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World of Domination

Chapitre 5

Le Roi croqueur

Divers

L’un des croqueurs grimpa sur le lit, juste derrière Mégane. Le cul toujours relevé et la vulve exposée à la vue de tous, la seule chose qui lui restait à faire c’était d’enfouir sa tête dans l’oreiller et trembler de tout son corps.


-Ils n’existent pas, murmura-t-elle, ce ne sont que des données, ils ne sont qu’une illusion ...


Elle poussa un cri lorsque « l’illusion » lui mordilla le talon. Elle se retourna vivement ce qui créa une vague de feulements agressifs de la part des immondes créatures. Puisque Mégane ne paraissait pas menaçante, ils se calmèrent peu à peu. Le croqueur sur le lit fit frémir ses narines comme s’il humait une une délicieuse odeur, puis poussa un couinement. Il y eut du mouvement autour de Mégane : la porte s’ouvrit et les croqueurs formèrent une sorte de haie d’honneur ; celui qui avait crié la fixait de ses yeux cruels depuis la sortie.


-Qu’est-ce que vous me voulez ?


Aucune réponse, bien entendu. Elle posa un pied hors du lit : toujours aucune réaction. Elle fit quelques pas vers celui qui semblait être le chef ; il partit en jetant des coups d’œils derrière lui pour s’assurer qu’elle le suivait bien. Mégane fut rapidement encadrée par le reste des croqueurs.


Elle put alors les observer à loisir. Mon Dieu qu’ils étaient affreux ! Ils se déplaçaient sur deux pattes d’une démarche effrénée. Penchés en avant, ils donnaient l’impression de constamment trébucher mais, chaque fois, il effectuait un nouveau pas. Tap tap tap, faisaient leurs petits pieds griffus sur les dalles du château. Aussi, ils possédaient des pattes antérieures mais les tenaient curieusement dans leur dos, comme des petits vieux en ballade. En guise de queue, un genre de pompon ridicule se balançait dans le bas de leur dos au rythme de leur course. Leur corps était recouvert d’une fourrure brune, dégarnie par endroit comme si elle avait été brûlée. Le plus impressionnant restait leur gueule. Disproportionnée par rapport au reste de leur anatomie, elle était armée d’une impressionnante rangée de dents qui aurait fait pâlir d’envie n’importe quel autre carnivore. Enfin, deux petits yeux jaunes trônaient au sommet d’un crâne chauve et parcheminé.  


Au sous-sol, ils passèrent devant des caves à vins, des débarras et des salles saccagées pour finir par atteindre les geôles. L’étrange procession passa à côté de nombreuses cellules vides avant de s’arrêter devant l’une d’entre elles qui renfermait une impressionnante quantité de fournitures. Tapisseries, tableaux, couverts en argent, assiettes en cuivre ... ainsi qu’un homme.


Lorsqu’il aperçut Mégane approcher, le prisonnier écarquilla les yeux de stupeur.


-Qu’est-ce que ... qu’est-ce que c’est que ça, Sénéchal ?! Est-ce toi qui l’a déshabillée ? Pourquoi est-elle nue ?

-Oh, zut, réagit la jeune fille en couvrant sa nudité. Je ne m’attendais pas à trouver quelqu’un ici.  

-Explique-toi, Sénéchal !

-Non, moi c’est Megg. En fait, j’étais avec ...

-Ce n’est pas à vous que je parle, voyons, la rabroua l’étranger, c’est à lui.


Il désigna le monstre qui avait mené Mégane jusqu’ici. Celui-ci émit une série de sifflements, couinements et grognements que l’étranger interrompit d’un signe agacé.


-Mon cher croqueur, comment veux-tu que je mange ça ? Je te l’ai dit cent fois, uniquement des choses qui passent par ces barreaux. Et des choses comestibles, par la Grande quantiquité ! J’en ai marre que tu me rapportes des babioles sans valeur. (nouveau cri) Quoi ? Bien sûr, ces tableaux sont magnifiques mais ce n’est pas le sujet, voyons.  


Tandis qu’il communiquait avec son monstre, Mégane en profita pour le dévisager à la dérobée. C’était un homme d’une quarantaine d’années, vêtu d’habits de lin grossiers qui s’effilochaient aux coutures. Ses traits n’étaient pas gracieux sans pour autant paraître rustres ; des cheveux éparses parsemaient son crâne presque chauve, des yeux écartés, un nez busqué, une large bouche. Il rappelait quelqu’un ou quelque chose à la jeune fille.


Mais ce qui la marqua le plus fut la taille du prisonnier : il était plus petit qu’elle ! Pas de beaucoup mais cela restait inhabituel pour un homme.  


-Excusez-moi, je ne tenais pas à nous donner en spectacle, poursuivit-il en plaçant ses bras dans son dos. Puis-je savoir pourquoi vous êtes dévêtue ? Et aussi, pourquoi vous ne vous êtes toujours pas rhabillée ?


C’est alors qu’elle comprit à quoi elle le faisait songer : il ressemblait à la créature qu’il avait appelé Sénéchal ! Il ressemblait à un croqueur !


Comprenant que l’étranger s’adressait à elle, elle s’extirpa de sa contemplation, bafouilla une réponse intelligible avant de rougir violemment.


-Et en plus d’être en habit d’Eve, elle est complètement débile. Sénéchal, où est-ce que tu m’as pêché cette drôle de créature ?

-Pardon, se reprit Mégane, je voulais simplement voir ce qu’il y avait dans le château.

-Tout le monde sait qu’il est infesté d’adorables petits croqueurs. Et je ne vois aucune raison valable de faire cela toute nue.

-C’est ... un longue histoire, admit-elle.

-Que je n’ai ni le temps, ni l’envie d’écouter.


Le regard de la jeune fille se perdit dans la pièce exigu qu’occupait l’étrange homme. Il dut suivre ses pensées car il ajouta :


-Oui, c’est chez moi ! Et, que vous me croyiez ou non, j’ai plein de choses à faire, comme recommencer depuis zéro l’éducation de ce pauvre Sénéchal.

-Est-ce que vous ... vous êtes enfermé ?

-Eh bien, moi qui pensait que vous étiez débile. Permettez-moi de m’excusez, vous êtes bien plus stupide que ce qu’on pourrait imaginer de prime abord.

-Pourquoi vous ne demandez pas à vos petits monstres de vous faire sortir de là ?

-Que la Binarité quantique nous vienne en aide ! Sénéchal, cette personne s’est sûrement débarrassée de sa matière grise en même temps que ses vêtements, veux-tu bien partir à leur recherche ? Bien évidemment que je le leur ai demandé ! Ils en sont incapables : le fer des cette cage est un matériaux bougrement résistant et qui, de plus, empêche toute magie de fonctionner. le plafond ainsi que le plancher sont fait de la même matière donc je ne peux même pas leur demander de creuser pour me libérer.

-Oh, mais dans ce cas ...

-Mais ce qu’elle est bruyante ! Sénéchal, faites taire cette ... Sénéchal ? Sénéchal, où es-tu, voyons ?


Seul l’écho de sa voix lui répondit. Il jura en tournant la tête dans tous les sens : les croqueurs avaient simplement déserté les lieux.


-Je pense qu’ils sont partis à la recherche de ma matière grise, supposa Mégane en masquant difficilement un sourire.

-Quoi ? Mais c’était ironique, voyons !


Tandis qu’il poussait une série de jurons à l’intention de ses affreux sbires, Mégane ouvrit son tableau de bord.


-Qu’est-ce que vous fabriquez, encore ?

-Eh bien, je remets mes vêtements.

-Quoi ? Mais pourquoi, voyons ?

-Comment ça, pourquoi ? C’est vous qui avez insisté pour que je me rhabille.

-Jamais je n’ai dit une chose pareille !


Mégane lui lança un regard lourd de sens.


-De toute façon, je ne vois pas pourquoi je resterais comme ça.

-Eh bien moi, je ne vois pas pourquoi vous devriez vous rhabiller.

-Parce qu’il fait froid, parce que je me sens vulnérable, parce que j’ai peur que les croqueurs me forcent à faire une nouvelle visite du château dans cet accoutrement, parce qu’un gros pervers est en train de me mater ; je continue ?

-Hum ... non, je ... non, ça va, c’est bon. Vous pouvez vous rhabiller.

-Merci, altesse, j’attendais justement votre assentiment !

-Attendez !

-Quoi encore ?

-Si ... heu ... si je réponds à vos questions, vous voulez bien rester comme cela ?

-Comme cela ? À poil, vous voulez dire ?

-Mais oui, à poil ! Son cerveau doit manquer d’oxygène, ce n’est pas possible autrem ... Non, pardon, pardon ! Je retire ce que j’ai dit.


La jeune fille relâcha la tunique qu’elle venait de soutirer de son inventaire.


-Toutes mes questions ?

-Quoi toutes vos questions ?

-Vous répondrez à toutes mes questions ?


L’homme parcourut le corps de Mégane de haut en bas, déglutit, puis approuva.


-Voilà qui devient intéressant, fit-elle en supprimant son tableau de bord. Bon, d’abord, qu’est-ce que vous foutez là-dedans ?

-Je m’entraîne pour un spectacle de claquette. Non, non, attendez, je vais répondre !

-Trop tard. Chaque fois que vous ne répondrez pas comme je l’entends, je remettrai un habit.

-Quoi, mais ça ne fait pas partie du deal !

-C’est moi qui fait le deal.


Une fois sa culotte en place, elle croisa les bras effrontément en fusillant le prisonnier des yeux.


-D’accord, d’accord. Un homme m’a emprisonné ici, il y a longtemps.

-Cet homme, faisait-il partie de la guilde des Troubles à Dour ?

-Que voulez-vous que j’en sache ? (Devant le haussement de sourcil de la jeune fille, il se reprit :) Pardon. je l’ignore.

-Pourquoi vous a-t-il jeté en prison ?

-Je pense qu’il voulait que mes croqueurs me suivent jusqu’ici.

-Attendez, les croqueurs sont à vous ?

-Mais évidemment ! Vous avez due passer trop de temps avec un cogneur hurlant ... Oui ! Je voulais dire, oui ! Ils sont à moi.


Mégane replaça son soutien-gorge dans son inventaire avec un sourire entendu. Aucune idée de ce qu’était un cogneur hurlant mais elle se doutait que le prisonnier ne lui faisait pas un compliment.


-Je ne savais pas que c’était possible d’apprivoiser des créatures, avoua-t-elle. En même temps, si je devais compter le nombre de trucs que j’ignore, j’en aurais pour toute la nuit.

-Pour une fois qu’elle dit quelque chose de sensé, celle-là, murmura l’homme.


Mégane fit semblant de ne pas avoir entendu tandis qu’elle réfléchissait à sa prochaine interrogation.


-C’est peut-être une question débile mais ...

-Ce ne sera pas la première.

-... j’imagine que vous ne savez pas où se trouve la clé de votre cellule ?


Il considéra Mégane d’un regard méditatif. Son attention fut comme aspirée par les seins qui le toisaient narquoisement avant de revenir se fixer sur le yeux de la jeune fille.


-Je ... j’ignore la réponse à cette question ...


Mégane put presque suivre le pour et le contre qui s’étaient disputés dans les méninges de ce gros obsédé. Elle sourit en songeant que son côté pervers avait eut plus de poids dans la balance que son côté sarcastique.


-Comment avez-vous apprivoisé votre croqueur ?

-Sénéchal ? Je l’ai recueilli quand il était tout petit et je l’ai éduqué afin qu’il dirige un jour une colonie.

-C’est donc lui, le Roi croqueur ?

-Qu’est-ce que vous me chantez-là ? C’est moi, le Roi croqueur.


Mégane en laissa presque tomber sa mâchoire.


-C’est vous, le Roi croqueur ??

-Je viens de vous le dire. Vous êtes complètement frappée, ou quoi ?


La jeune fille était tellement abasourdi qu’elle laissa passer l’insulte. Elle s’attendait à ce que le Roi croqueur soit ... eh bien, un croqueur. De toute évidence, cette personne anonyme avait posté la vérité sur le forum. Elle remarqua alors un détail qui aurait dû la frapper aussitôt en présence du prisonnier.


-Pourquoi je ne vois pas votre pseudo au-dessus de votre tête ?

-Ah ! Enfin une question pertinente ! Vous en aurai mis du temps. L’homme qui ma emmené ici m’a jeté un sort d’effacementd’identité. Comme vous avez l’air née de la dernière averse, je vais vous dire de quoi il retourne. En fait, il s’agit de ...

-On a effacé votre identité.

-Ah heu ... eh bien, c’est plutôt bien résumé, oui.

-Pourquoi a-t-il fait cela ?

-Pour qu’on ne puisse pas me repérer avec des sorts de détections ou des radars à balayage magique.

-Je comprends.

-Laissez-moi en douter ...

-Depuis combien de temps êtes-vous prisonnier ?

-Je ne sais pas. Longtemps.


Pour la première fois depuis qu’elle l’avait rencontré, il parut fatigué. Pire que cela : découragé. Mégane se rendit compte que l’absence de fenêtre devait le déboussoler totalement.


Pas étonnant qu’il ne sache pas depuis quand il est incarcéré, songea-t-elle. Et puis, je ne sais pas ce que je préférerais : vivre seul ou avec ces affreux monstres.


-Écoutez, monsieur le Roi croqueur, j’ai ...

-Roi croqueur est suffisant, pas besoin de me donner du monsieur.

-Si vous voulez. J’ai un ami qui pourrait peut-être m’aider à vous sortir de là.

-Pourquoi feriez-vous cela ?

-Heu ... tiens, c’est une bonne question, ça. Je ne sais pas.

-Ah ... j’aurais peut-être dû fermer mon clapet, pour une fois.

-En fait, aussi désagréable que vous puissiez être, ça me fait de la peine de vous voir enfermé.

-Ah grandiose, je vous fais pitié, c’est cela ?

-Un peu, oui.

-Ça a le mérite d’être clair ... Bon, et cet ami, alors ? Qui est-ce ?

-Il s’appelle Paragon le Désosseur ; je l’ai rencontré il n’y a pas si ...


Mégane fut interrompue par un brusque éclat de rire. Elle regarda l’homme captif sans comprendre.


-J’ai vraiment cru que vous vouliez m’aider, lâcha-t-il, dépité, mais vous ne faites que vous payer ma tête. C’est un PNJ, vous ne pouvez pas être ami avec lui.


Encore ce mot, PNJ. Mégane hésita à en demander la signification mais elle ne tenait pas à subir encore les moqueries du Roi croqueur. Elle se contenta de hausser les épaules :


-Pourquoi pas ?

-Je viens de vous le dire ! C’est un P.N.J. ! (Il frappa sur ses barreaux à chaque lettre) Vous ne pouvez pas être ami avec lui.

-Laissez-moi l’invoquer et vous verrez bien.

-L’invoquer ! cria-t-il en levant ses bras au ciel comme s’il voulait prendre des dieux à témoin. Elle veut invoquer un PNJ, à présent ! On aura tout vu !  


Mégane matérialisa son tableau de bord et sélectionna l’onglet allégeance. Au moment où Paragon le Désosseur apparut en miniature devant la jeune fille, les yeux du Roi croqueurs s’arrondirent comme des assiettes.


-C’est ... c’est impossible, souffla-t-il, les mains agrippées à ses barreaux comme si un démon menaçait de surgir à tout instant pour le traîner en enfer.

-Mh ... par contre, je ne sais pas vraiment comment il faut s’y prendre ...

-Mais ... heu ... jeune fille ? Megg, c’est ça ? C’est Megg ? Quel joli pseudo ! Comment tu ... heu ... On peut se tutoyer, n’est-ce pas ? Comment tu ...

-J’aime bien le vouvoiement.

-Oui, parfait ! Moi aussi, je préfère ; c’est tellement mieux. Comment avez-vous fait ?

-Comment j’ai fait quoi ? Il va falloir que tu précises ta question, mon grand.


Le Roi croqueur tiqua ; il se tritura les mains, mal à l’aise.


-Je ... je pensais qu’on se vouvoyait ?

-Non. Toi, tu me vouvoies. Moi, je préfère le tutoiement.

-Ah, bien, bien ... hum ... heu, qu’est-ce que je disais, déjà ?

-Comment j’ai fait.

-Ah c’est cela ! Comment tu as ... Vous ! Comment vous avez fait ?

-Mh ? Il m’a dit qu’il avait changé d’allégeance, répondit-elle distraitement. Bon, je ne trouve pas ! Comment je suis censé faire pour l’invoquer ?

-C’est une blague ? Ce ne peut qu’être une blague ! Elle à le pouvoir d’invoquer un PNJ mais ne sait pas comment s’y prendre ; autant donner les pleins pouvoirs à un croqueur en lui disant de créer une politique ferme mais pas trop. Glissez deux doigts sur la figurine de votre copain ; une notice devrait apparaître.


Elle s’exécuta et, effectivement, un texte se déroula au-dessus de son index :


Paragon le Désosseur : tueur de joueur actuellement dans la zone berge du fleuve Longchamp.

Pour invoquer, sélectionnez la figurine que vous désirez appeler, placez-là sur le sol et dites : Paragon le Désosseur, je t’invoque.


-Ah, c’est plus simple que ce que je pensais, dit-elle en s’emparant de la figurine de son ancien amant.

-C’est bon, je vous crois ! Vous n’avez pas besoin de l’invoquer pour me prouver que vous aviez raison.

-Je ne fais pas ça pour vous prouver quoique ce soit ; je veux juste essayer.

-Non, je vous en prie, Megg. Le niveau intellectuel dans cette pièce est déjà au plus bas, pas besoin qu’un Désosseur le fasse chuter davantage.


Une fois encore, Mégane fut ébahie par le culot de cet horripilant personnage. Comment pouvait-il dans une même phrase la supplier et l’insulter, tout ça en paraissant parfaitement sincère ? Mais le pire, c’est que ça fonctionna. Elle reposa le mini-Paragon dans sa stalle d’invocation avant de balayer son tableau de bord d’un revers de la main.


-Merci, ma chère.

-Mouais. Bon, maintenant qu’on est d’accord, peut-être pouvons-nous réfléchir ensemble à une solution pour te sortir de là. (elle attrapa l’un des barreaux pour en tester la solidité) J’imagine qu’on peut oublier d’essayer de les casser.

-Croyez-moi, j’ai tout donné de ce côté-là.

-Laisse tomber le vouvoiement, mon grand, ça me fait lever les cheveux sur la tête.

-Oh ... heu ... bien, bien. Mais laisse tomber le « mon grand », dans ce cas.

-Dois-je te rappeler qui se situe du mauvais côté de la barrière, mon grand ?  


Il n’eut pour seule réponse qu’un grognement contrarié.  


-Il devrait y avoir une clé quelque part ? reprit Mégane. Ce château est si grand ! Je suis sure que si je fouille un peu, il doit y avoir un coffre ou un tiroir qui renferme une ... tu m’écoutes ?

-Mh ? Oui, oui.


Elle leva les yeux au ciel. Passant son bras à travers les barreaux, elle saisit la main du Roi croqueur et la posa sur ce que son regard avait un mal fou à quitter : ses seins.


-Tu m’écoutes, maintenant ?


Pour le coup, c’était encore pire ; il s’était comme changé en statue de pierre.  


-Ouhou, tu bug ou quoi ?  


Le regard fixe, la bouche entrouverte, il ne bougeait plus d’un pixel. Même la main qui soupesait l’un des seins restait figée.


-Flûte, on dirait que je l’ai cassé ...


Elle détecta cependant un mouvement du coin des yeux. Une bosse se formait au niveau de son entrejambe, surélevant le vieux cuir de ses braies.


-On dirait que tu fonctionnes encore là en-bas, remarqua-t-elle narquoisement.


Elle s’éloigna d’un pas ; le Roi croqueur effectua un pas en avant. Mégane eut un sourire espiègle avant de reculer encore. Cette fois, le prisonnier se retrouva coller au barreaux, incapable d’aller plus loin. Seuls son bras et la bosse déformant son haut-de-chausses dépassaient de la cellule.


-Plaît-il ? fit-t-il en clignant bêtement des yeux.

-Rien. Dis-moi, à quand remonte la dernière fois que tu t’es soulagé ?

-Sou ... soulagé ? Je ... eh bien, mes petits croqueurs ont aménagé un trou derrière la grille dans lequel je fais mes besoins. Je n’ai rien d’autre à ...

-Non, je veux dire soulager.


Cette fois, elle fit un mouvement de va-et-vient avec sa main pour souligner ses propos. Les yeux du Roi croqueur suivirent chaque geste sans pour autant faire montre d’une quelconque compréhension. 


-Je ... je ne ... bafouilla-t-il.

-Abaisse ton froc.

-Que je quoi ?

-Abaisse ton froc.

-Mais ... mais, je ...

-Si tu baisses ton pantalon, je te laisserai toucher mes seins.


Dégagées d’un coup de pied impatient, ses haut-de-chausses volèrent au travers de la cellule.


-Voilà qui est mieux, sourit Mégane.

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