennes, j’y discerne une petite étincelle s’allumer. Clara, aussi proche qu’elle le peut, a la main posée sur son entrejambe, comme si elle allait lui ouvrir sa braguette. Un sourire victorieux fiché sur son visage, elle continue comme si je n’étais pas là, s’agenouillant aux pieds d’un Lucas nerveux.


— Ca suffit Clara, ce n’est pas le moment, dit il d’une voix froide qui la fait tout de suite réagir.


Elle se relève, vexée, rajuste sa robe puis sort de la pièce, non sans m’adresser avant un regard plein de mépris.


— Marie vous êtes splendide, cette robe vous va à ravir ! Alors comment trouvez vous mon club ?

— Merci, je n’ai pas encore eut le temps de visiter, je viens seulement d’arriver.

— Et bien allons tout de suite régler ça, dit il en se levant, à moins que vous en ayez assez des visites pour aujourd’hui.

— Un verre me ferait le plus grand bien.

— Allons au bar alors.


Il passe sa main dans mon dos sans pour autant me toucher, sa chaleur qui en émane fait accélérer mon cœur de manière incontrôlable. Il me pousse doucement vers l’extérieur du bureau. Pourquoi a-t-il arrêté Clara cette fois ? cela n’a pas eut l’air de le gêner hier pourtant...

Les questions se bousculent dans ma tête tandis qu’il m’emmène dans son univers, me présentant à tout ceux que nous rencontrons. Le verre que j’ai bu a réussi à me détendre et pour la première fois depuis un moment, je passe une soirée agréable à rire et discuter avec Lucas et ses clients. Finalement, c’est quelqu’un d’instruit et de drôle. On pourrait presque le trouver charmant si ce n’était pas un véritable salop avec les femmes. Petit à petit, la soirée suit son cours.


A un moment, je pars me rafraîchir aux toilettes quand j’entends la voix de Clara prononcer mon prénom. Cette dernière discute avec une des serveuses.


— Cette Marie est vraiment stupide si elle croit qu’il s’intéresse à elle, se moque-t-elle. Dès qu’il aura obtenu ce qu’il veut, il la jettera comme toutes les autres...

— Elle joue la vierge effarouchée pour mieux le séduire, c’est une bonne tactique, commente la serveuse.

— Tu parles, Une Sainte-Nitouche pareille, ça ne s’invente pas, Elle a un balais dans le cul, et un gros, rit Clara.


Prise d’un soudain accès de rage peu commune, je décide de devoiler ma présence.


— Excusez moi Clara, vous pouvez me tenir ça ? dis je.


Elle me regarde, ahurie, ne comprenant pas.


— Quoi ?

— Et bien le balai que j’ai dans le cul, répondis-je, sûre de moi, il faut bien faire de la place pour y laisser entrer Lucas.


Elle reste muette de stupeur tandis que je m’appuie sur la serveuse pour ôter ma petite culotte. Puis avec un clin d’œil provocateur, je me dirige, la démarche chaloupée vers Lucas qui n’a rien vu de la scène précédente. Je prends bien soin de vérifier qu’elle nous regarde avant de glisser dans sa main mon sous-vêtements encore chaud. Quand il comprend ce qu’il a en sa possession, il pâlit. Je lui sors mon plus beau sourire et son regard s’illumine.


— Marie, décidément, vous arriverez toujours à m’étonner, et que me vaut ce plaisir ? dit il d’un ton enjôleur.

— Disons que c’est un simple gage de remerciement, fis je négligemment.

— Pour ?

— Votre générosité voyons ! Apres tout, c’est vous qui avez acheté cette robe.

— J’aurais escompté que ce n’était qu’une petite mise en bouche et que vous me prévoyiez des choses bien plus osées...

— Il faudra vous contenter de cela, j’ai déjà beaucoup donné de ma personne ces derniers jours.


Sur ces paroles, je me recule et me faufile jusqu’à la piste de danse. Cette soudaine assurance me galvanise. Je me sens renaître. Pour une fois, je m’amuse comme une folle à danser, oubliant complètement mes soucis. Plusieurs hommes essayent de danser avec moi, mais je les ignore, préférant continuer à m’imprégner de la musique qui emplit le club. Ce n’est que quand Lucas se glisse dans mon dos que je me décide à atterrir. Sa présence est comme un électrochoc, tout mon corps réagit à cette proximité si troublante. Mes mamelons durcissent sous le tissu. Il me frôle, danse derrière moi au même rythme que le mien. Mon corps ondule contre lui, semblant chercher à se rapprocher toujours plus près. Ma croupe, à force d’ondoyer, se retrouve en contact avec une partie très ferme de son anatomie. La chaleur entre mes cuisses s’intensifie alors que je me presse maintenant contre son sexe tendu pour m’y frotter. Il en profite pour m’enlacer, et glisser son nez dans mes cheveux.


Mon cœur s’emballe, j’en ai des frissons dans tout le corps.


— Marie, susurre-t-il, venez avec moi.


Je ne peux lui résister. Nous allons dans son bureau où il me colle contre le mur, m’encadrant de ses bras et approche son visage du mien, l’effleure presque. Nos lèvres sont si proches, je meurre d’envie qu’il m’embrasse. Son souffle chaud se mêle au mien, rendant cette attente insupportable. Mais qu’est-ce qu’il attend ?


— Demande le moi, souffle-t-il.


Je comprends alors: il attend juste que je réclame, respectueux de sa promesse de ne pas me toucher sans que je ne lui accorde ma permission. Et cette fois, il m’a tutoyé. Ca me trouble tellement, que je craque indubitablement.


— Embrasse moi.


Il ne lui en faut pas plus pour se jeter sur mes lèvres, avec une fougue qui me fait fondre littéralement. Il me dévore, sa langue caressant la mienne pendant que sa main se perd dans mes cheveux. Ce baiser me retourne complètement, jamais encore on ne m’avait embrassé comme ça, avec autant de passion et de désir. Il me tient serrée contre lui et ma poitrine se presse contre son torse. J’oublie tout ce qui m’entoure quand il libère mes lèvres pour aller explorer mon cou. A travers le tissu, il palpe mes seins, les malaxe avec ferveur, déclenchant de puissantes decharges dans mon corps.


N’en pouvant plus de ne pas pouvoir accéder à sa guise à ma poitrine, il dénoue ma ceinture et retire la robe qui finit par terre, comme un vulgaire morceau de chiffon. Le spectacle que je lui offre le laisse rêveur: Seins nus, cheveux détachés, avec pour seuls vêtements des bas noirs et le porte-jarretelles, je suis à sa merci et il le sait. J’ai arrêté de réfléchir depuis un moment déjà, aussi je ne panique pas quand je le vois sortir son membre viril et le recouvrir d’un préservatif.


— Marie, je ne peux plus attendre, tu es si belle, dit il d’un ton suppliant.


C’est évidemment ce moment-là que choisit Clara pour entrer dans la pièce en s’exclamant:


— Je vois que la petite vierge a bien vite oublié son fiancé !


Les mots résonnent en moi comme une alerte et soudain, je prend conscience de ce que je suis en train de faire.


— Sortez d’ici tout de suite, vocifére Lucas à une Clara toute fière de m’avoir déstabilisée.

— Non, qu’elle reste, dis je précipitamment, ça suffit, je ne peux pas aller plus loin.


Sidéré, il tente un geste dans ma direction mais je frémis et cela lui suffit pour arrêter. Je lis alors une rage sourde dans ses yeux et je prends peur. Que va-t-il me faire ? Va-t-il me prendre de force ? Ai je trop jouer avec le feu ? C’est certain oui, mais est ce que je mérite un tel traitement ?


Lucas prend alors Clara par le bra et la fait mettre à quatre pattes juste devant moi. Si près que son nez touche presque mon aîne. J’y appose par réflexe mes mains, comme protection mais c’est le seul mouvement dont je suis capable.


— Vous ne voulez pas que je vous baise et bien tant pis ! gronde-t-il en saisissant les hanches d’une Clara aux anges. Vous êtes libre de partir Mademoiselle Ross, sauf si vous voulez voir cette salope recevoir ce qu’elle mérite.


Impossible de décrocher mes yeux de son sexe qui s’engouffre en une poussée dans l’intimité ruisselante de Clara. Je veux partir, fuir aussi loin que je peux, pourtant quelque chose en moi me pousse à rester. Est-ce de la curiosité malsaine ? La jalousie qui me ronge, alors que je vois son visage se tordre de plaisir sous ses accoups ? Ou un désir puissant qui m’anime ?

Peu importe car lorsque je croise le regard brûlant de Lucas, je sais que c’est moi qu’il imagine sous ses doigts et cette idée me ravit. J’y prend même beaucoup de plaisir. Clara s’en rend compte et, mesquine, glisse sa tête entre mes cuisses. Elle insinue sa langue experte dans les replis de ma vulve qu’elle arrive à atteindre, malgré mes jambes serrées. Lucas semble apprécier ce qu’il voit et très vite, j’ai besoin de m’accrocher au crâne de Clara pour me soutenir tellement les sensations sont exquises.


Il constate bien rapidement que j’adore ce divin traitement, même s’il m’est infligé par une femme qui m’horripile, et se retire de son fourreau pour obliger Clara à s’allonger sur le sol. Il garde ses yeux plantés dans les miens alors qu’il me tend la main pour que je vienne pres de lui.


— Installez vous sur elle, Marie, me commande-t-il. Je veux avoir vraiment l’impression de vous prendre.


Il a laissé tombé le tutoiement et ça m’attriste un peu, mais mon entrejambe réclame encore une friction, une caresse ou un baiser, n’importe quoi pour apaiser ce désir. Je lui obéis et me pose sur elle, veillant à ne pas l’écraser. J’enroule mes bras autour du cou de Lucas pour me soutenir quand je sens son corps se lover contre moi. Sa peau est brûlante, incendiaire. Elle enflamme mes sens et je pousse des gémissements plaintif tandis qu’il se frotte à mon intimité trempée de cyprine. Son gland se faufile entre mes lèvres juste une seconde avant qu’il ne s’enfouisse dans la grotte de Clara en grognant. Ses yeux sont ancrés aux miens tandis qu’il donne une cadence de plus en plus effrénée avec ses coups de reins. En dessous de moi, Clara se cramponne à mes seins, les tord presque. La combinaison de toutes ces stimulations me rend folle, je crie presque. J’ai tellement envie de plus, mais pas comme ça ! Pas dans un bureau avec une femme que je déteste.


Pourtant, alors que son sexe s’agite dans l’antre de Clara, c’est mes lèvres qu’il cherche à embrasser et en même temps à éviter. Mon refus l’a vexé et c’est sa manière de me le faire payer. Il sait pertinemment que j’en meurre d’envie.


Je vois son regard s’assombrir, il est proche de l’orgasme. Le diable caché en moi prend les commandes et réclame :


— Lucas, jouis dans ma bouche.


Il s’arrête brusquement, comme pour contenir son plaisir puis en quelques secondes, le voilà qui me tire en avant pour me libérer de Clara et poste son gland sur mes lèvres sensibles. Le précieux nectar gicle enfin sur ma langue que j’ai pris soin de bien tirer afin d’en récolter toutes les gouttes. Lucas jouit dans un râle profond. Je déguste cette fois avec soin la semence épaisse dont le goût m’est désormais familier.


Clara n’a pas jouit et moi non plus. Lucas s’empresse de remédier à cela en me prenant dans ses bras pour me poser sur le bureau. Jambes écartées, ma vulve luisante l’appelle et il ne peut s’empêcher de quérir mon accord d’un regard avant de descendre finir ce que Clara avait commencé.

C’est encore plus fou qu’avec elle et bien vite, alors qu’il me lape et agace mon bourgeon de sa langue, je sens une puissante vague déferler sur moi pour m’emporter très loin. Dans l’intensité de ce moment, je me suis agrippée à la table tellement fort, que j’en ai les jointures douloureuses.


— Et moi alors ? s’impatiente Clara, le visage contrit.

— Toi ? Retourne bosser, ordonne-t-il d’un ton péremptoire. Ca t’apprendra à te comporter comme la dernière des salopes.


Outrée, elle se rhabille tant bien que mal et sort de la pièce en pestant. J’en ai presque de la peine pour elle. C’est évident qu’elle craque pour lui, mais ce n’est apparemment pas réciproque.


Et moi dans tout cela qu’est-ce que je ressens ? Tiraillée entre le désir et la raison, je suis totalement perdue. J’ai pêché, encore. Et je me sens coupable, encore. Sauf que cette fois, je ne regrette pas.

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