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Willow, soumise atypique

Chapitre 21

Ainsi va la vie...

Divers

6  jours plus tard


L’avion se pose sur la piste de la base. Nous n’avons rien dit à personne pour nous deux et nous essayons d’agir comme d’habitude. Ce n’est pas hyper compliqué parce que notre relation n’a pas changé, on se marre comme avant, on se prend la tête comme avant, on est toujours aussi complices. On fait attention de ne pas se sauter dessus n’importe quand et n’importe où mais à chaque fois qu’on peut, on s’offre un petit plaisir. L’air de rien, cette situation était pratique pour moi, je n’avais pas vraiment l’impression d’être en couple vous voyez. Je me demande comment je vais vivre ça maintenant, je me demande aussi si Arthur va se montrer pressé d’avancer dans notre relation, s’il tiendra ses engagements quant à Alex, si je dois en parler avec Alex justement... Je suis contente de rentrer au pays mais je reconnais que ça entraîne pas mal de questions en moi et sur nous. Arthur ne semble pas stressé, ça me rassure d’un côté et ça m’agace d’un autre côté. La dernière fois que je lui ai dit qu’il était bien sûr de lui, il m’a répondu :"Non, je suis sûr de toi et de nous." J’étais un peu (mais juste un peu, je ne suis pas une midinette) touchée sur le coup et un peu agacée en même temps, c’est facile à dire ce genre de petites phrases mais ça n’a pas de prise sur le réel en tant que tel, donc à voir. En attendant, c’est le bordel habituel du retour, il faut courir dans tous les sens, il y a mille choses à faire. Avant de pouvoir passer chez moi pour déposer mes affaires sans oublier de prendre ma pâtisserie rituelle de retour d’Opex, je dois faire des trucs à la base. Le débriefing de retour et puis, le chef veut nous voir, il a des choses à nous dire et à nous annoncer. En même temps, on a grave géré cette mission donc déjà je pense qu’on risque fort de nous féliciter. On verra bien. Mais quelle sacrée Opex tout de même ! Entre cette mission de fou et ce qui s’est passé entre Arthur et moi, ça fait beaucoup de chamboulements !


Deux heures plus tard, me voilà à la base, Arthur m’attend sur le parking, un peu comme la fois où je lui ai remis la clé contenant mes exploits avec Alex. Mais cette fois, il n’y a pas la moindre tension (à part une délicieuse tension sexuelle) entre nous. Nous nous tenons proches mais pas trop proches non plus, on essaye de se comporter comme d’habitude quoi. Mais parfois on se regarde et on a envie de rire bêtement, de vrais ados ! On rejoint le reste du groupe présent lors de notre opération victorieuse devant le bureau du big boss de la base. Il nous fait entrer peu de temps après ; il y a d’autres gradés de la base avec lui. Clairement, on est là pour être félicités, plus aucun doute. Le discours est relativement court, sans chichis mais direct et sincère. Tout ce que j’aime. Le Capitaine Xavier est vraiment un sacré bonhomme, il a une carrière exceptionnelle et il est proche de ses hommes, il est à la fois ferme et humain mais sans jamais se montrer faible, attention. Bref, il nous explique qu’il a refusé de faire venir des politiciens pour faire une cérémonie parce qu’il pense, à juste titre, qu’on se fout de serrer la pince à ces personnes. On préfère largement la reconnaissance de nos pairs. À la fin de son intervention, il demande à tous les gradés de sortir mais il nous ordonne à nous, l’équipe de retour, de rester… étonnant. Là, il annonce :


— Bon, je vous ai gardé un peu plus que prévu parce que j’ai autre chose à vous dire. Nous enregistrons cette semaine l’arrivée d’un nouvel élément dans la base. Nous avons déjà eu l’occasion de travailler avec lui dans le passé. Le voici.


Oui, à l’époque où j’étais encore dans le nord, j’avais eu l’occasion de me retrouver sur un terrain d’opération avec le Capitaine Xavier et les camarades de l’époque. Comme vous l’avez compris je pense, c’est Loïc qui entre dans la pièce à ce moment-là. Je lâche un petit peu cri de joie en le voyant, Arthur qui l’a déjà rencontré sourit également. Le chef, lui, essaye de garder son sérieux mais ses yeux ne mentent pas et son regard pétille. Loïc me fait la bise, sert la main à Arthur et vient se mettre au garde à vous à nos côtés. Le Capitaine reprend la parole :


— Bon, je pense que notre nouvelle recrue se fera vite sa place parmi vous. Allez, rompez à présent et une dernière chose pour Willow et Loïc : plus de technique Malabar, c’est bien compris ! Une fois ça suffit. Je m’en souviendrai toujours. Et un peu de sérieux dans les rangs s’il vous plaît.


On se regarde avec Loïc, on ne sait pas trop si le chef est totalement sérieux ou pas mais malgré tout on finit par pouffer de rire quand même. Le Capitaine Xavier nous fait un clin d’œil avant de lancer, faussement énervé mais puissamment un "SORTEZ ! J’en ai assez ! " Nous obéissons et nous sortons du bureau hilares, à la suite des copains qui eux n’ont rien compris. Alors que le capitaine s’apprête à fermer la porte, Patxi s’exclame.


— Ouais ! Parce que… quand y en a marre, y a Malabar.


Et nous explosons de rire lui et moi ce coup-là. Par contre une fois dans la cour quand les copains nous demandent ce qu’est la technique Malabar, on leur répond juste que c’est classé secret défense. Comment ? Vous voulez savoir ? Mais je viens de le dire bordel, c’est classé secret défense. Bande de curieux…

__________________________________


Deux jours plus tard, il est temps pour moi de revoir Alex. Jusqu’ici, tout va bien avec Arthur… ça ne fait que deux jours qu’on est rentrés en même temps, je sais. Nous avons dormi ensemble ensemble, chez moi, le jour où on est revenus et nous avons encore passé une très bonne nuit, très chaude. Hier soir par contre, nous avons dormi chacun de notre côté : lui à la coloc et moi, chez moi. S’il ne dort jamais chez lui, les autres vont comprendre qu’il voit quelqu’un régulièrement. En plus, Arthur ne veut pas aller trop vite pour ne pas me brusquer, il sait que le couple reste pour le moment encore quelque chose dont je me méfie. Il évite aussi de me noyer sous les "je t’aime" et je l’en remercie (Merci Arthur). J’en reviens à Alex, que je revois donc ce soir mais pas pour une session, nous n’en avons pas prévu pour le moment. Après des semaines à me taper de la bouffe de l’armée, je n’ai qu’une seule envie, me faire un putain de vrai restau avec de la vraie nourriture et tout ce qui va avec. Alex, qui a toujours des bonnes adresses a choisi le restaurant, mais cette fois ce sera à Biarritz, ça nous changera un peu. Je lui ai bien précisé que je ne voulais pas un truc gastro, avec que dalle dans l’assiette et où tout le monde a un balai dans le cul. Un bon restaurant oui mais un établissement sympa avec de la bonne bouffe et une ambiance agréable. Ça m’a fait tout drôle d’entendre sa voix après 4 mois et demi aussi loin, pendant tout ce temps je ne lui ai envoyé que de très rares textos.


Je le retrouve donc à 19h30 directement sur Biarritz. Je suis un poil en avance et je l’attends. Je me suis faite toute belle pour ce dîner mais en restant simple tout de même, je n’aime pas en faire trop et je n’en ai pas besoin. Ah, le voilà ! Je le regarde s’avancer vers moi dans la rue, je me dis qu’il a toujours autant de prestance et de charme ; même son côté bobo n’est pas déplaisant chez lui. Nous nous faisons la bise, puis, après les banales formules d’usage nous prenons la route du restaurant. Il m’arrête peu après devant une grande maison de type basque, c’est le restau, le Bistrot du haou. De ce que je vois, on est pile dans le genre d’établissement que je voulais, j’ai hâte de passer à table !! À peine assis, nous nous remettons à discuter. Nous prenons des nouvelles l’un de l’autre même si je ne peux pas vraiment lui raconter mes exploits. Je me contente de lui dire que c’était vraiment dangereux et que nous avons remporté une belle victoire, pas grand chose de plus sur la mission en elle-même. Lui me raconte ce qu’il a fait pendant tout ce temps : il a eu pas mal de taf, s’est rendu chez des ami(e)s à lui, il a même pris une petite semaine de congé. Et côté meuf, pas grand chose apparemment, quelques coups par ci par là mais pas de nouvelles soumises en tout cas. Le serveur vient nous demander si nous avons choisi, Alex annonce son plat puis c’est mon tour, je craque pour une simple salade césar en entrée, suivie d’un onglet à l’échalote avec pommes de terre et une appétissante tarte aux myrtilles pour le dessert. J’en ai l’eau à la bouche. Une fois le serveur parti, Alex reprend le fil de notre conversation :


— Bon et toi alors ? Tu as profité un peu là-bas ? Demande-t-il.

— Oh euh tu sais, je n’étais pas là-bas pour ça…….

En ce moment sur XStorySnap… (touchez pour voir)

— Qu’est ce qu’il se passe Willow ?

— Quoi ?!

— Ben tu as l’air mal à l’aise d’un coup. Ça ne te gêne jamais de parler de sexe d’habitude.

— Non mais là c’est pas ça. C’est pas du sexe.

— Je ne comprends rien, désolé.

— Raaah… bon… je suis, je suis avec Arthur.

— Avec Arthur ? Tu veux dire… non ?

— Si si, c’est bon.

— En couple ?

— Oui, voilà.

— Mais c’est cool ça !!

— Ah oui, tu trouves ? Ça ne te surprend pas ?!

— Ben si vous êtes heureux tous les deux comme ça, c’est cool évidemment. Après ça me surprend, oui et non. Vous êtes super proches, super protecteurs l’un envers l’autre, et puis il avait quand même un sacré regard quand il posait ses yeux sur toi. Mais toi, tu le vis bien ? Comment ça s’est fait ? Et pour nous du coup ça veut dire quoi ? Raconte un peu !


Bon, vous, vous savez déjà alors je ne vais pas vous refaire tout le résumé. J’ai juste raconté tout ça à Alex. Je lui ai dit aussi que je pourrais même encore le voir et jouer avec lui. C’est ce qui l’a le plus étonné en fait, qu’Arthur accepte, et même pire, propose que je continue les séances bdsm.


— C’est parce qu’il sait que ça me fait du bien. Il ne veut pas me priver de ça, il voit que ce n’est pas juste des coups d’un soir. Et il croit aussi à notre amitié, j’en suis certaine.


On passe tout le reste de la soirée à parler de ça, mais pas seulement, on discute aussi de nos futures sessions et de beaucoup d’autres choses. Alex a de la conversation, il est très agréable et très ouvert. À un moment, il me demande comme ça, de but en blanc, si je suis amoureuse d’Arthur. Je m’étouffe à moitié avec ma flotte avant de lui répondre que je n’en sais rien, que je ne me force pas à le dire en tout cas et que si ça doit venir, ça viendra. Mais je ne ferai pas souffrir Arthur, ça, je me le suis juré. Si je sens que ça ne fonctionnera pas, je lui dirai de suite. De toute façon, pour le moment c’est trop tôt pour tirer de vraies conclusions. La soirée s’avère excellente, le repas, délicieux et copieux et nous terminons le tout par une balade sur la grande plage.

__________________________________


Les premières semaines de ma relation avec Arthur se déroulent plutôt bien. Il me laisse toujours suffisamment d’espace pour ne pas que je me sente brusquée mais, en même temps, nous avons une vraie relation de couple. Nous parlons énormément, nous nous câlinons et tout le tralala mignonet. Je dois reconnaître que c’est agréable de toujours se sentir avec une sorte de présence mais si elle n’est pas forcément physique. En plus, Arthur est amoureux mais pas mielleux, romantique mais pas tarte, présent mais pas collant, prévenant mais pas soumis. Et moi vous demandez-vous ? Moi, je reste tout de même très fidèle à celle que je suis : je ris, je râle, je chambre, je me cambre, j’avance d’un pas décidé etc. Mais, par contre, j’apprends aussi à me laisser aller à profiter des avantages d’être à deux. Je me fais également plus tendre qu’avec de simples amants d’un soir. Je pensais vraiment avoir plus de difficultés à m’habituer à cette nouvelle situation mais franchement, ça va ! Bon, c’est aussi parce que c’est avec Arthur je pense ; il facilite grandement les choses. J’appréhendais ma première session avec Alex mais Arthur n’a rien dit du tout. Nous avons convenu que je lui annoncerai quand les séances ont lieu et qu’il pourrait me demander ce qui se passe pendant celles-ci même si, comme il me l’a expliqué, il ne le fera probablement jamais. Ce sera clairement mon yoga, mon petit sport perso, et, quand votre conjoint(e) part au yoga, vous le savez. Et quand il rentre du yoga, vous lui demandez vite fait si c’était sympa mais pas quelles positions il ou elle a pu faire ni aucun détail précis. C’est pareil ici.


Nous prenons peu à peu nos marques et nous passons de plus en plus de temps ensemble. Alors que nous nous connaissons extrêmement bien, nous nous découvrons quand même des passions, des goûts, des intérêts en commun. Ainsi, nous prenons plaisir, par exemple, à partager un bon saladier de pop-corns sucrés (les salés, c’est sacrilège !) devant un film qu’on choisit ensemble. Le dernier en date, Interstellar, je ne sais pas ce que vous en pensez mais pour nous, c’est un chef-d’œuvre ; Nolan, c’est vraiment le boss. On tient aussi à ne pas rester enfermés exclusivement tous les deux, que ce soit quand on est ensemble ou même quand on est chacun de son côté, histoire de continuer à s’amuser en dehors du couple. De toute façon, comme pour le moment, nous préférons garder cette histoire pour nous et que nous n’en avons pas parlé aux autres, nous devons agir comme d’habitude et squatter avec les copains. Pour ce qui est des nuits qu’Arthur passe chez moi, nous avons adopté deux techniques. Soit il dit qu’il a dormi chez moi, comme ça arrivait déjà de temps en temps à l’époque de notre seule amitié, rien de surprenant. Soit, comme ça arrive quand même plus qu’avant, il dit qu’il a dormi chez une fille rencontrée sur le net et comme il n’est pas du genre à dévoiler ses histoires de sexe en temps normal, ça ne les étonne pas qu’il ne donne pas plus de détails. Tiens, d’ailleurs, ce soir même, nous sommes à l’une de ces soirées entre potes ; nous sommes sortis boire un verre en boîte de nuit.


La soirée se passe très bien, Arthur et là ainsi que Patxi, Loïc et les colocs. C’est quand même étrange d’être avec quelqu’un et de faire comme si on n’était pas avec. Parfois, nous avons envie d’aller l’un vers l’autre et on se retient de s’embrasser ou de se prendre dans les bras. De temps en temps, on arrive tout de même à s’effleurer discrètement ou à se donner un petit bisou en passant. Par contre, depuis le début de la soirée, sur la piste, il y a un gros blaireau qui ne cesse de me reluquer et de tenter des approches. Il se colle à moi, je me défile ou le rejette poliment mais il revient sans arrêt à la charge. J’essaye de rester zen mais ça me gonfle profondément. Les garçons de la bande se marrent comme des baleines devant le manège du boulet. Il faut dire que eux, ils savent que si je perds patience, ça va faire mal. Malheureusement le couillon lui n’en a pas la moindre idée et pourtant il devrait s’arrêter avant que j’explose. Il s’approche pourtant encore une fois et me met carrément la main au cul, je lui crie "stop" et je le bouscule ; je vais aller aux toilettes, ça va me calmer un peu les nerfs tiens. Je pisse un coup puis je me lave les mains, me checke dans le miroir et je ressors. Mais à peine suis-je sortie des toilettes que le sale type m’agrippe et me demande de le suivre dans les chiottes afin qu’il puisse, je cite "Me mettre un bon coup de bite". Je lui jette un regard plus que noir (si si c’est possible) et je réponds :


— Non ! Et lâche-moi, et vite !

— Allez, c’est bon, tu dis non mais je suis sûr que tu en as envie ! Cochonne.

— OK !


Sur le coup, ce connard sourit parce qu’il pense que je suis d’accord mais il va vite déchanter. Je l’attrape par le bras et son regard change d’un seul coup. Il n’a le temps de rien faire ; il se retrouve la tête contre le mur, ça a tapé fort, le bras tordu et remonté dans le dos. Le type geint et veut parler mais je lui coupe la parole :


— Alors, tu vois gros porc, si je te dis que je vais te péter le bras, tu vas me dire non. Mais moi, je vais te répondre que tu dis ça mais qu’en fait, tu en as très envie et je vais te le péter quand même. Tu crois que tu seras content, bien dans ta peau ?

— No… non…

— Alors tu vois, gros porc, c’est pareil avec les femmes, avec toutes les femmes. Non, ça veut dire non. Est-ce que c’est rentré dans ta tête de con ou est-ce qu’il faut que je finisse ce que j’ai commencé ?

— …..

— Réponds !

— J’ai… j’ai compris. Pardon.


Je relâche ma prise avant de pousser le mec dans la salle. Je jette un œil aux copains qui sont morts de rire. Ils savaient bien que ça ne durerait pas longtemps, ma patience a des limites. Au moment où le blaireau passe devant les copains, Patxi lui met une tape derrière la tête et lui balance "Alors, elle t’a bien recadré la rouquine ! Ah ah" Je respire un grand coup puis je rejoins les garçons au comptoir. Patxi, toujours hilare, me sort alors :


— Tu l’as bien calmé le lourdaud !

— Et vous, ça vous fait rire, bande de boulets ! Pour la peine, vous allez me payer un verre !

— Ok, ok, on te prend un Monaco, comme d’habitude.

— Non, intervient Arthur avant moi, une tourtel twist citron.

— Ah ah, réponds-je, c’est Arthur qui a bon, t’es plus à la page Patxi. Je ne suis plus accro au Monaco, ça y est, maintenant je twiste !

__________________________________


4 mois plus tard :


Au moment où j’écris ces quelques lignes, Arthur a emménagé chez moi. Pardonnez ce petit saut dans le temps mais je n’allais tout de même pas vous raconter au jour le jour toutes nos premières semaines en couple. Ça serait aussi chiant pour vous que pour moi. Du coup je vais me contenter de vous raconter les moments clés et/ou sympas de nos débuts. Je ne sais pas trop par où commencer… il faut essayer de garder un ordre à peu près logique. Ah ben si, tiens, je vais vous raconter la découverte par Arthur de ma boîte à jouets (coquins je veux dire). Il me connaît bien, il sait donc que j’ai de quoi m’amuser à la maison mais il n’avait jamais vu mon coffre à jouets. Quand je lui ai ouvert la boîte, j’ai vu de la surprise sur son visage, il n’était pas choqué, mais vraiment étonné par le nombre et la diversité de mes joujoux. Il y avait là, plusieurs plugs de différentes tailles ; le jouet à triple stimulation dont je vous ai parlé il y a peu ; des perles anales ; un gode en verre ; des bouquins et d’autres jouets encore. Une vraie caverne (aux merveilles) d’Ali Baba. Chaque jouet ici présent à contribuer à me donner du plaisir dans certains moments, je les vois un peu comme des doudous. Bah quoi ? On se console et se rassure chacun à sa façon ! Peut-être que je vais pouvoir utiliser certains de ces jouets avec la complicité d’Arthur maintenant… à tester.


Tiens, il faut aussi que je vous raconte un truc qui m’a un peu étonnée, un truc qu’apparemment Arthur pensait depuis longtemps mais qu’il ne m’avait jamais vraiment dit. J’étais au téléphone avec lui dans nos tout débuts et il m’a dit comme ça, d’un coup : "Willow, j’adore ta voix". J’avoue avoir été surprise et quand je lui ai demandé un peu plus d’explications, il m’a sorti tout un argumentaire : ma voix serait à la fois apaisante, chaude et sexy. À chaque fois qu’il décroche, il est tout heureux d’entendre ma voix, il aime particulièrement quand elle est enjouée et il sait, dès mes premiers mots, quelle est mon humeur du moment. Il a ajouté que mon rire était extraordinaire et qu’il souhaitait l’entendre résonner souvent lors de nos échanges. Ce soir-là, il était en "soirée compliments" m’a-t-il dit, parce qu’ensuite, il m’a de nouveau déclaré sa flamme avant de m’expliquer qu’il aimait beaucoup mon corps en général, que mes bras étaient superbes, que ma nuque et mon cou appelaient aux baisers, puis il a complimenté mes cheveux, mes yeux magnifiques, presque magiques (ce sont ses mots, pas les miens), mon joli cul et pratiquement tout mon corps y est passé à vrai dire. Il a fini par ma peau dont il aime particulièrement la texture, la douceur, la teinte, le parfum et le goût… Je ne me voyais pas vraiment me lancer dans ce genre de choses donc je me suis contentée d’enchaîner les mercis. Je dois dire que c’est franchement flatteur d’être appréciée ainsi et de partout. Je vous l’ai dit, Arthur est vraiment un mec adorable.


Ah oui ! Il faut absolument que je vous raconte cet événement, celui qui a fini de me convaincre, de me faire basculer dans la relation de couple et qui a même entraîné notre emménagement et par la même occasion qu’on dise à notre entourage proche qu’on était ensemble. Ça doit faire un petit mois et demi que "l’incident" s’est produit. À ce moment-là personne ne savait, enfin en dehors d’Alex et d’Anaïs (Arthur ayant préféré lui annoncer pour pas qu’elle puisse espérer quoi que ce soit), que nous étions en couple. Loïc voulait absolument me montrer le super appart’ qu’il avait trouvé à Ustaritz. Je n’avais pas pris le temps d’y aller encore alors, cette fois, je lui promis de venir le voir. L’apéro puis le dîner se déroulèrent à merveille, à notre habitude nous avons bien déconné et bien rigolé. Après le repas, nous allâmes nous installer sur le maxi divan du salon. Je ne sais plus exactement comment ça a commencé mais il m’a traité de salope à un moment, forcément, je me devais de réagir, il prit alors en pleine tronche le coussin que je lui balançai puissamment. Loïc ne tarda pas à réagir et il me sauta dessus dans la seconde afin de me soumettre au supplice des chatouilles, et je les crains. Par moments il s’amusait à me pincer un peu en plus. Prise par le jeu, je ne me rendais pas compte que notre position était quelque peu "sexitante", d’autant que je ne portais qu’un short et un débardeur. Je me mis, par vengeance, à lui pincer les fesses, ce qu’il prit visiblement pour une invitation à des jeux plus érotiques. Il m’embrassa dans le cou, une puis deux fois et de manière plus qu’explicite. C’était fort agréable, j’arrêtai de pincer mon pote pour poser ses mains bien à plat sur ses fesses. Soudain, une sorte d’alarme retint dans ma tête :


— Non… murmuré-je.

— Quoi ? Répondis Loïc.

— Non, fis-je d’un ton plus affirmé. Non, on arrête, on ne va pas plus loin.

— Euh oui, bien sûr comme tu veux. J’ai fait quelque chose de mal ?

— Non du tout, ça n’a rien à voir avec toi. Asseyons-nous.


Une fois tous les deux de nouveau assis et dans une position sans ambiguïté, Loïc, surpris, demanda :


— Écoute, ça a toujours été clair entre nous, je ne me fais pas d’idées, ne t’en fais pas. Après tu n’en as peut-être juste pas envie.

— Rien de tout ça… Je… comment dire, je…

— Tu m’inquiètes là Willow. Toi qui ne passes jamais par quatre chemins pour dire ce que tu as à dire. Tu sais bien que tu peux tout me dire.

— Je suis en… en couple.

Silence de quelques secondes.

— Ah ah ah, se marre-t-il très bruyamment. Mais t’es con ! J’ai vraiment pensé qu’il y avait un problème moi et toi tu fais tes fais des blagues à la con.

— Mais je suis sérieuse Loïc, je suis en couple. Et pour le moment, je suis heureuse comme ça et je ne veux pas le tromper.

— Oh ben merde… je suis sur le cul ! Je suis content pour toi en même temps mais je suis sur le cul ! Qui est l’heureux élu ?

— Maintenant que tu sais, je peux bien te le dire : c’est Arthur.

— Arthur, ton binôme ? Ton meilleur ami ?

— Non, Arthur, celui de la table ronde ! Évidemment mon binôme.

— Et bien Willow, tu m’as déjà surpris plusieurs fois depuis qu’on se connaît mais là, c’est sûrement la fois où je l’ai été le plus. Mais c’est génial pour vous en tout cas. Arthur est un mec génial et toi, ben c’est toi quoi, tu sais que je t’apprécie énormément donc il a bien de la chance de t’avoir aussi.


Je vous passe la suite de la discussion qui ne vous apporterait rien de plus que ce que vous savez déjà. Par contre, sachez que j’ai tout raconté à Arthur en rentrant, le soir même et vous savez quoi ? Il ne l’a même pas mal pris. Il a juste compris et m’a demandé si je voulais qu’il me rejoigne chez moi. Une fois que Loïc a su la vérité, nous avons décidé avec Arthur, vu que ça fonctionnait plutôt bien, de commencer à annoncer nos proches, petit à petit, que nous étions en couple. Après quoi, comme nous n’avions plus à nous cacher et que notre entente ne faisait qu’aller crescendo, Arthur commença à passer de plus en plus de nuits chez moi et moi chez eux de temps en temps mais plus rarement. Nous sommes adultes et donc, rapidement, pour des questions pratiques, et aussi grâce à cet attachement grandissant, l’idée qu’il vienne vivre chez moi fit son chemin plutôt rapidement. Je ne savais pas trop, pour autant, ce que ça donnerait, j’étais même plutôt stressée et peu bavarde (si si ça peut m’arriver !) les deux ou trois premiers jours. Mais jusqu’ici, tout va bien. Un des points forts dans l’annonce de la constitution de notre couple, fut de le dire à mes parents et aux siens. Je vous raconte ça dans peu de temps, j’ai juste une petite anecdote amusante à vous soumettre avant, un petit souvenir rigolo et mignon.


Ça va peut-être vous surprendre mais Arthur ne s’intéresse pas du tout aux voitures, pour lui c’est un truc qui permet de se déplacer d’un point A à un point B, pas plus. Sans être une spécialiste, je m’y intéresse beaucoup plus et j’ai de meilleures connaissances que lui. Un peu avant qu’il vienne vivre chez moi, il se ramena tout fier au taf pour m’annoncer qu’il avait changé de voiture. Je ne pus m’empêcher de lui dire qu’il aurait dû m’en parler avant pour que je puisse le conseiller mais justement, il avait fait exprès de ne rien me dire, il voulait se débrouiller tout seul. Après tout, il a raison, je lui fais confiance sur son côté carré pour ne pas avoir choisi n’importe quoi. Il n’est pas du genre à se faire avoir. Il m’invita à venir la voir sur le parking pour avoir mon avis. Je le suivis un peu amusée, on aurait un peu dit un enfant qui voulait montrer son nouveau jouet à sa copine. Nous marchâmes un peu sur le parking jusqu’à ce qu’il s’arrête devant une Audi A1 blanche, avec une bande noire sur le côté, une série limitée. J’étais littéralement abasourdie :


— Tu l’as fait exprès ?

— De quoi, répondit-il, interdit.

— Mais enfin ! Elle ne te dit rien cette voiture ?

— Pas vraiment, enfin, elle ressemble un peu la tienne, peut-être.

— Elle ressemble ?! Ah ah. C’est exactement la même. Le même modèle, la même série, tout ! La seule différence c’est la couleur, la mienne est noire avec la bande blanche. C’est pour ça que j’ai cru que tu avais fait exprès.

— Non je n’ai pas fait exprès mais c’est peut-être pour ça qu’elle m’a tapé dans l’œil !

— Ah oui sûrement crétin va ! J’y crois pas on va avoir la même bagnole tous les deux, enfin à part la couleur quoi !

— Ce n’est pas très grave après et puis surtout comme je voulais être sûr de mon coup, je me suis bien renseigné avant donc je sais que c’est une bonne voiture et c’est le plus important. Hé Willow, ça fait un peu Yin et Yang en plus ah ah.


L’enthousiasme et l’humour d’Arthur sont rafraîchissants. En plus, mais ça, vous le savez déjà, il est avant tout, respectueux, responsable et réfléchi. Je suis de plus en plus à l’aise à ses côtés. Mais bon, ne restons pas trop sur cette anecdote, c’était juste pour dire que c’était amusant quoi. Les deux qui vont suivre seront plus intéressantes je pense.


Cette fois-ci, ça se passe donc après que nos ami(e)s aient appris la vérité. Il était temps pour moi d’annoncer la nouvelle à mes parents et aux siens, juste avant l’emménagement d’Arthur. Nous avions réussi à obtenir quelques jours de repos et nous décidâmes que nous allions en profiter pour aller apporter en direct la nouvelle à nos proches. Le programme était simple : on filait chez mes parents pour deux jours puis direction Bordeaux pour prendre l’avion afin de nous rendre chez les parents d’Arthur, en Alsace, vers Strasbourg mais j’ai plus le nom du bled en tête. Et après la visite chez ses parents, Arthur m’avait concocté une petite surprise… je me demandais bien à ce moment-là ce que ça pouvait être. Je connaissais peu ses parents, je n’étais jamais allée en Alsace. Ils étaient simplement venus deux ou trois fois voir Arthur, du moins en ma présence, sinon c’est plutôt lui qui y allait.


Ainsi, le week-end suivant, nous partîmes pour Lacanau. J’avais dit deux choses à ma mère : que je venais accompagnée de mon meilleur ami, Arthur et que je devais lui dire un truc avant de partir en vacances. Elle a bien essayé de me tirer les vers du nez mais j’ai été solide et je n’ai rien lâché. Nous arrivâmes le vendredi en fin d’après-midi, pour l’heure de l’apéro, le bon moment quoi. Ma mère était toute contente de revoir Arthur, elle l’a toujours bien aimé, et mon père avait tout préparé pour l’apéritif. Quelques minutes plus tard nous étions tous attablés, en train de lever notre verre à notre retour de mission et à notre petite semaine de vacances. Ma mère qui voulait savoir ce que je voulais lui annoncer, demanda :


— Alors Willow ?! Qu’est ce que tu as à nous dire ? Ce n’est rien de grave j’espère… Dis-nous vite.

— Ce que tu es impatiente. Mais d’accord, je vais te le dire. Bon en fait, voilà, avec Arthur nous sommes en couple depuis quelques semaines. Et comme ça roule plutôt bien, il vient s’installer chez moi bientôt.


Les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte, ils étaient plus que surpris, en plein bug. Ma mère cligna enfin des yeux et laissa, par la même occasion, échapper une petite larme tandis que mon père, lui, souriait un peu bêtement. Ma mère reprit la parole avec un peu de difficulté :


— Alors là Willow, tu me fais bien plaisir. Je suis contente pour toi, c’est un bon garçon.


Voyant Arthur un peu crispé, je sermonnai gentiment ma mère :


— Enfin Maman ! Tu es en train de le gêner le costaud ! Ne dis pas des choses comme ça voyons, tu vas le faire fuir !


Mon père ne put s’empêcher d’exploser de rire ; je le suivis de bon cœur. Ça détendit Arthur et ma mère, elle, souriait toujours de la bonne nouvelle. Mon père leva son verre, nous enjoignant d’en faire autant, il nous invita à trinquer de nouveau mais cette fois à la santé du nouveau couple et à son avenir. L’apéro puis le repas qui suivit furent d’une joie à la fois légère mais sincère et naturelle. Ma mère était aux anges, plus encore que pour tout ce que j’avais pu accomplir dans ma vie. Mon père, plus mesuré dans son expression, était ravi également. Arthur, lui, était comme toujours, pile à sa place, sage et n’en faisant pas trop. Je passais un moment formidable, ces vacances commençaient vraiment bien. En fin de repas, nous laissâmes les hommes faire la vaisselle et allâmes nous promener avec ma mère.


— Je pensais bien que ça te ferait plaisir, lui dis-je.

— C’est que, même si je ne peux pas prédire l’avenir, je sais qu’Arthur est un homme droit, responsable et respectueux, il ne te fera jamais de mal. Et je suis certaine aussi que si tu as décidé de te mettre en couple c’est que tu étais sûre de toi. Tu n’aurais pas pris cette décision à la légère. J’ai confiance en tes choix.

— Et bien… merci Maman. Tu es même plus confiante que moi à vrai dire. J’attends de voir ce que ça donnera lorsque l’on vivra ensemble quand même. Mais je reconnais qu’être en couple avec Arthur c’est apaisant, réconfortant mais sans être étouffant. Il m’écoute, il ne fait pas juste semblant et il veut avant tout être là pour moi. Il est hyper attachant ce mec et puis, je le trouvais déjà plutôt beau avant mais c’est de plus en plus le cas depuis qu’on est ensemble. Y a comme un truc qui se passe en moi à chaque fois que je le vois arriver…

— Ah, ça, c’est l’am…

— Non non ! Ne dis pas ça, s’il te plaît. Je le dirai moi-même quand je le sentirai mais qu’on ne le dise pas à ma place.

— D’accord, d’accord. Ah, au fait, dans le rayon bonnes nouvelles, j’en ai eu de ta cousine Elea.

— Oh Elea, chouette, qu’est ce qui lui arrive ?

— Elle est toujours sur Rennes, elle a gagné ses premières courses de moto, elle ne cesse de monter dans les catégories. Faut croire que toutes les filles de la famille sont des femmes fortes avec de gros caractères.

— Ah ah, ça oui ! Tu l’as dit ! Il faudra que je l’appelle, à l’occasion quand même.

— Oui, tu n’auras qu’à l’inviter à ton mariage.


Après un court silence, ma mère me regarda avec un œil rieur qui me fit perdre le regard noir que je lui préparais et nous explosâmes de rire en même temps avant de repartir finir notre balade. Le reste du week-end fut tout aussi agréable. Nous partîmes le dimanche soir de Bordeaux, en avion, pour l’Alsace, histoire d’aller voir les parents d’Arthur.


Bon, désolé les amis mais je ne vais pas vous raconter en détails comment s’est passé le court séjour chez les parents d’Arthur. C’était à peu près la même ambiance que chez les miens. Ses parents sont adorables, il a de qui tenir. Mais ça ne vous avancera à rien d’en savoir plus. Je pense que c’est bien plus intéressant que je vous raconte les jours suivants et la surprise que m’a réservée Arthur…


Vous ne serez pas surpris de lire que j’étais hyper impatiente dans la voiture que nous avaient prêtée les parents d’Arthur. Il conduisait, impassible à toutes mes suppliques et tentatives de corruption (une petite pipe en roulant par exemple), ce qui eut pour résultat de me faire faussement bougonner. Arrêtés à un feu, j’en profitai pour lui plaquer la tête contre la vitre de sa portière en lui ordonnant d’avouer ! Mais ça le fit juste ricaner. Je n’avais pas la moindre idée d’où nous pouvions nous rendre mais nous étions sur des petites routes, en campagne. Soudain il tourna "rue du vieux moulin" et m’annonça que nous étions pratiquement arrivés. J’allais enfin savoir ce qu’il avait préparé : "La Cheneaudière, Relais-Château" indiquait la pancarte. J’aperçus alors un énorme bâtiment à l’architecture moderne, principalement fait de bois avec en arrière-plan la verdure des montagnes, c’était juste wouah !! C’était donc une hôtellerie de grand standing, avec restaurant, spa et tutti quanti. Arthur n’avait pas fait les choses à moitié, j’étais scotchée. Quelle excellente idée, ça allait nous faire le plus grand bien, j’en étais sûre : se reposer, se détendre, prendre soin de nous, profiter, etc. Un excellent programme quoi ! A peine la voiture arrêtée, j’embrassai langoureusement Arthur pour le remercier de cette jolie attention, j’en profitai pour lui glisser qu’il aurait bien mérité sa petite pipe tout à l’heure du coup. Il sourit simplement en me disant que ça valait le coup d’attendre de découvrir la surprise. Nous passâmes par l’accueil pour annoncer notre arrivée, confirmer ainsi la réservation et récupérer les clés de la chambre. Enfin, de la suite en fait ! Arthur avait carrément réservé une des plus belles suites de l’hôtel. L’hôtesse d’accueil nous invita à la suivre, nous lui emboîtâmes donc le pas dans le hall. C’était incroyable, tout était beau, nickel, l’atmosphère, calme et rassurante. J’avais hâte de découvrir la chambre…


La suite qui s’appelait "les cimes" portait bien son nom : située tout en haut de l’établissement, la chambre était immense, équipée de grandes fenêtres et d’une terrasse superbe avec vue à 360° sur les forêts montagneuses ou les montagnes forestières (comme vous voulez). Sur cette terrasse, étaient installés une table avec ses chaises ainsi qu’un jacuzzi, histoire de se faire un petit moment de détente, au coucher du soleil. Le lit était king size, la chambre parfaitement agencée et, cerise sur le gâteau, une salle de bain juste magnifique munie d’une douche à l’italienne qui promettait des moments très très chauds, et pas qu’à cause de la flotte ! Et je peux vous dire, que nous avons bien profité. "Ils furent heureux et baisèrent comme des castors." (citation de film, vous avez ?), cela pourrait être le résumé rapide de notre séjour à la Cheneaudière. Nous avons testé tous les recoins possibles de la suite et de la terrasse. Après ces quelques semaines passées ensemble, nous nous connaissions déjà bien mieux, y compris, et surtout, (rapport à ce dont on parle) sur le plan sexuel. Arthur avait donc bien capté que j’aimais particulièrement qu’on s’occupe de mon petit trou. Il se révéla vite expert en la matière et ce séjour alsacien à ce niveau-là restera dans nos mémoires, dans nos annales et dans ma mémoire anale par la même occasion. Arthur est habile de ses doigts, précis et il sait doser à la perfection le rythme et les à-coups. Cette douche lui permit de montrer une fois encore à quel point, j’eus droit à un doigtage délicieusement énergique de mon anus. L’eau nous couvrait tous les deux, moi debout, penchée en avant, et lui derrière moi, deux doigts fichés dans mon cul. Bien évidemment, comme à son habitude, il ne se contenta pas de me stimuler d’une seule façon, il est vraiment doué pour ça. On sent que son vrai plaisir c’est de donner du plaisir. Bon après, avec moi il sait qu’il a aussi le droit au grand jeu, je lui rends bien ce qu’il donne. Et cette fois-là dans la douche magnifique de la Cheneaudière, je le rendis dingue moi aussi. Ce fut, selon ses dires juste après, un des plus grands moments de sexe de sa vie ! J’en fus grandement flattée et je dois reconnaître que je partageais ce sentiment mais je me gardais bien de lui dire. Je reste Willow ! Ne l’oubliez pas.


L’épisode de la douche fut un des nombreux passages coquins que nous avons partagés durant ce séjour. Je vous ai parlé de plusieurs recoins tout à l’heure, et bien en dehors de la douche et du lit, nous avons bien évidemment baisé dans le jacuzzi (lui assis et moi le chevauchant), sur la terrasse (contre la balustrade), sur la table extérieure, sur le pouf (qui est le con qui a dit "c’est toi la pouffe ?!?"), sur une des chaises hautes du bar, par terre, un peu partout quoi. De vrais castors des montagnes en rut je vous dis. Entre le passage chez mes parents puis chez les siens et ce séjour, on peut dire que c’était vraiment le bon prélude à notre emménagement ensemble. Tout ça commençait à sentir vraiment bon quand même. Je fais comme si tout avait été facile mais ce n’est pas le cas bien sûr. J’ai beaucoup douté dans les premiers temps, j’ai même sûrement été casse-couilles avec Arthur (mais c’est comme ça qu’il me kiffe après tout), c’était bizarre parce que tout se passait bien mais j’étais dans l’anticipation de problèmes qui n’arrivaient pas. Bon j’étais quand même mimi hein, pas juste une peste. Le truc malin, la bonne idée d’Arthur, ça a vraiment été de me laisser continuer avec Alex, sans ce yoga ou "yo-gars" je n’aurais probablement pas tenu les premiers temps. Aujourd’hui je tiendrais même sans ça je pense mais ça reste un vrai plaisir, un moyen de lâcher prise pour moi. Arthur ne l’a jamais mal vécu, je lui ai demandé à maintes reprises parce que je ne voulais pas le faire souffrir. Voilà ce qu’il me répétait souvent : "Pour moi, ce n’est pas de la tromperie, tu fais une activité physique avec quelqu’un d’autre juste. Une activité que je ne peux pas pratiquer avec toi moi-même, comme si tu allais au tennis et que moi je ne savais pas du tout ou n’aimait pas jouer." Cette réponse me faisait toujours un peu sourire. Il me passait et me passe toujours de la crème apaisante quand j’ai des marques après les sessions, il pose rarement de questions et il s’entend de mieux en mieux avec Alex. Il vit clairement bien cette situation et je m’en réjouis. Comme je me réjouis de bien vivre, de mon côté, la vie de couple, surtout en vivant ensemble, ce qui n’était pas gagné d’avance. Peut-être que ce n’est possible que parce que c’est avec Arthur, que notre relation était déjà forte avant, elle ne repose pas que sur une envie simple. Le coup de foudre, c’est super dans l’idée mais on découvre la personne au fur et à mesure, et là ça coince de plus en plus. Enfin ça peut coincer.


Cela dit, l’autre jour Arthur m’a fait un truc auquel je ne m’attendais pas venant de sa part. Je sortais juste de dix jours de FMIR, c’est de la formation de recrues. Je rentre à l’appart en tout début de matinée, un peu crevée du séjour de boulot. Arthur ne bosse pas aujourd’hui donc il sera ptet encore au lit. Je ne suis pas mécontente de rentrer, ça ne fait pas de mal de s’éloigner un peu, on est contents de se retrouver comme ça. Je m’avance vers la salle de bain, histoire de me passer un coup sur la tronche et avant de rejoindre Arthur quand soudain, j’aperçois juste là, au bas de la porte : un boxer sale d’Arthur qui traîne ! Ça, c’est vraiment bizarre ! Je ne comprends pas ce qu’il se passe, il est bien trop carré et maniaque, bien pire que moi, pour faire ça. Chelou. Je rentre dans la chambre mais il ne s’y trouve pas. Alors que je me rends au salon, je le retrouve endormi en jogging sur le tapis, près de la table de salon. Sympa l’accueil dis donc. Je le réveille sans prendre vraiment de gants.


— Oooh Willow, déjà rentrée ! Je suis content de te voir. Tu m’as manqué tu sais.

— Non je ne sais pas non. Qu’est ce qui s’est passé ici ?!

— Ben Loïc est passé et il était à fond, comme d’hab. Il a apporté des trucs à boire et m’a fait jouer à un jeu pour picoler. Tu sais comment il est, j’ai pas pu dire non. Puis je me souviens être passé à la salle de bain pour virer mes fringues et mettre le jogging, je sais que j’ai rangé la cuisine aussi et puis pouf, plus rien. Et là te voilà, c’est agréable comme première vision.


Oh putain ! Je vais me le faire ! Ça y est, il me prend pour sa boniche ! La colère monte en moi à une vitesse folle, si on était dans un épisode de Dragon Ball Z, je me transformerai en Super Sayan là. Vous l’avez compris, je suis hyper énervée. Mais allez, zen (merci yoga), je respire un grand coup, lui jette un regard hyper noir et lui balance calmement :


— T’en as de la chance toi ! Moi je rentre juste de dix jours avec des bleus, je suis crevée, je trouve un caleçon sale devant la porte de la salle de bain où je voulais me rendre pour être bien avant de voir mon mec dans la chambre, mais il n’y était pas, il dormait comme une crotte par terre, dans le salon. Je voulais me doucher mais je crois que tu vas y aller avant moi, tu en as plus besoin que moi. Et en passant monsieur le maniaque, tu pourras jeter ton boxer au sale.


Après quoi, je lui fais un grand sourire puis me lève et me casse dans la cuisine pour me faire un café. Mais en passant devant le frigo, j’aperçois un post-it sur le frigo. Il y a un mot dessus, je connais cette écriture :

"Hé Willow ne sois pas trop dure avec Arthur, c’est de ma faute !

Loïc"

Bon, forcément ça me fait rigoler, mais qu’il est con celui-là, c’est pas possible ! Finalement, ça ne s’est pas terminé en engueulade mais c’était drôle pour moi de taquiner Arthur pour lui faire "payer" sa petite négligence.


Oh mais en parlant de taquiner, il faut que je vous raconte notre nouveau petit jeu. Ça a démarré un peu à cause de moi, ça ne vous étonnera pas. Alors, ce matin-là, Arthur est parti avant moi au travail parce qu’il y a une réunion avec les collègues, ce n’est pas obligatoire donc moi, je sèche (c’est le genre de truc où on passe plus de temps à enculer les mouches qu’autre chose). Mais Arthur est bien trop carré pour rater le moindre évènement au travail. Je suis bien contente d’être restée parce que j’ai reçu un colis hier, mais je n’ai pas eu le temps de l’ouvrir. Je déballe tout ça et YES c’est ma dernière commande de sous-vêtements, deux ensemble très sympas normalement. J’essaye le plus coquin des deux, un ensemble noir, très joli : le soutien-gorge et la culotte sont très légers, mélange de transparence et d’arabesques fleuris plus opaques. Il me va objectivement divinement bien. Pour ajouter au plaisir des yeux, j’ajoute le harnais de cuir noir dont je vous ai déjà parlé. Je me mate dans le miroir et je suis foutrement canon. Le contraste entre ma peau blanche, qui a l’air toujours aussi douce (Arthur avait bien fait de le souligner) et le noir des sous-vêt’ est aussi marqué qu’attrayant. J’ai de belles courbes et des formes juste où il faut. La transparence partielle du soutif et de la culotte laisse deviner nettement certaines parties plus privées de mon anatomie. De plus le harnais relève un peu plus mon cul déjà fort agréable à regarder. Je ne résiste pas à l’envie d’immortaliser cette vision ; je me saisis de mon téléphone et prends deux ou trois photos de pile et de face (on n’a jamais vu une pièce d’une telle valeur). Je pense à Arthur, au spectacle qu’il est en train de louper et une idée rigolote me vient en tête. Je sais qu’il garde toujours son téléphone en silencieux, au cas où, au boulot et comme j’aimerais qu’il soit avec moi au lieu de là-bas, je vais lui faire regretter d’avoir préféré le taf à sa super copine. Je lui envoie donc un triple message : d’abord un pour la panique "Urgent, ça craint, regarde !". Puis je lui balance trois de mes photos. Et enfin, j’ajoute "Alors, c’est bien ta réunion ?". Oui, je sais, c’est cruel mais bon, je suis là, toute seule, bien foutue, sexy à souhait et du coup j’ai envie de baiser mais ce crétin, lui, il est au boulot. Il me tarde de savoir comment il a réagi. Quand j’arrive à la base, une heure plus tard, Arthur m’attend au portail, il s’avance vers moi et dit d’un ton mi-amusé mi-énervé :


— Tu es vraiment une sacrée petite peste tu sais !

— Ah ben, merci dis donc ! Moi qui pensais te faire plaisir ! C’est si horrible que ça de me voir comme ça ? Réponds-je en faisant un clin d’œil.

— Tu fais la maline parce que tu sais que ça a bien fonctionné, vilaine ! Tu aurais vu ma tête, sur le coup j’ai eu peur et quand j’ai vu les photos, j’étais comme bloqué, hypnotisé et gêné en même temps. Le message que tu as envoyé ensuite, sur le coup je n’ai même pas fait attention à ce qu’il disait.Et bien sûr, le gars qui avait la parole à ce moment-là, me voyant pas bien, m’a demandé ce qu’il se passait, si j’avais reçu une mauvaise nouvelle.

— Ah ah excellent, je suis vraiment la meilleure ! T’as répondu quoi ?

— Ben je n’avais forcément pas préparé d’excuse donc j’ai inventé un truc à la con : j’ai dit que tu avais eu un problème avec la machine à laver et qu’il y avait de l’eau partout dans ta cuisine.

— Oh ben dis donc, quelle invention pourrie !

— Je sais oui, tout le monde m’a regardé d’un drôle d’air en se demandant pourquoi ça me touchait autant. Puis ça a repris et j’ai relu ton dernier message qui m’a fait sourire intérieurement. Bref, si on te demande , tu confirmes l’histoire de la machine.

— Oui bien sûr, t’inquiète.


Alors qu’on se décide à rentrer tous les deux dans la cour de la base, Arthur, d’une voix taquine, ajoute :


— Par contre, je me vengerai....


Sur le coup, je me marre en me disant qu’il dit ça en l’air. Et pourtant… trois semaines plus tard, j’ai totalement mis ça dans un coin de ma tête, je suis dans la salle d’attente qui est bourrée de monde. Soudain mon téléphone vibre. Je le prends ; tiens c’est un message d’arthur : “Willow, c’est chaud, regarde ce que je viens de trouver dans ton appart.” Qu’est ce qu’il a bien pu trouver chez moi pour envoyer un message si inquiet et sombre. J’attends quelques secondes quand je reçois deux fichiers-images et là, je m’étouffe avec ma salive et part dans une quinte de toux mêlée de gêne et de surprise. Sur les deux photos, Arthur est très hot. Si si, je vous assure, il se lâche le binôme ! Sur la première il est allongé sur le lit, en boxer CK, qui moule à la perfection son sexe dur à souhait, et en noir et blanc. Tandis que sur la deuxième il s’est pris de derrière, son dos musclé m’apparaît alors, ainsi que son cul qui l’est tout autant et cette fois il a laissé tomber le bas. Franchement, ça donne envie me dis-je furtivement, entre deux toux. Et bien sûr, comme moi, il ajoute un petit message. “J’espère qu’il n’y a pas trop la QUEUE dans la salle d’attente…” Il m’a bien eu l’enfoiré ! Je suis une bonne joueuse vous voyez, enfin je dis ça mais en rentrant, il a intérêt à assurer parce que maintenant j’ai grave envie de baiser.


Et voilà, depuis, c’est devenu notre petit jeu et régulièrement, dans des moments inopportuns, on s’envoie des nudes. Bon, les amis, c’est pas que je m’ennuie avec vous mais Arthur m’attend pour une autre de nos passions communes, nous avons commandé un énorme plateau de sushis qu’on va déguster en papotant.


A très vite… Non non, ce n’est pas encore fini.

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