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World of Domination

Chapitre 4

Le château des Troubles à Dour

Divers

-Pourquoi ton père veut te faire tuer un monstre ?

-C’est pire que ça, avoua Mégane. Il a acheté ce jeu dans le seul but que j’en tue un.

-Mais pourquoi ?

-C’est compliqué.

-Pas de problème, la route est encore longue jusque Ragequit.  


Mégane soupira. Par où commencer ?


-Mon père est un aventurier, débuta-t-elle.  


Elle raconta son enfance loin de lui car il était toujours en voyage à l’autre bout du monde. Parfois, il restait à la maison pendant plusieurs semaine mais il trouvait toujours une raison de repartir.


-Ma mère n’a jamais cessé de l’aimer. Sans cela, je pense qu’elle n’aurait pas supporter ses absences. Le jour où elle est morte je ...


Malgré elle, des larmes naquirent aux coins de ses yeux. Les six ans d’absence de sa mère n’avait en rien émoussé le tranchant de son souvenir. Aussi, elle l’évoquait rarement.


-Je me suis retrouvée seule. Ma tante a d’abord pris soin de moi puis mon père est rentré et il a pris le relais à sa façon.


Et sa façon, c’était l’aventure, le voyage. Mégane raconta ses débuts désastreux en tant que voyageuse. Dormir sous tente, se laver dans les rivières gelées, manger ce qu’on trouve, chasser ...


-Rends-toi compte, je suis incapable de pêcher tout simplement parce que je sais que le poisson va souffrir à cause de moi.

-Attends, c’est ça ton problème ? Tu es trop sensible, en fait ?


Mégane acquiesça, honteuse.


-Mon père ne comprenait pas ça et, pour lui, impossible de vivre son genre de vie sans trouver la nourriture par soi-même. Évidemment, je connais la plupart des plantes comestibles, Je suis capable de te donner des noms de racines très nutritives, te dire quelle écorce est mangeable ou à boire en décoction, je sais quel champignon ramasser et lesquels éviter à tout prix. Mais je suis incapable de blesser ou tuer un animal.

-D’accord, mais ici, ce ne sont pas des êtres vivants. Ce ne sont qu’une suite de 1 et de 0.

-Exactement, c’est pour ça qu’il a acheté World of Domination. Il souhaite que je m’entraîne à tuer des monstres dans l’espoir que ça me paraisse moins cruel dans la vraie vie. Mais bon ...

-Le jeu est trop réaliste.


Elle approuva. Raymond eut un rire désabusé :


-Et moi, la première chose que je te fais faire, c’est affronter un gardien. Par contre, tu m’aurais expliqué ton problème il y a une heure, je t’aurais dis d’affronter un gluant osseux. Ces créatures sont tellement dégoûtantes qu’il est difficile de ne pas les tuer tout de suite. Mais bon, même ça c’est compliqué pour toi. Et si ...

-Si quoi ?

-Si c’était pour te défendre ? Si tu tuais un mob dans le seul but de te défendre.

-Un mob ?

-Un monstre, quoi. C’est comme ça qu’on dit dans les jeux vidéo.

-Mmh ... je sais pas ...

-Ça ne coûte rien d’essayer, à part un aller-retour au cimetière.


C’est donc ce qu’ils firent. Entre le village au Cerisier et Ragequit, une bourgade un peu plus grande, se tenait un château abandonné dans lequel avait élu domicile une colonie de croqueurs. Ces monstres velus pourvus d’une bouche démesurée aux crocs de la longueur d’un petit doigt avaient pour réputation d’être une vermine difficile à éradiquer. Leurs yeux jaunes étaient capable de percer les ténèbres aussi sûrement que s’ils étaient en plein jour et ils étaient, bien entendu, carnivore.


-L’histoire de ce château est assez amusante, fit remarquer l’archer.


Les deux joueurs se trouvaient dans le hall principal. Il faisait très sombre mais la torche que Raymond avait allumée repoussait suffisamment les ténèbres pour distinguer les décorations murales. La plupart des tableaux comportaient tant de coups de griffes qu’ils étaient impossibles à identifier ; l’archer désigna plutôt un drapeau qui pendouillait tristement.


-C’est la guilde des Troubles à Dour qui l’a construit. Ça, c’était leur emblème : une harpe enfoncée dans un crâne. Ce qui est curieux avec cette guilde, c’est qu’ils étaient pacifiques. Tu te demandes sans doute comment ils ont gagné ce territoire.

-Pas vraiment ...

-Eh bien, moi, je me le demande tout comme plein d’autres joueurs.

-Tu ne le sais pas ?

-Personne ne le sait, à part eux. Un jour, la guilde s’est retrouvée en possession de ce territoire. Ils y ont construit ce château et le défendait d’une manière ... peu conventionnelle.  

-Qu’est-ce que tu veux dire par là ?


Après avoir grimpé les escaliers menant au premier étage, ils atteignirent un couloir percé d’une série de portes.


-Eh bien, c’était un groupe de mage-sicien. Dans World of Domination, la musique, qu’on appelle la mage-sique, est un pouvoir très puissant mais, comme dans la vraie vie, compliquée à maîtriser. Chaque fois qu’ils entraient en guerre avec une autre guilde, ils les invitaient à un concert.

-Un concert ?


Raymond pénétra dans une pièce : il s’agissait d’une chambre à coucher. Le lit état en morceaux ; des plumes à moitié décomposées reposaient un peu partout.


-Quel carnage, soupira-t-il. Oui, un concert. Leur musique avait le don de rassembler les gens et de faire naître la bonne humeur. Il existe une grande zone de mystère autour de la mage-sique : on ne comprend pas tout ce qu’elle permet. Néanmoins, ce dont on est sûr, c’est qu’elle recèle un puissant pouvoir. La légende raconte que les Troubles à Dour étaient doués ! Ils se sont créés de puissants alliés de cette façon et plus personne n’a osé s’en prendre à eux. Jusqu’au jour où ...

-Où quoi ?


L’archer afficha un sourire satisfait lorsqu’il ouvrit la porte suivante. Était-ce parce qu’il savait Mégane fascinée par son histoire ou bien parce que la chambre dans laquelle il venait de mettre les pieds se trouvait être en meilleur état que la précédente ? Il s’installa sur le lit afin de poursuivre son récit :


-Jusqu’au jour où ils ont eu une invasion de croqueurs. Ce sont des créatures très agaçantes qui vivent en colonie et, si elles ne sont pas exterminées immédiatement, sont très envahissantes. Le château est devenu invivable et la guilde a finie par se dissoudre. Le plus étonnant, c’est que les croqueurs vivent en général très loin de cette zone, au Pays des collines trouées.

-Comment sont-ils arrivés ici, dans ce cas ?

-C’est resté un mystère pendant très longtemps. Mais un jour, un joueur anonyme posta un message sur un forum : « Quand tu importes un Roi croqueur dans un château pour en déloger les résidents mais que tu ne parviens pas à te débarrasser des croqueurs par après ... ». Avec ça, il avait ajouté la photo d’un gars qui tient une tasse en souriant tristement.


Mégane fit le tour de la pièce, ses yeux s’arrêtant sur les innombrables morsures incrustées dans les meubles.


-Donc ce serait un gars qui voulait s’approprier ce château.

-C’est ce que tout le monde a cru sur le moment. D’autres guildes ont voulu employer cette arme seulement, ils n’ont jamais trouvé le moindre Roi croqueur. Il semblerait que ça ait été une invention faite de toute pièce. Le mystère de ce château est toujours ... eh bien, un mystère.

-Chouette histoire.

-Je sais. World of Domination est rempli de ce genre de récit.  

-Qu’est-ce qu’on fait ici, alors ?

-On attend qu’il fasse plus sombre : les croqueurs ont peur de la lumière de jour.

-Quoi ? Mais je ne peux pas ! Je dois avoir tué une créature avant d’être déconnectée automatiquement.

-Ah bon, mais pourquoi ?

-Heu ... un pari ... avec mon père ...


Volontairement, elle omit de parler du FreeBodyCare. Raymond lui lança un curieux regard avant de hausser les épaules :


-Tu t’es immergée il y a quoi ? 2h. Ça veut dire qu’il te reste 4h, plus ou moins. Sachant qu’il fera sombre assez dans moins d’une heure, ça nous laisse tout le temps de buter un croqueur, puis de nous barrer.


Mégane se mordit l’ongle du pouce, hésitante. Elle devait admettre que les traces de crocs un peu partout n’aidaient pas à la mettre en confiance.


-Mais qu’est-ce qu’on fait, en attendant ?

-On pourrait baiser, lâcha l’archer en examinant ses doigts.


Mégane cessa de respirer durant une seconde. Avait-elle bien entendu ?


-Attends ... c’est pour ça que tu m’as emmenée ici ? Est-ce que les croqueurs existent, au moins ?

-Hey Megg, Megg, calme-toi. Bien sûr qu’ils existent ; si tu ne me crois pas, tu en aura la confirmation dans peu de temps. Mais si je te propose qu’on baise c’est parce que c’est assez normal dans le jeu.

-Normal ?

-Bien sûr. Dans la vraie vie, faire l’amour comporte pas mal de risques : IST, douleurs lors de l’acte, les règles, sans parler d’avoir un bébé ... Alors que dans le jeu, rien de tout ça n’est possible. C’est que du plaisir, si tu respectes les quelques règles, bien entendu.


Mégane considéra d’un œil suspect Raymond. Il avait beau paraître nonchalant, son corps trahissait une certaine tension qui ne passait pas inaperçue aux yeux de la jeune fille.


-Quelles sont ces règles ?


L’archer arbora un sourire lubrique.  


-La première : ne déshabille jamais quelqu’un d’autre.

-Quoi ? Mais pourquoi ?

-Eh bien, va savoir pourquoi mais le viol est plutôt ... mal vu dans le jeu. (Devant le regard outré de la jeune fille, Raymond fit un geste apaisant :) je rigole, je rigole, c’est une bonne chose. Ce que les développeurs ont mis en place, c’est que si tu déshabilles quelqu’un d’autre, tu es frappé par un genre de malédiction.

-Quelle malédiction ?

-Ça dépend du joueur. Ça va des pustules sur le corps à la suppression d’un de tes 5 sens. Je connais quelqu’un qui est devenu sourd pendant un mois parce qu’il a essayé les gants d’un ami. Le problème c’est que l’ami en question n’était pas vraiment au courant ...


Un bruit fit relever Raymond ; il alla ouvrir la porte : rien. Jetant un regard énigmatique à Mégane, il ouvrit son tableau de bord, fit quelques manipulations et, sans crier gare, se retrouva en caleçon. Celui-ci vola à l’autre bout de la chambre d’un coup de pied négligent.


-Qu’est-ce que tu fais ? s’exclama Mégane en détournant les yeux.

-Oh ne fais pas ta prude ! Je peux savoir pourquoi ça ne t’étonne pas qu’on puisse faire l’amour dans ce jeu ?

-Quoi ? Mais je ...

-Tu quoi ? Tu l’as déjà fait ?

-Non !

-Alors, comment tu sais ?

-Je ne savais pas, enfin, je ...

-Oui ?

-Je ... je me suis touchée ... la nuit passée, mentit-elle.


Raymond eut un sourire entendu.


-T’inquiète, Megg, on le fait tous.

-Vraiment ?

-Bien sûr. La découverte du jeu passe nécessairement par ça. C’est ce qui est chouette aussi, tu peux ajouter une dimension magique au sexe et faire des trucs auxquels tu n’as même jamais songé dans la vraie vie.

-Comme quoi ?

-Ça, jolie rouquine, c’est à toi de le découvrir ...


Mégane osa tourner son regard vers l’archer. Plutôt bien bâti, il portait toujours son arc en bandoulière ce qui lui donnait un style certain. Sous les yeux de la jeune fille, sa queue grossit lentement jusqu’à se trouver à l’horizontal. Elle effectua ce curieux mouvement du poignet qui fit apparaître son tableau de bord.


-Heu ... hum ... comment tu fais pour te déshabiller comme tu viens de le faire ?

-Onglet inventaire, en bas à droite, réinitialiser l’équipement.


Les habits de Mégane disparurent aussitôt, la laissant en sous-vêtements. Elle n’eut qu’une courte hésitation avant de s’en débarrasser à son tour. Raymond lui indiqua le lit ; elle s’y assit timidement.


-Vous, les débutants, vous êtes vraiment trop mignon, rigola-t-il en approchant.


Il posa une main sur la poitrine de Mégane dont la respiration accéléra instantanément. Sans qu’il n’ait à dire quoique ce soit, elle agrippa sa hampe qu’elle sentait battre contre son flanc.


-Je vois qu’on n’est pas débutante dans ce domaine ...


Elle lui lança un regard plein de défi et, sans prévenir, fit disparaître le sexe entre ses lèvres.


-Oh ! s’écria Raymond en agrippant la tignasse rousse. Ok, je confirme, tu n’es pas une débutante.


Elle fit courir sa langue sur le gland, goûtant un panel de saveurs plus excitantes les unes que les autres. La pine s’aventura plus profondément, glissant contre son palais avant de se retirer quelque peu. Elle incurva son appendice buccal de manière à accueillir la queue parfaitement, tandis que ses lèvres en épousaient la base.


-Oh Megg, tu fais ça bien !


L’une de ses mains vint malaxer les testicules pendant que l’autre s’attardait sur son puits d’amour. Avoir un sexe dur dans la bouche l’excitait fortement : elle ne pouvait s’empêcher de mouiller d’envie. Sans cesser d’aller et venir le long de la hampe, elle fit coulisser l’un de ses doigts entre ses lèvres intimes.


Le plaisir grimpa rapidement, tant pour Mégane que pour Raymond.


-J’ai envie de te baiser, Megg !

-Mmh ... (Raymond relâcha la pression ce qui permit à la jeune fille de se dégager) j’attendais que tu me le proposes.


Mégane se mit à quater pattes sur le lit en posant sa tête contre ce qui avait du être autrefois un oreiller. Elle envoya une main entre ses jambe qui entrouvrit son jardin secret. L’admirer dans cette position mit Raymond dans tous ses états.


Il se pencha en avant pour caresser l’intimité de la jeune fille avec sa langue. Elle poussa un doux geignement qui eut tôt fait de rendre Raymond fou de désir. De plus, il avait capté des fragrances qui étaient loin de lui déplaire ...


-Megg, t’es si belle, bordel !

-Viens en moi, vite !


Cette langue contre son vagin lui avait fait miroité monts et merveilles ; tout ce qu’elle désirait à présent, c’était se faire combler par un sexe dur.


Raymond se releva, attrapa sa queue et s’en servit pour caresser l’intimité suintante.


-Vas-y, supplia Mégane. Allez, vas-y !


Raymond laissa son gland s’imprégner de cyprine avant de le poser contre l’entrée bouillonnante de désir. Mégane poussa son cul en arrière ...


-Ah !


... mais elle ne rencontra que le vide.  


Le cri que Raymond avait poussé n’était en rien empreint de plaisir, bien au contraire. Elle tourna la tête et ce qu’elle vit la pétrifia d’horreur.


-Ne ... bouge pas ... Megg ... murmura-t-il.


C’est ce qu’elle aurait fait sans qu’il n’ait à la prévenir. Elle était tout bonnement incapable de faire le moindre mouvement. Autour de leur lit, une vingtaine de pairs d’yeux jaunes et cruels les dévisageaient. Les croqueurs étaient là.  L’un d’eux, de la taille de gros lapin, était postée sur l’épaule de Raymond, ses impressionnantes mâchoires refermées sur sa carotide.


-Qu ...qu’est-ce ... qu’on ... fait ... ?

-J’ai ... une ... idée ...


Avec une lenteur calculée, Raymond leva sa main, plia son poignet avant de l’abaisser progressivement. Lorsque son tableau de bord se matérialisa devant lui, le croqueur referma ses mâchoires.


Clack !


-Et merde, entendit Mégane avant de voir le corps de son ami se dépixeliser.  


Alors qu’il ne restait plus que de volatiles petits carrés bleu de Raymond, toujours à quatre pattes, Mégane devint tout à coup le centre de l’attention. À ce moment précis, elle se rendit compte que sa position n’était ni défensive, ni agressive, ni quoique ce soit d’autre qui pourrait traduire d’une quelconque intention belliqueuse. Elle songea que, jamais dans l’histoire de la guerre, un combattant n’avait débuté une bataille de cette manière. Terminé, peut-être, mais jamais commencé.


En fait, elle eut beau tourner le problème dans tous les sens, elle était, comme qui dirait, dans la mouise.

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