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World of Domination

Chapitre 2

Rencontre inattendue

Divers

Incapable de faire le moindre mouvement, Mégane observa l’imposante créature s’avancer vers elle d’une démarche pesante. Elle était littéralement tétanisée.


Le gardien était fait de bois et d’écorces ; des gemmes chatoyantes remplaçaient ses articulations et un genre de lierre drapait son corps à l’instar d’un gilet de fourrure. Il baissa une tête couronnée de végétations pour transpercer la jeune fille de son regard émeraude.


Mégane se sentie propulsée en plein cœur d’une jungle millénaire. Les fragrances de humus et de terre humide lui parvinrent ; le chants d’une myriade d’oiseaux résonna autour d’elle ; le vent souffla dans la canopée, faisant bruisser les feuilles.


Le gardien rompit le contact visuel et la jeune fille se demanda si elle n’avait pas simplement rêver ce qui venait de se produire. Dans un grincement de vieux bois, la créature allongea son bras et ouvrit une main constituée de pierres et de racines. Devant les yeux de Mégane, une fleur violette se mit à croître au centre de la paume ouverte.


-C’est ... c’est superbe, émit-elle, hésitante quant à la marche à suivre.


Le gardien fit un léger mouvement vers elle.


-C’est pour moi ?


N’obtenant aucune réponse, elle cueillit délicatement la fleur en jetant un regard apeuré à la créature. Satisfait, le gardien fit demi-tour.


-Attends. Je ... tu as mal ?


Il baissa les yeux sur la flèche que désignait la débutante. Il devait avoir oublié son existence car il arbora une expression perplexe (autant qu’une telle créature puisse exprimer pareil sentiment).


-Je peux la retirer, si tu veux.


Comme il ne réagissait pas, elle osa effectuer un pas en avant. Elle prit son absence de réaction pour un assentiment. Elle se hissa sur la pointe des pieds, saisit l’empennage de la flèche à pleine poigne et tira d’un coup sec. Le gardien considéra longuement la jeune fille avant de disparaître dans le sous-bois.


Mégane resta plantée au milieu du sentier, la flèche dans une main, la fleur dans l’autre, à se demander ce que c’était que ce jeu bizarre ...


-Bon, maintenant que je suis seule, marmonna-t-elle à son intention, autant rentrer au village. Je crois que Raymond m’a emmené dans un lieu un peu trop dangereux pour moi. D’ailleurs, je me demande ce qui se passe quand on meurt ... J’imagine qu’on doit ...


sa phrase resta en suspens lorsqu’elle distingua une silhouette campée au milieu du chemin. C’était le varney blindé. Il renifla l’air, balança sa gueule recouverte de plaque d’os de droite à gauche avant de s’élancer vers elle.


-Tout compte fait, je ne veux pas savoir maintenant, émit la débutante qui décampa aussi vite que ses jambes le pouvaient.


Elle courut pendant un long moment. Lorsqu’elle jeta un regard par-dessus son épaule, le varney blindé avait disparu. Essoufflée, elle s’assit contre un arbre.  


-Bon, je comprends rien. D’abord je me fais agressée par des joueurs, après, un monstre tue mon pote, il m’offre une fleur et, pour finir, une espèce de chien en armure s’en prend à moi. Tout ça, en moins d’une heure.


Constatant qu’elle tenait toujours la flèche et la fleur, elle ouvrit son inventaire pour y déposer ses biens qui flottèrent aux côtés de la dague. Elle reporta son attention sur les autres onglets : statistiques, pouvoir, carte ... elle sélectionna ce dernier, remplaçant son tableau de bord par un long parchemin entièrement vierge à l’exception du coin inférieur droit. Il y était inscrit Village au Cerisier et, juste à coté, Bois du guet-apens. Elle reposa sa tête contre l’écorce de l’arbre le temps de rassembler ses idées.


Au loin, le ciel se colorait de bronze. Comme l’avait prévenu Raymond, elle devrait trouver un abri pour la nuit. Qui sait sur quoi elle pourrait encore tomber ? Un monstre volant ? Ou pire, un joueur qui se moquerait d’elle !  


Mégane marcha plusieurs minutes jusqu’à ce qu’une odeur de fumée lui chatouille le nez. Distinguant entre les bois le lueur d’un feu de camp, elle obliqua tout naturellement vers cette promesse de réconfort.


Une tente avait été dressée non loin du brasier ; son propriétaire, un homme assis dos à Mégane, attisait les braises à l’aide d’un bâton.


-Bonjour, je ...


L’étranger sauta sur ses jambes en poussant un hûrlement bestial.  


-C’est la fin pour toi, rugit-il en s’emparant d’une hache à double tranchant.

-Non, non, arrêtez ! cria Mégane en levant ses mains vides.

-Qu’est-ce que tu me veux ? Pourquoi t’es pas armée ? T’es une magicienne, c’est ça ? Si t’ouvres la bouches, j’te bute.


La jeune fille bafouilla le début d’une excuse ; l’étranger dégaina un couteau qu’il plaqua contre sa gorge, un rictus mauvais tordant sa bouche.


-Un mot, siffla-t-il, et je te dépixelise.  


Mégane ne sut pas quoi faire. Le regard de l’homme était aussi tranchant que son arme ; elle avait l’impression qu’il la taillerait en pièce quoiqu’elle fasse. Elle fit donc l’unique chose que son cœur lui dictait de faire : elle fondit en larme.


-Mais ... mais ...  


Désarçonné par cette réaction, l’homme relâcha la pression. Il finit par éloigner sa lame sans que cela n’ait l’air de calmer les pleurs de la débutante.  


-Mais enfin, reprenez-vous. Je ... je range mes armes, voilà. Vous ... heu ...Tu vois ? Je n’ai plus d’arme.


Comme Mégane restait inconsolable, l’homme balaya du regard son endroit de camp à la recherche d’un objet qui pourrait la rasséréner. Il lui tendit un bout de côtelette rôtie.


-C’est ... hum ... c’est du reptozaure. Je l’ai tué ce matin, il est tout frais.


Mégane accepta timidement, les épaules toujours secouées de sanglots.


-Je suis désolé, je pensais que tu voulais m’attaquer. Tu veux ... heu ... tu veux t’asseoir ?


La jeune fille acquiesça en reniflant. Alors qu’elle s’installait au coin du feu, l’homme la détailla avec une curiosité presque enfantine. À côté de l’air agressif qu’il affichait quelques secondes auparavant, on aurait dit une personne complètement différente. Si elle n’avait pas été dans cet état, Mégane en aurait ri.


L’étranger avait tout l’air d’un guerrier. Sa carrure à elle seule était impressionnante mais, recouvert d’une armure comme il l’était, il prenait des proportions colossales. Bien que ses traits de visages semblaient être tirés du roc, son expression curieuse en adoucissait les angles tout en émoussant la dureté de ses yeux gris.  


Un silence pesant naquit entre eux. Elle tenait toujours la pièce de viande provenant de Dieu sait quel animal sans faire mine d’y goûter, tandis que le guerrier la dévorait ouvertement des yeux. C’est lui qui rompit le silence :


-Pourquoi ... pourquoi tu ne m’attaques pas ?

-Pourquoi veux-tu que je t’attaque ?

-Je ne veux pas que tu m’attaques.

-Eh bien moi, je ne veux pas t’attaquer.


Le silence qui suivit fut encore plus long que le précédent. À nouveau, l’homme parla :


-Je ne comprend pas.

-Comme ça, on est deux.

-Deux quoi ?

-Deux à ne pas comprendre.

-Qu’est-ce que tu ne comprends pas, toi ?  

-Tu veux que je te dise tout ce que je ne capte pas ? fit Mégane en reniflant de frustration. Je ne comprend pas comment tout ça est possible, pourquoi, à quoi ça sert, ce que je fous ici, le gardien, ce morceau de viande et plus ou moins tout le reste de ce monde déjanté.  


L’étranger la dévisagea.


-Je suis désolé, murmura-t-il.

-De quoi ?

-De t’avoir fait pleurer.

-Tu t’es bien rattrapé, fit-elle avec un pauvre sourire en désignant la côtelette. Qu’est-ce que tu ne comprends pas, toi ?

-Ça n’a pas d’importance. Tu ne manges pas ?

-Eh bien, hésita la jeune fille, en fait, je suis végétarienne.  

-Végétarienne ? Qu’est-ce que c’est ?

-Tu sais, ça veut dire que je ne mange pas de viande.

-Ah bon, mais qu’est-ce que tu manges, dans ce cas.

-Bah tout ce qui n’est pas de la viande.


Nouveau silence.


-Tu comprends ou pas ?


L’homme secoua négativement la tête.


-Je ne mange pas de viande pour l’écologie, c’est tout. Enfin, c’est surtout parce que je ne n’aime pas faire souffrir les animaux.

-Je mange de la viande parce que j’en avais, répliqua-t-il avec simplicité. Et j’en avais parce que ce reptozaure a croisé ma route ; il faut bien se défendre ... C’est quoi un « lécologie » ? Je n’ai jamais entendu parlé de ce monstre.

-L’écologie, le reprit-elle, ce n’est pas un monstre. Enfin, ça l’est peut-être pour certaine personne ... C’est un mode de vie qui ... heu ... qui te rend responsable de ton monde ... je pense. Ça a du sens ce que je dis ?


L’étranger fit non de la tête. Manifestement, il était davantage perdu après les explications qu’avant. Ayant brièvement analysé la question, Mégane en vint à la conclusion qu’être végétarienne dans un jeux vidéo était quelque peu dénué de sens. Considérant son bout de viande d’un œil sceptique, elle haussa les épaules avant d’y mordre à pleine dent. L’homme parut satisfait.


-Je m’appelle Paragon le Désosseur, se présenta-t-il avec un sourire chaleureux.

-Megg, sourit la rouquine, la bouche barbouillée de graisse.


Végétarienne depuis toute petite, elle n’avait pas touché de viande depuis des années. Néanmoins, elle devait admettre que ce repas était réellement savoureux.


Uniquement troublé par les mastications de Mégane, le silence suivant fut plus serein.


-Qu’est-ce que tu fais ici ? questionna Mégane, une fois son repas englouti.

-Eh bien, je faisais cuire du reptozaure.

-Oui j’ai vu ça. Mais ... heu ... j’avoue que je ne comprends rien à ce jeu, tu joues depuis longtemps ?

-Jouer ? Heu ... non, pourquoi.

-Non mais, je veux dire, tu es dans ce monde depuis longtemps ?

-Oh, oui.

-Tu peux sans doute m’aider, dans ce cas. (Elle ouvrit sa carte) Je pense que j’aimerais retourner au village mais il y a un monstre sur le chemin. Est-ce que tu connais une route plus sure ?


Paragon s’installa à ses côtés ; il étudia la carte d’un œil critique avant de tapoter un point :


-On est là, le bois du guet-apens. Pour retourner au village, il n’y a qu’un seul chemin mais si tu me dis qu’il y a une créature qui te bloque l’accès ... mmh ... je peux te raccompagner demain, si tu veux.

-Oh oui, ce serait super chou de ta part ! s’écria-t-elle en tournant la tête.


Elle se rendit alors compte que le visage du guerrier se trouvait à quelques centimètres à peine du sien. Une question existentielle surgit dans son esprit : était-ce pareil que dans la vraie vie ? Elle devait savoir.


Sans prévenir, elle posa ses lèvres sur celle du Désosseur qui, stupéfait, ne sut comment réagir. C’était chaud, doux et humide, leur respiration se mêlait, le cœur battait, l’envie d’avoir plus l’envahit ... Oui, tout était là.


La jeune fille recula, sa main devant la bouche.  


-Pardon, pouffa-t-elle. Je voulais juste voir si c’était pareil que dans le vrai monde ...


Paragon n’avait pas bougé d’un millimètre. Les yeux ronds comme des soucoupes, la bouche entrouverte, il ressemblait à Mégane lorsqu’elle avait vu Raymond se faire rouler dessus par le gardien.


-Ça va ? Je suis désolée, j’aurais peut-être dû te demander avant mais j’étais curieuse ; il fallait que ...


L’homme la saisit par la nuque pour l’embrasser ardemment. Il s’y prenait comme une jeune adolescent : plein de fougue et de désir mais dépourvu d’expérience. Mégane le laissa faire brièvement avant de prendre les choses en mains. Sans rompre le baiser, elle se plaça à califourchon sur ses genoux.


Ils haletaient vivement tous les deux. Constatant que le Désosseur ne savait pas quoi faire de ses mains, Mégane les saisit pour les poser sur ses fesses. Comme elles restaient là sans rien faire, elle souffla :


-Caresse-moi !

-Ah ... heu ... oui, pardon, je pensais que ...


Mégane le fit taire d’un baiser. Doucement, comme s’il marchait sur le territoire d’un cogneur hurlant, Paragon entreprit de malaxer le magnifique postérieur de la jeune fille. Elle se cambra, encourageant le Désosseur à mettre plus d’ardeur dans ses massages. C’est ce qu’il fit et Mégane ne put retenir un petit geignement.


-Pardon, réagit l’homme, je ne voulais pas te ...

-Continue, idiot.


Mégane se débarrassa de sa tunique, dévoilant une paire de seins d’une blancheur immaculée. L’homme afficha une expression émerveillée qui fit rire la débutante. Elle l’attira vers sa poitrine et, avec une docilité exemplaire, le Désosseur posa sa bouche brûlante autour d’un téton qui durcissait sous le coup de l’excitation. Elle gémit, renversant sa tête en arrière.


-Oui ! murmura-t-elle. N’arrête pas de me peloter.


Les mains de Paragon s’activèrent à nouveau, pressant les fesses de la jolie rousse de plus en plus fermement. Pendant ce temps, sa langue explorait les contours du tétons dressé, effectuant des hauts et des bas comme pour tester la résistance du petit organe.  


La jeune fille sentait l’excitation grimper à une vitesse folle. Elle pressa la tête de l’homme contre ses seins pour encourager ses caresses linguales. Son corps était parcouru de délicieux frissons tandis que son bassin semblait se frotter de lui même contre l’armure du Désosseur. Elle chercha les lanières qui maintenait le tout en place :


-Retire-moi ça. Vite !


Il s’exécuta. Une fois débarrasser de l’encombrant plastron, la débutante put admirer son impressionnante musculature. Il possédait une spectaculaire collection de cicatrices que Mégane s’amusa à suivre du bout ds doigts. Posant une main sur le pectoral gonflé de Paragon, elle se pencha pour l’embrasser à nouveau. Se faisant, elle frotta son torse contre le sien et fit naître une myriade de fourmillements dans leur corps. Elle attrapa la main du guerrier pour la poser directement contre son mont de Vénus. Paragon ne sut quoi faire face aux frusques qui lui bloquaient l’accès ; il se contenta d’en caresser les formes avec avidité.


-Déshabille-moi, ordonna Mégane dans un souffle rauque.


L’homme la dévisagea comme si elle venait de lui demander de s’introduire de son propre chef dans la gueule d’un Mégalophage.  


-Quoi ? Mais ... mais ...

-C’est bon, je m’en occupe, s’impatienta-t-elle.


Elle souleva un genou, se débarrassa de ses braies, puis plaqua la bouche de Paragon contre sa poitrine en feu. Elle reprit sa main pour la diriger vers son intimité bouillante de désir. Lorsqu’il toucha son puits d’amour, tout son corps fut parcouru de frissons électriques. Bien que les doigts s’agitèrent sans donner l’impression que Paragon avait la moindre idée de ce qu’il faisait, elle se sentit fondre d’excitation.


-Attends, fit Mégane maternellement, (elle écarta ses lèvres intimes pour indiquer son centre du plaisir) juste ici, voilà, le petit bouton, tu vois ?... Mmh oui ! C’est aussi bon que dans la vraie vie !

-Il y a un trou ?

-Mmh ? Oui, après. Ooh continue de caresser mon clitoris ! Oh mon Dieu !


De plus en plus avide, Mégane glissa une main sous son haut-de-chausses. Excité comme il était, le sexe de Paragon paraissait bien à l’étroit dans cette culotte en peau. Mégane en savoura la chaleur et la dureté. Elle voulut le libérer mais, une fois encore, se retrouva face à un ennemi trop coriace pour elle : un système de fermeture inconnu.


Motivé par les incroyables sensations que les caresses de Mégane avait éveillées en lui, le Désosseur accourut à son secours. En un temps record, il se retrouva nu comme un vers à détailler voracement l’anatomie de la jeune fille. Incapable d’attendre plus longtemps, il l’attira à lui pour embrasser fiévreusement chaque parcelle de son corps.


-Mmh oui, touche-moi en bas, Paragon. Comme je t’ai montré ... Ooh ouiii !


Elle cracha dans sa main, décalotta le gland qui battait contre son ventre pour ensuite l’enduire de salive. Avec des mouvements experts, elle fit des allers-retours qui firent gémir le Désosseur de plaisir. Elle amena ses lèvres intimes contre la hampe ultra-tendue et, d’un mouvement lascif du bassin, s’y frotta langoureusement. Ainsi, elle badigeonna la queue de sa cyprine, préparant le terrain pour la suite des réjouissances ...


-Qu’est-ce que tu ...

-T’es prêt ? demanda-t-elle entre deux halètements.  

-Heu ...


Elle plaça son con au-dessus de la hampe et, dans un râle de jouissance, s’y empala avec une joie féroce. Percevoir le sexe en elle avec une telle acuité la rendit folle d’envie. Sentir son épaisseur écarter ses parois intimes, sa chaleur, ses sursauts incontrôlés, sa vigueur ... Ses sursauts ?


Avant qu’elle n’ait le temps de comprendre ce qui se passait, Paragon poussa un grognement et un jet de semence fusa en elle. D’autres suivirent rapidement, inondant son intérieur de cette substance gluante.


-Attends ! s’écria-t-elle comme si elle possédait un quelconque pouvoir sur ce genre d’événement.  

-Oh ! Oh ! OOH ! cria le Désosseur


Elle s’empressa de monter et descendre sur le sexe mais déjà, elle le sentait perdre de sa vigueur. Devant la futilité de ses gesticulations, Mégane s’arrêta pour enlacer le guerrier.


-Dieux, que c’était bon ! rugit Paragon en enfouissant sa tête dans la poitrine de la jeune fille. Où as-tu appris à faire ça ?

-Tu sais, une aventure par-ci, une soirée par-là ...  

-J’ai eu beaucoup d’aventures mais jamais comme celle-là ! assura-t-il en se pressant contre le corps chaud de Mégane.

-J’ai vu ça, sourit-elle avec douceur. Est-ce que ... est-ce que c’était ta première fois ?


Elle n’aurait jamais pensé que ça puisse être le cas mais, au vue de ses performances, elle était en droit de se questionner. C’est tout naturellement qu’il affirma :


-Ah ça, c’est sûr ! Ce que je donnerais pour vivre plus d’aventure comme celle-là !

-Mouais, il va tout de même falloir améliorer l’une ou l’autre chose, admit la jeune fille un tantinet frustrée par cette conclusion trop soudaine à son goût. On peut recommencer dès que tu es prêt.

-Douce Megg, t’entendre me dire ça me comble de joie !  


-Nouvelle allégeance  : Paragon le Désosseur.


-Qui a parlé ? s’écria Mégane en sautant sur ses jambes.


Son regard eut beau balayer les bois alentours, elle ne distingua rien d’anormal.


-Tu devrais regarder ton tableau de bord, lui lança Paragon avec humour.


Après s’être exécutée, un onglet en surbrillance attira son attention : allégeances. Elle était presque certaine de ne jamais l’avoir aperçu auparavant. Le sélectionnant, une image miniature de Paragon le Désosseur se matérialisa face à elle.


-C’est toi, s’extasia-t-elle.

-Oui.

-Comment est-ce possible ?

-J’ai changé d’allégeance, voilà tout.

-Vraiment ? Donc je peux ... heu ... t’appeler, c’est ça ?  

-Invoquer, la reprit-il.

-Oh, je vois. Comment ça marche ?

-’Sais pas.


Alors qu’elle chipotait à son tableau de bord, le guerrier en profita pour contempler la jeune fille à la lueur du feu. Ses yeux s’attardèrent avant tout sur ses seins d’une beauté ravageuse. La myriade de taches de rousseur qui piquetait la base de son cou conférait à sa poitrine un aspect laiteux ; il n’avait qu’une envie, y enfouir sa tête pour le restant de ses jours. Suivant la courbe de son dos, son regard buta contre le postérieur d’une blancheur tout aussi immaculée. Se souvenant de sa fermeté, Paragon remarqua qu’il n’était pas uniquement agréable à toucher mais également à admirer. Il poursuivit son analyse en détaillant le puits d’amour surmonté d’une touffe de poils arborant la même teinte que ses cheveux : un roux profond. Ses yeux glissèrent ensuite le long de ses cuisses étonnement musclées, sur ses doux mollets et, pour finir, les pieds.


La fatigue les gagnant, ils s’éclipsèrent sous la tente afin de se réfugier dans les bras l’un de l’autre. Avant de sombrer complètement dans le sommeil, Mégane posa la question qui la travaillait depuis qu’elle avait rencontré le guerrier :


-Pourquoi y-a-t-il marqué PNJ à côté de ton nom ?  

-Parce que c’est ce que je suis.


Elle voulut en savoir plus à ce propos mais le regard que lui lança Paragon le Désosseur l’en dissuada. Ok, elle était débutante mais ce n’était pas la peine de passer pour la dernière des débiles. Elle apprendrait tôt ou tard ce que PNJ signifiait.  


Pour l’heure, elle était dans les bras d’un adorable guerrier et, vu ce qu’elle sentait grossir contre sa jambe, ils n’allaient pas beaucoup dormir de la nuit ...

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