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World of Domination

Chapitre 9

Dis Megg, comment on fait les bébés ?

Divers

Le Roi croqueur tendit son cou pour humer l’odeur féminine de Mégane. Il déglutit à la vue des gouttes de lait qui sourdaient du téton.  


-Vas-y, l’encouragea-t-elle en pressant doucement son sein.


Un filet de liquide mammaire jaillit sur le menton du PNJ. S’en fut trop pour lui ; il plongea sur cette source de lait tiède pour téter avec force.


-Hola, doucement, mon grand.


Jetant un coup d’œil à travers ses sourcils, il constata que la jeune fille semblait apprécier ce traitement et se permit d’aspirer encore davantage. Le lait emplissait sa bouche voluptueusement avant de disparaître dans sa gorge avec un bruit de déglutition. Galoup galoup ... 


Il y avait quelque chose d’érotique à ce geste. Regarder le Roi croqueur se désaltérer de son lait laissa la petite culotte de Mégane trempée d’excitation. Elle caressa la nuque de son amant dans un mouvement plein d’affections, son autre main étant occupée par le familier endormi. Elle ne put retenir un léger gloussement en apercevant Sénéchal qui les considérait curieusement tout en secouant gaiement le pompon lui faisant office de queue ; décidément, ces deux-là étaient pareils.


-Elias, murmura-t-elle, le souffle court, est-ce que tu penses que ton familier pourait surveiller Tamagotchi pendant 2 ou 3 minutes ?

-Pourquoi fai ...


Il s’arrêta en remarquant la lueur lubrique dans les yeux de son amie.


-Comment ça, 2 ou 3 minutes ? s’insurgea-t-il. Sénéchal, surveille le petit pendant au moins une demi-heure. Qu’il ne lui soit fait aucun mal, c’est clair ?


Le croqueur émit une série de couinements qui, à l’oreille de Mégane, semblaient quelque peu grognons. 


-Mais ça ne te regarde pas, voyons ! Et puis, arrête de discuter, je sais bien que tu meurs d’envie de l’observer de plus prêt, ce petit chapardeur de peaux. Voilà, tu peux le lui laisser, Megg. Il sait que Tamago-machin-chose est à présent ton familier, il le surveillera pour toi.


Avec hésitation, Mégane déposa la pelucheuse créature qui atteignait à peine le bassin du croqueur. Ce dernier la considéra de haut, les pattes croisées dans son dos, dans une attitude qui rappelait celle qu’un chat aurait pour un brocoli à la vapeur. Plongé dans un profond sommeil, Tamagotchi ne remarqua pas l’éloignement de sa tendre maman ce qui permit à Sénéchal de le soulever précautionneusement et, comme s’il transportait un chargement hautement explosif, l’éloigna du couple. Ensuite, il s’assit, une patte posée sur la boule de poils assoupie, prêt à visionner ce que leur maîtres s’apprêtaient à faire. « ’manque plus que le pop-corn » semblait dire sa frimousse.


-Heu ... il va nous regarder comme ça ?


Trop occupé par le divin nectar qui jaillissait en crémeux bouillonnement des mamelles, Elias ne prit pas la peine de répondre et entreprit plutôt de caresser l’autre sein d’une main envieuse. Prise d’un désir sauvage, Mégane oublia bien vite le croqueur qui les lorgnait sans vergogne pour s’emparer de la bosse qui grossissait le pantalon du Roi croqueur. 


-Retire-moi ça !


En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, son haut-de-chausses vint s’écraser à deux pas des créatures. Sénéchal feula d’outrage mais son maître n’y prêta guerre attention ; son sexe se trouvait sous le joug des caresses de Mégane et pour rien au monde il ne souhaitait s’y soustraire.


Toujours à genoux, il se goinfrait du liquide mammaire de la jolie rousse alors qu’elle malaxait tendrement ses parties intimes ; lui qui pensait être l’homme le plus heureux du monde lorsqu’ils avaient fabriqué l’amour pour la première fois, il découvrait que le seconde fois débutait sous les mêmes auspices, si pas meilleurs. Était-ce aussi bon à chaque fois ?


Mégane se débarrassa de son pantalon en lin, se coucha sur le dos et, dans un geste transpirant d’érotisme, écarta les cuisses en jetant au Roi croqueur un regard de braise. Son sang ne fit qu’un tour ; il empoigna son sexe et avança vers l’objet de tous ses désirs. La jeune fille posa sensuellement son pied sur le torse d’Elias qui s’arrêta, hésitant.


-Lèche-moi, d’abord, lui enjoignit-elle. 

-Que veux-tu que je lèche ? répliqua-t-il naïvement. Ton pied ?

-Mais non, idiot. Mon petit abricot.

-Heu ... d’accord.


Comme il ne bougeait plus, elle lui demanda ce qu’il attendait.


-Eh bien, tu as dit que tu avais des abricots.


La surprise passée, Mégane explosa de rire ce qui fit monter le rouge aux joues du PNJ.


-MON abricot. C’est comme ça qu’on dit ; c’est mon vagin, quoi.

-Ah ça ! Attends, tu veux que je le lèche ??

-Bah oui, pourquoi ?

-Mais ça ...

-Si tu me dis que ça pue je me rhabille et je fous le camp, c’est clair ?

-Çaaaaa ... va me désaltérer grandement ...

-C’est bien ce que je pensais. Et c’est pas toi qui a dû sucer le gland d’un prisonnier n’ayant pas vu la couleur d’un savon depuis des mois.

-Ce n’est pas de ma faute si Sénéchal n’est pas parvenu à dénicher de savon dans ce foutu château. Et puis, tu n’y étais pas obligé ...

-Très bien, je ne le ferai plus, dans ce cas.

-Non ! Enfin, je veux dire, tu peux continuer, si tu veux ...

-À une condition ...


Le regard que lui lança la jeune fille fut sans équivoque. Il lorgna l’entrejambe luisant de mouille qui lui faisait face, déglutit, puis se pencha en avant.


-On ne va pas y passer le journée, mon grand, s’impatienta Mégane en saisissant les cheveux du Roi croqueur.

-Plaît-iiiii Mff !


Elle le plaqua contre son con avec tendresse mais fermeté. D’abord dégoûté, il ne sut pas quoi faire de ses mains et les plaça dans son dos. Après tout, c’est là qu’elles étaient le mieux. 


On a rarement l’air malin pendant l’acte : on pousse des gémissements, des cris, on se retrouve dans des positions abracadabrantes, on sue ... Mais Elias, en ce qui concerne les postures sexuelles étranges, battait actuellement tous les records. Il ressemblait à une poule ayant coincé son bec dans un trou et qui ne faisait rien pour s’en dépêtrer. 


-Qu’est-ce que tu fabriques, demanda Mégane en se relevant sur ses coudes.

-Mmmh Mhmm ...

-Mais qui m’a fourrer un crétin pareil ? Vas-y, Elias, lèche-moi !

-Mais ve fuis ven frain ve tfe lèfer !

-Sors la langue et fait-là aller de haut en bas ! Et ne parle pas la bouche pleine ; c’est comme se balader à poil dans un château, ça ne se fait pas.


L’homme lui lança un regard contrarié avant de pointer le bout de sa langue pour l’insinuer entre les lèvres intimes. Mégane geignit doucement ce qui fit relever la tête d’Elias.


-Je t’ai fait mal ? s’alarma-t-il.

-Mais non, ça veut dire que j’aime bien. 

-Oh, je continue, alors ?

-S’il te plaît, oui.

-D’accord. Tout compte fait, ce n’est pas mauvais ; ça goûte un peu le Mmhh mMmh ...


Si la jolie rousse le poussa brusquement entre ses jambes, ce fut davantage pour éviter d’entendre son avis plutôt que par désir. Comme elle le connaissait, il était capable de dire que son sexe avait la saveur du poulet aux épices et c’est exactement le genre d’information qu’elle préférait ignorer.


Cette fois, il mit plus de bonne volonté dans ses caresses linguales ce qui fit instantanément gémir Mégane. Comprenant que ça lui plaisait, il fit courir sa langue tout le long de la raie humide, recueillant de la cyprine en quantité.


-Oui ! C’est bon, Elias ! N’oublie pas mon clitoris ...

-Qu’est-fe que f’est le ...

-Ici, juste ici : le petit bouton.


Il s’y attela aussitôt, faisant grimper le plaisir de la bouillante jeune fille à une vitesse ahurissante. Il aspira le bourgeon gonflé de désir tout en le titillant avec sa langue. Les couinements de Mégane se muèrent bientôt en cris.


-Ooh Elias, c’est booon !


Elle lui releva subitement la tête, le souffle court.


-Viens maintenant ! Je ne peux plus attendre.

-D ... d’accord, émit-il, le bouche barbouillé de mouille.  


Il se retrouva sur elle, sa hampe cherchant maladroitement un trou où s’engouffrer. Impatiente, Mégane le guida jusqu’à son puits d’amour avant d’entourer son bassin avec ses jambes. Elle le poussa des talons et sentit son antre se faire doucement envahir.


-Ooohoohh, gémit-il en s’enfonçant entre les chairs de la rouquine.


Leur bassin se touchèrent. 


-Essaie de tenir le plus longtemps possible, cette fois, lui enjoignit-elle entre deux halètements. 

-D’accord. En même temps, est-ce que je peux ...


La jeune fille n’attendit pas qu’il ait fini sa phrase pour lui coller un sein dans la bouche.


-Vas-y, maintenant.


Tout en aspirant joyeusement la crème mammaire, il effectua des mouvements de va-et-vient. Sa pine glissait divinement entre les parois serrées, faisant gémir Mégane de plaisir. À l’aide de ses jambes, elle l’accompagnait dans ses mouvements tout en pressant sa tête contre sa poitrine. Pour la première fois de sa vie, elle allaitait et faisant l’amour en même temps ; c’était loin de lui déplaire ! Son lait fusait dans le gosier du Roi croqueur aussi frénétiquement que la hampe s’enfonçait en elle.


-Aah c’est bon, Elias. Plus vite ! Plus vite !


Ne sachant pas de quoi elle parlait, il mit plus d’ardeur dans sa succion ainsi que dans ses balancements de bassin. La jolie rouquine hurla son bonheur jusqu’à ce qu’elle roule subitement sur le côté, entraînant Elias avec elle.


-À mon tour, à présent, susurra-t-elle en arborant un sourire carnassier.


La queue s’étant échappée de ses tréfonds durant la manœuvre, elle la dressa contre son antre et s’y empala en gémissant de plaisir. D’un geste gorgé de sensualité, elle ôta sa tunique de lin suivie de son soutien-gorge qu’elle avait simplement abaissé, révélant sa poitrine gonflée. Elle prit appui sur le ventre de son amant afin de permettre à son bassin de réaliser des mouvements de haut en bas. Son vagin avala goulûment le sexe d’Elias pour ensuite le recracher luisant de cyprine. Le gland plongeait en elle avec vigueur ; leur bassin claquaient l’un sur l’autre. Ensuite, Mégane relevait son cul et la pine raclait son intérieur avec bonheur. Elle secoua ainsi son postérieur durant de délicieuses minutes.


-OooOo oui !


Soudain, elle se retira, déjà au bord de la jouissance. Ayant averti Elias de se retenir, elle ne pouvait se permettre de se laisser submerger par un orgasme aussi tôt.


Elle replaça une mèche de cheveux roux derrière son oreille avant d’embrasser les lèvre de son amant. Ce dernier ferma les yeux d’aise, se demandant ce que la sublime jeune fille lui réservait. Elle piqueta son cou et son torse d’une myriade de baisers et, poursuivant sa descente, atteignit son entrejambe. Là, le visage posé contre sa queue, elle lui lança un regard de braise auquel Elias ne sut comment réagir. 


S’assurant que le Roi croqueur ne perdait pas une miette de ce qu’elle faisait, Mégane posa ses lèvres sur la peau humide et chaude de la verge. Elle fut d’abord intriguée par le goût qui lui parvint avant de comprendre qu’il s’agissait de celui de sa mouille. Pour la première fois, elle savourait son propre jus ! Accaparée pas son excitation, elle choisit de décider plus tard si oui ou non elle en appréciait la saveur.


Sa bouche monta sur la verge pour atteindre le gland tellement gonflé qu’il paraissait sur le point d’exploser. Elle fit poindre sa langue et taquina le trou placé à son sommet afin d’en recueillir quelques gouttes de pré-sperme aux effluves entêtantes.


La jeune fille afficha une moue satisfaite avant de plonger voracement sur cette hampe dressée. Elle fit tournoyer sa langue autour du gland tandis qu’elle appliquait un mouvement de va-et-vient avec sa tête. 


-Oooooh Megg ! Megg, c’est incroyaaaable !


Encouragée par les grognements du PNJ, elle accentua ses mouvements, y ajoutant même un effet de succion. Les joues creusées, elle émettait des sons humides de déglutitions qui ravissaient les oreilles du Roi croqueur.


Alors qu’elle prodiguait l’une des plus belle pipe qui lui avait été donné de faire, elle en profita pour masser soigneusement les bourses de son amant. Les boules roulaient entre ses doigts de velours comme si elle avait fait cela toute sa vie. Sentant Elias se tendre, elle se dégagea brusquement.


Le Roi croqueur était à bout de souffle. La jeune fille tenait toujours ses testicules sous le joug de ses caresse tout en laissant à sa hampe le repos qu’elle ne méritait pas encore. Il baissa les yeux et constata que la sublime rouquine l’observait pas-delà son sexe. Elle se mordit érotiquement la lèvre inférieur avant de gober l’une des couilles.


-Ooh par le Héros quantique !


Elle la relâcha dans un « Pop » sonore avant de glisser la seconde dans sa cavité buccale. Devant elle, le sexe tremblait d’envie et tapotait son front comme pour la supplier de s’occuper un peu plus de lui.


Elle se releva, coucha la verge sur le ventre de son heureux propriétaire et vint s’y asseoir, ses lèvres vaginales l’embrassant intimement. Elle se pencha en avant, pressant sa juteuse poitrine sur le torse de son compagnon et murmura à son oreille :


-C’est comme ça que je veux que tu t’occupes de moi la prochaine fois.

-Tout ce que tu veux, Megg ! Je ferai tout, je te le promets !

-Je n’en doute pas ...


Prenant appui sur le ventre d’Elias, elle fit aller son bassin d’avant en arrière. Son jardin secret se frotta contre la pine, y répandant sa cyprine avec abondance. À un moment, elle releva son cul, redressa la hampe et s’y empala. 


-Mmhmm !


Cette fois-ci, au lieu d’effectuer des mouvements de haut en bas, elle bougea son bassin d’avant en arrière. Ainsi, en plus de s’échiner sur la queue d’Elias, elle frottait son clitoris sur son pubis ce qui exacerbait son plaisir. 


-Oh Megg, tu es sublime !


Mégane ouvrit de grands yeux. Avait-elle bien entendu ? Elias venait-il de lui faire un compliment ? Elle accentua ses déhanchés. Le sexe dur et chaud de son amant investissait ses chairs à chaque fois qu’elle s’embrochait dessus. Son intimité fondait littéralement de plaisir, relâchant une grande quantité de cyprine sur le bassin du Roi croqueur. De plus, son bourgeons d’amour raclait sensuellement le pubis de son amant, projetant des frissons de bonheur dans tout son corps.


-Mmmh ! C’est bon, Elias ! C’est booon ... 


Sans crier gare, la pine s’évada de ses tréfonds. Elle l’y remit avec empressement avant de reprendre ses aller-retour. Tout son corps exerçait une danse diablement érotique au-dessus du PNJ qui ne ratait rien de ce fabuleux spectacle. Le ventre blanc de la jeune fille ondulait à la manière des vagues et ballottaient ses seins en tous sens comme des embarcations prise dans une tempête.


Le Roi croqueur accourut à la rescousse de cette sublime poitrine en la pelotant joyeusement. Tandis qu’il les pressait, des jets de liquide mammaire en jaillirent sous forme d’embrun laiteux. Mégane se mordit le coin des lèvres, savourant le bonheur d’avoir toutes ses parties intimes à ce point gâtées. Elle accéléra ses mouvements de hanches et, bientôt, elle sentit des salves de semence explosées dans ses tréfonds. 


-OoohooO, éructa Elias en contractant son corps.


La jeune fille se démena comme une diablesse, frottant son con encore et encore tout en s’acharnant follement sur la queue en pleine éruption. Son intérieur fut tapissé de semence tandis qu’elle s’empalait sur la hampe avec une fébrilité proche de l’extase.


-Aaaah ouiiiii !


La plaisir la cueillit soudainement dans le creux du ventre. Elle rejeta sa tête en arrière tout en s’enfonçant encore et encore sur ce sexe tressautant. Le sperme envahissait sa matrice et elle hurlait son plaisir comme une louve.


-Aaaaaahhh !


Finalement, elle s’effondra sur le corps de son amant, tâchant de récupérer son souffle ainsi que ses esprits. Après plusieurs minutes de silence, elle se tourna vers le Roi croqueur qui, les yeux fermés, arborait un sourire extatique. Sentant son regard pesé sur lui, il ouvrit les yeux et son sourire s’élargit.


-Comment c’était ? s’enquit-il, les mains posées sur le cul de la jeune fille.

-Eh bien, il a y encore quelques trucs à améliorer, avoua-t-elle, mais dans l’ensemble, c’était beaucoup mieux.

-T’étais pas trop mal non plus.


Mégane rigola. Malgré ses sarcasmes, il ne parvenait pas à se débarrasser de son air émerveillé lorsqu’il posait les yeux sur elle. Cela la faisait se sentir belle et désirable.


-C’est juste dommage que tu ne sois pas très fut-fut, ajouta-t-il.


Bon, pour se sentir belle et désirable, elle pouvait repasser ...


-Tu n’est pas très doué pour draguer toi, pas vrai ? lui dit-elle.

-Draguer ? Qu’est-ce que c’est ?

-Tu sais, charmer une femme.

-Jamais entendu parler. À quoi ça sert ?

-Eh bien ... heu ... j’imagine que, au final, c’est pour faire l’amour.

-N’est-ce pas ce que nous venons de faire ?

-Si, si mais ...

-Pourtant je n’ai pas eu besoin de te draguer, comme tu dis.

-Ça, non. Loin de là, même.


Elias la considéra un moment.


-Tu dis quand même des trucs pas très sensés, toi. À quoi ça me servirait de te charmer si on construit déjà de l’amour ensemble. Et puis, je n’ai jamais entendu cela avec personne d’autre : tu es la seule à ma connaissance qui crée de l’amour. 

-Comme ça, la seule ?

-La seule, ça veut dire qu’il n’y a personne d’autre.

-Merci, Elias, je sais ce que « la seule » signifie. Mais attends, les autres PNJ ne font pas l’amour ?

-Bah non, pour quoi faire ?


Cette fois, c’est Mégane qui le dévisagea. 


-Pour ... se reproduire, expliqua-t-elle lentement, comme si elle parlait à un enfant ou à quelqu’un de vraiment soûl. 

-À quoi ça sert de se reproduire ?


La jeune fille se dégagea, répandant de la semence sur le bassin du Roi croqueur. 


-Comment ça, à quoi ça sert de se reproduire ? Pour avoir des bébés, peut-être.

-Des bébés ?! s’écria-t-il. Comme les animaux ??

-Non, crétin, comme tous les êtres vivants.

-Attends, attends, tu veux dire que bâtir l’amour, ça fait avoir des bébés ?

-Bien sûr ! Comment tu peux ignorer ça ?

-Mais alors, ça veut dire qu’on va avoir deux bébés puisqu’on a fabriqué deux fois l’amour, s’alarma-t-il. Où sont-ils ? Ils sont dans notre tableau de bord ?


Paniqué, Elias parcourut son inventaire avec frénésie.


-Rien, tu as regardé dans le tien ? Megg, réveilles-toi, il y a sans doute deux bébés qui traînent quelque part. Regarde dans tes allégeances, tu n’as pas de nouvelles figurines ?


Mégane n’en revenait tout simplement pas ; elle dévisagea le Roi croqueur avec un mélange de stupéfaction et de moquerie. Comment ne pouvait-il pas être au courant de tout cela ?


-Elias, ce n’est pas comme ça que ça marche.

-Ah bon ? Mais comment, alors ?


Elle se demanda s’il n’était pas en train de lui jouer un tour. Peut-être souhaitait-il tester ses connaissances générales ? Pour s’en assurer, après s’être rhabillée, elle décida d’invoquer le Désosseur. 


-Pargaon, il faut que je te demande quelque chose. Heu ... pourquoi tu t’agenouilles ?

-Pour te montrer mon respect, Megg.

-Quoi ? Mais je n’ai pas besoin de ça, enfin ! Allez, relève-toi.

-C’est ça que tu voulais me demander, Megg ? 

-Non, non. Comment fait-on des bébés ?

-Des bébés ? Tu veux dire, comment les animaux font des bébés ?

-Non, je veux dire : comment nous, les humains, fabriquons des enfants ?

-Je ... je ne comprends pas, avoua-t-il en se tournant vers Elias.

-Ne me regarde pas comme ça, mon grand, moi aussi je suis perdu.

-Ne m’appelle pas « mon grand », grogna Paragon. 

-Pourtant tu es plus grand que moi.

-Peut-être mais je ne suis pas « ton » grand.

-Très bien, alors je t’appellerai simplement « grand dadet». Parce que c’est ce que tu es, n’est-ce pas ?

-Non ! Sinon, je te nommerai ... heu ... « petit » !

-Si tu crois que j’en ai quelque chose à faire ... grand dadet.


Lorsque Mégane s’imagina expliquer les mystères de la vie à ces hommes ayant l’âge de ses parents, elle ne put s’empêcher de rire. 


Au moins, se dit-elle, leur âge mental est proche de celui d’un enfant.


Après avoir récupéré Tamagotchi, elle empêcha Paragon de désosser Elias, les fit s’asseoir devant elle et reprit tout depuis le début, comme son père l’avait fait avec elle quand il avait repris son éducation en main. Elle parla d’ovaire et de spermatozoïde, de fécondité, de grossesse et d’accouchement, des moyens de contraception, des règles, des érections, des sexes respectifs ... Voici une liste exhaustive des questions ou remarques les plus bizarres qu’elle reçut en retour :


-C’est quoi un papa et une maman ? (Paragon le Désosseur. Mégane se trouva grandement émue par cette interrogation, surtout venant de la part d’un guerrier tel que lui.)

-Tu sais ce que c’est un million, Megg. Je ne pense pas que j’ai des millions de spermatozoïdes dans les testicules ... (au cas où le ton condescendant n’était pas assez évident, il s’agissait là d’une remarque d’Elias.)

-Donc la femme n’est fertile que quelques jours par lune alors que l’homme l’est tout le temps ? C’est complètement débile. (Elias, bien entendu.)

-Ah, bah c’est encore plus débile de donner des pilules contrace-machin-chose aux filles, dans ce cas. Autant vider le carquois plutôt que protéger la cible, non ? Pourquoi ne donnez-vous pas ces pilules aux hommes ? (Encore Elias mais bon, il n’avait pas tort, pour le coup ...)


À ce stade-ci, Paragon, aidé par le Roi croqueur, alluma un feu pour y faire rôtir des tranches de viande appartenant à quelque obscure créature. Tout en s’affairant, les deux PNJ continuèrent de bombarder la jeune fille de questions :


-Moi aussi, je veux être enceinte ! (Paragon. Mégane ne sut pas quoi dire à cela).

-Mais à quoi ça sert, un papa et une maman ? (Paragon. Il avait un peu de mal avec les concepts de famille.)

-Mais voyons, ça n’a aucun sens ! Pourquoi c’est toujours un homme et une femme qui fabriquent de l’amour et pas deux homme ou deux femmes ou bien deux hommes et une femme comme nous l’avons fait ? (Pas la peine de préciser qui a dit cela, c’est assez clair ...)

-C’est quoi l’amour ? (Qui d’autre que le Désosseur pouvait poser un telle question?)


C’est cette dernière qui faillit faire baisser les bras à Mégane. Comme décrire l’amour ? Et surtout, comment décrire l’amour à deux grands enfants d’une quarantaine d’années ? Elle fit de son mieux, tâchant de décrire les ressentis, les émotions, les réactions du corps ...


-Je pense que j’ai déjà été amoureux ... avoua le grand guerrier au bout d’un moment, perdu dans ses pensées.

-Vraiment, comment s’appelle-t-elle ?


Mégane eut l’impression d’être une prof de maternelle s’adressant à l’un de ses élèves. Cependant, la réponse de Désosseur la fit déchanter.


-Mara.

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