Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
À la recherche du Mokélé-Mbembé — Chapitre 1 · Le départ
Auteur
À la recherche du Mokélé-Mbembé
Chapitre 1 · Le départ
Dans un centre universitaire parisien, en cette fin de mois de février, Charles-Henri, professeur d’université, un peu excentrique, discute avec son étudiante la plus prometteuse.
— Marion, regarde ça.
La jeune thésarde en cryptozoologie se penche pour regarder la photo que lui présente son directeur de thèse.
— C’est incroyable, mais est-on sûr que ce n’est pas une photo générée par intelligence artificielle ?
— Je l’ai fait analyser par le laboratoire de traitement d’image de l’université. Pour eux, le cliché semble réel. Ils sont formels, à l’heure actuelle, aucune intelligence artificielle connue n’est capable de produire une photo aussi parfaite, notamment les ombres projetées sur et par la créature.
— Vous croyez qu’il pourrait s’agir du Mokélé-Mbembé ?
— En tout cas, ça y ressemble grandement. Après l’année universitaire, nous partons cet été pour le bassin du Congo. J’ai contacté mes confrères de l’université de Brazzaville. Ils vont préparer notre séjour. Prépare ton passeport et vérifie tes vaccins.
— Je l’ai fait analyser par le laboratoire de traitement d’image de l’université. Pour eux, le cliché semble réel. Ils sont formels, à l’heure actuelle, aucune intelligence artificielle connue n’est capable de produire une photo aussi parfaite, notamment les ombres projetées sur et par la créature.
— Vous croyez qu’il pourrait s’agir du Mokélé-Mbembé ?
— En tout cas, ça y ressemble grandement. Après l’année universitaire, nous partons cet été pour le bassin du Congo. J’ai contacté mes confrères de l’université de Brazzaville. Ils vont préparer notre séjour. Prépare ton passeport et vérifie tes vaccins.
Marion tient la photo de la créature à moitié immergée dans le Sangha. Son bras en tremble d’excitation. Face à elle, le quinquagénaire, petites lunettes et cheveux grisonnants, sourit. Lui que tout le gratin parisien prend pour un fou depuis qu’il a commencé ses recherches il y a trente ans sur le yéti après un voyage au Tibet qui l’a changé à jamais. Désormais, il accorde énormément de crédit aux légendes locales. Avec Marion, il a trouvé une personne qui partage son point de vue et avec qui il peut discuter sérieusement sans être l’objet de moquerie de ses pairs.
Ce soir, la jeune femme de vingt-cinq ans mange au restaurant avec Benoît, son petit ami ingénieur en informatique. Elle est particulièrement excitée par la photo que Charles-Henri, son directeur de thèse, lui a montrée dans la journée.
— Tu te rends compte, on a enfin une photo, jusqu’à présent on n’avait que des témoignages.
— Tu crois vraiment que la photo est vraie ?
— Bien sûr, elle a été analysée. Je vais aller au Congo avec mon directeur de thèse. Je vais enfin pouvoir prouver mes théories par des faits concrets !
— Et le voyage en Crète qu’on avait prévu ?
— On le fera plus tard. Tu te rends compte si je peux prouver la réalité de la créature ? Mon avenir académique est assuré, une chaire au Collège de France et tout ce qui va avec…
— Tu crois vraiment que la photo est vraie ?
— Bien sûr, elle a été analysée. Je vais aller au Congo avec mon directeur de thèse. Je vais enfin pouvoir prouver mes théories par des faits concrets !
— Et le voyage en Crète qu’on avait prévu ?
— On le fera plus tard. Tu te rends compte si je peux prouver la réalité de la créature ? Mon avenir académique est assuré, une chaire au Collège de France et tout ce qui va avec…
Benoît est partagé. D’un côté, il est heureux pour Marion, mais cet été qu’ils devaient passer à deux… Il avait même commencé à réserver en secret des billets pour lui faire la surprise. Et la bague qu’il voulait lui offrir sur une plage de Crète au soleil couchant. Tout cela tombe à l’eau.
De retour à leur appartement parisien, Marion est particulièrement excitée, la promesse de ce voyage en Afrique, l’image de la créature, la perspective de quitter Paris et son envie de partager ses futurs succès décuple son envie d’intimité avec son ami. Elle, d’habitude si prude, rejoint son compagnon dans le lit, encore humide de la douche. Benoît est en train de lire quand elle se glisse sous les bras, sa main partant à la recherche du sexe de son compagnon. Il grogne.
— Tu sais que je lis.
— Oui, j’aime t'embêter.
— Oui, j’aime t'embêter.
Sous les draps, la main de Marion n’est pas inactive. Ses doigts entourent le membre qui grossit sous les caresses tandis que ses lèvres embrassent le cou de son compagnon. Ses yeux restent grands ouverts dans l’obscurité. Dans son esprit, chaque caresse se confond avec les frissons de l’appel de la jungle. Le sexe de Benoît lui paraît curieusement trop familier, trop prévisible. Il soupire, un mélange de lassitude et de plaisir. Il ferme son livre et se retourne vers son amie dont les yeux bleus brillent d’un air coquin. Il la maintient sur le dos et s’installe sur elle. Leurs bouches se joignent, leurs langues dansent ensemble tandis que sa main pétrit les petits seins de sa compagne. Parfois, sa bouche vient sucer un téton durci, ce qui fait gémir Marion dont les bras et les jambes s’enroulent autour du corps de Benoît.
Le sexe gonflé de l’homme s’introduit dans l’antre de sa compagne. Les respirations s’accélèrent. Benoît accélère la cadence. Marion pince ses lèvres pour contenir ses gémissements. Elle jouit presque malgré elle, le corps tendu, l’esprit déjà ailleurs. Soudain, il s’épand en elle dans un râle. Son amie contracte bras et jambes autour de lui avant de relâcher ses muscles dans un long soupir. Allongée dans le noir, le souffle encore court, Marion fixe le plafond en pensant à ce voyage qui l’attend.
Les jours qui suivent sont interminables pour Marion qui s’empresse de mettre à jour ses vaccins afin de pouvoir partir cet été pour le bassin du Congo.
De son côté, Charles-Henri prépare le séjour. Il est en contact quotidien avec l’université de Brazzaville. Il réserve les billets d’avion et les hôtels, s’informe sur les villages qui ont partagé des témoignages sur la créature, recherche des personnes qui pourront les guider à travers la jungle africaine. Il n’est pas insensible au charme de sa jeune étudiante. Lui qui n’a plus de rapport avec sa femme depuis tant d’années se surprend parfois à imaginer le parfum de sa peau. Chaque fois, il chasse la pensée avec irritation, comme on chasse une mouche.
Début juillet, à l’aéroport Charles-de-Gaulle, la chaleur sèche de l’été qui débute fait étouffer les voyageurs. Le professeur d’université desserre la cravate qui entrave sa respiration. Assis dans l’espace d’embarquement, il lit et relit le dernier article qu’il vient d’écrire pour une revue spécialisée. L’enjeu est de taille, si l’article est remarqué, il pourra obtenir du financement pour continuer ses recherches.
À ses côtés, Marion a opté pour un petit short rose et un débardeur léger ne masquant rien de l’absence de soutien-gorge. Ses cheveux blonds remontés en chignon dégagent sa nuque fine, sur laquelle perlent des gouttes de sueur. Un magazine spécialisé sur le Congo lui sert d’éventail. Charles-Henri détourne le regard une première fois, puis y revient malgré lui. La moiteur a collé le tissu à sa peau. Il sent son sexe durcir dans son pantalon et en éprouve une gêne lourde. Cinquante-deux ans, une carrière respectable, et le voilà qui bande pour son étudiante dans le hall de l’aéroport.
Enfin l’appel pour l’embarquement. Les deux collègues se dirigent vers la porte d'embarquement. Alors que l’équipage vérifie une dernière fois les billets, un steward pose un regard appuyé sur les fesses de la jeune femme. Charles-Henri serre les dents.
Charles-Henri et Marion sont assis côte à côte dans l’avion. La ceinture bouclée, l’avion décolle. À l'abri des regards et sous le ronronnement des moteurs, Charles-Henri ne peut s’empêcher de regarder la cuisse de son étudiante, nue sous le petit short rose. Il hésite. Puis, presque malgré lui, il pose sa main dessus. Celle-ci retient un frisson. Une fraction de seconde trop longue passe. Elle sent la chaleur de sa paume, le poids de son désir. Puis elle repousse doucement mais fermement la main du professeur.
— Voyons, Charles-Henri, que dirait votre femme ?
Il retire sa main sans un mot. Dans la demi-obscurité de la cabine, son visage est figé. Marion détourne les yeux vers le hublot, le cœur un peu plus serré qu’elle ne l’aurait voulu.
À suivre…
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Commentaires ()
Une nouvelle série érotico-mystério-cryptozoologiste, je suis pour