Sarah Boileau – affaires privées
Chapitre 1 · Une mort mystérieuse
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Couverture de Sarah Boileau – affaires privées, par LuLu la Berlu
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Sarah Boileau – affaires privées — Chapitre 1 · Une mort mystérieuse

8 minutes
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Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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LuLu la Berlu
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Sarah Boileau – affaires privées

Chapitre 1 · Une mort mystérieuse

Sarah Boileau regarda le téléphone pour la troisième fois en dix minutes. Aucun SMS. Aucun appel. Marc aurait dû rentrer depuis plus de deux heures.
Elle se leva du canapé, marcha jusqu’à la fenêtre de leur appartement du 16e et observa la rue plongée dans la nuit. La pluie fine transformait les réverbères en taches floues. Elle croisa les bras et sentit le froid du carreau contre son front.
Marc était avocat d’affaires. Les dîners clients, les urgences, les retards… elle y était habituée. Mais ce soir, quelque chose clochait. Il avait insisté pour prendre sa propre voiture. Et il avait eu ce regard, celui qu’il prenait quand il cachait quelque chose.
À minuit, elle appela sa secrétaire. La jeune femme, réveillée en sursaut, n’avait aucune nouvelle. Puis elle appela l’associé de Marc, Thierry Lemoine. La voix de l’homme était trop calme, trop posée.
— Il est parti vers dix-neuf heures. Il m’a dit qu’il avait un rendez-vous. Il rentrera, Sarah. Ne vous inquiétez pas, il rentre toujours.
Elle raccrocha sans répondre. Un mauvais présentiment s’installa en elle, sourd et tenace.
Sarah reposa le téléphone et resta debout au milieu du salon. Le silence de l’appartement lui pesait. Elle composa le numéro de Marc. Une, deux, trois sonneries. La messagerie. Elle raccrocha, attendit une minute, rappela. Encore la messagerie. Elle lui envoya un SMS : « Où es-tu ? Appelle-moi. » Aucune réponse.
Elle marcha jusqu’à la cuisine, ouvrit le frigo, le referma. Elle n’avait pas faim. Elle retourna s’asseoir sur le canapé, les genoux ramenés contre sa poitrine. Pourquoi Marc découchait-il comme ça ? Ce n’était pas la première fois qu’il rentrait tard, mais jamais sans un message, jamais sans un appel. Même quand il était débordé, il prenait toujours quelques secondes pour la prévenir. Ce soir, rien. Le silence total.
Elle se leva à nouveau, alla dans la chambre, s’allongea tout habillée sur le lit. Elle ferma les yeux. Le sommeil ne vint pas. Les pensées tournaient en boucle. Et s’il était avec quelqu’un ? Et s’il lui était arrivé quelque chose ? Elle se redressa, reprit son téléphone, relut les derniers messages échangés avec lui dans la journée. Rien d’anormal. Juste un « Je rentre plus tard » envoyé à dix-huit heures quarante-deux.
À une heure et demie, elle rappela encore Marc. Toujours la messagerie. Elle sortit, marcha jusqu’au bout de la rue sous la pluie fine, regarda les voitures passer, puis revint sur ses pas. L’air froid ne calmait rien. De retour chez elle, elle se servit un verre de vin, le but trop vite, s’en servit un second. Elle s’assit par terre contre le canapé, le téléphone collé à la main, et regarda l’heure avancer minute par minute. Elle rappela une dernière fois. Toujours rien.
À trois heures du matin, le téléphone sonna enfin. Ce n’était pas Marc. C’était la police.
Le parking souterrain de la rue de la Pompe sentait l’essence. Sarah suivit le policier en silence. Elle avait enfilé un manteau sur ses vêtements de la veille. Elle n’avait même pas mis de maquillage.
La voiture de Marc était au fond, portière conducteur ouverte. Un projecteur éclairait l’intérieur. Marc était là, tête penchée sur le côté, une tache sombre sur la tempe droite, les yeux ouverts. Aucune arme n’était visible sur le siège ni au sol à proximité immédiate.
Le policier à côté d’elle parla d’une voix posée.
— Madame Boileau, votre mari a été retrouvé décédé. Il s’agit d’une blessure par balle à la tête. Pour l’instant, nous n’avons pas encore localisé l’arme. L’enquête est ouverte. Nous allons tout vérifier.
Sarah s’approcha malgré les gants qu’on lui tendait. Elle observa les mains de Marc. Propres. Elle regarda le tableau de bord, le plancher, le siège passager. Rien. Puis elle baissa les yeux vers le sol du parking. Une petite tache sombre, à un mètre environ de la voiture, presque invisible sous la lumière des projecteurs.
Elle se redressa.
— Vous allez chercher l’arme, dit-elle d’une voix calme. Et vous allez vérifier s’il y a des traces de poudre sur ses mains. Parce que quelque chose ne va pas.
Le policier ne répondit pas. Il nota simplement quelque chose sur son carnet.
Trois mois plus tard.
L’appartement du 16e était devenu un bureau de fortune. Des piles de dossiers s’accumulaient sur la table de la salle à manger. Des relevés bancaires, des copies de mails, des notes griffonnées. Sarah avait transformé le salon en centre d’enquête. Elle dormait peu, mangeait n’importe quoi, et fumait à nouveau.
Avant la mort de Marc, Sarah travaillait comme assistante juridique dans un cabinet d’avocats concurrent. Elle connaissait les procédures, les délais, la façon dont on enterrait parfois un dossier gênant. C’était précisément pour ça qu’elle n’acceptait pas le classement de l’affaire. Elle savait lire un rapport de police entre les lignes.
L’enquête officielle avait conclu à un suicide. L’arme, un pistolet de petit calibre, avait été retrouvée sous le siège conducteur. Les empreintes de Marc étaient dessus. Les analyses de résidus de tir étaient positives. Pas de traces d’effraction. Pas de témoin. Dossier classé.
Sarah n’y croyait pas. La position du corps ne collait pas. La tache au sol n’avait jamais été expliquée. Et Marc n’avait jamais possédé d’arme. Elle le savait mieux que quiconque.
En fouillant le bureau de son mari, elle avait fini par trouver une enveloppe kraft coincée derrière un classeur. À l’intérieur, trois photos. Une jeune femme brune, la vingtaine avancée, souriante, dans un restaurant chic. Sur la dernière, la même femme était dans les bras de Marc. Sarah avait cherché cette femme pendant des semaines. Elle avait montré les photos, posé des questions, fouillé les réseaux. Personne ne semblait la connaître. Ou personne ne voulait parler. La jeune femme était introuvable.
Thierry Lemoine avait repris les clients de Marc avec une efficacité glaçante. Les policiers ne répondaient plus. Sarah était seule.
Elle avait passé des nuits sur l’ordinateur de Marc. Transferts d’argent suspects, rendez-vous nocturnes, numéros étrangers. Mais rien de solide. Chaque piste s’éteignait.
Ce soir-là, Sarah avait trop bu. La bouteille de vin rouge était presque vide sur la table de chevet. La tristesse lui pesait trop lourd. Elle s’était douchée longuement, puis avait enfilé une nuisette de soie noire. À quarante-cinq ans, son corps avait gardé des formes généreuses. Poitrine lourde et pleine, taille encore marquée, hanches larges, cuisses potelées. La peau restait douce. Elle s’allongea sur le lit, la tête un peu lourde.
Les souvenirs revinrent sans qu’elle les appelle. Marc, autrefois, quand il la prenait encore contre lui. Ses mains sur ses seins, sa bouche sur son cou, la façon dont il entrait en elle lentement, profondément, en la regardant. Ces images, au lieu de la faire pleurer, la firent chauffer. Le vin aidait. Le manque aussi.
Sarah éteignit la lumière. Sa main glissa sous la soie, prit un sein entier, pinça le mamelon. Une décharge lui parcourut le bas-ventre. Elle ferma les yeux et revit Marc. Sa main descendit entre ses cuisses. Elle était déjà humide.
Deux doigts glissèrent entre ses lèvres, remontèrent jusqu’à son clitoris, le cerclèrent lentement. Elle gémit bas en pensant à la bouche de son mari à cet endroit précis. Elle écarta les jambes et s’enfonça deux, puis trois doigts. Elle était serrée, brûlante. Le bruit humide de sa chatte se mêla à sa respiration.
Elle se pénétra plus profondément, écrasa son clitoris, accéléra. Sa deuxième main rejoignit la première. Des petits cris rauques lui échappaient. Elle se mordit la lèvre en imaginant Marc au-dessus d’elle.
L’orgasme arriva vite, violent. Ses cuisses tremblèrent, elle s’arqua, jouit en silence, la bouche ouverte. Les contractions la secouèrent longtemps. Quand ce fut fini, elle resta allongée, la main encore en elle, le souffle court, les joues humides.
Le vide revint aussitôt, plus lourd qu’avant.
Elle se leva, s’essuya distraitement, alluma une cigarette dans le salon et regarda les photos de la jeune femme étalées sur la table.
Le téléphone sonna. Numéro masqué.
— Madame Boileau ?
La voix était masculine, jeune, un peu rocailleuse.
— Qui est-ce ?
— Lucas Morel. Je suis photographe. J’ai pris quelques clichés près du parking de la rue de la Pompe le soir où votre mari est mort. Il y a des choses que la police n’a pas vues. Ou qu’elle a choisi de ne pas voir.
Sarah écrasa sa cigarette.
— Pourquoi m’appelez-vous maintenant ? Ça fait trois mois.
— Parce que j’ai attendu de voir si l’enquête officielle aboutissait. Elle n’a pas abouti. Et ce que j’ai photographié ne correspond toujours pas à un suicide. Je me suis dit que vous deviez le savoir.
Un silence.
— Où peut-on se voir ?
— Je vous envoie l’adresse. Demain, dix-huit heures.
Sarah raccrocha. Elle regarda les dossiers, les photos, les notes.
Pour la première fois depuis trois mois, quelque chose avait bougé.
L’enquête n’était peut-être pas terminée.
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Chapitre 2 · Les photos de Lucas
Sarah Boileau n'a toujours pas accepté la mort de son mari, classée en suicide. Quand le photographe Lucas Morel pose sur la table des clichés qui contredisent la version officielle, l'enquête reprend — cette fois hors des sentiers légaux. Sarah décide de fouiller là où personne ne regarde. Mais dans les couloirs d'un immeuble du 8e arrondissement, entre dossiers compromettants et inconnus à surveiller de près, la vérité ne se laissera pas saisir sans risque.
9 minutes
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hinéros
12 octobre 2026 à 20:05
Un bon début, bien écrit, le mystère persiste. Habituellement on dit "cherchez la femme".....

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