Une esthéticienne aux mains de velours
Chapitre 1
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Couverture de Une esthéticienne aux mains de velours, par Gillos
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Fantasme
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Une esthéticienne aux mains de velours — Chapitre 1

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Gillos
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Une esthéticienne aux mains de velours

Chapitre 1

Lors d’une séance d’épilation, Mathilde est surprise des effets jouissifs que vont lui procurer les mains de Claire, son esthéticienne.
Mathilde a pris rendez-vous chez son esthéticienne à quatorze heures. Ponctuelle, comme à son habitude, elle pousse la porte du salon à treize heures cinquante-huit. L’air est climatisé, ce qui rend le lieu d’autant plus agréable par cette journée de forte canicule. Elle porte une jupe blanche, ample, assez courte et un chemisier léger sans manches, arborant un décolleté discret. Sa veste est posée sur ses épaules. Ses longs cheveux blonds sont coiffés simplement, encadrant un visage encore frais malgré sa quarantaine. Elle sait que sa silhouette attire les regards, de par sa ferme poitrine qui s’arrondit sous le tissu, la courbe marquée de ses hanches et, bien sûr, son joli visage. Elle assume parfaitement sa féminité qu’elle cultive avec soin : une élégance distinguée qu’elle montre au-dehors et qu’elle peut toutefois facilement abandonner en privé, en se montrant limite vulgaire avec les hommes.
Claire a créé sa boutique il y a trois ans. Elle accueille Mathilde avec son sourire professionnel habituel. Les deux femmes se connaissent depuis plus d’un an maintenant. Mathilde la trouve compétente, attentive, parfois un peu distante, certes, mais tellement professionnelle. Elle a souvent pensé que Claire pouvait être attirée par les femmes, de par son style et sa façon de la regarder, sans que cela ne la dérange. Elle trouve même un certain plaisir charnel à se faire épiler par une femme qui pourrait ressentir du désir pour elle. Mathilde est une séductrice hétérosexuelle, un peu provocante, mais extrêmement tolérante envers les orientations des uns et des autres.
— Bonjour, Mathilde. Vous êtes en forme ?
— Oui. Merci, Claire. Comme à mon habitude, répond-elle avec enthousiasme.
Mathilde se déshabille dans la cabine, range soigneusement sa veste, sa jupe et son chemisier. Elle revêt la sortie de bain en éponge blanche et garde dessous seulement son soutien-gorge ainsi que sa fine culotte transparente qu’elle a choisi de mettre ce matin. Le tissu de sa culotte laisse voir nettement le relief de son sexe et particulièrement de son clitoris ! En effet, Mathilde, depuis très longtemps, est un peu complexée par son clitoris particulièrement saillant. Cependant, depuis un peu plus d’un mois, elle a pris le parti d’en faire une véritable force et de l’assumer pleinement, ainsi s’est-elle fait poser un anneau afin de le mettre encore plus en valeur. Elle s’épile elle-même entièrement chez elle, jusqu’en haut de son pubis. Elle n’ose pas encore confier cette tâche entièrement à Claire, car, même si elle se sent à l’aise avec elle, quelque chose la retient encore. Peut-être que montrer trop de son anatomie lui paraît encore trop intime ?
Elle s’allonge sur la table et, comme à son habitude, Claire commence par le bas des jambes. La cire chaude est étalée d’un geste précis, puis le tissu est arraché d’un coup net. Mathilde regarde le plafond, détendue, tandis que Claire travaille en silence un moment. Son regard s’attarde un instant plus bas.
— Vous avez fait le maillot vous-même ?
Mathilde, sentant une légère gêne monter, répond sans regarder Claire.
— Oui, je le fais moi-même, comme d’habitude. J’aime sentir mes lèvres totalement imberbes et je suis mal à l’aise pour confier cette partie très intime.
Claire hoche la tête, sans insister, continuant les jambes, méthodiquement.
— Vous savez, Mathilde, c’est pourtant monnaie courante dans ma profession, ce genre de prestation.
— Vous avez raison, Claire, j’ai des idées rétrogrades… Je ne suis pourtant pas pudique.
Mathilde est détendue et pensive. Elle respire calmement et se dit que, prochainement, elle laissera certainement Claire s’occuper de tout. Elle se rend bien compte que Claire est une esthéticienne extrêmement professionnelle et que de ce fait, elle n’a aucune raison de se montrer pudique ni gênée avec elle. Pratiquant toutes sortes d’épilations au quotidien, cela reste la fibre même de son métier et, du coup, en y pensant, Mathilde se sent presque ridicule d’avoir eu des idées aussi arriérées. D’autant plus que depuis un an, elles ont toutes les deux appris à se connaître un peu. D’ailleurs, pour assurer une proximité plus établie, elle lui demande :
— Vous savez, Claire, depuis un an que je suis votre cliente, nous pourrions, si vous le souhaitez, nous tutoyer, non ? Qu’en pensez-vous ?
— Avec plaisir, Mathilde. J’en avais envie aussi. En tant que commerçante, il n’est pas facile pour moi de faire le premier pas : je n’ai jamais osé te le demander.
Mathilde, toujours installée sur la table d’épilation, les jambes allongées, le dos légèrement appuyé contre le dossier relevé à mi-course, a relevé son peignoir pour l’épilation des cuisses. Elle porte seulement sur elle sa petite culotte fine et transparente. Le tissu moulant laisse deviner sans détour la fente large de sa vulve rose, et surtout son clitoris proéminent, cerclé d’un anneau d’argent discret, mais bien visible.
Claire, l’esthéticienne trentenaire, aux gestes précis et au regard attentif, qui s’approche avec le pot de cire, avait déjà remarqué l’intimité de Mathilde, dès qu’elle avait soulevé le peignoir pour s’allonger. Son regard avait glissé une seconde de trop, puis elle avait repris son sérieux professionnel.
— Tu peux complètement enlever le peignoir si tu veux, dit Claire d’une voix calme. Ou le laisser juste ouvert. C’est comme tu te sens le plus à l’aise.
Mathilde rougit, tirant un peu sur le bord du peignoir, sans vraiment le fermer.
— Je le laisse comme ça pour l’instant, murmure-t-elle. Désolée, je ne suis pas encore très à l’aise avec mon dernier bijou intime.
Claire pose une main légère sur le genou de Mathilde, un geste rassurant, presque maternel.
— Tu n’as pas à t’excuser, tout le monde a un sexe et l’arrange comme bon lui semble. Le tien du coup est superbe, vraiment ! On va juste s’occuper des cuisses, d’accord ? Tu me diras si ça tire trop.
Elle commence par la cuisse droite, applique la cire chaude avec la spatule, pose la bande, presse, puis tire d’un geste net. Mathilde grimace un peu, mais reste silencieuse tandis que Claire continue, méthodique, en remontant progressivement vers le haut de la cuisse. À chaque bande, son regard passe un instant sur le tissu transparent qui cache à peine le clitoris gonflé et son anneau brillant faiblement sous la lumière, appuyé contre le tissu fin.
Claire pose une nouvelle bande plus haut, presque à la limite de la culotte.
— Tu as de la chance d’avoir une peau aussi fine, dit-elle d’un ton neutre. Ça facilite l’épilation. Et puis, pardon, si je zieute trop ton petit jardin. En fait, il est juste inhabituel et, honnêtement, je suis en admiration.
Mathilde détourne les yeux vers le plafond et répond d’une voix basse et un peu troublée.
— C’est gentil et ça me rassure ! J’ai pris le parti d’assumer pleinement ma différence anatomique, même si je suis un peu mal à l’aise de m’exposer avec autant de proximité. Surtout comme ça, ma culotte ne cache pas grand-chose, mais, quelque part, je le fais un peu exprès aussi. En fait, c’est ma façon de m’émanciper d’un petit complexe que je traîne depuis toujours.
Claire sourit doucement, sans ironie.
— Tu peux même dire qu’elle ne cache rien, c’est vrai. Mais ce n’est pas gênant, car au contraire, moi, j’aime bien les corps qui assument et assurent simultanément, ce qui est le cas du tien. Franchement, je te promets.
Elle tire une dernière bande sur la cuisse intérieure qui fait légèrement sursauter Mathilde. Claire pose alors la main à plat, juste au-dessus du genou, et la laisse un instant.
— Tu veux que je fasse aussi l’autre cuisse, ou tu préfères qu’on s’arrête un moment ?
Mathilde hésite, puis répond d’une voix plus douce :
— Non, continue, c’est bon. Juste, sois douce près du haut, c’est sensible.
Claire hoche la tête, change de côté, puis recommence le même rituel sur la jambe gauche. Cette fois, elle prend un peu plus de temps. Mathilde l’excite terriblement, mais elle se doit de rester professionnelle et de se tenir rigoureusement à l’exécution de son travail. Quand elle arrive près de l’aine, elle ralentit volontairement. Son regard revient irrémédiablement sur la culotte et tous les attributs qu’elle dissimule à peine. Elle observe l’anneau bouger légèrement à chaque respiration de Mathilde.
— Tu le portes souvent, l’anneau ? demande-t-elle simplement, comme on parlerait d’un bijou.
Mathilde rougit un peu, mais répond :
— Oui, depuis moins de deux mois. Et ça me plaît. Une présence excitante, qui attire le regard lorsque je suis en petite tenue, dit-elle en riant.
Claire applique la dernière bande, la tire, puis lisse la peau avec un peu de crème adoucissante, ses doigts restant un instant près du bord de la culotte.
— Ça attire le regard, oui, mais pas de façon négative. En tout cas, pas pour moi. Je te trouve très jolie comme ça, et ton attitude pas très à l’aise te rend irrésistible.
Mathilde la regarde enfin, Claire a les joues légèrement colorées, mais son expression reste douce, sans pression.
— Excuse-moi pour ma question qui pourrait te sembler trop directe, voire même déplacée, mais, es-tu lesbienne ? demande Mathilde, presque en chuchotant.
Claire sourit franchement cette fois.
— Eh ben oui, bonne pioche ! Et un peu trop sensible aux belles choses. Mais je suis avant tout professionnelle, je m’arrête donc toujours à la frontière de ce qui m’est permis. Tu es en totale sécurité ici.
— Je sais bien. Je m’en suis rendu compte depuis le temps que je viens te voir.
Mathilde inspire profondément, ressentant toujours une petite gêne sous-jacente, qui s’est toutefois un peu transformée. Elle laisse le peignoir s’ouvrir un peu plus.
— Tu peux continuer, dit-elle. Et tu peux regarder autant que tu veux, si tu en as envie.
Claire hoche la tête, applique maintenant une couche d’huile d’argan sur les deux jambes désormais lisses, puis s’assoit un instant sur le tabouret à côté de la table. Son regard descend une dernière fois, s’attardant toujours avec la même intensité sur le sexe de sa cliente.
— D’accord, murmure-t-elle. Du coup, je regarde, puisque je trouve ça magnifique.
Mathilde ferme les yeux un instant, le cœur un peu plus rapide, le trouble toujours présent, mais mélangé à quelque chose de plus chaud. Claire se relève, range ses instruments et pose une main légère sur le dos de la main de Mathilde.
— Les jambes sont terminées. Je vais me répéter, je ne le dis évidemment pas à toutes mes clientes, mais tu es belle, vraiment !
— Tu me réconfortes, merci. J’ai toujours eu un manque d’assurance, en plus.
Dans la pièce embaumée par les senteurs de cire, Claire verse encore une noisette d’huile d’argan dans le creux de sa main et la réchauffe entre ses paumes. Mathilde, toujours allongée, le peignoir grand ouvert, sent d’abord la texture onctueuse s’étaler sur le haut de sa cuisse droite. Les doigts de Claire sont fermes, professionnels, mais déjà plus lents qu’après l’épilation.
Mathilde regarde discrètement le visage de la femme qui la touche. En fait, Claire est plus jeune qu’elle d’une dizaine d’années. Elle a un petit côté masculin avec un corps solide et des épaules larges, ses cheveux sont coupés très courts, presque rasés sur les côtés, trois anneaux d’argent pendent à chaque oreille, un autre traverse son nez et, quand elle parle, on devine un piercing sur sa langue. Ce n’est pas le type de femme qui attirerait physiquement Mathilde si elle devait se projeter dans la séduction. Et pourtant, dès que la main de Claire glisse un peu plus haut, vers l’intérieur de sa cuisse, une chaleur sourde commence à monter en elle.
— L’huile va bien pénétrer, dit Claire d’une voix posée. Elle te détendra les muscles après la cire. Tu me dis si la pression est bonne.
Elle travaille les deux cuisses en même temps, remonte, descend, appuie du talon de la main, puis caresse du bout des doigts. Chaque passage s’approche un peu plus du creux entre les jambes. La culotte fine, collée au sexe de Mathilde, ne cache rien de son anatomie ni de la cyprine qui la mouille grandement. Claire le constate distinctement.
Mathilde avale sa salive, car, malgré elle, elle sent son clitoris gonfler davantage contre le tissu, l’anneau bouger légèrement à chaque respiration. Elle a honte de réagir autant sans pouvoir se maîtriser.
— C’est agréable, murmure-t-elle malgré elle. Trop, peut-être, ajoute-t-elle pour tenter de justifier l’excès de fluide qui humidifie son entrejambe.
Claire sourit sans lever les yeux de son travail.
— « Trop », ce n’est pas grave, tu sais. Le corps répond comme il veut. Moi, j’aime bien quand il répond, surtout un corps comme le tien.
Ses doigts insistent maintenant sur l’intérieur des cuisses, tout près de l’aine, traçant de petits cercles qui frôlent le bord de la culotte. Mathilde sent sa respiration se raccourcir. Elle tente de se maîtriser en serrant légèrement les poings sur le drap.
— Tu m’as dit que tu étais lesbienne, reprend Mathilde d’une voix un peu tremblante. Moi, je n’ai jamais été avec une femme. Jamais ! Même pas un bisou.
Claire relève enfin les yeux et, d’un regard direct et quelque peu amusé :
— Jamais ? Même pas une fois, juste pour essayer ?
— Non, mais j’avoue que parfois mes rêves m’y transportent. Et là, je me rends compte que mon corps, lui, n’a pas l’air de s’en offusquer.
Claire laisse échapper un petit rire bas. Elle verse encore un peu d’huile, et, cette fois, ses deux mains s’installent franchement entre les cuisses de Mathilde. Les pouces remontent le long des grandes lèvres à travers le tissu transparent, sans vraiment appuyer, juste pour sentir.
— Ton sexe, lui, a clairement un avis bien affirmé, dit-elle d’une voix effrontée. Regarde-moi ça, il est déjà tout ouvert, tout brillant. Et ton clito, Mathilde, il a magnifiquement grossi. Quant à cet anneau qui le tient… Wouah, c’est un véritable spectacle !
Mathilde rougit violemment. Elle détourne la tête, mais ses hanches bougent d’elles-mêmes, cherchant un peu plus de contact.
— Ne dis pas ça, je suis déjà assez gênée.
— Mais pourquoi ? répond Claire en massant plus lentement, plus profondément. Tu es mouillée, c’est tout. Et moi, pour tout te dire, j’adore ça ! Une femme qui n’a jamais goûté à une autre femme et qui fond sous mes doigts, mais c’est l’extase, Mathilde. Très excitant !
Ses doigts glissent maintenant directement sur le tissu, frottant doucement le clitoris en cercles précis, appuyant juste assez pour que l’anneau bouge. Mathilde laisse échapper un petit gémissement qu’elle n’avait pas voulu.
— Oh mince, excuse-moi, Claire…
— Chuuut. Laisse-toi faire, je suis pro et je sais aussi masser. Et là, je masse exactement là où tu en as besoin. Tu dois d’ailleurs sentir comme ton sexe s’ouvre. Comme s’il en voulait plus.
Elle insiste, frotte un peu plus fort, puis allège la pression. L’autre main continue de caresser les cuisses, les écartant un peu plus, tandis que Mathilde a les yeux mi-clos et les lèvres entrouvertes. Elle a honte de bouillir comme ça sous les mains d’une femme qui ne lui plaît pas physiquement au demeurant, mais, paradoxalement, son corps, lui, reste en opposition. Elle éprouve une sensation nouvelle qui la plonge dans un moment de plénitude.
— Tu n’as vraiment jamais touché, voire effleuré, un sexe féminin ? demande Claire d’une voix basse, presque canaille. Jamais glissé tes doigts dedans, jamais léché ?
— Ben non, jamais, souffle Mathilde.
Claire penche un peu plus le buste, son souffle chaud près de la cuisse de Mathilde.
— Alors là, c’est encore mieux. Sous ma main, tu es déjà toute prête, toute réceptive, et si je tire un peu ta culotte sur le côté, je pourrais te sentir vraiment. Je ne le ferai que si tu me le demandes.
Mathilde ouvre les yeux, regarde Claire avec son visage percé, son regard affamé, mais patient. Le trouble est immense, mais le plaisir l’est encore plus. Elle tente toutefois de revenir sur terre.
— Continue, mais juste comme ça, murmure-t-elle. Avec l’huile et tes mots, même s’ils sont crus.
Claire sourit, satisfaite, bien que légèrement frustrée de ne pas approfondir les massages. Ses doigts reprennent leur travail. Plus insistants, plus sensuels, glissant le long de la fente, appuyant sur le clitoris, faisant légèrement tourner l’anneau sous le tissu.
— Comme tu veux, ma belle. Je vais te masser jusqu’à ce que tu n’aies plus honte d’être mouillée, et je vais te parler de ce que je ferais si tu me laissais vraiment te pénétrer.
Mathilde a les yeux mi-clos, les hanches qui bougent malgré elle sous les doigts de Claire. Elle n’en revient pas de la façon dont son corps réagit, constatant que chaque cercle sur son clitoris, chaque légère pression contre l’anneau, lui envoie une vague de chaleur qui la fait frissonner.
— Continue. Parle-moi, souffle-t-elle. Raconte-moi ce que tu me ferais.
Claire sourit. Ses yeux, alimentés par la satisfaction et l’excitation, brillent. Elle ne ralentit pas ses mouvements. Au contraire, ses doigts glissent plus lentement, plus précisément, étalant l’huile et l’humidité à travers le tissu déjà trempé.
— Ce que je te ferais ? dit-elle d’une voix basse et envoûtante. D’abord, je tirerais ta culotte sur le côté, juste assez pour voir ton gros clito tout nu, tout dur, avec son anneau brillant. Je le lécherais longuement, en tournant ma langue autour, en le prenant entre mes lèvres. Je le sucerais doucement. Puis plus fort, comme pour aspirer et en extraire un hypothétique jus, jusqu’à ce que tu te cambres. Pendant ce temps, mes doigts glisseraient en toi. Un, puis deux, puis trois. Tu serais tellement ouverte, Mathilde, que je te sentirais les accueillir facilement. Ton sexe serait une véritable fontaine que je boirais avec avidité.
Mathilde gémit tout bas, ses cuisses tremblent légèrement.
— Ensuite ? murmure-t-elle. Ensuite, je te retournerais, je te mettrais à quatre pattes sur cette table et je te lécherais de derrière, longuement, très longuement, très profondément, jusqu’à ce que tu pleures de plaisir. Si tu me le demandais, je te baiserais d’abord avec ma langue, puis avec mes doigts et enfin avec mon poing parce que tu serais ouverte comme jamais tu l’aurais imaginé. Je ferais venir ma main au fin fond de ton intimité encore et encore en va-et-vient, jusqu’à ce que tu ne puisses plus parler.
Claire appuie un peu plus fort, frotte le clitoris en petits cercles serrés. Mathilde sent son plaisir surgir, trop vite, trop fort. Elle ouvre la bouche pour tenter de dire à Claire d’arrêter, mais un orgasme violent la submerge complètement. Prise de soubresauts, elle pousse une multitude de petits cris qu’elle n’arrive pas à maîtriser, mouillant simultanément la table.
Claire lui caresse tendrement la joue pour l’apaiser lorsque la porte de la boutique s’ouvre. Elles entendent un bruit de talons au sol. Claire retire ses mains d’un geste net, puis se redresse d’un coup. Mathilde reste figée, le souffle court, le sexe battant. Sous sa culotte, tout est trempé.
— J’arrive tout de suite, lance Claire à sa nouvelle cliente.
Claire jette un regard rapide entre les jambes de Mathilde, un sourire à la fois frustré et amusé.
Mathilde se redresse lentement, les joues en feu, tire le peignoir autour d’elle, ce qui ne change rien à l’humidité qui coule un peu plus bas sur ses cuisses. Elle n’en revient pas, elle, hétérosexuelle, a joui sous les mains d’une femme qu’elle ne trouvait même pas spécialement attirante.
Claire lui tend ses vêtements avec tendresse, d’un geste discret.
— Tu peux te rhabiller tranquillement, je vais m’occuper d’elle devant. Elle vient pour des soins d’ongles, du coup, prends ton temps.
Mathilde hoche la tête, incapable de parler. Elle enfile sa jupe et son chemisier d’un geste précipité, la culotte reste collée, et chaque mouvement lui rappelle à quel point elle est mouillée.
Elle sort de l’arrière-boutique quelques minutes plus tard après s’être remaquillée légèrement. Claire est en train de discuter avec sa nouvelle cliente, parfaitement professionnelle. Mathilde lui règle la prestation d’épilation. Seuls leurs regards se parlent pendant les échanges de la transaction, puis Claire lui fait un petit signe de tête, accompagné d’un sourire mi-complice, mi-gêné.
Mathilde traverse la boutique d’un pas un peu raide, dit un « au revoir » presque inaudible aux deux femmes, et pousse la porte.
Dehors, l’air de la rue est torride sous cette canicule. Elle marche vite, le cœur encore battant. Elle est à la fois perturbée, excitée, un peu honteuse, et incapable d’oublier les doigts de Claire, sa voix basse, et les choses folles qu’elle lui a racontées.
Il est désormais quinze heures passées. Mathilde ressent le besoin urgent de parler, de se confier à quelqu’un et, pour cela, une seule personne lui vient spontanément à l’esprit : son amie Éléna.
Éléna et elle se sont rencontrées au cours de balades organisées via le site OVS (On Va Sortir) il y a déjà cinq ans. Au fil du temps, leur relation est devenue une véritable amitié. Depuis, elles ont gardé des liens très forts, puisqu’elles se voient régulièrement, organisent des soirées entre amis, vont parfois danser ensemble. Elles se sont même intégrées dans la famille la plus proche de l’une et de l’autre.
Éléna habite à seulement cinq minutes de l’institut d’esthétique et Mathilde se dit qu’elle doit être chez elle en cette période de vacances. Elle pourrait lui téléphoner avant, mais elle veut lui faire la surprise de sa venue. Elle traverse rapidement les quelques rues qui les séparent et arrive devant l’immeuble où vit son amie.
Quelques secondes plus tard, la voix d’Éléna résonne dans l’interphone. Sa voix est immédiatement chaleureuse et joyeuse.
— Oui ?
— C’est Mathilde. Tu m’offres un café ? Je sors de chez l’esthéticienne et j’ai des choses troublantes à te raconter. Elles viennent de se passer et me laissent complètement perplexe.
— Bien sûr ! Monte vite. Tu m’intrigues. Je te préviens qu’avec cette chaleur, je suis en petite tenue, d’autant plus que je m’apprêtais à m’épiler les aisselles, justement.
Mathilde esquisse un sourire.
— Ce n’est pas bien grave. Avec cette chaleur, je comprends parfaitement et, si ça peut te rassurer, je ne porte pas grand-chose sur moi non plus.
— Ce n’est pas bien grave, avec cette chaleur, je comprends parfaitement et si ça peut te rassurer je ne porte pas grand-chose sur moi, non plus.
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