Si l'on devait nommer une science derrière le sexe je crois que tous les regards se tourneraient instinctivement vers la biologie ou la mécanique. Comment ne pas y songer en évoquant le martèlement sourd d'une paire de hanches contre des fesses jumelles, ou les conséquences d'un ébat. Mais d'un ébat nait parfois un debat, scindant alors l'opinion en deux. Il y a les cartesiens, qui d'un nez bas de contentent de regarder la réalité physique entre leurs cuisses, et puis il y a les autres : les originaux. Ou du moins ceux qui s'en rêvent. L'esprit de ceux là met bas à d'emmerdantes théories : le sexe devient musique, chimie, art ! Tout ce tintouin alors qu'il n'est que cette même entité chaotique qui réunit Aziz et Annie, et qui dans la zizanie d'une levrette les emboîte en une raie unique.
Oui.
Les phéromones et les fées hormones régissent et piègent nos avides récepteurs.
Oui.
Il y a mille beautés dans l'image d'un corps nu ruisselant dun plaisir sale et d'une sueur impropre.
Oui.
Une simple baguette peut transformer la plus muette des gueuses de supérette en une criarde et degueue chanteuse d'opérette.
Mais selon moi le sexe est thermodynamique.
Assimilons un instant le sang érectile à un gaz si parfait qu'il en parfumé de plaisir nos vies et nos vices.
N'est il pas logique que si chez un novice la pression augmente, les joues s'embrasent et se fardent tandis que le volume ramollit et diminue ? Et qu'au contraire lorsque toute pression s'estompe les corps restent chauds et le sexe se dresse, gorgé d'orgueil et de plaisir.
Ne semble t il pas cohérent que dans une relation réversible, qu'elle soit de routine ou plus singulière mais tout aussi oubliable, l'entropie engendrée dans notre psychee soit quasi nulle ? Ne vivotant que grâce au trouble abandonné par la chaleur des ebats... Les relations irréversibles et terribles ne sèment elles pas un chaos bien plus profond en nous ? Premier baiser, première baise, premier baisé volé, premier ébat violé et autres infidélités ?
Enfin, j'enoncerai une théorie selon laquelle le corps n'est ravi et stable que lorsque ses énergies internes ne varient pas. Il semble alors normal que jouir sans travail ou besogner sa partenaire sans que celle-ci ne nous congratule de quelques cris chaleureux puisse troubler l'âme des ânes. C'est alors souvent l'heure de la cogite et la fin des années heureuses.
Ça n'est qu'une opinion bien entendu, même si elle est l'unique à être vraie puisque c'est la mienne.
Je reste profondément convaincue que le sexe est thermodynamique et que mes révisions n'avancent pas.
Vous avez toutes les deux très joliment dit les choses. Je ne me sens pas tellement de rentrer dans ce sujet de peur de ne pas être à la hauteur. Et de ne pas avoir le vocabulaire technique idoine pour ça. Alors je me contenterais de dire que je suis plutôt d'accord avec votre vision.
Tes révisions n'avancent pas, Olea n'est pas prête et moi je devrais être en train d'écrire mon chapitre cinq...
Utilisateur supprimé
4 janvier 2020 à 22:01
Ah oui mais ça reste hyper technique dans le vocabulaire même si je comprends le fond... :)
Utilisateur supprimé
4 janvier 2020 à 22:11
Disons que si je ne me suis pas trompée, Sharhajar et toi (Olea) parlez de deux choses différentes... Tout d'abord Sharhajar reste, comme tu l'as souligné sur quelque chose de réversible, sans grand changement (peut-être par peur du changement ?) contrairement à toi, qui fais allusion au feu de bois
Utilisateur supprimé
4 janvier 2020 à 22:13
Pas vraiment de raisonnement derrière Juste de l'escroquerie intellectuelle pour parvenir à mes fins aha
Le premier paragraphe décrit la loi des gaz parfait PV = nRT et les relations de proportionnalité entre les trois grandeurs pression, volume et température
Le second le second principe de la thermodynamique Une transformation irréversible engendre la création d'une entropie additionnelle et donc une augmentation du chaos alors que l'entropie d'une transformation réversible ne dépend que de la chaleur
Le dernier concerne le premier principe Pour que la variation d'énergie interne soit nulle il faut que le travail et la chaleur s'annulent Donc une complémentarité dans le cas du sexe
Pas vraiment de réelle opinion derrière tout ça en vérité
-----------
Quoi que je considère bien qu'il faut de la routine pour rester dans sa zone de confort et ne rien risquer de plus qu'être déçue par une relation déjà mourrante Mais est on vraiment en bonne santé lorsqu'on l'est tout le temps ? Un petit virus de temps en temps stimule et prépare aux inévitables éventualités donc je suis d'accord qu'il faut fuir la routine pour apprécier et s'épanouir Au risque de s'en mordre parfois les doigts après les avoir glissé dieu sait où
Modifié
4 janvier 2020 à 22:16
Utilisateur supprimé
4 janvier 2020 à 22:15
Ah d'accord aha, c'était juste une fiche de cours sur Xstory ?
Thermodynamiquement parlant, je trouve le principe de le Chatelier très poétique mais il faut avouer que tu as réussi à rendre la thermo, d'une façon plus générale tout aussi poétique
Modifié
4 janvier 2020 à 22:21
Utilisateur supprimé
4 janvier 2020 à 22:17
Fiche de cours et pompeux exercice de style On fait ce qu'on peut pour fuir les cahiers et attirer les projecteurs sur soi ahaha
Utilisateur supprimé
4 janvier 2020 à 22:21
C'est sûr... (J'ai modifié message)
mysterwolf
4 janvier 2020 à 22:41
moi quand je saturais des cours, je buvais deux trois boissons al... revigorante avec mon amie et un épisode ou deux ou cinq de série ou tit film.
pas mal les films de Rodriguez et Tarantino pour représenter la balanoposthite.
mais lancé un débat philosophique ça le fait aussi en fait!
mysterwolf
4 janvier 2020 à 23:10
non miss olea, passer la nuit avec hajar n'est pas une vengeance! surtout si vous vous êtes déjà lié avant son arrivée.
Sin-A-Moon
4 janvier 2020 à 23:17
Il y en a qui ont de la chance ! ^^
Sin-A-Moon
4 janvier 2020 à 23:26
Avec plaisir, et cela tombe bien, je m'y connais aussi bien en entropie qu'en lépidoptère...
mysterwolf
4 janvier 2020 à 23:26
beau lapsus calami
"je rêve de l'avoir un jour, autour d'un vair" ou était ce " je rêve de l'avoir, un jour, au tour d'un vers."
tout comme je sais que vous rêvez d'une nuit entière avec elle et moi d"un hôtel les yeux bandés dévoués à votre plaisir. mais ce n'est toujours pas une vengeance.
P.S; comment ça, j'ai mal compris notre discussion de jeudi nuit?
mysterwolf
4 janvier 2020 à 23:39
ma grande magnanimité m'autorise à accepter une simple nuit de votre vie! surtout pour voir les trooooop mignons.
je laisse à l'homme de votre cœur, garder votre vie entière pour vous.
Sin-A-Moon
4 janvier 2020 à 23:46
Lors de mes pulsions érotico-sexuelles, mon entropie interne tend à augmenter, avec une variation d'enthalpie tellement négative que la chaleur que je libère me mène souvent jusqu'à l'explosion.
Mais la pression du désir n'étant pas constante, tout cela est difficile à quantifier. Seule certitude, si la personne en face ne me provoque aucune entropie, mon intérêt devient nul. Au moins mon référentiel n'explose pas certes, mais je n'y ai aucun intérêt. Pourquoi donc vouloir un tel chamboulement, et pourquoi vouloir diminuer impérativement l’excitation du système ?...
Malheureusement arriver à l'entropie maximale de mon système revient également à retrouver l'équilibre, et donc des sentiments nuls. J'ai donc constamment besoin que l'on vienne perturber mon système pour me sentir vivante. Parfois je pense être masochiste.
Modifié
4 janvier 2020 à 23:47
Sin-A-Moon
4 janvier 2020 à 23:54
Un vrai brasier oui ^^
Sin-A-Moon
5 janvier 2020 à 00:12
Je ne peux malheureusement qu’acquiescer... Droguée...
J'allais mieux et j'avais réussi à contrôler durant la majorité de l'année. Mais la dernière personne que j'ai rencontrée et comment ça c'est fini m'a tellement retourné, que je suis retombée dans mes addictions...
Sin-A-Moon
5 janvier 2020 à 00:27
Je ne vois pas ce que je pourrais rajouter de plus pour alimenter le sujet pour le moment. ^^
Tu m'as très bien cerné en tout cas.
J'aimerais pouvoir trouver une certain équilibre sans tomber tout le temps dans les extrêmes passionnels.
Tilia TV
5 janvier 2020 à 00:27
Ouai c'est pas faux!
Utilisateur supprimé
5 janvier 2020 à 00:46
Conseil d'amie
Attends pas l'OD pour remettre en question tes addictions Y a pas meilleur électrochoc mais y a moins dangereux
Sin-A-Moon
5 janvier 2020 à 01:00
Je suis dans un moment de pleine conscience.
J'ai perdu deux relations en même temps. Deux femmes que j'adore. Et ça m'a beaucoup secoué.
Je sais qu'il faut que je fasse la part des choses entre ce que je veux et qui m'électrise, et ce dont j'ai besoin et qui me stabilise.
Seul hic, ce qui provoque l'un est antinomique de ce qui provoque l'autre...
J'ai peur, dans un cas comme dans l'autre, de mourir intérieurement en faisant un choix.
Oui.
Les phéromones et les fées hormones régissent et piègent nos avides récepteurs.
Oui.
Il y a mille beautés dans l'image d'un corps nu ruisselant dun plaisir sale et d'une sueur impropre.
Oui.
Une simple baguette peut transformer la plus muette des gueuses de supérette en une criarde et degueue chanteuse d'opérette.
Mais selon moi le sexe est thermodynamique.
Assimilons un instant le sang érectile à un gaz si parfait qu'il en parfumé de plaisir nos vies et nos vices.
N'est il pas logique que si chez un novice la pression augmente, les joues s'embrasent et se fardent tandis que le volume ramollit et diminue ? Et qu'au contraire lorsque toute pression s'estompe les corps restent chauds et le sexe se dresse, gorgé d'orgueil et de plaisir.
Ne semble t il pas cohérent que dans une relation réversible, qu'elle soit de routine ou plus singulière mais tout aussi oubliable, l'entropie engendrée dans notre psychee soit quasi nulle ? Ne vivotant que grâce au trouble abandonné par la chaleur des ebats... Les relations irréversibles et terribles ne sèment elles pas un chaos bien plus profond en nous ? Premier baiser, première baise, premier baisé volé, premier ébat violé et autres infidélités ?
Enfin, j'enoncerai une théorie selon laquelle le corps n'est ravi et stable que lorsque ses énergies internes ne varient pas. Il semble alors normal que jouir sans travail ou besogner sa partenaire sans que celle-ci ne nous congratule de quelques cris chaleureux puisse troubler l'âme des ânes. C'est alors souvent l'heure de la cogite et la fin des années heureuses.
Ça n'est qu'une opinion bien entendu, même si elle est l'unique à être vraie puisque c'est la mienne.
Je reste profondément convaincue que le sexe est thermodynamique et que mes révisions n'avancent pas.