Le site de l'histoire érotique
  • Histoire érotique écrite par
  • Fantasme
  • Publié le
  • Lue 2 160 fois
  • 151 J'aime
  • 5 Commentaires

World of Domination

Chapitre 20

Récompense bien méritée

Divers

-Que fait-on d’elle ?


L’ensemble de la guilde des Insurgés, à savoir Mégane, Hugo, Paragon et Elias, était assemblée autour du piège. Recroquevillée sur elle-même, Renna y demeurait silencieuse et vaincue. Elle leur lança un regard venimeux tandis qu’ils discutaient de son cas.


-Elle ? Il faut la tuer, voyons.

-La tuer ? Mais pourquoi ?

-Elias a raison, petite flamme, si on l’épargne, elle va nous pourchasser sans relâche.

-Nous devrions l’interroger, avant tout, argua Hugo.

-Pour lui demander quoi ? Comment fait-elle pour être aussi exécrable ?

-On pourrait en apprendre plus à propos de ses camarades, Elias. C’est une bonne suggestion.

-Ses camarades ? Quels camarades ?

-Ceux qui nous ont attaqués pendant que tu n’étais pas là.

-Oh, je vois. Bon, voilà ce que je propose, je lance mes croqueurs à leur poursuite pendant que vous vous occupez de reboucher le trou. Assurez-vous simplement que ce détestable individu y reste bien au chaud ...

-Je vous entends, vous savez ?


Tous portèrent leur regard vers le fond du trou. Hugo s’agenouilla :


-Renna, vos alliés ont-ils encore l’intention de nous attaquer ?


Elle le fusilla des yeux sans se départir de son mutisme. L’ancien chef du village se tourna vers ses compagnons :


-Ma suggestion était peut-être bonne mais, de tout façon, je ne pense pas qu’on arrivera à tirer quoi que ce soit d’elle. Mieux vaut la tuer avant qu’elle ne soit sauvée par l’un des membres de sa guilde.

-Il y a des croqueurs partout, comment ses amis pourraient-ils approcher sans se faire déchiqueter purement et simplement.

-Ce ne sont pas mes amis, lâcha la captive. Et ils ne viendront pas ...


Les Insurgés se regardèrent. Pouvaient-ils croire les dires de la guerrière ?


Tamagotchi perché sur son épaule, Mégane s’assit à son tour au bord du trou :


-Renna, pourquoi tiens-tu à ce point à me tuer ?

-J’étais morte quand cela s’est produit, mais tu as entendu comme moi ce qu’a dit la PNJ : « tant qu’elle vivra, cette règle persistera ». Si on veut retrouver nos vies, il faut te tuer.

-Si on te libère, tu continueras à me traquer ?

-Megg, on ne peut pas faire ça ! s’exclama Paragon.

-Pour une fois, je suis d’accords avec ce grand dadet ; libérer cette folle serait une grave erreur.  


Malgré les protestations, Mégane n’avait pas quitté Renna des yeux, attendant patiemment une réponse.


-Je te traquerai jusqu’à ma mort.


La jeune fille acquiesça avant de se relever.


-Paragon, aurais-tu une corde dans ton inventaire ?


Avec circonspection, le guerrier lui tendit ce qu’elle demandait. Qu’avait-elle l’intention de faire avec cela ?  


Elle l’accrocha à un poteau non loin avant de lancer l’autre extrémité dans le piège.


-Megg que fais-tu ?! Tu es folle ! Elle vient de dire qu’elle te tuerait.

-Que personne ne lui fasse de mal. Elias, dis à tes croqueurs de ne pas la toucher.


La corde se tendit puis une main gantée d’armure s’agrippa au rebord du piège. Soudain, Renna était libre.  


Les Insurgés la considéraient silencieusement, sur le qui-vive. Paragon poussa même sa protégée derrière lui sans quitter leur ennemie des yeux. 


-Pourquoi, Megg ? Tu penses que ça va m’empêcher de te tuer plus tard ?

-Non, je sais que tu as dit la vérité : tu vas me pourchasser aussi longtemps que tu vivras.

-Alors pourquoi ?

-Je regrette, je n’ai pas de raison valable à te donner.

-Tu es faible.

-Peut-être, oui. Peut-être est-ce par faiblesse ...


Renna renifla dédaigneusement avant de se détourner. Elle attendit que Elias et Hugo s’écartent de son chemin pour s’en aller mais s’arrêta après quelques mètres. La voyant ouvrir son inventaire, vif comme l’éclair, Paragon matérialisa sa hache :


-Un mouvement de plus et je te découpe, Renna.


La membre des Drakes noirs le considéra pensivement avant de porter son attention sur Mégane. Celle-ci posa un main apaisante sur le bras du Désosseur qui baissa lentement son arme.


Renna fit apparaître un bouclier volant qu’elle jeta aux pieds de la jeune fille.


-Tiens, ça ne me sert plus à rien étant donné que tu as déjà l’autre moitié. Paragon, j’imagine que tu pourras lui expliquer comment s’en servir. Tu en auras grand besoin, Megg ...


Sans rien ajouter, elle s’en alla.



***



Lorsque le jour se leva, ils comprirent que Renna n’avait pas menti : les Drakes noirs n’attaquèrent plus et les Insurgés remportèrent officiellement leur première victoire. La ville était à eux, seulement, en voyant les dégâts engendrés par leurs ennemis ainsi que la perte des nombreux soldats, Mégane en vint à se demander si tout cela en avait valu la peine. 


Ils rassemblèrent les PNJ qui s’étaient éparpillés dans les sous-bois lors de l’attaque du drake noir et soignèrent ceux qui en avait le plus besoin. Comme promis, Mégane nomma Hugo chef de Ragequit mais, à son grand étonnement, il refusa. 


-Un chef ne quitte pas son village et je n’ai pas l’intention de rester ici, expliqua-t-il.

-Où comptes-tu aller ?


Il la regarda avec amusement.


-Eh bien comme nous faisons toujours partie de la même guilde, j’espérais que tu m’accepterais dans votre voyage.

-Tu veux venir avec nous ? s’écria-t-elle avec un grand sourire.

-Seulement si tu acceptes.

-Tu es plus que le bienvenu !


Et sans plus de retenue, elle se jeta à son cou.


-Mademoiselle Megg ?


En se retournant, elle eut la surprise de faire face à tous les survivants de Ragequit. Ils étaient une vingtaine à la dévisager avec adoration. Celle qui s’était exprimé se trouvait être cette soldate à qui Mégane avait fourni une récupération de stade 2


-Heu ... oui ?

-Nous nous demandions si ... enfin, si vous accepteriez que ... que nous nous joignions à vous ?

-Partir avec nous ? Vous tous ?

-Ragequit n’est plus, nos maisons sont détruites, nous n’avons nul part où aller. Et puis ...

-Oui ?

-Nous voulons vous défendre contre les joueurs.

-Mais je ne sais pas si ... enfin, vous êtes beaucoup et ... heu ...


La soldate s’agenouilla brusquement, suivie des autres PNJ :


-Je vous en prie, mademoiselle Megg. Beaucoup d’entre nous savent chasser, nous connaissons les environs ...

-Oh non, ne faites pas ça ... Relevez-vous, enfin ...

-Et nous savons nous battre ! Peut-être pas aussi bien que messire le Désosseur mais c’est déjà ça.


Indécise, Mégane chercha de l’aide auprès d’Hugo qui se contenta de la fixer, un sourire énigmatique flottant sur ses lèvres. De la sorte, il fit comprendre à sa chef de guilde que cette décision lui revenait. Elle plongea son regard dans celui de chacun des survivants et put y lire cette intense supplique, cette détresse qui enserrait leur cœur.  


-Bon, c’est d’accord.


Les PNJ manifestèrent joie et soulagement tandis que Mégane se tournait vers son compagnon.


-Tu as fait le bon choix, lui dit-il.  


Elle alla annoncer la nouvelle à Paragon qui, elle ne se le cachait nullement, était le véritable chef de l’expédition qu’ils s’apprêtaient à mener. Elle le trouva occupé à gratter l’intérieur de la peau du drake noir dans l’intention de s’en servir plus tard.


-Si tu penses que c’est une bonne idée, je te suis, Megg.

-Vraiment, tu ... tu crois que j’ai bien fait de les accepter parmi nous ?

-C’est femmes et ces hommes se sont battus pour toi ; tu peux être sure qu’ils le feront encore. Donc oui, je pense que c’était le bon choix de les ajouter à notre groupe. Maintenant, seul l’avenir nous dira si c’était la bonne décision ...

-Mh.


Paragon cessa son activité pour fixer son attention sur la jeune fille.


-Megg, je sais que tu es inquiète pour notre survie ; je le suis également, plus que je ne l’ai jamais été auparavant. Mais sois sure que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour te mettre en sécurité. Je t’en fais la promesse.


La jeune fille sourit, rassérénée.  


-Quand est-ce que nous partons ?

-Une fois que j’en aurai fini avec cette peau de drake. Vois-tu, c’est un matériau d’une grande résistance, je m’en voudrais de la laisser aux joueurs qui vont bientôt nous courir après ... 

-Tu m’apprendras ?

-Quoi donc ?

-Eh bien, tout.


Paragon arrêta de racler pour plonger son regard dans celui de la jeune fille. Il sourit avant d’acquiescer. Mégane lui rendit son sourire.


Au loin, elle distingua Tamagotchi courir après Sénéchal. L’apercevant à son tour, le croqueur vint se réfugier entre ses jambes, adoptant un air faussement apeuré. Le chapardeur lui sauta tout de même dessus afin de lui mordre le jarret de sa gueule édentée. À les regarder jouer de la sorte, la jeune fille songea que Sénéchal pourrait occuper le rôle de grand frère pour Tamagotchi.


-Ce chapardeur de peaux est étonnant, annonça Elias en approchant. Regardez-le cavaler partout, il va épuiser mon Sénéchal si ça continue.

-Roi croqueur, serais-tu jaloux de voir que ton familier a trouvé un nouveau compagnon ?


Il grogna un réponse qui échappa à la compréhension de la jeune fille ; en retour, elle afficha une moue narquoise. Tels des parents emmenant leurs enfants à la plaine de jeux, ils observèrent les deux petits monstres se courir après.


-Elias, je ne t’ai pas remercier correctement pour ce que tu as fait, cette nuit. Tu nous as très certainement sauvé.

-C’est exact. D’ailleurs, en parlant de ça, je me disais que, en guise de remerciement, nous pourrions bâtir un peu d’amour.


Mégane explosa de rire, pas surprise pour un sou.  


-Mmh si tu es sage ...

-Comment ça, si je suis sage ? Parce que, en plus de sauver votre peau, je dois me tenir à carreau ? Non, Megg, tu sais que ce que tu me demandes là est au-delà de mes capacités.

-On s’occupera de ta récompense plus tard, lâcha-t-elle en roulant des yeux. D’ailleurs, toi qui t’y connais en créatures, sais-tu comment Tamagotchi a survécu ?

-Je pense l’avoir compris, en effet ... Tu te rappelles, je t’avais expliqué que les chapardeurs effectuaient des métamorphoses tout à long de leur vie. Métamorphoses que l’on appelle : des mues. Celles-ci ont pour but de permettre à ces créatures de s’adapter efficacement lors de l’apparition de nouveaux prédateurs dans leur milieu.

-Tu veux dire que ... ?

-Pop pop pop, c’est moi qui explique !

-Pardon, je t’en prie, Roi croqueur, poursuis.

-Merci, très chère. Étonnamment, la réponse m’est apparue il n’y a pas si longtemps que cela, alors que j’observais ce grand dadet dépecer le drake. D’une façon où d’une autre, ton Tamagotchi a dû apercevoir le drake survoler la ville. Le danger que ce monstre incarnait a très probablement déclenché la première mue de ce petit vaurien et, devine quoi ?

-Il a ...

-Exactement, il a chapardé la peau du drake noir ! Un drake noir, par la Grande Binarité.

-Mais, quand tu dis qu’il l’a chapardée ...

-Je veux dire copier, en fait. Il a copié certaines capacités du drake noir telle que, comme nous avons pu le constater, la résistance aux flammes.

-Je pensais que les chapardeur de peaux possédaient l’aptitude de se métamorphoser à volonté.

-Non, vois ça plutôt comme une armure. À chaque nouvelle mue, ils engrangent les capacités d’une créature sous la forme d’une nouvelle peau, une nouvelle armure. Dès lors, ils sont à même de revêtir ces armures à volonté. Cependant, les premières mues sont en général très basiques puisque, comme tu l’as très certainement remarqué, les bébés chapardeurs sont d’une grande fragilité. Leur premier chapardage est souvent un coureur des champs, ou un gluant osseux ou que sais-je encore ... Je n’avais jamais songé qu’une de ces créatures puisse chaparder la peau d’un drake noir, et certainement pas en guise de première mue ! Et puis, comme ce sont de fieffés trouillards, ils n’ont pas pour habitude de se trouver dans le rayon d’action de monstres aussi puissants.


Ils se perdirent dans la contemplation des deux familiers, laissant au silence le soin d’exacerber la signification de ces révélations. Cette fois, c’est Sénéchal qui poursuivait Tamagotchi et lorsqu’il l’attrapa pour lui mordre la patte avant, le petit chapardeur poussa un cri d’épouvante. Mégane voulut intervenir mais Sénéchal lâcha le petit être qui s’ébroua gaiement, pas le moins du monde blessé. Il émit un adorable grondement avant de s’élancer à la poursuite du croqueur


-Sénéchal ne lui ferait pas le moindre mal, la rassura Elias.

-Je ne peux pas m’empêcher d’être inquiète. J’ai failli le laisser mourir une fois, déjà.

-Dans ce monde, en tant que maître familier, il faut être prêt à l’inévitable ...


Jetant un coup d’œil en coin au Roi croqueur, elle remarqua que son expression s’était faite songeuse, le regard voilé. Elle changea donc de sujet :


-Tu as dit à tous tes croqueurs de rentrer au château ?

-En effet, il feront le voyage de nuit parce qu’ils ne supportent pas la lumière du jour. En attendant, ils se cachent dans les bois.

-Pourtant, Sénéchal ...

-Megg, tu vois bien que la lumière du soleil ne dérange pas Sénéchal, voyons. Non, lui, il y est habitué depuis qu’il est tout petit ; sa colonie n’a pas eu cette chance.


Quelque chose dans ce que venait d’annoncer Elias turlupina la jeune fille sans qu’elle ne parvienne à mettre un doigt dessus. C’était un sentiment assez frustrant. Mais alors qu’elle observait Tamagotchi se démener pour que son compagnon de jeu ne lui mordille pas la queue, elle se rappela la phrase qu’Elias leur avait laissée comme message et elle comprit ce qui n’allait pas.


-« Aux premières lueurs de troisième jour, regardez à l’Est » !

-Eh bien ? Qu’est-ce qui te prend, Megg ?

-Aux premières lueurs ! Comment avais-tu l’intention de nous sauver alors que tes croqueurs n’auraient pas pu intervenir à cause de la lumière du jour ?

-Quoi ? Mais ... heu ... Megg, c’est évident, voyons !

-Il va falloir que tu m’expliques, dans ce cas. Tu sais bien qu’avec un cerveau comme le mien ...


Même Paragon qui les écoutait d’une oreille distraite releva la tête.


-Tu ne comprends rien, Megg, voilà tout.

-Eh bien, explique-moi, mon grand.

-C’est vrai, raconte-nous ton plan génial, intervint le Désosseur.

-Oh toi, personne ne ta sonné, grand dadet ! De tout façon, vous ne comprendriez pas. Le plan était parfait jusqu’à ce que Sénéchal intervienne.

-Tu avais oublié que les croqueurs n’aimaient pas le lumière du soleil, pas vrai ?

-Megg, je vis avec un croqueur, comment veux-tu que j’oublie une telle chose.

-Un croqueur qui, justement, ne craint plus la clarté du jour.


Pour le coup, Elias ne sut pas quoi rétorquer. Mégane et Paragon se regardèrent avant d’exploser de rire.


-Le véritable héros, c’est Sénéchal, en fait. Je vais vraiment finir par le récompenser !

-Vous n’êtes qu’une bande d’ingrats.

-Ce n’est pas vrai, peut-être ?

-Mph ...

-Bien, si tu me dis la vérité, on ira faire un petit tour dans les fourrés ...


Elias fixa sur la jeune fille un œil suspicieux.


-On pourra fabriquer de l’amour dans les fourrés ?

-Eh bien, c’est ce que je ... bref, oui, on pourra faire l’amour.

-Si je dis la vérité ?

-C’est ça.

-Comment pourras-tu savoir que c’est la vérité ?

-Je ferai confiance à mon instinct.


Il lorgna pensivement la jeune fille et Paragon qui attendaient malicieusement sa réponse.


-Sénéchal à oublié de me rappeler que sa colonie ne tolérait pas la lumière du jour. Voilà, satisfaite ?


Ses deux compagnons se regardèrent, indécis.


-Ça compte ça ?

-Je ne sais pas. Moi, je voulais qu’il admette son erreur ...

-Eh bien, tu n’as qu’a lui dire ça.

-D’accord. Roi croqueur, on ira dans les fourrés si tu admets ton erreur.

-Pardon !? Je vous ai dit la vérité, maintenant, j’exige ma récompense !

-Seulement si tu admets ton erreur, mon grand.

-C’est déloyal ! Tu m’as demandé de révéler la vérité au grand jour. C’est chose faite ; à présent, c’est à ton tour d’honorer ta promesse.

-Ça dépend : est-ce que tu reconnais que tu t’es trompé ?

-Jamais ! C’est Sénéchal qui ...

-Très bien.


Sur ce, Mégane fit demi-tour.


-Non, attends !

-Quoi ?

-Heu ... je ... ce n’était pas de ma faute, il ... Non attends, écoute-moi ! Heu ... Sénéchal a ... D’accord, d’accord, je me suis trompé !


La jeune fille s’arrêta, un sourire satisfait plaqué sur les lèvres.


-Qu’as-tu dit ?

-Je ... heu ...

-C’est bon, tu l’as dit une fois, pas besoin de te torturer davantage. Viens par là, mon grand. Paragon, tu nous appelles dès que nous partons ?

-Bien sûr ! Amusez-vous bien et ne vous éloignez pas trop.


Mégane s’en alla avant de prendre soudainement conscience que ce n’était pas du tout le genre de réaction qu’elle aurait dû obtenir venant d’un homme qui, elle le savait, éprouvait des tendres sentiments à son égard. Pourtant, le Désosseur ne montrait aucun signe de jalousie et était retourner à sa tâche sans plus se préoccuper d’eux. Elle haussa les épaules avant d’emmener Elias à l’abri des regards, dans le bois entourant Ragequit.


-Bon, Elias, on n’a pas beaucoup de temps donc, on va faire ça très vite ...


Sans plus attendre, Mégane abaissa son haut-de-chausse jusqu’à ses genoux avant de prendre appui contre un arbre.


-Quoi ? Là, comme ça ? Pas de touchage, de léchage ou de je ne sais trop quoi ?

-On n’a pas le temps, je te dis !

-Bon, bon ...


Le Roi croqueur admira le postérieur de la jeune fille. Ainsi cambrée, elle laissait entrevoir ses deux trous qui, déjà, s’humidifiaient d’excitation. Manifestement, cette situation ne laissait pas la rouquine indifférente.


Peloter les rondeurs de Mégane suffit à faire s’élever le sexe du Roi croqueur. Ses doigts triturèrent sans vergogne l’intimité qui lui faisait face tout en se régalant de la sentir gagner en moiteur.


Tandis qu’elle se faisait tripoter, Mégane serrait son arbre en fermant les yeux. Les caresses d’Elias faisaient monter son rythme cardiaque et fondre son puits d’amour.  


-Vas-y, Elias. Prends-moi, maintenant !

-Mais, tu sais, je me demandais : tu as deux trous qui ...

-N’y pense même pas !

-Quoi, ça ne se fait pas ?

-Non. Enfin ... si, mais je n’ai pas envie d’en parler.

-Pourtant, je trouve ton petit anus tout à fait charmant ; je me sens tout dur à l’idée de ...

-Elias, je t’ai dit non. On pourra en parler plus tard mais pas aujourd’hui.

-Quand cela ?

-Plus tard !

-Mais, est-ce que je peux le toucher au moins ?


Mégane remit ses cheveux derrière son oreille afin de pouvoir regarder Elias droit dans les yeux. Durant leur échange, il n’avait cessé de l’excitée en lui malaxant les fesses ce qui, elle le savait, avait le don d’émousser son jugement.


-Bon, ok, mais juste toucher, hein !


Le sourire qui germa sur la face du Roi croqueur lui fit instantanément regretter cette décision. Elle était sur le point de le lui interdire lorsqu’elle sentit un doigt entrer en contact avec sa rosette. La délicatesse dont fit preuve son compagnon la surprit et elle décida d’attendre ; à la moindre erreur, elle arrêterait tout !


Sans faire montre de brusquerie ou même de goujaterie, les abords de son anus furent doucement flattés. Le pouce d’Elias débuta un mouvement circulaire que son petit trou suivit avec circonspection mais plaisir. Elle laissa échapper un gémissement qui la surprit elle-même.


Ses fesses furent écartées et elle perçut sa rondelle s’entrouvrir comme si elle ambitionnait d’embrasser ce pouce la cajolant. Dès lors, le doigt fut empreint d’humidité et Elias le passa sur l’anneau anal pour l’en badigeonner.


La respiration de Mégane s’intensifia. Depuis quand le Roi croqueur se montrait-il aussi attentionné et prévenant ? Les caresses qu’il lui faisait subir la rendait folle de désir mais elle ne pouvait le lui avouer : sa fierté était en jeu ! Dire qu’elle avait failli refuser qu’il la touche à cet endroit ...


Sa bouche s’entrouvrit alors qu’Elias tripotait la zone la plus obscure de son anatomie. Jamais personne, dans toutes ses péripéties, réelles ou virtuelles, ne s’était aventuré . C’était un lieu auquel elle n’avait pas prêté grande attention auparavant mais les attouchements qu’elle subissait à ce jour étaient sur le point de la faire changer d’avis.


-Mmh Elias, tu ...


Elle referma la bouche, se forçant à ne rien ajouter. Bon sang, elle avait été à deux doigts de révéler au Roi croqueur que ses palpations étaient agréables ! Agréables ?! Alors qu’elle venait de lui dire de ne même pas y penser ? Non, décidément, elle devait le contraindre à arrêter tout de suite avant que ça ne dérape ; elle ne pouvait se permettre de ... Ooh ce doigt était si bon !


La première phalange avait plongé en elle et les abords de sa grotte l’enserrèrent affectueusement. Elias agita son doigt ce qui eut le don de faire fondre d’excitation la jeune fille. Malgré tous ses efforts, elle ne parvint à contenir un geignement.


-Megg, ça te plaît ?


Ne réponds pas, ma petite Megg ! Ne réponds surtout pas !


Le pouce écartela tendrement son trou ; les sensations qui l’assaillirent lui firent perdre la tête et elle en vint à se demander si c’était bien Elias qui se tenait derrière elle. Un rapide coup d’œil lui apprit que c’était effectivement lui qui lui prodiguait pareil traitement. Elle n’aurait pas été étonné d’apercevoir un parfait inconnu à la place de son ami tant elle ne le reconnaissait pas dans ces caresses.


Il faut que je l’empêche d’aller plus loin sinon ...


-MmMmhh !


Le pouce disparut entièrement dans ses tréfonds. Elle ouvrit de grands yeux : comment cela pouvait-il être aussi bon ?  


Peu de temps après, le doigt ressortit, couvert de cette humeur qui régnait là en-bas et Elias s’en servit à nouveau pour lubrifier les abords de sa grotte.


Mégane se mordit les lèvres ; elle tremblait de tous ses membres.  


Soudain, une langue lécha son jardin secret sur toute la longueur et elle manqua de pousser un cri mêlant surprise et plaisir. L’appendice s’insinua entre ses chairs en même temps que le pouce reprenait sa place dans sa rosette ; elle dut mettre une main devant sa bouche pour retenir tout gémissements de s’en échapper.


À présent, la langue explorait son jardin secret, la forçant à cambrer davantage le dos. Alors que le doigt restait planté dans sons fondement sans bouger, Elias se repaissait de sa cyprine. Vue la manière dont sa langue se tortillait dans tous les sens, il était évident qu’il avait pris goût à cette pratique.  


-Mmmh Ooooh !


Mégane ne se rendit même pas compte qu’elle poussait cette exclamation. Le Roi croqueur dévorait son abricot avec une telle méticulosité qu’elle perdit toute notion de retenue et de fierté. Dorénavant, son excitation prenait le pas sur le reste.


Alors qu’elle pensait être au comble de son excitation, elle sentit le pouce enfoui dans son côté obscure se mouvoir. D’abord doucement, il palpa les parois internes avant de tourner sur lui-même. Bien vite, il se mit à gigoter malicieusement, appuyant ainsi sur des zones extrêmement érogènes.


En plus de subir les assauts de la langue d’Elias entre ses lèvres intimes, elle devait endiguer les vague de plaisir provenant de ce lieux qu’elle même n’avait jamais osé explorer. Sans crier gare, le pouce s’évada de sa rosette, la laissant exténuée, bien que toujours en proie aux fouilles avides de la bouche d’Elias.


-Mmh Roi croqueur, tu sais OooOhh ...


Un nouveau doigt, plus fin celui-là, s’inséra dans ses tréfonds. Mégane le sentit s’enfoncer lentement en elle, atteignant des lieux encore inexplorés. Son dos se cambra de lui-même tandis qu’une nouvelle vague de plaisirs le submergeait. Elle sut qu’il s’était enfoncé au maximum lorsqu’elle sentit son poing entrer en contact avec ses fesses. Comme s’il s’agissait d’une clé enfoncé dans une serrure, Elias appliqua une rotation à son doigt tout en le pliant légèrement dans l’intention de tâter l’intérieur de la jeune fille. Elle se sentit analysée, fouillée et palpée en profondeur ce qui, à sa grande surprise, était loin de lui déplaire.  


Le membre du Roi croqueur effectua des allers-retours, tâtonnant en elle à la recherche d’aspérités ou de secrets que renfermerait son fondement. Non content de ce qu’il y découvrit, il poursuivit ses recherches pour l’inavouable bonheur de Mégane.   


À présent, sa rosette était détrempée d’excitation et le doigt s’enfonçait en elle avec une facilité déconcertante. De plus, elle percevait tous les mouvements avec une troublante acuité. Chaque fois que le doigt reculait, elle sentait son anus l’enserrer comme si elle désirait secrètement le conserver en elle.


-Roi croqueur, je te veux !


Elle sentit la langue enfouie dans son minou se retirer mais, alors qu’Elias se relevait, son doigt resta plongé au travers de son petit trou. Il poursuivit ses palpations rectales tandis que sa queue caressait son abricot luisant.


-Est-ce que je peux passer par cet autre trou ?


Curieusement, la jeune fille s’attendait à une telle question. Ce qu’elle n’avait pas prévu, en revanche, fut son hésitation ... Pourquoi se montrait-elle indécise, tout-à-coup ? Évidemment qu’il ne pouvait pas ! Personne n’avait jamais été là en-bas et personne n’irait jamais avant qu’elle n’en éprouve le désir, point !


Mais ce doigt était si booonn ! Il tournait entre ses chairs et lui faisait perdre la tête d’envie. Des idées folles germaient dans son esprit, des idées auxquelles elle n’avait jamais songé auparavant. Et puis cette hampe qui caressait son intimité ; elle avait l’impression de se faire envoûter avec une passion brûlante.  


Arrimée à son arbre, elle avait fermé les yeux de bonheur tandis que ses deux trous se faisaient tendrement cajoler. Il ne manquait plus que quelqu’un s’occupe de ses seins pour que son bonheur soit à son comble.


-Alors, je peux ?


Le doigt se retira, laissant sa cavité insupportablement vide, et le gland de son amant vint appuyer contre sa rosette. Alors qu’il augmentait la pression, elle sentit son anneau anal s’entrouvrir et elle faillit accepter. Faillit !


-Non ...


Ça n’avait rien de l’injonction qu’elle s’était imaginée lancer ; rien de plus qu’un murmure, une protestation à peine audible. Néanmoins, il suffit à stopper le Roi croqueur dans son élan.


-S’il te plaît, Megg, j’en ai vraiment envie !

-Non !


Cette fois, sa voix s’affermit et Elias n’insista plus. Il trouva aisément le chemin de son intimité et la fourra jusqu’à la garde.


-Mmmhh ...


Il fit quelques allers-retours qui laissèrent la jeune fille tremblante de désir. Des gouttes de cyprine dégringolaient le long de ses cuisses, trahissant une excitation bien supérieur à ce qu’elle avait coutume d’endurer.


Bon sang, depuis quand mon petit Roi croqueur est-il devenu si doué avec son sexe ?


Cette pensée n’avait pas encore complètement émergée que déjà, Elias s’agrippait aux hanches de Mégane pour la pilonner. Sa hampe s’enfonça dans son intimité encore et encore, la faisant gémir de bonheur. Elle pouvait maintenant sentir les flots de mouille s’évader de son con à chaque pénétration.


Elle se mordit les lèvres et entreprit de balancer son cul en arrière pour aller à la rencontre des ruades de son amants. Leur bassin se heurtaient avec force avant de s’éloigner l’un de l’autre.


Soudain, l’une de ses mains agrippa sa fesse et elle sentit aussitôt sa rondelle s’ouvrir sous la pression d’un doigt. Elle s’empala profondément sur la queue d’Elias pendant que le pouce investissait ses chairs.  


Quel régal, mon Dieu, quel régal ! Pourquoi lui ais-je dit non ? J’aurais dû lui dire oui, j’aurais dû ... Non, ma petite Megg, c’était la bonne décision ! Mais ce doigt ...


-OooOOhh ...


Une fois sa cavité rectale occupée par les forces du Roi croqueur, la rouquine en rut se refit saillir sans état d’âme. Elias possédait à présent une nouvelle prise sur elle et il n’hésita pas à en faire usage pour donner plus d’impact à ses incursions. À chaque nouvel assaut, Mégane sentait son anneau anal se faire étirer et malmener ce qui exacerbait son désir bien au-delà de ce qu’elle était à même de supporter. Son amant parut s’en rendre compte et ne lésina pas sur les coups de boutoir.  


-Ooh Elias ! C’est bon, c’est booOooOoonn ...


Le pouce se tortillait malicieusement dans tous les sens et Mégane se surprit à prier pour que cette tendre torture ne s’arrête jamais. Sa rondelle était tiraillée d’avant en arrière au rythme des pénétrations d’Elias. Le doigt faisait des ravages en elle et elle n’avait même pas conscience des gémissements qu’elle poussait.


Mégane fut tout-à-coup prise par l’envie que le Roi croqueur envahisse plus en profondeur son anus, seulement, pour cela, ses doigts ne suffiraient pas ... Pourquoi lui avait-elle dit non ? Bon Dieu, son seul désir, à présent, était de se faire ramoner le derrière par un Elias déchaîné. Qu’il lui pète le cul sans retenu, voilà ce à quoi elle rêvait !


Mais elle se contenta de continuer à gémir sous les assauts répétés de son amant.


L’orgasme la cueillit par surprise. Soudain, son corps se tendit sous les ondes de bonheur et elle poussa un cri libérateur. Elias la fourra encore et encore tandis que son sexe se faisait compresser par les contractions vaginales de la jeune fille. Il sentit même les spasmes de l’anus grâce à son doigt vautré dans ses tréfonds. Manifestement, Mégane était aux anges.


Comme le minou de la rouquine tremblait sous l’intensité de sa jouissance, la hampe du Roi croqueur se trouva sous le joug d’un divin pétrissage. Le plaisir monta comme le champagne après que le bouchon ait sauté et il arrosa l’intérieur de son amante de sa semence. Ce furent de longs et délicieux jets et il s’arrima aux hanches de Mégane afin de s’enfoncer le plus profondément possible en elle.


Enfin, ils s’effondrèrent l’un sur l’autre, éreintés mais heureux.


Elias se retira des deux trous de son amante qui fut saisie de spasmes irrépressibles. L’esprit dans les vapes, elle se redressa pour remonter sa culotte sans prendre garde aux filets de sperme dégoulinant de son intimité.


-Comment c’était ? haleta le roi croqueur.

-Oh Elias, c’était ...


C’est alors que les explosions retentirent ...

Diffuse en direct !
Regarder son live