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Willow, soumise atypique

Chapitre 10

Soirée, Souvenirs et Baise

Hétéro

Non ! Mais non ! C’est tout simplement impossible. Je crois que la fatigue et la soirée de folie que je viens de vivre me font m’égarer. Je ne peux pas envisager une vraie histoire de couple avec Alex ; je ne ressens rien pour lui. Il est mon partenaire de jeu, mon maître dans l’accomplissement de mes fantasmes SM mais en aucun cas il n’est un "chéri" potentiel. Par contre je crois qu’il y a une vraie relation d’amitié qui se crée entre nous. Je peux m’endormir tranquillement.


Le lendemain, nous sommes en train de prendre le petit déjeuner ensemble quand mon téléphone sonne. Je peste parce que je n’aime pas être dérangée le matin mais c’est Arthur, donc forcément je décroche.


— Yo ! Décidément, tu ne peux pas te passer de moi ! Ça va ?

— Ça va, ça va et toi ? Et rien à voir avec le fait que je ne puisse pas me passer de toi, prétentieuse va ! Je veux juste te dire de réserver ton vendredi soir de la semaine prochaine.

— Ah ! Pourquoi ? Soirée en prévision ?

— Yes ! Exactement ! Sortie avec les colocs, enfin avec Patxi et Ju qui viendra avec sa copine. Y a un bar à ambiance qui a l’air sympa et qu’on a jamais testé jusque là. C’est Paxti qui en a entendu du bien et il a envie de sortir et de s’amuser un peu alors il a pensé qu’on pourrait sortir à plusieurs.

— Ben écoute carrément ! Ça peut être super cool même ! On n’a pas fait de sortie depuis le bowling en plus. C’est quoi ce bar qu’on ne connaît pas encore par contre ?

— Le Mystik.

— Le Mystik ? En effet, ça ne me dit rien.

— Il a ouvert récemment c’est pour ça. Mais il paraît que c’est sympa. On verra bien.

— Yes. Puis du moment qu’on est entre potes on s’amusera forcément. On se voit au taf pour en reparler de toute façon.

— Oui. Bonne fin de week-end Snipepette.

— Bonne fin de week-end trou de balle ! Bises.


Sitôt raccroché, Alex me demande qui c’était et que pouvait bien être "le Mystik". Il sort peu dans les bars de la ville et donc ne peut évidemment pas connaître. Je lui raconte ma conversation avec Arthur puis nous passons à autre chose. Vingt minutes après il part travailler tandis que je pars prendre un bain dans sa super salle de bains.


****************************************


Nous nous sommes donnés rendez-vous dans le bar avec les copains et j’arrive la dernière. Y a quand même pas mal de monde mais l’ambiance est vraiment cool et la musique aussi. Un très long bar fait face à l’entrée, et un peu partout dans le bar, enfin à part sur la piste de danse bien sûr, des tables basses et rondes sont disposées. C’est sur les banquettes entourant une de ces tables que je retrouve mes amis. Pour l’occasion, je me suis habillée sexy mais pas vulgaire : une paire d’escarpins aux pieds et une jolie robe style années 50 bleue et blanche. En dessous, pas de soutif et un simple tanga blanc. Je me suis fait une couette haute pour ne pas être gênée par mes cheveux si on doit danser. Ils sont là : Ju et Cam (trop mignon ce couple) ; Arthur, sobre et classe et Patxi, souriant, comme toujours. Je tape la bise à tous les membres du groupe et je m’installe pour prendre un soft avec eux.


Deux heures plus tard, ma soirée est excellente : on rit, on parle, on crie, on danse, on chante, on se bouscule etc… Soudain je ne vois plus Arthur, je le cherche et je finis par l’apercevoir au bar, tranquillement installé à côté d’une brunette qui le dévore des yeux. Et même plus que ça, elle a sa main posée sur sa cuisse ! Une fille entreprenante, c’est bien ça pour Arthur, lui qui est parfois trop timide avec les meufs. Je m’approche discrètement d’eux parce que je ne voudrais pas casser le coup à mon meilleur ami mais je suis curieuse de voir la fille. Brune donc, cheveux ondulés, des lèvres bien dessinées et un joli sourire, des formes charmantes mais elle est loin d’être grosse. Bref, un joli petit colis. Il fait un peu sombre mais je crois qu’elle a les yeux clairs. Je laisse mon pote roucouler tranquillement et je retourne vers notre table. Julien et Camille sont en train de se rouler des pelles et de se tripoter sur la banquette et je n’ai pas envie de tenir la chandelle. Je vais donc rejoindre le Patxi sur la piste de danse. Il est vraiment déchaîné ce soir lui ! Il a bu un peu mais il sait encore tout à fait ce qu’il fait. Soudain, il se colle à moi et entame une danse super sexy. Sur le coup, je ne sais pas quoi faire et puis… Je le laisse faire et je joue le jeu.


Quand le morceau se termine, on rejoint Ju et Cam. On boit un verre et on discute, quand soudain, on voit Arthur s’approcher avec la fille de tout à l’heure. Mais… Ils se galochent, je ne rêve pas ! Et bien, c’est chaud ! Le tout nouveau couple finit de nous rejoindre et Arthur nous présente la jeune femme :

En ce moment sur XStorySnap… (touchez pour voir)


— Les amis, je vous présente Anaïs. Anaïs, je te présente, de gauche à droite : Julien mon colocataire et sa copine Camille, puis Patxi mon deuxième colocataire et enfin Willow, ma meilleure amie et ma collègue préférée. Ah et les garçons sont aussi des collègues d’ailleurs.


On se lève les uns après les autres pour faire la bise à la nouvelle venue. Après quoi, ils s’installent avec nous et la soirée continue son cours, pépère. Deux heures trente plus tard, il est temps pour tout le monde de quitter le bar. On a continué à s’aguicher discrètement avec Patxi. Je n’avais jamais vraiment pensé à lui autrement que comme un pote mais là, je me dis : après tout, pourquoi pas, il est célib et moi aussi et une petite nuit câline ne me ferait pas de mal. Donc, avant qu’on parte, je le coince dans un coin tranquille et je lui dis, cash :


— Tu veux passer la nuit à la maison ? La nuit hein, pas la vie !

— Ah ah, oui je me doute bien, t’inquiète. Ce sera avec grand plaisir même. Cette soirée est très sympa, ce serait dommage de l’arrêter si tôt ! On fait comment ?

— Bah, pas la peine de s’afficher devant les autres, ils risquent de nous emmerder. Donc, le mieux c’est qu’on se retrouve chez moi. Tu te souviens où j’habite ?

— Oui ! Bien sûr ! À tout de suite alors, conclut-il avec un sourire craquant.

— Parfait ! À tout de suite ! Et essaye d’être plus discret que d’habitude !


Patxi me fait son plus beau doigt d’honneur avant de partir de son côté en rigolant. Quand il a bu, même un peu, il a la connerie facile. Il fait partie de ces gars originaux avec ses propres délires qui se planquent derrière une façade sérieuse et carrée mais qui possèdent une vraie part de folie en eux quand le masque tombe. Il a du charme aussi quand même avec ses jolis yeux noisette. J’arrive chez moi quelques minutes après et je n’ai pas à attendre longtemps pour entendre frapper. Je m’approche de la porte et je dis à haute voix et comme si je ne savais pas :


— Oui, qui est-ce ?

— Bonjour répond Patxi avec un accent russe, je suis le réparateur du câble !

— Ah ah, rigolé-je en ouvrant la porte, tu te crois dans un porno ou quoi ?

— Me dis pas que tu es choquée !!

— Pas du tout ! Mais tu te trompes, c’est moi qui m’occupe de soigner les câbles ici, pas toi !


Je ne lui laisse pas le temps de répondre et je lui colle ma main sur l’entrejambe. Ça le surprend vite fait mais ça le fait rire surtout. Je lui propose alors de boire une bière le temps que j’aille me doucher vite fait et qu’après ce sera son tour. Il accepte volontiers et me précise, pour me chambrer, qu’il est rassuré par ma proposition parce qu’il trouvait que je puais la transpi mais ne savait comment me le dire. Je le traite de gros nase tout en lui lançant une bouteille de plastique vide. Je lui réponds en plus qu’en fait la mauvaise odeur qu’il sent c’est parce qu’il a le nez trop de la bouche. Histoire de le faire un peu mariner, je pars en direction de la salle de bains, en laissant tomber la robe sur mon passage (ainsi une nouvelle personne peut admirer mon magnifique fessier). Je file à la douche et comme prévu ça ne prend pas très longtemps. Je ressors entourée d’une simple serviette de bain et je laisse la place à Patxi après lui avoir préparé une grande serviette sèche. Pendant qu’il se lave, je me prépare à une nouvelle bêtise, je me planque derrière l’armoire de ma chambre et j’attends qu’il sorte de la douche. Quand il arrive cinq minutes plus tard dans un magnifique boxer CK (désolé chers lecteurs mais je suis une fan de sous-vêtements CK), il ne me voit pas et se demande où je peux être. Il crie mon nom à haute voix, et à ce moment-là, je lui saute sur le dos et je passe mon bras autour de son cou en lui expliquant qu’il est mort. Mais c’est sans compter sa réaction presque immédiate. Il me chope le bras et en se penchant prestement vers l’avant, il me dégage de son dos et me jette sur le lit. Je crie en riant et je perds ma serviette par la même occasion. Mais il ne me laisse pas la récupérer, il me saute dessus et il commence à me chatouiller de partout. Il prend quelques gifles et coups de pied parce que je suis très chatouilleuse mais il s’en fout. Quand enfin il arrête cette amusante torture, il semble bloquer sur une partie de mon anatomie. Alors qu’il pourrait mater mes super nichons ou une autre partie plus basse et toute épilée, il s’attarde sur ma cicatrice et passe la main dessus.


— Ça t’intrigue ? demandé-je.

— Un peu oui. Je me souviens du jour où on vous a vus revenir à la base, toi sur la civière et Arthur qui suivait. Sans rire, c’est la première fois que je le voyais dans cet état, il était tellement blanc qu’on aurait pu penser qu’il venait de croiser un fantôme. C’était impressionnant. Depuis il y a plein de rumeurs qui ont circulé sur ce sujet, mais personne n’a jamais su le fin mot de cette histoire, à part vous deux et les supérieurs.

— Et tu aimerais savoir ?

— Si ça ne te dérange pas. J’avoue que ça pique ma curiosité et tu connais Arthur, il n’a jamais voulu raconter. Trop carré ce garçon ! Ah ah.

— Je veux bien te dire mais tu gardes vraiment ça pour toi par contre. Personne n’est censé savoir ce qu’on fait, sur quoi on intervient, où comment ça se passe pour nous. Nos missions consistent juste à partir sans rien dire à personne, à faire le job, puis à revenir.

— T’inquiète, je connais les règles, je te jure que je ne dirai rien !

— Pat’, il faut que tu comprennes un truc avant que je t’explique, cette fois-là, on a bien cru qu’on ne vous reverrait plus, moi en tout cas.


Comme vous connaissez déjà le début de cette folle aventure, (mais si souvenez-vous, mon cauchemar (cf chapitre 5)), je vous épargne donc la répétition. J’explique ça à Patxi en off, puis on reprend tous ensemble ! Nous voilà tous à jour cette fois, c’est bon pour vous ? Je continue :


— Le temps que je me retourne, les échanges de coups de feu avaient commencé. Ils étaient cinq rebelles à être parvenus jusqu’à nous. Arthur en avait déjà fumé un. Un deuxième s’approcha armé d’une machette et il essaya de le frapper à l’aide de l’outil tranchant. J’eus le temps de voir celui qui me visait avec son AK-47 et de lui tirer une balle de mon fusil de précision. Avec la puissance de cette arme de sniper, le type fit un grand bond en arrière avant de s’effondrer, mort. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de réagir face à son pote qui arriva juste derrière lui, et tira une rafale de balles. Il visait comme un pied, heureusement, mais je pris quand même un projectile juste au-dessus de la hanche. Je me rappelle avoir hurlé de douleur autant que de surprise sur le coup. Un coup d’œil à mon binôme m’apprit qu’il en avait fini avec son adversaire et qu’il se jetait à présent sur celui qui venait de faire feu sur moi. Pendant ce temps, je lâchais mon fusil et attrapais à ma ceinture une arme de poing, plus maniable et, tentant de garder les yeux ouverts, j’essayais de couvrir Arthur. Et je fis bien, parce que dès qu’il eut buté mon agresseur, le cinquième et dernier assaillant le menaça de son arme. Ce salaud n’eut pas le temps de faire feu ; je venais de lui loger une balle en pleine gueule. Après quoi, je m’écroulai lourdement, épuisée et en train de me vider de mon sang par la blessure. Ma tête heurta violemment le sol et j’eus du mal à ne pas m’évanouir à ce moment-là. D’un bond, Arthur sauta par-dessus un des corps ennemis pour me rejoindre.


— Putain de merde ! C’était une embuscade ! Tu avais raison de ne pas le sentir. OH ! Willow ! T’endors pas ! Faut bouger ! Je pense qu’ils vont envoyer d’autres types.

— Je… j’ai… Pris… Une ba… Balle au-dessus de la hanche…

— Oh merde ! Bon, ça va aller. Je te fais boire un peu, je t’assois contre le mur, je bande ça vite fait pour le moment parce qu’on n’a pas le temps d’opérer là…


Il fit tout ce qu’il avait dit de façon très assurée et décidée. Il gérait grave et heureusement parce que moi, j’étais en larmes, la douleur bien sûr mais également la peur de voir tout ce sang. Arthur était hyper concentré sur la situation : il me laissa reprendre mes esprits après avoir fait un rapide bandage pour stopper le saignement et il partit dans la direction Ouest pour déposer quelques unes de nos affaires et un peu de linge ensanglanté sur le chemin afin de faire croire aux rebelles que nous étions partis dans cette direction. Pendant ce temps nous partirions dans la direction opposée, à l’Est donc. Son idée était plutôt intéressante, elle nous donnerait un peu d’avance sur nos poursuivants même si le subterfuge ne tiendrait pas super longtemps quand même. Il revint, m’aida à me lever et nous partîmes aussi rapidement que mon état le permettait. On marchait depuis quelques kilomètres quand je m’effondrai, de plus en plus affaiblie. De toute façon nous n’avions aucune chance, sans véhicule et la base était bien trop éloignée de notre position. Je commençais à déprimer sérieusement, la souffrance n’aidant absolument pas. Les larmes montèrent et je demandai à Arthur de me laisser là et de sauver sa peau, d’essayer au moins. Il entra alors dans une colère noire et il me rappela ce que signifie le fait d’être en binôme. Il ajouta qu’il ne me laisserait jamais tomber et qu’une chieuse comme moi n’allait certainement pas crever comme ça, aussi jeune, j’avais encore beaucoup trop de gens à emmerder avant de partir, selon lui. Il passa deux ou trois grosses minutes à m’engueuler. Et c’est pile ce dont j’avais besoin pour me rebooster un peu ; jouer les mielleux et les tristes à ce moment-là n’aurait fait que renforcer mon abattement. J’avais besoin d’un électrochoc et Arthur l’avait bien compris. Je le trouvai extrêmement fort mentalement et dans un grand contrôle de la situation. J’appris plus tard que dans sa tête, il flippait énormément en fait mais il ne devait pas me le montrer.


Cela dit, même en étant un peu plus rassurée, physiquement j’étais presque incapable d’avancer. C’est alors qu’il aperçut une maison, une sorte de ferme, à quelques centaines de mètres. Elle était sûrement habitée mais nous n’avions plus tellement le choix, ni le temps. Il me regarda et me fit comprendre sans même avoir parler que nous allions tenter notre chance. Le risque était grand bien sûr, mais je ne pouvais plus me déplacer. Rester dans la nature, avec les rebelles qui nous poursuivaient, était la pire des solutions. J’avais besoin de soins et de repos de surcroît. Il me traina autant que faire se peut jusqu’à cette maison. Il frappa à la porte… L’attente parut interminable, mais enfin la porte s’ouvrit. Un homme d’une cinquantaine d’années apparut et surpris, nous lança :


— Bonjour, si vous cherchez la base militaire, vous n’êtes pas du tout au bon endroit.

— Bonjour, répondit Arthur. Non non, ma camarade est blessée, elle a pris une balle. Et nous sommes certainement poursuivis par les rebelles. Je… Enfin… Pouvez-vous nous cacher et nous aider ? C’est une question de vie ou de mort.


Un silence pesant s’installa et dura une poignée de secondes. L’homme affichait un air impassible. Enfin, il reprit la parole :


— Bien sûr. Entrez, je vous en prie. Je vais vous installer au sous-sol. Ils sont loin derrière vous ? Entrez entrez.

— Je ne sais pas exactement, je les ai lancés sur une fausse piste mais je ne peux pas vous dire s’ils sont encore loin ou pas. J’espère qu’on ne vous attirera pas d’ennuis. Merci infiniment.

— S’ils vous trouvent chez moi et qu’ils comprennent que je vous aide, ils m’abattront comme un chien. Mais ça devrait aller. Même s’ils fouillent la maison, la trappe du sous-sol est dissimulée sous un tapis. Si vous ne faites pas de bruit, ils ne vous trouveront pas. Mais faisons vite.

— Me…merci…, prononçai-je, faiblement.

— On fera les présentations et les effusions plus tard, dépêchons-nous…


Ainsi, l’homme nous dégagea le tapis qui couvrait la trappe donnant sur le sous-sol et nous aida à descendre. Il s’excusa ensuite de devoir nous plonger dans le noir puis il remonta et referma derrière lui. Nous étions dans une obscurité presque totale, je souffrais le martyre. La peur s’emparait de moi à nouveau mais Arthur qui le sentit, serra fortement ma main. Il passa son autre main dans mon dos, en signe d’apaisement. Soudain, comme un coup de tonnerre, on entendit tambouriner puissamment à la porte. Notre "Auvergnat" (cf Georges Brassens) alla ouvrir ; nous entendîmes alors les bribes de leurs échanges plutôt vifs, dans une langue dont nous ne saisissions que quelques mots. Les bruits de pas au-dessus de nous, sur le vieux plancher, étaient effrayants, que pouvait-il se dire là-haut ? Qu’allait-il se passer ?


Je te jure qu’on ne faisait pas les malins à ce moment-là. C’était tellement stressant que j’en ai oublié ma blessure sur le coup.


Puis, pendant un petit moment, plus rien, juste le silence. Soudainement, on entendit les pas d’un homme qui s’approchait de la trappe. Il ouvrit, et nous découvrîmes notre hôte affichant un sourire sincère et qui, après avoir allumé la lumière, descendit nous rejoindre. Les présentations furent sommaires : le monsieur se prénommait Naël. Après s’être renseigné sur ma blessure, il remonta prendre tout ce qui pourrait être nécessaire à "l’opération" qui devait inévitablement avoir lieu. Un vieux matelas une place servirait de lit d’hôpital, Arthur dirigerait l’opé assisté par notre hôte. Devant ma peur naturelle avant de commencer, Arthur me rappela qu’on avait été formés, obligation professionnelle, à ce genre de pratiques d’urgence qui peuvent arriver dans notre boulot. En théorie, il savait donc ce qu’il fallait faire, même si je serais sa première "passante" réelle. Je ne rentre pas dans les détails peu ragoûtants de l’intervention mais on me pria de mordre un bout de bois entouré de tissu et on me donna de quoi être un peu dans les vapes, pour éviter de ressentir trop la douleur. Par un drôle de montage, ils installèrent même une sorte de rideau pour ne pas que je puisse voir ce qui se faisait. Ensuite, je fus incisée, maintenue en place par les mains moites de Naël, Arthur vint chercher la balle logée en moi (je me souviens même, vaguement vu mon état, du bruit du projectile quand Arthur le laissa retomber dans un bol prévu à cet effet). Puis grâce à une aiguille et du fil de pêche, je fus recousue tant bien que mal. Arthur s’avéra un chirurgien plutôt efficace même si un peu maladroit par moments, mais c’est bien normal, ça devait être affreusement stressant pour lui. Les deux médecins de fortune me chargèrent en anti-douleurs et je ne tardai pas à m’endormir.


Je dormis pendant presque douze heures. À mon réveil, je me sentais encore souffrante évidemment et j’avais soif et faim. Naël était près de moi, assis, il me fit boire avant d’aller chercher Arthur (ils se relayaient à mon chevet) et un truc à manger. Quand ils revinrent tous les deux, je mangeai un peu et j’écoutai ensuite avec attention le plan qu’ils avaient concocté pendant que je dormais (je parle du plan pour nous ramener à la base). Ils avaient échafaudé un plan foutrement simple, un grand classique, mais qui fonctionnerait probablement. En fait, notre nouvel ami, notre sauveur même, était paysan, il avait l’habitude de livrer ses produits un peu partout dans la région. Ils nous cacherait simplement au beau milieu de ses produits. Il faut savoir qu’il était plutôt connu et reconnu dans le coin et donc il se faisait très rarement contrôlé. Il devait donc nous transporter jusqu’à un point précis, près d’un poste avancé de l’armée française. De là, il nous faudrait marcher un peu jusqu’à retrouver nos camarades et être pris en charge et récupérés par les nôtres qui nous conduiront à la base ensuite. On ne pouvait pas se présenter directement à la base parce que ça serait trop risqué, notamment pour notre hôte car il ne s’approchait jamais de la base en temps normal. Mais pour nous aussi parce que si les collègues étaient trop zélés, on pourrait aussi bien se faire canarder. Naël débarrassa mon plateau et remonta le tout à l’étage. Pendant ce temps je m’adressai à Arthur :


— Tu es sûr de ce plan ?

— Écoute, c’est risqué évidemment. Mais on peut faire confiance à Naël, il déteste les rebelles, même s’il a l’intelligence de ne pas le montrer ouvertement. Tu sais, il a perdu sa femme et ses deux enfants à cause d’eux et nous aider est un moyen pour lui d’obtenir une forme de justice. Nous avons beaucoup parlé pendant que tu te reposais et on peut lui faire confiance, d’ailleurs il nous aurait déjà donnés s’il avait dû le faire.

— Mais ce plan est risqué tout de même, pour nous évidemment mais sûrement plus encore pour lui…

— Je sais et il en a pleinement conscience mais à vrai dire nous n’avons pas vraiment le choix. Tu as besoin de vrais soins Willow. Nous avons retiré la balle et tu es raccommodée plus ou moins correctement mais il te faut absolument être vue par de vrais médecins et que tes points soient refaits avec le bon matériel. Il faut même qu’on bouge assez rapidement au cas où il y aurait une éventuelle infection. On a fait au mieux mais les conditions étaient loin d’être idéales.

— Ok. Donc de toute façon, nous n’avons pas vraiment le choix quoi… Je voulais être certaine que Naël ait bien conscience des risques mais il sait ce qu’il fait si je comprends bien.

— Oui, allez, repose-toi et essaye de dormir encore. Les médicaments sont sur la table, là. Et tu as de l’eau. On te surveille de près. Je te tiens au courant du moment où on bougera.


Il se leva et commença à partir.


— Arthur… Attends… Je… Enfin, merci quoi ! J’ai conscience que tu m’as sauvé la vie. Et remercie Naël pour moi aussi s’il te plaît.

— C’est normal. Tu en aurais fait autant pour moi. Et puis, tu avais raison, quelque chose clochait… Bref, on en reparlera. Et d’accord, je fais passer le message.


Finalement, dès le lendemain, comme nous étions tous d’accord pour dire que je pourrais sûrement supporter le voyage, nous partîmes, installés à l’arrière du camion, dissimulés au milieu des produits divers que vendait le bon Naël. Le voyage fut un peu éprouvant pour moi : même si Arthur essayait de me tenir fermement pour éviter de souffrir des chaos de la route défoncée, ce n’était pas vraiment suffisant et je recommençais à avoir de la fièvre. Toutefois nous arrivâmes sains et saufs au point prévu. Naël nous aida, enfin surtout moi, à sortir du camion et après des adieux chaleureux et de grands remerciements (et quelques larmes), il reprit la route. Nous avions trois cent mètres environ à parcourir. Nous avons donc sorti un grand linge blanc (une taie d’oreiller) fixé à un long bâton puis nous l’avons brandi et agité en avançant prudemment. On ne nous a pas laissé arriver jusqu’au petit campement, trois hommes sont en effet venus à notre rencontre, armes levées et réclamant nos identités. Normal, la prudence était de mise. Une fois nos identités révélées et prouvées, d’autres soldats et l’équipe médicale arrivèrent. Je fus prise en charge directement et ils nous conduisirent à la grande base. À partir de là, tu sais ce qu’il s’est passé puisque tu m’as vu revenir sur la civière.


Et voilà, Patxi et vous, savez tout à présent. Alors qu’il me regarde, ne sachant quoi dire, je me penche sur la table de nuit et saisit le collier que j’ai retiré avant la douche. Je le lui tends et je lui explique que le pendentif a été réalisé avec la balle qui était en moi. Elle a été fondue puis l’artiste m’en a fait un joli bijou. Symbole du jour où j’ai failli perdre la vie, je le garde toujours précieusement avec moi. Il me regarde et à ce moment-là, je pose mon visage dans mes mains et je me mets à pleurer. Patxi très embêté, passe son bras autour de mon épaule dénudé et me demande :


— Oh merde désolé. Ça te rappelle de mauvais souvenirs. Ça va Willow ?

— C’est que….c’est…que, articulé-je entre deux gros sanglots. Snif… Pour oublier un peu cette histoire de balle… Je… Il faudrait que… Snif…

— Oui dis-moi, tu veux un verre d’eau ? Un médicament ?

— Je… non… En fait snif pour oublier cette balle snif il faudrait snif snif que tu me mettes snif une cartouche !

— Quoi ?!?!


Je redresse alors mon visage avec un grand sourire et les yeux brillants de malice et je répète sans le moindre sanglot cette fois :


— Allez viens me mettre une cartouche ! Je vais vider ton fusil moi tu vas voir !

— Oh la salope !!! Tu m’as bien eu mais tu vas me le payer, tu vas voir !


Puis il se jette sur moi. Je suis en train de rire à gorge déployée quand ce salaud me pince, en même temps, un téton d’une main et à la hanche, près de ma blessure, de l’autre. Je pousse un petit cri de surprise (parce que bon, niveau douleur, j’ai connu pire, vous êtes au courant, vous !). Il me regarde et se marre avant de me rouler une sacrée pelle et de me mordre la lèvre au passage. Je savais qu’il était un peu dingo mais je le découvre coquin et sauvage dans le sexe, donc c’est idéal pour moi ! Je vais me régaler. Il se décide à venir me lécher et je ne me fais pas prier pour écarter les cuisses et profiter du plaisir qu’il me donne. Après quoi, je lui rends lui la pareille en lui offrant une superbe pipe, au point que je sens qu’il est est proche de jouir mais hors de question : maintenant que j’ai nettoyé son fusil, il faut bien qu’il s’en serve ! Je m’allonge sur le lit, sur le ventre et j’ouvre le tiroir de la table de nuit, pendant ce temps Patxi me mange les fesses, et les claque même un peu. J’attrape la boîte de présos et je la lui file. Je m’apprête à me retourner mais il me dit de rester dans cette position. Je l’entends déballer et enfiler la capote tandis que je me touche le clito en passant ma main sous mon corps. Il est prêt. Il écarte mes jambes, me signifie que j’ai sûrement le plus beau cul qu’il ait jamais vu (je ne vois aucune raison de le contredire). Il me fait lever mon bassin et je sens rapidement son gland approcher l’entrée de ma vulve. Sa queue est bien dure et il me l’enfonce toute entière en une seule fois. Putain que c’est bon ! Si j’avais su, j’aurais baisé plus tôt avec lui. Il se maintient au-dessus de moi d’une main appuyée sur le matelas, son autre main tenant fermement ma nuque. Il me prend comme ça, avec force, pendant un petit moment, puis il me dit qu’il veut profiter de tout mon corps alors il s’allonge et je lui monte dessus. Je m’empale sur ça queue (vraiment belle et d’une taille idéale) et j’imprime le rythme moi-même cette fois. Lui me prend les seins et les malaxe avec habileté. On s’embrasse un peu mais toujours très fougueusement, on se mord, on se griffe (enfin je le griffe) : nous sommes deux bêtes en rut qui veulent juste tout donner. Et on ne ménage pas notre peine, c’est bestial donc et puissant. Je ne tarde pas à jouir avec délice et alors que c’est bientôt son tour de venir aussi, il s’arrête et me demande si je peux "le finir" sur mes seins. Je ne peux que lui accorder ce plaisir vu qu’il a été très performant. Je m’allonge et il se positionne à califourchon sur moi. Je prends ensuite sa queue en main. Je le suce un peu, puis je le branle rapidement laissant son gland venir parfois s’écraser sur mon sein. Je lui lance le plus lubrique de mes regards tandis qu’il me dévore des yeux. Il se met enfin à gicler et il inonde mes seins de son sperme chaud et épais. Quelle sensation exquise.


On se remercie l’un l’autre et, alors qu’il suggère qu’on aille se doucher ensemble cette fois, je lui propose :


— Fais-moi jouir avec ta langue et avec tes doigts ! Comme ça, pendant ce temps, tu récupères et après je te suce dans la douche ! Tu en penses quoi ?

— Quel beau programme ! Je suis partant oui ! Je te le dis franchement en tout cas : tu es incroyable au lit !

— Tu t’en sors bien aussi, va ! Allez, au travail maintenant ! Fais-moi jouir !


Il s’installe alors entre mes cuisses pour m’offrir un cunnilingus avant que j’aille lui faire la pipe de sa vie dans la douche. Cette soirée aura été riche en surprises et c’est avec un grand sourire que je sens les premiers coups de langue de Patxi sur mon clitoris…

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