Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le jour où ma vie a changé (2) — Chapitre 2 · Mon rêve de femme
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le jour où ma vie a changé (2)
Chapitre 2 · Mon rêve de femme
N'ayant ni le blanc ni le bleu dans sa taille en magasin, Julie les avait commandés, qui devaient être livrés d'ici quelques jours. Il était prévu qu'elle rappellerait le client dès leur réception et qu'ils conviendraient de l'heure de son passage pour récupérer les trois impers. Pensant à juste titre qu'une rencontre avec ce monsieur pouvait m'intéresser, elle me dit qu'elle me préviendrait de sa venue.
J'attendais son appel avec une certaine excitation, ne sachant trop si je devais mettre mon trench et si je devais me maquiller légèrement comme j'en avais pris l'habitude... Peut-être mon côté efféminé lui déplairait-il !
Le jour J, un temps d'automne : averses, rafales de vent... Je ne pouvais que mettre mon trench pour aller au magasin ; le client devant passer après le déjeuner, Julie me conseilla de prendre mon après-midi et de venir dès 14h, surtout sans maquillage, même léger ; nous prendrions un café ... et seulement un café, pas de gâterie !
Lorsque le monsieur arriva - un homme élégant d'une quarantaine d'années - je me levai, puis alors que j'enfilais mon trench pour partir, Catherine me retint et me présenta comme la personne dont elle lui avait parlé, qui lui avait acheté un imper semblable à ceux qu'il avait commandés.
Un peu gêné de ma présence alors qu'il pensait être seul dans la boutique, il me posa des questions sur l'imper et voulut savoir si je n'avais pas subi de remarques, voire de moqueries dans la rue. En dehors du plaisir que j'éprouvais à le porter, je ne puis que lui dire que je n'avais pas eu de réflexions désobligeantes, d'autant plus que la coupe féminine étant peu marquée, j'avais enlevé la capuche, préférant mettre une casquette.
Plus détendu, il essaya les impers qui lui allaient très bien ; si je comprenais volontiers qu'il en ait acheté un noir, voire un bleu marine, j'étais plus étonné de son choix du blanc, certes superbe qui m'avait fait très envie... mais plus difficile à porter dans la rue !
Il me répondit que le noir et le bleu, c'était pour les mettre en ville des jours comme aujourd'hui et que le blanc, il se réservait de le porter le soir chez lui, comme robe de chambre !
S'étant rendu compte que nous partagions les mêmes goûts, il me proposa de passer un soir à son appartement pour prendre un verre et reprendre notre conversation... Il me serra chaleureusement la main, remercia Julie de son accueil et me rappela qu'il comptait sur moi un soir prochain, ce que je lui promis volontiers. Je restai encore quelque temps avec Julie, la remerciant de cette rencontre et lui promettant de la tenir au courant de ma future soirée.
J'aurais bien appelé l'homme aux trois trenchs dès le lendemain, mais ne voulant pas paraître trop empressé, j'attendis une semaine pour le contacter. Il se rappelait bien évidemment de notre rencontre au magasin et s'étonnait que je ne l'ai pas rappelé plus tôt.
Rendez-vous fut pris pour le samedi soir. Habitant dans la banlieue ouest de Paris, il me conseilla de prendre un taxi ou venir en voiture, le stationnement étant facile dans sa rue. Je ne savais vraiment comment m'habiller, sachant seulement que je mettrais mon imper et que j'oserais tout de même un léger maquillage.
Après avoir un peu galéré pour trouver l'adresse, j'arrivai à l'immeuble : digicode puis sonnette à la porte de son appartement...
Stupéfaction ! Une femme d'une petite quarantaine, cheveux mi-longs auburn, très maquillée, enveloppée dans le ciré blanc acheté quelques jours plus tôt, en talons vernis rouges, m'ouvrit la porte...
— Bonsoir ! C'est bien moi, je suis Alexandra ! Comme je te l'ai dit, j'aime me mettre en robe de chambre le soir à l'appartement ! Si tu le veux bien, ce soir, tu seras mon amie Audrey ! me dit-elle en m'embrassant.
— Audrey, c'est le prénom de ma femme ! Nous avons divorcé il y a maintenant deux ans ; elle n'aimait pas que je me féminise et être ma maîtresse !
— Audrey, c'est le prénom de ma femme ! Nous avons divorcé il y a maintenant deux ans ; elle n'aimait pas que je me féminise et être ma maîtresse !
La glace était rompue si l'on peut dire, mais sur le coup, je fus un peu mal à l'aise. Regardant mon visage et mes vêtements, Alexandra me proposa sans attendre de passer à la salle de bains où je trouverais tous les produits et articles pour me maquiller et me féminiser.
— J'aimerais que nous passions une soirée entre femmes !
Dans mes rêves les plus fous, j'avais toujours eu envie d'être une femme, au moins le temps d'une soirée ; c'était un fantasme qui m'avait toujours excité, mais ma féminisation toute récente s'était limitée à un trench, quelques sous-vêtements et un léger maquillage...
Ma rencontre avec Alexandra était un miracle. En me rendant à la salle de bains, je me demandais tout de même si Julie n'avait pas joué les entremetteuses pour me la faire rencontrer... Peu importe en fait ! Je ne pouvais que la remercier de me permettre de réaliser ce fantasme extrême.
La salle de bains regorgeait de trésors : produits de beauté, sous-vêtements dans les tiroirs, jupes, robes sur des cintres, bottes, escarpins...
Au comble de l'excitation, je m'appliquai à me maquiller aussi bien que possible, la main un peu tremblante pour me faire les yeux et renonçai à mettre des faux-cils ; pour compléter, je choisis une perruque mi-longue, acajou; avec une frange qui me rajeunissait.
Pour m'habiller, il n'y avait que l'embarras du choix, beaucoup de latex, mais craignant la sudation, après avoir mis soutien-gorge avec armature, faux seins et porte-jarretelles, j'enfilai une paire de bas résille, mis une jupe droite en vinyle, et un chemisier couleur crème à ma taille, en vinyle également.
Pour finir, j'optai pour des escarpins noirs vernis à petits talons alors qu'une paire de cuissardes vernies noires, rangées en bas de l'armoire, m'excitait beaucoup, mais n'aurait pas convenu avec ma jupe, d'autant plus qu'avec de hauts talons, ma démarche aurait été plus qu'hésitante.
Pour compléter mon ensemble plutôt sexy, je m'enveloppai dans une cape en vinyle transparent accrochée dans la penderie... Mon cœur battait très fort, je ne voulais pas décevoir Alexandra !
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