Inspiré du réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les sans-culotte, ces femmes révolutionnaires — Chapitre 2 · Odile
Auteur
Les sans-culotte, ces femmes révolutionnaires
Chapitre 2 · Odile
En France, environ six pour cent des femmes ne portent pas de culotte de façon régulière et ce pourcentage passe à treize pour cent chez les dix-huit à vingt-quatre ans.
À côté de celles-ci, elles sont nombreuses à ne pas mettre de culotte de façon temporaire ou occasionnelle.
Voici une enquête qui pose à ces femmes l’origine du choix de vivre sans culotte. Nous avons demandé à ces femmes de répondre à la question suivante :
— « Comment en êtes-vous arrivées à ne plus mettre de culotte ? »
Je m’appelle Odile et je suis fan des chevaux et de l’équitation.
Pour moi, tout a commencé au début de mon initiation à l’équitation. Pour monter à cheval, il faut adopter une tenue adéquate.
Pour les premières séances d’initiation, je portais un jodhpurs gris sous lequel j’avais mis une simple culotte en coton. Avec le frottement de la selle, ma culotte faisait des plis ce qui entraînait des cloques sur mon postérieur.
Je m’en étais plainte à la monitrice qui m’affirma que c’était normal et qu’il fallait que les fesses s’endurcissent et qu’après un certain temps, je n’aurais plus ce problème.
Je pris donc mon mal en patience jusqu’à ce samedi où ce furent des cloques ouvertes qui résultaient de plis de l’élastique de ma culotte. Ces plaies ouvertes me firent fortement souffrir du postérieur. Je ne supportais que très difficilement une culotte et n’aspirais qu’à une chose, pouvoir me mettre au lit en robe de nuit (je précise que je ne mets pas de culotte pour dormir).
Éduquée de manière stricte, il ne m’était jamais venu à l’esprit de sortir sans culotte. La morale de petite bourgeoise me faisait penser que c’était là une pratique des souillons de mauvaise vie.
Le mardi soir en rentrant, j’en avais assez de souffrir du frottement à chacun de mes pas. Aussi dès mon retour à la maison, je retirai tous mes vêtements et passai un jogging noir. Je me disais, sous cet épais tissu noir, personne ne remarquera que je ne portais pas de dessous.
Bien qu’ayant dix-neuf ans et vivant chez mes parents, je devais respecter leurs codes vestimentaires. Pour leur faire accepter cette tenue pour le souper, je prétextai un gros mal de tête ainsi, aussitôt après le souper, je pus me rendre dans ma chambre où je pouvais enfin mettre mes fesses à l’air.
Le lendemain, enhardie par mon expérience de la veille, je décidai de partir en cours avec un jeans large et sans culotte. Cette tenue avait l’avantage de laisser mes blessures relativement à l’air tout en évitant de montrer que je ne portais rien sous le pantalon.
Les cours terminés, en rentrant à la maison, je troquai le jeans contre une jupe en twill noir qui m’arrivait à mi-mollets. Ainsi aussi personne ne pouvait se rendre compte que j’étais en fait fesse à l’air. Pour ne pas dévoiler ma condition de sans culotte par l’absence de celles-ci dans le linge sale, le soir dans ma chambre, je souillais volontairement une culotte lui donnant l’impression d’avoir été portée.
Non seulement ce traitement permit à mon fessier de guérir plus rapidement, mais après certaines appréhensions et peurs du regard des autres, je finis par trouver ça très agréable de ne pas porter de dessous. Comme les autres n’avaient rien remarqué, je me comportais naturellement aussi bien à l’école qu’à la maison tout en laissant mon intimité à l’air.
Lors de ma séance suivante d’équitation, j’avais retenu la leçon. Pour éviter les plis dans la culotte et leur corollaire, les cloques, je décidai tout simplement de ne pas mettre de culotte sous mon jodhpurs. L’expérience fut concluante, à la fin de la matinée : aucune douleur. La décision fut facile à prendre, désormais l’équitation, ça allait être sans culotte et tant pis pour la morale.
Dans la vie ordinaire de tous les jours, je portais normalement une culotte, mais il m’arrivait parfois, quand l’envie m’en prenait pour je ne savais quelle raison, de rester une journée sans culotte toujours en portant des pantalons qui me permettaient d’éviter qu’on ne découvre mon petit secret.
Une fois devenue cavalière confirmée, je m’entraînai à monter en amazone et comme vous devez vous en douter, je ne portais toujours pas de culotte. Pour la parade annuelle du club d’équitation, il avait été demandé aux filles qui montaient en amazone, de porter une tenue avec une jupe de ce style.
Le dilemme se présentait ainsi devant moi : culotte ou sans culotte sous la jupe ? J’y réfléchis pendant une semaine, tout en essayant plusieurs fois ma tenue. Constatant que la jupe était très longue et très ample, je me disais qu’il ne devait pas y avoir beaucoup de risques que le public découvre mon intimité. Le choix s’imposait alors de lui-même : sans culotte.
Le grand jour arriva et c’est donc en tenue d’amazone et sans culotte que je caracolais sur une très belle pouliche. Au début de la journée, j’étais un peu sur mes gardes, faisant attention à mes gestes, mais au fur et à mesure que le temps passait, je prenais confiance en moi et finis par oublier que j’étais sans culotte en public.
Le temps passant, je quittai la maison, d’abord pour mes études, ensuite pour entrer dans la vie active. Vivant seule, je pouvais à ma guise et sans risque vivre régulièrement sans culotte que ce soit chez moi, au travail ou en sortie, tout en veillant bien à le faire en mettant des tenues qui ne laissaient rien paraître.
Maintenant, je suis en couple et lors d’une de nos premières rencontres, je n’avais pas mis de culotte. Lorsqu’il l’a découvert, il a d’abord été un peu choqué. Je lui ai expliqué que je pratiquais depuis longtemps l’équitation sans culotte et que certains jours, il me prenait une irrésistible envie de ne pas mettre de culotte.
Brûlant d’amour pour moi, il a accepté mon addiction tout en me demandant de faire en sorte que cela ne se remarque pas, car il ne voulait pas qu’on puisse me considérer comme une traînée. C’est ainsi que parfois, même dans des réunions de famille, je me retrouve sans culotte au nez et à la barbe de tous.
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