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World of Domination

Chapitre 17

Défendez les brèches !

Divers

Lorsque le mur céda, des soldats et des débris de bois volèrent dans tous les sens. Le bélier d’assaut poursuivit sa charge sans plus rencontrer de résistance, défonçant la moitié d’une maison avant de faire demi-tour.  


-Défendez la brèche ! hurla Paragon. Défendez la brèche !


La hache brandie, il sauta sur le sol avant de foncer vers la créature prise d’une folie destructrice. Une autre maison fut réduite à l’état de miettes avant que Paragon ne parvienne à sa hauteur. Il évita de se faire aplatir en se jetant sur le côté et voulut porter un coup mais sa hache ne trancha que le vide. Malgré les flèches qui trouaient sa peau, le bélier d’assaut défonça une autre section des remparts comme s’il s’agissait de papiers mâchés avant de se retrouver en dehors de la ville.


Sans perdre plus de temps, le Désosseur décida de changer de tactique. Il grimpa sur le mur et se campa sur ses jambes. Comme il s’y attendait, la bête chargea à nouveau, s’apprêtant à agrandir la première brèche. Juste avant l’impact, il sauta dans la direction que prenait le bélier d’assaut. Le rempart vola en morceaux ; Paragon se retrouva dans les airs parmi les bûches, planches et autres débris. Sous lui, la créature poursuivait sa course, implacable. Il poussa un hurlement terrible, saisit sa hache à deux mains et chuta. Le tranchant de son arme pénétra dans le cuir du bélier. La bête rugit de douleur et se débattit comme un dément, cherchant à se débarrasser du parasite sur son dos.  


Le Désosseur fit apparaître une dague qu’il planta dans le flanc de la créature dans l’espoir de stabiliser sa folle chevauchée. Il aperçut une maison que lui et sa monture improvisée éclatèrent sans état d’âme. Heureusement pour Paragon, le crête entourant la tête du bélier d’assaut le protégea des poutres, planches et autres projectiles.  


Se servant de son couteau comme d’un piolet, il entreprit d’escalader la colonne vertébral du monstre destructeur. Se hissant à la force de ses biceps, serrant les dents à chaque ruade, il s’approcha lentement mais sûrement de la tête. Lorsqu’il l’atteignit enfin, il se releva et récupéra sa hache qu’il leva au-dessus de lui.


-Pour Megg !!


Il abattit son arme sur le cou du bélier d’assaut qui barrit de douleur et de rage. Il dut s’y reprendre à plusieurs fois avant que la tête ne se détache finalement du corps. En pleine course, l’invocation se dépixelisa et, une fois encore, Paragon se retrouva dans les airs. Il s’écrasa au sol dans une exclamation étouffée, suivi de sa hache et de se dague.  


-Paragon ! Paragon, tu vas bien ?


Mégane accourut. Elle s’était munie de son bouclier bien qu’elle ne sache aucunement s’en servir. L’intrépide guerrier fut saisi d’une quinte de toux avant de se relever avec difficulté.


-Ça va, ça va. Il faut empêcher les invocations de passer par les brèches.

-Il n’y a pas d’autre ennemi, cette bête représentait leur seule invocation.

-Cof cof ... pour l’instant ... Bien, il va falloir changer de tactique ... cof cof ... Par le Héros quantique, je ne m’attendais pas à une telle attaque. Ça nous laisse à découvert. Reste bien en arrière.

-Non.

-Comment ça, « non » ? Tu ne sais pas te battre.

-Je m’en fiche, je veux aider !

-Il n’en est pas question.

-Si tu crois que je vais regarder vous taper les uns sur les autres pour moi, tu te trompes, monsieur le Désosseur.

-Megg, je n’ai vraiment pas le temps de ...

-Moi non plus, alors donne-moi quelque chose à faire !

-Mh grmlmerelme ...

-Oh tu peux grogner autant que tu veux ça ne t’aideras pas !

-Bon, très bien, occupe-toi des soldats blessés avec Hugo.

-Parfait !


Mégane s’élança vers la zone qu’Hugo avait aménagé en un semblant d’infirmerie. Cinq soldats reposaient là, à même le sol.


-Qu’est-ce que je peux faire ?

-Oh Megg, vas dans l’auberge et prends le plus de couvertures possible.


Le temps qu’elle revienne, deux combattants avaient rejoint le rang des blessés. Elle couvrit chacun d’entre eux de draps et de couettes avant de se tourner vers son ami.


-Qu’est-ce que tu comptes faire ? s’enquit-elle.  

-De la récupération transposée, je suppose que tu ignores comment lancer ce sort ...

-Heu ... si tu m’expliques, peut-être que je saurai ...


Hugo la considéra un instant avant d’acquiescer.


-Il n’y a pas de meilleur apprentissage que la pratique et quel moment serait plus approprié qu’au beau milieu d’une guerre, je vous le demande ? (Il fit signe à Mégane de s’asseoir prestement à ses côtés) Le plus dur est de stabiliser sa concentration quand c’est le chaos autour de soi. Tu verras, ce n’est pas du tout la même chose que dans ta chambre. Bon, pour effectuer une récupération transposée, tu dois avant tout lancer le sort : empathie transcendantale. Comme son nom l’indique, tu dois faire preuve d’empathie envers la personne que tu souhaites traiter. Cette femme, par exemple, tu dois commencer par comprendre ses émotions.

-Ses émotions ? Mais comment ? Je lui demande comment elle va ?

-Non, tu n’as pas besoin de faire cela. Connecte-toi à elle en t’imaginant à sa place. Ressens ses émotions, sa peur, sa colère, ses doutes. Lorsque vos émotions seront les mêmes, elles entreront en résonance. À ce moment-là, tu auras accès à ses douleurs physiques et tu pourras effectuer une récupération comme s’il s’agissait de ton corps. Le stade 1 sera suffisant. Tu connais les temps ?

-Heu ...

-3 minutes de concentration pour un maximum de 15 minutes de méditation. Tu y arriveras ?

-Je ... je ...  

-Tu y arriveras ! Si tu parviens à effectuer le stade 4 avec tant de facilité, une récupération transposée sera un vrai jeu d’enfant pour toi.


Le regard de Mégane se déchargea de la peur qui le brouillait ; elle acquiesça sèchement. Hugo approuva avant de se détourner.


-Ok, ma petite Megg. Ressens ses émotions, ressens ses émotions ... comment je fais ça, moi ?


Soudain, elle sentit un pression  : la PNJ qu’elle s’apprêtait à soigner lui serrait faiblement la main. Leur regards se croisèrent. Tout le stresse qui stagnait en Mégane s’évapora aussitôt pour laisser place à un grand calme. Tout du moins, un calme apparent. La combattante afficha un faible sourire avant de fermer les yeux.  


Conservant le contact avec la PNJ, Mégane se plongea dans la méditation. Elle oublia les beuglements, mugissements bestiaux et chocs métalliques des armes contre les armures qu’elle percevait près de la brèche. Elle se coupa de son corps, ignorant l’odeur du sang mélangé à la terre, les gémissements de douleurs et le sifflement des flèches pour focaliser son attention sur cette main qu’elle serrait.


Rien. Il n’y avait rien. Tout ce qu’elle ressentait était sa propre peur, son cœur qui battait comme un fou dans sa poitrine, l’adrénaline qui courait dans ses veines, manquants de les faire exploser sous la pression, les tremblements irrépressibles qui secouaient ses membres. La honte de na pas parvenir à soigner cette combattante l’assaillie, une sorte d’apathie émotionnelle qui la clouait sur place aussi sûrement que la terreur la tétanisait.  


Soudain, au creux de son estomac, comme surgit de nul part, une colère naquit. Douce et chaude, elle repoussa les ténèbres et la tira de cet accablement qui menaçait de la plonger dans la dépression. Bientôt, elle gagna en intensité. C’était une violente colère, brûlante comme un incendie. elle chassa sa honte et sa peur comme le feu consume l’écorce des arbres. Elle le sentait, cette colère, non, cette rage, cette haine était dirigée contre les joueurs. Incommensurable et destructrice, elle menaça de l’engloutir sous un déferlement de pensées meurtrières. Après s’être tirée de l’apathie, Mégane devait maintenant faire face à une émotion bien trop intense pour elle.


C’est alors que ça la frappa : ce n’était pas ses émotions ! Ou plutôt, ses émotions se mêlaient à celles de la PNJ, décuplant leur intensité au-delà de tout ce qu’elle n’avait jamais ressenti. Lorsqu’elle comprit cela, il lui fut beaucoup plus facile d’en subir les effets. Sans qu’elle ne s’en rende compte, elle se redressa, les vertèbres de son dos s’alignèrent, sa tête se tint droite, ses épaules se carrèrent. Elle prit une longue et profonde inspiration.


Alors, survint la douleur. Faible au début, elle se précisa partout en elle comme la maladie se répand jusqu’à être omniprésente. Certaine partie de son corps étaient plus douloureuses, comme son tibia droit, le bas de son dos et sa nuque. Au lieu de la fuir, Mégane focalisa son attention sur cette souffrance qui déchirait ses muscles, ses os et ses organes. La douleur pulsait en elle au rythme des battements de son cœur. Chaque fois que le sang affluait, elle avait l’impression qu’un marteau s’abattait sur son squelette.


Tiens, n’entendait-elle pas deux pouls ? Possédait-elle deux cœurs ? Comment était-ce possi ... la douleur ! Concentre-toi sur la douleur, ma petite Megg. Juste la douleur, rien que la douleur.


Petit-à-petit, la souffrance se résorba jusqu’à disparaître totalement. Mégane ouvrit les paupières ; la combattante la regardait avec des yeux ronds.


-Co ... comment vous ...


Nouveau sort appris :Empathie transcendantale

Nouveau sort appris : Récupération de stade 2

Nouveau sort appris : Récupération transposée


D’un revers de manche, elle essuya la sueur qui perlait sur son front.  


-Le combat t’attend, je crois, souffla-t-elle.

-Ah heu ... je ... à vos ordre, Megg !


Avant qu’elle n’ait répondu, la jeune fille s’était déjà tournée vers le patient suivant. La soldate sauta sur ses jambes comme si son tibia n’avait jamais été fracturé avant de s’élancer vers les murs.


Deux groupes de combattants protégeaient respectivement les deux brèches dans les remparts. Elle alla gonfler les rangs du plus faible des deux.


-Toi, l’apostropha Paragon, emmène les blessés auprès d’Hugo et Megg.

-Moi ? Mais ...

-Fais ce que je dis, la troisième vague d’invocations approche !

-Messire le Désosseur, je suis sous l’effet d’une récupération de stade 2.  

-Quoi ? Qui ...


Le regard de Paragon se porta sur Hugo et Mégane qui étaient accaparés par leurs incantations. Il avait pourtant ordonné à l’ancien chef du village de n’opérer que des récupérations de stade 1. Toutefois, il comprit qu’il n’était en rien responsable de la restauration de la guerrière.


-Bien, on va avoir besoin de tes dégâts augmentés. Toi, occupe-toi des blessés. (S’adressant à tout le monde) Tenez-vous prêts ! Ne cédez pas, soldats ! Laissez l’ennemi venir à nous, je veux qu’il se trouve le plus longtemps possible sous le feu de nos archers. Nous possédons une bonne position défensive, pas question de la perdre. Compris ?

-Oui !


Les torches plantées un peu partout fournissait une lumière idéale pour permettre aux archers de décocher leurs flèches sans avoir à tirer à l’aveugle. Grâce à cela, lorsque les premiers ennemis apparurent à l’orée du bois, ils purent directement les arroser de traits meurtriers. Des explosions de pixels bleus apparurent un peu partout au fur-et-à-mesure que les créatures périssaient.


Malgré cela, elles atteignirent les remparts. Il s’agissait de gobelins ténébreux, des êtres mesurant un mètre de hauteur, à la peau d’un vert très sombre et aux traits monstrueux. Ils brandissaient des armes de basse factures mais qui restaient dangereusement tranchantes. Lorsque l’ennemi se trouva à une dizaine de mètres des PNJ, les archers troquèrent leur arc contre des pierres. La pluie de rocs vint à bout de nombreux assaillants mais un grand nombre parvint à passer cet éboulement artificiel.  


-Pour Megg !!


Le rugissement de Paragon fut repris par tous les défenseurs et les deux armées entrèrent en collision. Certains gobelins sautèrent par-dessus le premier rang de combattants pour se retrouver au beau milieu des PNJ. La plupart mouraient rapidement mais ceux qui atteignaient leur but créèrent un chaos dévastateur. Les soldats du premier rang reçurent des coups dans le dos pendant que leur attention était entièrement tournée vers les invocations face à eux.


-Empêchez-les de sauter au-dessus de vous ! cria le Désosseur.


Voyant que l’un des deux groupes se trouvait en difficulté, Paragon s’élança hors des rangs pour se porter à leur secours. À l’aide de sa hache, il se tailla un chemin à travers l’armée de gobelins. Il cueillit une créature en plein vole qui fut proprement découpée. Son élan lui permit de défoncer le crâne d’une invocations avant d’en repousser une autre d’un coup de pied. Lorsque son arme revint, elle traça un arc de cercle sanglant qui transforma d’un coup six ennemis en pixels bleus.


Un flot continu d’invocations s’écoulaient des bois. Chaque fois que Paragon tuait une créature, trois autres la remplaçaient. Il parvint malgré tout à atteindre l’autre groupe qui croulait littéralement sous le nombre.


-Reformez les rangs !


Le Désosseur se campa devant les soldats et répandit son œuvre de mort. Sa hache laissait derrière elle une traînée de petits carrés bleus qui créaient un brouillard surnaturel. Partout où elle passait, les ennemis se faisaient proprement découper. Ses hurlements résonnaient comme une sentence de mort, propageant la peur dans les rangs adverses.


Les gobelins ténébreux avaient beau être des invocations, ils éprouvaient une terreur grandissante face au colosse qui décimait les leurs par dizaine. C’est ainsi qu’ils firent leur première grave erreur : un cercle se forma autour de Paragon, ce qui lui permit de prendre davantage d’élan. Dès lors, il se transforma en véritable machine de destruction massive. Sa hache trancha tête, épaules et genoux/pieds sans distinction. Qu’ils se situent devant ou derrière lui, aucun gobelin n’était à l’abri.


-Les rangs sont reformés, Messire le Désosseur !


Du coin de l’œil, Paragon distingua la forme de nouvelles invocations surgir des bois : des écraseurs sanguins ! Ils chargèrent sans prêter la plus petite attention aux gobelins ténébreux qui périrent sous leurs sabots.  


À nouveau, le sol trembla.


-Archers ! Feu à volonté sur les écraseurs ! Ils ne doivent pas atteindre les brèches !


Sur la dizaine de monstres bipèdes à la fourrure rouge, seulement deux périrent sous les flèches. Les autres foncèrent à travers les rangs d’invocations, faisant voler les gobelins se trouvant sur leur chemin. Paragon dépixelisa les deux qui passèrent à portée de sa hache. Malheureusement, les rochers ne firent pas grand effet aux survivants qui défoncèrent les rangs des valeureux PNJ.


Aussitôt, les gobelins ténébreux investirent Ragequit.

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