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✦ Mariajaymed Mon année de terminale XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Mon année de terminale — Chapitre 4

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Mariajaymed
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Mon année de terminale

Chapitre 4

**Mardi soir.**
Dîner fini, vaisselle rangée. Je suis monté réviser mes cours d’histoire-géo dans ma chambre, cahiers ouverts, stylo en main, concentration à quarante pour cent. Vers vingt-deux heures dix, j’entends sa voix depuis le couloir :
— Théo ! Viens vite, vite vite vite !
Je lâche tout, traverse le couloir en caleçon et t-shirt, pieds nus, cœur qui accélère déjà.
J’arrive dans sa chambre. Elle est sous la couette, remontée jusqu’au menton, yeux grands ouverts.
— Y a une araignée énorme sur le mur ! Tue-la ou fais-la sortir, s’il te plaît !
Je regarde. Une araignée-maison classique, pas énorme du tout, posée sur le plâtre près de la fenêtre. Je prends un verre sur son bureau, une feuille qui traînait, je capture la bestiole en deux secondes, ouvre la fenêtre, la balance dehors.
— Voilà. C’est bon.
Elle sort lentement de sous la couette.
Débardeur gris très court. String noir minuscule. Peau dorée, piercing au nombril qui brille, tatouage de rose sur la cuisse qui descend en guirlande. Seins libres sous le tissu fin, piercings aux tétons qui tendent le débardeur.
Elle s’approche de moi, pieds nus sur le parquet.
Sans prévenir, sa main droite glisse sur mon caleçon. Paume chaude qui frotte doucement ma queue à travers le tissu. Elle descend un peu plus bas, prend mes couilles dans sa main à travers le tissu, les soupèse lentement, les malaxe avec une pression parfaite.
Mon sexe gonfle d’un coup, dur comme du bois en trois secondes. Le gland pousse contre le coton, une tache sombre apparaît déjà.
Elle murmure :
— Merci Théo… je crois que tu as bien mérité un petit cadeau.
Elle lâche mes bourses.
Attrape le bas de son débardeur.
Le remonte d’un geste fluide.
Ses seins jaillissent, ronds, fermes, hauts. Tétons bruns dressés, percés de barres argentées horizontales qui brillent sous la lampe de chevet. La peau est légèrement moite, les aréoles larges et parfaites.
De la main gauche, elle se caresse un sein, pince doucement le piercing entre pouce et index, tire légèrement. Un petit soupir lui échappe.
Sa main droite revient sur mes couilles, les malaxe encore, puis remonte lentement le long de ma queue. Doigts qui enserrent le tissu, va-et-vient très lent, très contrôlé. Je sens le liquide séminal perler, le coton devient trempé.
Soudain, voix de ma mère se fait entendre depuis le rez-de-chaussée :
— Tout va bien, Juliana ?
Juliana lâche tout instantanément. Remet son débardeur en place en une seconde.
— Oui ! Il y avait une araignée ! Théo s’en est occupé, c’est bon maintenant !
Ma mère :
— D’accord, bonne nuit les enfants.
Juliana se retourne vers moi, sourire carnassier.
Elle se hisse sur la pointe des pieds, m’embrasse sur la joue — lèvres qui traînent longtemps —, puis me met une petite claque sèche sur les fesses.
— Merci pequeño.
Elle me pousse doucement vers la porte.
Je sors, caleçon déformé par l’érection monstrueuse, jambes tremblantes.
Je regagne ma chambre en silence, ferme à clé, m’écroule sur le lit. À dix-huit ans, tout cela était nouveau pour moi.
Main dans le boxer. Je me branle et viens en moins de trente secondes, les images de ses seins percés, de sa main sur mes couilles, de ce « pequeño » murmuré contre ma joue. Je jouis tellement fort que je dois mordre mon avant-bras pour ne pas grogner trop fort.
Le lendemain midi à la cantine, Jules et Lucien sont en face de moi, frites froides et nuggets ramollis dans nos assiettes.
Je lâche d’une traite, voix basse :
— Hier soir elle m’a appelé pour une araignée. J’arrive en caleçon. Elle était en string et débardeur. Après que j’ai viré la bestiole, elle m’a chopé les couilles, elle les a malaxées, elle s’est caressé les seins devant moi, elle m’a branlé à travers le tissu… et ma mère a appelé. Elle a tout arrêté d’un coup. Elle m’a dit merci pequeño, claque sur le cul, bisou sur la joue.
Silence de mort trois secondes.
Puis Jules :
— Putain Théo… t’es en train de vivre un porno espagnol en live.
Lucien, bouche ouverte :
— Elle a vingt-cinq ans. Elle te chauffe. Elle te touche. Et elle arrête pile au moment où ta mère intervient. C’est… c’est calculé ou quoi ?
J’ai haussé les épaules.
— J’en sais rien. Mais je bande en permanence depuis lundi.
Jules :
— Et Julie ?
J’ai fixé mon assiette.
— Julie qui ?
L’après-midi, en cours de maths, je me suis assis à côté d’elle comme d’habitude.
Elle s’est penchée vers moi, sourire habituel.
— Salut Théo. T’as l’air crevé encore.
Je l’ai regardée une seconde, puis j’ai fixé le tableau.
— Ouais. Un peu.
Elle a insisté doucement :
— Ça va ?
J’ai répondu sans la regarder :
— Nickel.
Elle n’a plus rien dit de tout le cours.
Pour la première fois depuis la rentrée, je n’ai pas bandé en pensant à elle.
Mon cerveau était déjà pris ailleurs.
Très loin.
Dans une chambre à l’étage.
Avec des piercings qui brillent.
Et un « pequeño » qui résonne encore.
Le vendredi matin, le réveil sonne à six heures quarante. J’ouvre les yeux, et la première chose que je vois, c’est ce putain de tee-shirt Hello Kitty plié sur la chaise. Rose bonbon. Nœuds. Visage géant de la chatte qui me regarde avec ses yeux noirs innocents. J’ai soupiré si fort que j’ai cru que mes poumons allaient se retourner.
Douche rapide. Pas le temps de traîner. J’enfile le tee-shirt par-dessus un jean noir classique et des baskets blanches. Je me regarde dans le miroir du couloir. Ridicule. Complètement ridicule. Mais un deal est un deal.
Juliana et Emma étaient déjà en bas, café en main, mortes de rire dès que j’ai posé le pied sur la première marche.
— Oh bordel, c’est encore mieux que dans ma tête ! a hurlé Emma.
Juliana a applaudi lentement, théâtrale.
— Muy guapo, pequeño. T’es prêt à conquérir le lycée ?
J’ai levé les yeux au ciel.
— Allez vous faire foutre toutes les deux.
Elles ont explosé de rire en chœur.
Dans le bus, ça commence dès la montée. Regards. Sourires en coin. Un mec de première me lance un « Eh c’est la fête des filles ou quoi ? » assez fort pour que tout le monde entende. Quelques rires fusent. Je fixe la vitre, mâchoire serrée, écouteurs enfoncés, volume à bloc. J’ignore. J’encaisse.
Au portail du lycée, c’est l’apothéose. Jules et Lucien m’attendent, pliés en deux.
Jules :
— Putain Théo, t’as pris les fringues de ta sœur ou t’as décidé de transitionner en mode kawaii ?
Lucien filme direct avec son téléphone.
— Bouge pas, c’est pour le snap de promo de terminale.
Je leur fais un doigt d’honneur discret et je trace vers le bâtiment.
En salle de maths, premier cours. Je m’assois à côté de Julie comme d’habitude. Elle tourne la tête, voit le tee-shirt, plaque une main sur sa bouche pour étouffer le rire.
— Wow… Hello Kitty ? Vraiment ?
Je hausse les épaules, faussement détaché.
— Ouais. Pari perdu. Faut assumer.
Elle me regarde deux secondes, puis lâche, sourire en coin :
— Franchement… ça te va pas si mal. T’as un petit côté mignon fragile là-dedans.
Je la fixe droit dans les yeux, et pour la première fois depuis des semaines, je sens une vraie repartie monter sans effort :
— Mignon fragile ? Attends de voir quand je vais te contrer au volley tout à l’heure. Là tu vas comprendre que Hello Kitty cache des griffes.
Elle éclate de rire, surprise, presque impressionnée.
— Okay, champion. On verra ça.
L’après-midi, sport. Volley toujours.
Je remets le tee-shirt Hello Kitty par-dessus le short de sport du lycée — le prof n’a rien dit, juste un haussement de sourcil et un « bon courage » sec. Julie arrive en short cycliste noir et brassière de sport grise. Elle me voit, ricane doucement :
— Le rose te va mieux que le blanc du lycée, dis donc.
Je lui réponds sans réfléchir :
— Ouais, mais là je joue pour de vrai. Prépare-toi à ramasser des miettes.
Elle hausse un sourcil, amusée.
On finit dans la même équipe, terrain deux. Thomas, le mec de Julie, est dans les gradins, sac à dos sur les genoux, casquette vissée, en train de scroller son téléphone entre deux regards vers le terrain. Il a fini ses cours à quatorze heures et il attend visiblement Julie.
On joue bien. Vraiment bien. Je suis chaud. Services précis, placements vicieux, blocs solides. Julie smashe comme une furie, on se complète sans même se parler beaucoup. On gagne vingt-cinq à dix-neuf, puis vingt-cinq à vingt-deux. À la fin de la deuxième manche elle me tape dans la main, un vrai check, paume contre paume, et elle me glisse un « pas mal, Hello Kitty » avec un sourire qui n’est plus moqueur du tout.
À seize heures, fin des cours. Je porte toujours le tee-shirt rose et sors du lycée — gage jusqu’au bout.
Devant le lycée, Juliana est là.
Adossée à un poteau, jean slim noir, bombers kaki, cheveux lâchés, Air Force aux pieds. Elle me voit arriver, sourit grand.
Thomas et Julie sortent juste derrière moi. Thomas me repère direct, éclate de rire bruyamment.
— Eh mais c’est quoi ce délire ? T’as pillé la commode de ta petite sœur ou quoi ?
Julie rigole aussi, main devant la bouche.
Juliana se redresse d’un coup, s’approche sans hésiter. Elle pose une main sur mon avant-bras, se penche vers mon oreille et murmure :
— C’est elle Julie, et lui Thomas ?
Je hoche la tête une fois.
Elle me regarde dans les yeux, sérieuse deux secondes.
— T’inquiète pas. Il va fermer sa gueule.
Puis elle attrape mon visage à deux mains, se hisse sur la pointe des pieds et m’embrasse.
Un vrai baiser. Lèvres ouvertes, langue qui effleure la mienne, goût de gloss à la fraise et de chewing-gum. Trois secondes. Cinq. Dix peut-être. Autour de nous, silence brutal. Thomas s’est figé. Julie aussi. Jules et Lucien, à dix mètres, bouche ouverte comme des cons.
Juliana s’écarte lentement, me regarde avec un petit sourire victorieux, puis se tourne vers Thomas sans lâcher ma main.
— Lui c’est mon mec. Alors tu ranges ton commentaire à la con, okay ?
Thomas bafouille un truc inaudible, hausse les épaules, attrape le sac de Julie et ils s’éloignent sans un mot de plus.
Juliana se retourne vers moi, hilare.
— Je suis venue faire les boutiques en ville, j’ai vu ton lycée, je me suis dit… autant venir chercher mon pequeño en personne.
On marche jusqu’à une petite boulangerie à deux rues. On prend un cookie chocolat-noisette, énorme, encore tiède. On le partage sur un banc dehors, miettes partout, rires idiots. Elle me tend le dernier bout.
— Avec ça, tout le monde va oublier le tee-shirt Hello Kitty d’ici lundi. Promis.
Je souris.
— T’es diabolique.
— Je sais. Et je m’excuse pour le gage débile. J’ai peut-être poussé un peu loin.
— J’ai adoré. Vraiment.
Elle me regarde longtemps, sérieuse d’un coup.
— Tant mieux.
Bus du retour. On est assis côte à côte, cuisse contre cuisse. Elle pose sa tête sur mon épaule deux arrêts avant la maison.
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