Léa — Chapitre 1 · Le raffinement d'un slow hongrois - 1/4
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Ce qui nous a séduits d'emblée, c'est la précision du décor et la façon dont chaque détail — le verre tenu par la tige sans être bu, la fente de la robe, la paume qui remonte sur l'épaule — dit quelque chose sans jamais rien expliquer. Les répliques de Sandor ont un tranchant rare : elles flattent et déstabilisent en même temps, et on comprend sans peine pourquoi Léa ne corrige pas son décolleté. Une ouverture qui donne vraiment envie de tourner la page.
Léa
Chapitre 1 · Le raffinement d'un slow hongrois - 1/4
ambrée, tamisée par des lustres anciens aux pendeloques de cristal. Une musique
de jazz glisse sur les conversations comme un voile chaud. Des couples élégants
évoluent sur la piste de danse, entre robes longues et smokings impeccables.
la tige, sans boire, les yeux mi-clos, presque absente. Sa silhouette est d’une
précision troublante. Coiffure relevée, chignon lâche et sophistiqué, quelques
mèches libres effleurant la nuque. Son maquillage est discret, mais précis,
lèvres fines cerclées d’un rouge profond, paupières légèrement irisées.
tissu satiné, cintrée comme une caresse, qui moule sa poitrine avec une
précision presque impudique. Un mince décolleté en cœur laisse entrevoir le
sillon de ses seins. Un simple collier en or blanc pose un éclat froid juste
au-dessus de sa clavicule.
discrète, ses bras posés avec nonchalance sur le bar, l’un plié, l’autre
relâché. Une jambe croisée, dévoilant par une fente habile la courbe tendue de
sa cuisse, brille sous la lumière. Ses talons hauts, noirs, vernis, fins,
allongent son allure, transformant sa posture en offrande silencieuse.
peu trop, entouré de deux femmes mûres aux robes légères. Elles touchent son
bras, gloussent à ses moindres phrases. Il ne les repousse pas.
raffiné) La beauté a parfois besoin d’un instant… sans témoin… pour redevenir
dangereuse.
homme, la cinquantaine, costume trois-pièces anthracite, chemise ivoire, nœud
papillon noir, se tient debout près d’elle. Ses traits sont nobles, son port
altier, son regard droit et clair, brillant d’une assurance silencieuse.
compliment ? Ou une provocation ?
tête) Les deux, j’espère. Puis-je me permettre ?
les siens) Vous pouvez essayer.
change pour un slow vaporeux, sensuel, aux volutes presque langoureuses. Il la
guide sans effort.
synchronisés. La tête de Léa bascule légèrement en arrière, les yeux levés vers
lui comme une provocation tranquille. Son épaule gauche nue glisse contre le
revers de son veston, à chaque mouvement. Son décolleté, discret au début,
s’ouvre au rythme de leur rapprochement.
Vous dansez comme si votre peau se souvenait d’un rythme plus ancien.
libre que mon esprit.
première guider le second.
lui, leurs visages à quelques centimètres.
en dit long. Vous êtes ici… pour autre chose que danser.
D’origine hongroise. Amateur de jazz… et de beauté vulnérable.
sa main effleure la sienne, puis elle remonte sur son épaule. Un pas lent. Un
pivot. Sa jambe glisse vers l’avant. Le tissu de sa robe se relève légèrement,
découvrant plus haut cette courbe de cuisse qu’on ne montre qu’aux amants.
une confidence.
Elle dit souvent plus que moi.
suave, presque confidentielle. Le parquet luit sous leurs pas. Tout semble se
dissoudre autour d’eux. Léa, tenue contre Sandor, les yeux mi-clos, les lèvres
à peine entrouvertes, laisse sa tête tomber délicatement sur son épaule, dans
un mouvement fluide et presque irréel.
Léa) Vous êtes une créature absolument… fascinante.
toutes les femmes ?
sont… et qui le savent.
brusquerie. Son bras dans son dos descend légèrement, caressant la ligne de ses
omoplates, là où la robe laisse la peau nue. Léa ferme les yeux un instant,
comme si le frisson lui échappait malgré elle.
je fais des détours… pour le plaisir. Et vous, vous vivez dans un monde où l’on
vous regarde… mais où personne ne vous touche.
qui vous fait dire ça ?
silence de vos hanches… votre façon de masquer votre ennui avec un sourire.
Vous êtes une poupée magnifique, Léa. Mais ce soir… je crois que vous êtes
prête à faire tomber la vitrine.
innocente) Une poupée ? Vous voulez dire… une poupée pour jouer ?
pour rêver. Pour désirer. Pour perdre un peu la raison.
pour le jauger, puis baisse les yeux un instant. Sa poitrine se soulève,
imperceptiblement, dans un souffle maîtrisé. Son corset épouse ses formes si
près du corps qu’à cette distance, celle du désir, la courbure de ses seins
devient presque visible au creux du décolleté.
protègent pas seulement les objets fragiles. Elles les montrent… sous le
meilleur angle.
suffit à faire tomber le verre.
que dit la matière… quand elle veut qu’on la touche.
puis ses yeux) Et que dit-elle, selon vous ?
regardée. Qu’elle veut… être prise entre des mains. Avec respect. Mais sans
hésitation.
sourire tendre, mais qu’elle ravale aussitôt.
salle.
Comme un homme qui croit que tout ce qui brille à son doigt est à lui… pour
toujours.
jusqu’à ce qu’un autre danse avec leur femme.
Elle aperçoit Gérard, un peu plus loin… toujours avec les deux femmes. Il rit.
Il ne les regarde pas.
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Commentaires ()
Juste, attention aux dialogues type théâtre
C'est juste que dans la précédente version de xstory, l'admin avait dit pas de ça.
C'est juste pour les prochains récits
Vivement la suite.