Deux jumelles pour le même mec
Chapitre 1
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Couverture de Deux jumelles pour le même mec, par Monsieur Sylvestre
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Deux jumelles pour le même mec — Chapitre 1

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Monsieur Sylvestre
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Ce qui retient l'attention dès les premières lignes, c'est le soin mis à camper les deux sœurs : on les perçoit vraiment comme deux personnes distinctes, avec leurs façons bien à elles d'occuper l'espace ou de se taire. Les répliques fusent avec une légèreté qui détend l'atmosphère sans jamais casser l'intensité. Et la manière dont la soirée monte en tension, palier après palier, témoigne d'une vraie maîtrise du tempo.

Deux jumelles pour le même mec

Chapitre 1

Tom avait vingt-deux ans, il était en troisième année de droit, et il n'avait jamais rien compris aux jumelles Duvivier.
Léna et Lola étaient dans sa promotion depuis la rentrée. Elles s'asseyaient toujours côte à côte, à l'amphithéâtre, au troisième rang, et elles étaient identiques au point que la plupart des gens renonçaient à les distinguer. Mêmes cheveux châtains coupés au carré, mêmes yeux noisette, même petite taille, même façon de pencher la tête en écoutant. On les confondait, on se trompait, on s'excusait. Elles trouvaient ça amusant et ne faisaient rien pour aider personne.
Tom, lui, avait fini par apprendre à les reconnaître. C'était dans les détails, dans les micro-différences que seuls les gens attentifs percevaient. Lola avait une fossette quand elle souriait, Léna non. Léna avait un grain de beauté sous l'œil gauche, Lola non. Léna parlait un peu plus fort, riait plus franchement, prenait plus de place. Lola était plus discrète, plus observatrice, et son regard traînait plus longtemps quand il se posait sur quelque chose ou sur quelqu'un.
Tom les avait remarquées dès le premier jour. Comme tout le monde. Mais il avait remarqué autre chose aussi : elles le regardaient, elles. Pas tout le temps. Pas ouvertement. Mais de temps en temps, à la sortie d'un cours, dans la queue de la cafétéria, à la bibliothèque, il surprenait leurs yeux posés sur lui, et elles détournaient la tête en pouffant.
Il n'avait jamais osé. Elles intimidaient. Elles allaient toujours par deux, et un homme seul face à deux femmes identiques ne sait jamais par quel bout se prendre.
Puis, un jeudi soir, Lola l'avait abordé devant l'amphithéâtre, alors qu'il rangeait ses affaires.
— Tom.
— Salut.
— On organise une soirée samedi, chez nous. Tu viens ?
Il avait cligné des yeux.
— Moi ?
— Toi. Pourquoi ? Tu as un truc de prévu ?
— Non. Non, rien.
— Alors viens.
Elle avait glissé un papier dans sa main, l'adresse, l'heure et elle était partie rejoindre Léna, qui l'attendait plus loin dans le couloir et qui lui avait lancé un regard par-dessus son épaule, un regard qui n'avait rien eu d'innocent.
Tom avait regardé le papier. "Samedi, 20 h. Appartement 4B, 12 rue des Tanneurs. Viens comme tu es." Il y était allé.
L'appartement était un grand trois-pièces au dernier étage d'un vieil immeuble, mansardé, avec des poutres apparentes et de grandes fenêtres. Tom avait monté les quatre étages, le cœur un peu trop rapide, en se répétant que ce n'était qu'une soirée, qu'il n'y avait rien à attendre, qu'il verrait bien.
Il avait sonné. La porte s'était ouverte. Et il avait compris, en une seconde, que ce n'était pas une soirée ordinaire.
Léna se tenait dans l'embrasure, appuyée contre le chambranle, une main sur la hanche. Elle portait une robe courte en velours, un velours noir profond, presque bleu à force d'être sombre, moulante qui lui collait au corps comme une seconde peau, avec des fines bretelles et un décolleté qui découvrait la naissance de sa gorge. La robe s'arrêtait à mi-cuisse, très haut, découvrant ses jambes. Et sur ses jambes, il y avait des bas, des bas noirs, fins, tendus, tenus par un porte-jarretelles dont on devinait les attaches sous l'ourlet. Elle était perchée sur des talons aiguilles noirs, très hauts, qui la grandissaient et cambraient sa silhouette.
Elle souriait, ce sourire franc qui était le sien, celui qui la distinguait de sa sœur.
— Tom. T'es pile à l'heure.
— Salut. J'ai… j'ai apporté une bouteille.
— Bien. Entre.
Il entra, un peu sonné. Le salon était éclairé par des lampes basses, des bougies, et une lumière chaude qui n'avait rien à voir avec un éclairage de soirée normale. Une playlist jazzy tournait doucement en fond. Il n'y avait personne d'autre.
— On est que nous ?
— Oui. On a dit à tout le monde que c'était annulé.
— Pourquoi ?
— Parce qu'on voulait t'avoir pour nous.
Tom s'était retourné. Lola venait de sortir de la cuisine, un verre à la main, et elle portait la même robe que sa sœur, sauf que la sienne était d'un velours rouge sombre, bordeaux profond, presque sang. Coupe identique. Moulante, courte, bretelles fines, décolleté plongeant. Mêmes bas noirs, mêmes talons aiguilles. Mais quand Lola marchait, on voyait, à chaque pas, la fente de la robe s'ouvrir sur sa cuisse et révéler l'attache du porte-jarretelles qui tenait le bas, et cette vision précise, le bout de dentelle, le métal de l'attache, la peau nue entre le haut du bas et le bas de la robe avait quelque chose d'insoutenable.
Deux jumelles identiques, deux robes de velours moulantes, l'une noire, l'autre rouge, deux paires de talons aiguilles, quatre bas noirs tendus sur quatre jambes.
Tom était resté planté au milieu du salon, la bouteille à la main, incapable de dire un mot.
— Il a perdu la parole, dit Léna.
— C'est bon signe, dit Lola.
Elles rirent, ensemble, du même rire. Puis elles s'approchèrent, l'une à sa droite, l'autre à sa gauche, et elles le firent asseoir sur le canapé. Ils burent un verre. Deux. Puis trois.
Elles s'étaient installées de part et d'autre de lui, très près, trop près, leurs cuisses contre les siennes, leurs épaules contre ses bras. Le velours de leurs robes frottait contre son jean, et à chaque mouvement, Tom sentait la chaleur de leurs corps. Léna avait passé un bras derrière le dossier, sa main effleurant sa nuque. Lola, elle, avait posé une main sur sa cuisse, distraitement, comme si de rien n'était mais sa main ne bougeait pas, et ses doigts restaient posés là, à quelques centimètres de l'entrejambe.
Ils parlèrent. De la fac, des cours, des profs, de tout et de rien. Mais la conversation n'était qu'un prétexte, et tout le monde le savait. Les regards, les frôlements, les sous-entendus s'accumulaient.
— Alors, Tom, dit Léna. Tu nous as jamais dit. Tu nous confonds, ou tu nous reconnais ?
— Je vous reconnais.
— Vraiment ?
— Oui. Toi t'es Léna. Elle c'est Lola.
Lola releva la tête, surprise et visiblement flattée.
— Comment tu fais ?
— Je vous regarde. Ça suffit.
— Il nous regarde, dit Léna à sa sœur, comme si elle annonçait une nouvelle.
— Il nous regarde beaucoup, dit Lola.
— Tout le temps, ajouta Léna. En cours. À la cafét'. À la bibli.
— On l'a remarqué, dit Lola.
Tom sentit ses oreilles chauffer.
— Vous avez remarqué ?
— On remarque tout, Tom. On est deux. On se répartit le travail.
Elles rirent encore, ce rire commun qui les faisait ressembler à une seule personne dédoublée. Puis Léna se pencha vers lui, et son visage s'approcha à quelques centimètres.
— Et nous ? dit-elle, la voix plus basse. Tu nous regardes comment ?
— Comment ça ?
— Tu nous trouves belles ?
— Vous le savez.
— On veut l'entendre.
Tom déglutit.
— Vous êtes… Vous êtes les deux plus belles filles de la promo. Tout le monde le dit.
— Tout le monde le dit, répéta Lola. Mais tout le monde n'est pas dans notre canapé.
Léna posa sa main sur sa joue, le fit se tourner vers elle, et l'embrassa.
Le baiser de Léna était franc, direct, gourmand. Elle ne s'excusait pas d'être là, elle ne demandait pas la permission, elle prenait. Sa langue trouva la sienne, sa main glissa de sa joue à sa nuque, et elle l'attira contre elle. Tom, surpris, mit une seconde à réagir, puis il répondit, glissa une main dans son dos, sentit sous ses doigts la douceur du velours. Quand Léna se retira, ce fut Lola qui l'attira.
Le baiser de Lola était différent. Plus lent, plus doux, plus insistant. Là où sa sœur prenait, Lola enveloppait. Sa bouche se fit plus tendre, sa langue plus patiente, et elle glissa une main sur son torse, le caressant à travers sa chemise. Tom sentit son corps répondre, et il comprit qu'il était foutu, deux bouches, deux façons, une même envie. Quand il se sépara de Lola, il était essoufflé, les lèvres gonflées, le cœur cognant.
— On a un problème, dit-il.
— Lequel ? demanda Léna.
— Vous êtes deux.
— C'est pas un problème, dit Lola. C'est le principe.
— Et vous voulez… quoi ?
Les jumelles échangèrent un regard, ce regard silencieux que seuls les jumeaux savent échanger, et qui veut dire tout sans un mot.
— On veut tout, dit Léna.
— Avec toi, dit Lola.
— Ce soir.
— Ici.
Tom les regarda, l'une puis l'autre. La robe noire et la robe rouge. Les jambes croisées, les bas, les talons. Et il hocha la tête, incapable de faire autre chose.
— D'accord.
— Bien, dit Léna en se levant. Alors on va se mettre à l'aise.
Elles se levèrent toutes les deux, et elles se placèrent devant lui, côte à côte, à quelques pas du canapé. Tom était assis, les coudes sur les genoux, le regard rivé sur elles.
— Regarde bien, dit Léna.
Elle défit une bretelle. Puis l'autre. Le velours glissa un peu, découvrant le haut de sa poitrine et un soutien-gorge de dentelle noire, à balconnets, qui maintenait ses seins. Lola fit de même, et sous sa robe rouge, ce fut une dentelle bordeaux qui apparut.
Puis elles firent descendre les robes, lentement, en roulant des hanches, et le velours tomba le long de leurs jambes jusqu'à leurs pieds. Elles restèrent debout, en talons, en dentelle.
Tom crut qu'il allait mourir.
Elles étaient en soutien-gorge et en string, des strings minuscules, de la même dentelle que le soutien-gorge, l'un noir, l'autre bordeaux et en porte-jarretelles, avec des bas noirs tendus du haut des cuisses aux chevilles. Le porte-jarretelles était une pièce de dentelle qui leur ceignait les hanches, avec les attaches qui descendaient, tendues, vers le haut des bas. Entre le haut du bas et le string, il y avait une bande de peau nue, et cette bande de peau, chez deux femmes identiques, avait quelque chose d'hypnotique.
Leurs corps étaient identiques. Tom avait toujours su qu'elles étaient jumelles, mais les voir ainsi, en dentelle, l'une noire, l'autre rouge, côte à côte, c'était une autre affaire. Mêmes seins, petits et fermes, à peine contenus par la dentelle. Même taille fine, mêmes hanches. Mêmes jambes longues, galbées par les bas et les talons. Le seul point de distinction, à ce stade, était le grain de beauté sous l'œil de Léna, et la fossette de Lola.
— Alors ? dit Léna. Toujours capable de nous reconnaître ?
— Facile, dit Tom, la voix rauque. Toi t'as le grain de beauté.
Léna eut un sourire satisfait.
— Bien. Tu mérites une récompense.
Elles s'approchèrent toutes les deux et le firent se lever. Elles le débarrassèrent de sa chemise, chacune de son côté, travaillant les boutons en même temps, ce qui était à la fois maladroit et excitant. Puis son jean, qu'elles firent glisser ensemble, et Tom se retrouva en caleçon devant elles, avec une érection que rien ne pouvait plus cacher. Léna baissa les yeux, regarda, et hocha la tête.
— Ah. D'accord.
— D'accord quoi ? demanda Tom.
— D'accord, c'est une bonne soirée.
Lola rit, se pencha, et fit glisser le caleçon. Tom fut nu. Elles le regardèrent, l'une et l'autre, sans se cacher, comme on examine une chose désirable.
— On va s'occuper de toi, dit Lola.
Elles le firent se rasseoir sur le canapé. Léna s'agenouilla entre ses jambes, sur le tapis, et elle écarta ses genoux d'une main. Ses talons aiguilles pointaient en arrière, et la position, cambrée, la rendait encore plus belle. Elle releva les yeux vers lui, un sourire en coin, puis elle se pencha et prit sa verge dans sa main.
Elle commença par le regarder, longuement, comme elle l'avait regardé toute la soirée. Puis elle approcha sa bouche et le lécha, lentement, du bas de la hampe jusqu'au gland, sans le prendre encore. La langue plate, précise, elle le parcourut de haut en bas, s'attardant sur le gland, le léchant en cercles. Tom serra les dents.
— Léna…
— Chut.
Elle le prit dans sa bouche. Ce fut chaud, humide, enveloppant. Elle descendit lentement, jusqu'à le prendre presque en entier, puis remonta, la langue roulée autour de la hampe, la main en complément à la base. Elle trouva son rythme, régulier, soutenu, en le regardant par en dessous. Tom posa une main dans ses cheveux courts, sans la forcer, juste pour se tenir.
Puis Lola s'agenouilla à côté de sa sœur. Elle avait attendu son tour, et elle attendait toujours son tour, c'était sa nature. Elle se pencha, et à deux, elles se partagèrent. Léna tenait la base et léchait la hampe. Lola prit le gland dans sa bouche, suçant doucement, la langue insistant sur le frein. Elles se relayaient, se croisaient, se passaient le sexe de l'une à l'autre, et Tom, les yeux fermés, ne savait plus qui faisait quoi.
C'était un ballet. Deux têtes identiques penchées sur lui, deux bouches, quatre mains. Léna le prenait profond, Lola s'attardait sur le bout. L'une léchait les testicules tandis que l'autre le suçait. Puis elles inversaient. Elles semblaient s'être mises d'accord sans un mot, et le rythme qu'elles imprimaient était parfaitement coordonné, comme si elles partageaient une seule pensée.
Tom sentit monter le plaisir, vite, trop vite. Il retira Léna d'une main.
— Attends. Sinon je vais finir là.
— Et alors ? demanda Léna.
— Et alors je veux vous baiser. Pas juste jouir dans vos bouches.
— T'as raison, dit Lola. On a le temps.
Elles se relevèrent. Léna s'installa sur le canapé, s'allongea sur le dos, les jambes repliées, et écarta les cuisses. Sa robe noire était au sol, son string était minuscule, son porte-jarretelles tendait les bas sur ses jambes. Elle passa une main entre ses cuisses et fit glisser le string de côté.
— À toi de jouer, dit-elle.
Tom s'agenouilla entre ses jambes. Il prit le temps de la regarder, là, avant de faire quoi que ce soit. Léna, allongée sur le velours du canapé, les bas tendus, les talons encore aux pieds, la dentelle du porte-jarretelles soulignant ses hanches. Elle était ouverte, offerte, et elle le fixait avec ce sourire franc qui la caractérisait. Il posa sa bouche sur elle.
Léna laissa échapper un gémissement immédiat. Sa langue remonta lentement le long de sa fente, du bas jusqu'en haut, s'attardant sur le petit bouton nerveux qui la fit tressaillir. Il recommença, encore, sans se presser, et à chaque passage, les cuisses de Léna se resserraient autour de sa tête.
Pendant ce temps, Lola s'était installée sur l'accoudoir du canapé, à hauteur de la tête de sa sœur, et elle caressait ses cheveux, son front, la regardait jouir sous la langue de Tom. De temps en temps, elle se penchait pour l'embrasser, et les deux sœurs s'embrassaient au-dessus de lui tandis qu'il travaillait.
Tom glissa un doigt en elle, puis deux. Elle était chaude, trempée, et elle s'ouvrit sans résistance. Il les courba, cherchant, et quand il trouva le point qui la fit se cambrer, il insista dessus, de la langue sur son clitoris, des doigts à l'intérieur, dans un rythme précis.
— Oh, putain… Tom… continue…
Il continua. Léna s'accrochait au coussin d'une main, aux cheveux de sa sœur de l'autre. Ses talons raclaient le velours du canapé. Elle haletait, gémissait, et les mots sortaient d'elle sans filtre.
— Lola, il est doué… il est vraiment doué…
— Je vois ça, dit Lola, amusée.
— Je vais jouir… je vais jouir…
Tom accentua la pression, accéléra le rythme, ajouta un troisième doigt. Léna se cambra, la bouche grande ouverte, et elle jouit. L'orgasme la traversa par vagues, la fit trembler, ses cuisses se refermant sur la tête de Tom dans un réflexe. Il ne s'arrêta pas tout de suite, prolongeant les ondes jusqu'à ce qu'elle le repousse, trop sensible.
Il releva la tête, le visage luisant. Léna, haletante, le regarda, et son sourire franc revint.
— C'était… pas mal.
— Pas mal ?
— Très bien. Excellent. Parfait. Voilà, t'es content ?
— Presque.
Lola se leva de l'accoudoir.
— À moi, dit-elle.
Elle s'allongea à son tour, sur le tapis cette fois, sur les robes de velours étalées au sol. Sa robe rouge, sa robe noire, deux taches sombres sur le parquet, et Lola dessus, allongée, les jambes écartées, les talons plantés dans la moquette. Tom s'agenouilla entre ses cuisses.
Lola était différente de sa sœur. Elle ne gémissait pas tout de suite. Elle attendait, elle observait, elle laissait les sensations s'accumuler avant de les laisser sortir. Tom s'en rendit compte et il en joua, il prit plus de temps avec elle, il la fit attendre, il l'effleura avant de la toucher vraiment.
Quand il posa enfin sa bouche sur elle, elle eut un long frisson, un soupir qui monta du plus profond de sa poitrine. Il la lécha lentement, longuement, et elle laissa sa tête rouler sur le côté, les yeux fermés, la bouche entrouverte.
Léna, elle, s'était assise près d'eux, jambes croisées, et elle regardait sa sœur se faire lécher. Elle avait gardé ses talons. Elle se caressait distraitement les cuisses, du bout des doigts, en suivant du regard les mouvements de la langue de Tom.
— Elle aime ça, dit Léna. Elle fait semblant d'être calme, mais elle adore.
— Léna, dit Lola sans ouvrir les yeux. Tais-toi.
— Je dis la vérité.
— Tais-toi quand même.
Tom rit contre la peau de Lola, et la vibration la fit frémir. Il glissa deux doigts en elle, puis trois, et elle s'ouvrit, chaude, accueillante. Il trouva le point, insista, et Lola commença à bouger les hanches contre sa bouche, d'abord doucement, puis plus franchement, en perdant sa contenance.
— Voilà, dit Léna. Voilà, elle craque.
Lola ne répondit pas. Elle n'en était plus capable. Elle haletait, elle gémissait, elle pressait la tête de Tom contre elle. Ses talons grattaient le parquet. Et quand l'orgasme arriva, ce fut un long cri étouffé, un dos qui se cambra, un corps qui se contracta par spasmes autour des doigts de Tom.
Il la fit jouir jusqu'au bout, prolongeant les ondes, puis il releva la tête. Lola resta allongée, tremblante, les yeux fermés, la poitrine se soulevant vite.
— D'accord, dit-elle enfin, la voix cassée. D'accord, il est doué.
— Tu vois, dit Léna.
Tom s'assit sur ses talons, essuya sa bouche d'un revers de main, et les regarda toutes les deux, l'une sur le canapé, l'autre sur le sol, les deux encore tremblantes, les deux en dentelle et en bas, les deux offertes.
— Et maintenant ? demanda-t-il.
— Maintenant, dit Léna en se levant, tu nous baises.
Elles décidèrent entre elles, sans un mot, comme toujours. Léna se plaça la première, elle était l'aînée de quelques minutes, et elle prenait toujours la première.
Elle s'allongea sur le canapé, sur le dos, les jambes repliées, les genoux écartés. Elle avait retiré son string. Le porte-jarretelles et les bas restaient, et la vue de ses cuisses maintenues par la dentelle, de ses talons pointés vers le plafond, était proprement insoutenable.
Tom se positionna entre ses jambes. Elle le prit en main, le guida, et il la pénétra lentement.
Ils gémirent tous les deux en même temps. Léna était chaude, trempée du cunnilingus, et elle l'accueillit sans résistance, mais elle était serrée, et Tom dut prendre son temps pour la remplir entièrement. Il resta un instant immobile, le front contre le sien, à savourer.
— Bouge, dit Léna.
Il bougea, de longues poussées profondes d'abord, lentes, puis de plus en plus soutenues. Le canapé grinçait. Léna avait noué ses jambes autour de ses reins et avec ses talons, c'était une sensation étrange, presque douloureuse, mais exquise. Elle s'accrochait à ses épaules, ses ongles dans sa peau, et elle le regardait droit dans les yeux, sans détourner la tête.
Pendant ce temps, Lola s'était installée derrière Tom. Elle s'était mise à genoux, et elle embrassait son dos, sa nuque, ses épaules, tandis que ses mains se posaient sur ses reins, sur ses fesses, le caressaient, l'encourageaient. Tom sentit la bouche de Lola descendre le long de sa colonne vertébrale, et le double contact, la sœur qu'il baisait plus la sœur qui l'embrassait le fit grogner. Il accéléra et Léna cria.
— Plus fort… plus fort, Tom…
Il obéit. Il la prit plus durement, les hanches claquant contre les siennes, et le bruit de leurs corps se répercuta dans le salon. Lola, derrière, se pressait contre son dos, et de temps en temps glissait une main entre eux pour caresser le clitoris de sa sœur, là où leurs corps se joignaient.
Léna jouit une seconde fois, plus vite que prévu, avec un cri qu'elle ne chercha pas à retenir. Mais Tom ne jouit pas. Il tint, serra les dents, et quand elle eut fini de trembler, il ralentit sans se retirer.
— Tu tiens ? demanda-t-il.
— Oui, dit Léna, le souffle court. Mais pas longtemps.
— Alors vas-y. Fais-moi jouir. Jouis en moi.
Tom sentit une vague de chaleur. Il reprit le rythme, plus rapide, plus profond, et Léna, sous lui, se cambra, les talons plantés dans ses reins. Le plaisir montait, montait, et quand il sentit que c'était le moment, il poussa plus fort, s'enfonça jusqu'au bout, et se laissa aller.
Il jouit en elle, profondément, dans une série de spasmes qui le firent trembler de la tête aux pieds. Léna sentit la chaleur se répandre à l'intérieur d'elle, et cette sensation la fit jouir une troisième fois, plus douce, plus longue, en s'accrochant à lui. Ils restèrent là, collés, le souffle mêlé, pendant de longues secondes.
Quand Tom se retira enfin, il y eut un écoulement, et Léna, en se redressant, rit en regardant entre ses cuisses.
— Tu m'as remplie.
— C'était le but, dit-il.
— Sale bête.
Ils se reposent une heure et Lola, dans son dos, se releva.
— À mon tour, dit-elle. Et cette fois, tu me le mets aussi.
Ils changèrent de place. Lola voulut être prise par-derrière, debout, penchée sur le dossier du canapé, et Tom comprit, en la voyant se positionner, qu'elle avait pensé à cette scène depuis longtemps.
Elle était appuyée sur l'accoudoir, les avant-bras posés, le dos arqué, les fesses offertes. Sa robe rouge était au sol, son string glissé de côté, et le porte-jarretelles bordeaux tendait les bas noirs sur ses cuisses. Avec ses talons, elle devait se pencher, cambrer, et l'angle de ses reins était parfait.
Tom se plaça derrière elle, une main sur sa hanche, l'autre remontant le long de son dos jusqu'à sa nuque. Il la pénétra d'un coup, profond, et Lola cria.
Elle était plus étroite dans cette position, plus serrée, et Tom dut ralentir pour ne pas jouir trop vite. Il la prit lentement d'abord, en la tenant fermement, et il sentait sous sa main la tension de son dos, la chaleur de sa peau sous la dentelle du porte-jarretelles.
Léna s'était installée devant sa sœur, à genoux, et elle l'embrassait, lui caressait les seins, lui parlait à voix basse. Les deux sœurs, face à face, l'une pénétrée par-derrière, l'autre qui la soutenait, qui l'embrassait, qui l'encourageait.
— Voilà, ma belle, disait Léna. Voilà, prends-le.
— Oh, Léna…
— Il te baise bien ?
— Oui… oui…
— Dis-le.
— Il me baise bien.
Tom grogna et accéléra. Il tenait les hanches de Lola à deux mains, et il la prenait avec une puissance nouvelle, les claquements de leurs peaux emplissant la pièce. Lola, penchée sur le canapé, les talons décollés du sol à chaque poussée, gémissait sans plus aucune retenue, elle qui était d'ordinaire si discrète.
Il glissa une main dans son dos, la plaqua vers le bas, cambrant ses reins, et l'angle changea. Lola hurla.
— Là… là, Tom, reste là…
Il resta là. Il la prit sous cet angle, précis, jusqu'à ce qu'elle se mette à trembler. Léna, devant elle, glissa une main entre ses cuisses, trouva son clitoris, et le caressa du bout des doigts en cadence avec les poussées de Tom.
Lola explosa. L'orgasme la traversa violemment, la fit se cambrer, crier, ses jambes flageoler sous elle. Tom tint bon quelques secondes, puis sentit qu'il ne pouvait plus retenir.
— Lola, je vais…
— Dedans, souffla-t-elle. Mets-le dedans.
Il s'enfonça jusqu'au bout, la tint fermement, et jouit en elle une seconde fois, profondément, avec un grondement rauque qui lui déchira la gorge. Lola sentit la chaleur se répandre en elle, et l'orgasme prolongea le sien, vague après vague.
Il resta un moment immobile, plié sur elle, le front contre son dos. Puis il se retira lentement. Lola s'affaissa sur le canapé, le souffle court, les jambes tremblantes.
— Putain, dit-elle.
— Ouais, dit Tom.
Léna éclata de rire.
— Il est à nous, maintenant. On le garde.
Ils prirent une pause. Ils burent de l'eau, mangèrent quelques biscuits, rirent. Tom était en sueur, courbaturé, mais il n'avait pas envie de s'arrêter, et les jumelles non plus. Elles s'étaient installées sur le canapé, en dentelle et en bas, et elles le regardaient avec cette même faim qu'au début de la soirée.
— T'as encore de l'énergie ? demanda Léna.
— Ça dépend.
— De quoi ?
— De ce que vous voulez.
Elles échangèrent un regard.
— On veut te partager, dit Lola.
Elles l'emmenèrent dans la chambre. Un grand lit, des draps sombres, des bougies. Elles le firent s'allonger sur le dos, et elles s'installèrent de part et d'autre. Léna s'accroupit sur lui, le prit en main, et s'empala lentement, en le regardant. Pendant ce temps, Lola se plaça au-dessus de son visage, à califourchon, les genoux de part et d'autre de sa tête, et s'abaissa jusqu'à ce que sa bouche atteigne son sexe. Tom se retrouva à baiser Léna pendant qu'il léchait Lola.
La double sensation était vertigineuse. Léna se soulevait et s'abaissait sur lui, lentement d'abord, puis plus vite, les mains posées sur son torse, les talons calés de part et d'autre de ses hanches. Et au-dessus de son visage, Lola roulait des hanches contre sa langue, les cuisses serrées autour de sa tête, gémissant à chaque coup de langue.
Deux sœurs identiques, deux corps, deux goûts. Tom ne savait plus où donner de la langue, de la bouche, des mains. Il lécha Lola, la fit jouir une nouvelle fois, en même temps que Léna se servait de lui avec une énergie nouvelle, la tête renversée, les cheveux collés au front.
Puis elles inversèrent. Lola descendit, s'empala à son tour, et Léna monta sur son visage. Et Tom reprit, avec la même application, le même plaisir, la même faim. Il lécha Léna jusqu'à ce qu'elle jouisse, en la tenant par les hanches, tandis que Lola le chevauchait avec une lenteur calculée, en le regardant d'en bas.
— Regarde-moi, dit Lola. Regarde-moi quand je te prends.
Il la regarda. Elle était au-dessus de lui, en dentelle bordeaux, ses bas frottant contre ses cuisses à chaque mouvement, et elle le prenait avec une assurance qui démentait sa timidité habituelle. Tom sentit monter une troisième vague.
— Lola, si tu continues…
— Continue, dit-elle. Jouis encore.
Elle accéléra, se souleva et s'abaissa plus vite, plus fort, et Tom, sous elle, ne put rien retenir. Il jouit une troisième fois, en elle, les doigts crispés sur ses hanches, et Lola le suivit, dans un long gémissement qui la fit s'effondrer sur lui. Léna, à côté, riait.
— Vous êtes insatiables, tous les deux.
— T'as commencé, dit Tom.
Il était presque trois heures du matin. Ils étaient épuisés, en sueur, les corps marqués de traces de doigts et de bouches. Mais il restait une dernière chose à faire, et tout le monde le savait.
Tom prit Léna une dernière fois, lentement, tendrement, presque religieusement. Elle était allongée sur le ventre, les hanches relevées, les jambes serrées par les bas tendus, et il la prit par-derrière, sans hâte, en la regardant dans le miroir de l'armoire. Lola, à côté, caressait les cheveux de sa sœur, lui parlait à voix basse.
Ce fut long, doux, intense. Léna jouit une dernière fois, presque en silence, un long frisson qui la traversa de la nuque aux talons. Et Tom la suivit, une dernière fois, en elle, profondément, vidant ce qui lui restait dans un soupir rauque.
Puis il s'effondra sur le lit, entre les deux sœurs, et ils restèrent là, nus, enlacés, à reprendre leur souffle.
— Alors, dit Lola au bout d'un moment. Tu nous confonds toujours ?
— Plus jamais.
— Tu sais laquelle est laquelle ?
— Toi t'as la fossette. Léna a le grain de beauté.
— Et maintenant ?
— Maintenant quoi ?
— Maintenant, tu sais aussi autre chose.
Tom rit.
— Oui. Je sais que vous êtes dangereuses.
— Dangereuses ?
— Insatiables.
— C'est un compliment, dit Léna.
— C'est un constat.
Elles rirent, ensemble, du même rire. Puis elles se serrèrent contre lui, l'une à droite, l'autre à gauche, et Tom, les bras autour d'elles, les deux têtes identiques posées sur sa poitrine, se laissa envahir par une étrange sensation de plénitude.
Il se réveilla tard, dans un lit qu'il ne connaissait pas, entre deux femmes identiques qui dormaient encore. La lumière du matin filtrait par les rideaux, éclairant la pièce d'un gris doux. Sur le sol, il y avait deux robes de velours, une noire et une rouge, deux paires de talons aiguilles, et une traînée de dentelle.
Tom resta un moment immobile, à regarder le plafond, à se demander s'il avait rêvé. Puis Léna remua à côté de lui, ouvrit un œil, et sourit.
— T'es encore là.
— Je suis encore là.
— Bien.
De l'autre côté, Lola s'étira, les yeux fermés.
— Il est quelle heure ?
— Tard, dit Tom.
— On s'en fout.
Ils se levèrent vers midi. Ils prirent un petit-déjeuner improvisé dans la cuisine, en sous-vêtements, et la banalité de la scène, trois étudiants qui mangent des tartines après une nuit de débauche avait quelque chose de comique et de réconfortant à la fois.
— Et maintenant ? demanda Tom.
— Maintenant quoi ? dit Léna.
— On est quoi, maintenant ?
Les jumelles se regardèrent.
— On est nous, dit Lola. On est trois.
— Et ça veut dire quoi ?
— Ça veut dire ce que tu veux que ça veuille dire, dit Léna. Mais on va pas te lâcher comme ça, Tom.
— C'est une menace ?
— C'est une promesse.
Elle mordit dans sa tartine, tranquillement. Lola but une gorgée de café, tranquillement. Et Tom, assis entre elles deux, se dit qu'il était tombé dans quelque chose de très particulier, deux femmes identiques, une robe noire et une robe rouge, et une nuit qui allait sans doute en appeler d'autres.
Il était en troisième année de droit. Il avait encore un mémoire à rendre. Il avait toute une vie devant lui. Et, apparemment, deux jumelles dans cette vie.
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CARL98
13 octobre 2026 à 13:59
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Dickfer
13 octobre 2026 à 13:46
Deux belles vaut mieux qu’une. Alors profite de ces deux belles et jouis de la vie et fait les crier elles ne demandent que cela.

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