Eeeeet nous voilà enfin arrivés au terme de la première partie du concours. Maintenant, place aux votes ! Comme je l'ai dit, on va faire dans le classique et sans prise de tête. Vous avez ici un sondage avec tous les participants et vous votez pour votre préféré. Ils seront anonymes et bien sûr, interdiction de dire à qui appartient le poème. Celui ou celle ou ceux qui aura/auront le plus de votes gagne(nt).
Les votes seront clôturés le dimanche 5 à 23h59 59 minutes, 59 secondes et 59 centièmes très précises. Merci de votre attention.
Ce sondage faisait partie d'une ancienne version du site et n'est malheureusement plus accessible…😟
Dracula (Aaron1)
La Stryge
J’épouse le rythme de ses hanches d’albâtre,
Sourd à la panique des gargouilles du cloître,
Transgressant l’interdit de cette enceinte sacrée
Dont le sol se constelle de douces perles nacrées,
Éclosant à la folle ivresse des ondulations
De son corps, qui s’extasie de cette profanation.
La femme est pénétrée, mais pénètre également
Mon âme d’homme fascinée par son air sémillant,
Ses courbes charnelles, ses suaves gémissements :
Une mélodie des sens, un sortilège puissant,
Et, vaincu, damné, pris dans une transe hypnotique,
Je lui offre mon nectar, libation cathartique !
Alors la brume se dissipe, et comme ma vue revient,
Se dévoilent ses traits infernaux, ses membres aviens,
L’horreur me prend : la Stryge s’incarne, et je suis en elle !
Ses ergots posent sur moi leur étreinte charnelle,
« Tu m’appartiens », susurre-t-elle à mon esprit affolé.
Et sous l’effet du charme, c’est la femme qui renaît.
Carmilla (Wedreca)
ImmortElle
À ma porte, un soir d’Halloween
Une ombre au sol, que l'on devine
Mais point d’enfants, ni même de rires.
Sa cape et ses longs cheveux noirs
Fondant sur moi, dans le couloir
Bientôt m'étreint, dans un soupir.
Nue sur le lit, me chevauchant
Son corps cambré puis se couchant
Ondule sur moi et m'ensorcelle.
De ses yeux noirs et sa peau pâle
Déjà sur mon vit, elle s’empale
Entamant sa valse charnelle.
Mais voilà, qu'au petit matin
Tout seul, dans mes draps de satin
Pour souvenir, la cicatrice
De deux trous qui déjà s'effacent.
Deux cent quinze ans que je ressasse…
Où te caches-tu, belle génitrice ?
Nosferatu (Océane25 et Lestat)
La maman du vampire
En me promenant nue, dans le sombre couloir,
Frissonnante de peur, mais espérant te voir,
Tu surgis devant moi, et moi je t'appartiens.
Attendant dans l'effroi, la morsure du soir,
Tu me montres tes crocs, tu vas pouvoir me boire,
Après le doux suçon que tu fais sous mon sein.
Jamais depuis ce temps, tu ne m'avais mordue,
Préférant je le sais, t'occuper de mon cul,
Tantôt avec tendresse, souvent dévastateur.
Par chacun de mes trous, tu viens pour me remplir,
En cherchant plus que tout notre immense plaisir,
Toujours avec passion, et toujours plein d'ardeur.
Mais de toi mon vampire, je voudrais un enfant,
Et sentir dans mon ventre, pousser ses belles dents.
Savoir que c'est de toi qu'en mon corps je recueille,
Ce sperme dans ma chatte, me fécondant enfin,
Pour que germe en mon ventre et grandisse en mon sein,
Mon tout petit vampire, bravant tous les écueils...
Serana (Monsieur Plume)
On raconte que dans une lointaine contrée
Mort-vivait une vampire cruelle et délurée.
Abandonnée jadis par son premier amant
Elle avait contre tous les hommes une dent.
Chaque soir un innocent elle séduisait
Et de son sang jusqu'au matin se régalait.
Mais une nuit qu'elle rôdait à pas menus
Elle vit à une fenêtre un visage bien connu :
De son lointain amour il était le sosie.
Aussitôt un désir oublié et brûlant la saisit,
Revêtant un visage et un corps parfaits
Dans lit du jeune homme elle se fait inviter.
Ils se donnèrent à l'autre, oubliant leur pudeur
Et elle coula, fontaine, sans aucune retenue
Dans sa poitrine battrait donc encore un coeur ?
Pieu de chair dans son sexe ou dans son cul,
Elle prit bien du plaisir jusqu'au point du jour,
A l'aube venue, tomba en cendres par amour.
Morbius (La Butine Mutine)
Entre ses seins, glissaient mes doigts à dessein,
Griffaient sa peau, dès lors l'exécution du moindre oripeau ;
Le clocher glas sonnait la brume afin que le sélènastre,
Là-haut, ne puisse pleurer que givre en vain.
Misérable ; je susure, séduit, suce le vit ; un fardeau !
Duquel ma bouche ne cesse d'assoiffer le mirage désastre.
J'aspire aux sourires, blancs aux joues de plaisir rougies,
Mais après la rage, rugit-on de ma peau blanche au sourire sang.
S'ensuit la sempiternelle sensation abominieuse, le déni ?
À genoux, face au crime, j'attends, sans drille on croise envies ;
Je tremble de faim, l'autre de fin ; pis, mes lèvres enserrent l'indécent.
Accrochée à la chair, je me délecte de ses yeux blêmis, sans vie.
Badine charnelle, mutine miel, butine fiel à l'essaim,
Unitif antre-cuisses, âcre et blanc de mon étau.
Toujours irrassasiée, du divin mes gestes s'habillent,
Incitantes cambrures, je glisse ma langue au moindre repli ;
N'importe quel orifice, afin que ton cœur soit mien.
Et lors, que notre union nous soit fatale.
Alucard (Belong)
Matin ordinaire
Matin ordinaire d'un sommeil finissant
La nuit s'absente de ma mémoire
Réveille le souvenir d'un visage à mes côtés.
J'ose franchir la lumière du jour
La flamme qui transporte la parole d'ailleurs
Sur tes lèvres asséchées d'avoir trop supplié.
Les brouillards de la nuit sont restés sur le seuil
Ont noyé l'herbe luxuriante.
J'ai senti tes yeux plein de mes larmes
Ton silence qui désarme et ma bouche sur ta chair.
Au fond du souvenir rampent les ombres du passé
Un champs de naufragés dans un antique obscur.
Je t'ai vu te rompre et souffrir.
Le froid saignait ta peau
Déformait la rupture du corps.
Le sang soudain jaillissait
S'armait de tiédeur et du cri qu'il t'a fallu pousser
Pour expulser l'aube de pluie.
Dio Brando (Toutendouceur)
Les métamorphoses franches de Germaine, mon éternelle dulcinée.
Ma femme cependant, souvent sage complice,
S'exaltait bien plus que mes caresses le puissent,
Comme une bonne mer, soudain se déchaîne,
En puissante abyssale, funeste sirène,
Déferlant maintenant sur mon ombre ithyphalle,
De passant fasciné par la houle fatale.
— « Si le coureur piaffe, nymphes ou cavalières,
Vont l'asservir, les doigts plantés dans sa crinière,
Cravacher la croupe, pour qu'il rue, un semblant,
Et les jambes fermes, le guider par les flancs.
Le palefroi, des voluptés, méprend les causes,
Débourré ou monté, il s'accomplit en chose ! »
Quand elle édicta la gloire de notre transe,
Empoicrant nos toisons dans des râles intenses,
Que la bouche bée, j'osai la gratifier,
Elle saisit ma tête avant de l'enfourcher,
Se pressant d'y verser toutes joies contenues.
— « L'instinct maternel » ... Concédais-je, prévenu.
Angelus (Valahad)
La promesse d'une métamorphose
Il se tient devant moi, ce beau brun ténébreux
Qui m'avait, si souvent, menée vers de hauts cieux.
Avertie bien plus tôt de sa face cachée,
La nouvelle, étrangement, avait sûe m'aguicher
Et j’attends maintenant, que sans aucun palabre
Il me révèle enfin son visage veritable.
Quand il entame pour moi sa mue presque horrifique
Me viennent très étrangement des pensées érotiques.
Son corps semble dégager une froide chaleur
Qui m'excite et m'effraie, m'attire et me fait peur.
Son teint, ses yeux, ses dents, tout chez lui a changé,
Mais il reste mon homme, mon amour, ma moitié.
Nous nous réunissons dans une longue nuit d’amour
La plus forte, la plus belle vécue jusqu’à ce jour.
Mais vient enfin le temps d'embrasser mon avenir,
Celui qui me liera à mon charmant vampire.
Quand ses dents dans mon cou, s'enfoncent tendrement
Il fait de moi la même, jusqu’à la nuit des temps
Barlow (Kate-Anna)
Amoureuse d'un vampire
Mon tendre amour, tu as su me charmer
Avec ton beau visage, mais si pâle !
Et, dans son écrin, cette belle opale…
Avec elle tu as pu me désarmer.
Mais c’est alors que je t’offrais mon sein,
Mon corsage dans un absolu désordre
Que tu as tenté, cruel, de me mordre !
J’ignorais, naïve, tes sombres desseins.
En m’embrassant j’ai vu ta gencive
Équipée de deux dents acérées
Tandis que tu me tenais serrée.
Pourquoi suis-je donc restée passive ?
Ton baiser était si langoureux,
Et tu semblais tellement heureux…
Mais aujourd’hui je tiens un long épieu,
Car, résolue, c’est en pleine lumière,
Dans ce cercueil qui te sert de litière
Que je perce ton cœur chéri. Adieu !
Ruth (Jane Does)
Ensemencement
Aux femmes bien nées, sourire d’amour ne saurait surprendre,
Rides au front et crins blancs qui les embellissent de richesse
Mille fois revenues de leurs tréfonds du désespoir pour se méprendre
Afin d’éclater en myriade d’étoiles pour une vue renouvelée de leurs fesses
Et faire pointer des pieux mâles vers ces sexes qu’ils aimeraient prendre
Avec force bonheur et millier de langueurs, toutes faites d’immense tendresse !
Aux hommes bien montés, épées de chair hors de leurs chauds fourreaux,
Lancées à l’abordage de conques marines aux crinières abondantes, affolantes,
Vomissant des jurons pour parvenir à arracher aux dames leurs oripeaux,
Dans un vrai désir de les passer par les armes, grâce à leur queue bandante,
Se lançant sur ces virginités dans des combats singuliers, goutant l’ormeau,
D’une langue dévorante et rendant grâce aux vierges enamourées flamboyantes !
Aux couples ainsi formés, par le plus grand des hasards, aux peaux qui se reconnaissent
Sur une couche de fortune, sur un sol terreux ou dans de merveilleux draps de soie,
Ventres qui se frottent les uns aux autres dans des gémissements de fête et de liesse,
Mélangeant humeurs et odeurs enivrantes par bonheur souvent plus que par choix,
Alors que doigts fureteurs et bouches gourmandes s’affairent sur des sexes en détresse,
Quelques flagelles perdues se mettent en course pour offrir à gentes dames, Petit Roi !
Je viens à mon tour de déposer mon vote il faut signer ou ?
Utilisateur supprimé
3 novembre 2023 à 14:57
En tout cas, moi j'ai voté pour le votre.😁
Ah... y aurait-il des fuites 🙄
Si c'est le cas je trouverais dommage d'en faire état publiquement car même s'il n'y a aucun enjeux hormis le plaisir de partager cette expérience l'écriture et de lecture, je trouve chouette l'idée de découvrir l'identité des auteur(e)s en même temps à la fin des votes... ☺️
Visiblement, vous n'avez pas compris la blague. J'ai voté pour le votre, le "votre " c'est pour quiconque se sent concerné.
Wedreca
3 novembre 2023 à 15:01
Visiblement, vous n'avez pas compris la blague.
Mouais... 🙄
(désolée, il fallait que je la fasse 😋)
Aaron1
3 novembre 2023 à 17:27
Bravo ! j'ai vraiment apprécié la lecture de tous ces poèmes. (Moi non plus, je n'ai pas voté pour le mien :) )
Utilisateur supprimé
3 novembre 2023 à 18:22
En tout cas, moi j'ai voté pour le votre.😁
Ah... y aurait-il des fuites 🙄
Si c'est le cas je trouverais dommage d'en faire état publiquement car même s'il n'y a aucun enjeux hormis le plaisir de partager cette expérience l'écriture et de lecture, je trouve chouette l'idée de découvrir l'identité des auteur(e)s en même temps à la fin des votes... ☺️
Visiblement, vous n'avez pas compris la blague. J'ai voté pour le votre, le "votre " c'est pour quiconque se sent concerné.
Ah non désolé, autant pour moi alors ☺️
Et du coup... Merci d'avoir voté pour moi 😋
Modifié
3 novembre 2023 à 18:34
Pygmalion
4 novembre 2023 à 13:39
Attention, les votes ferment demain soir. N'oubliez pas de voter.
Pygmalion
5 novembre 2023 à 16:22
Attention tout le monde, dernier jour pour voter !! Je clos les vote à minuit ce soir.
Monsieur Plume
5 novembre 2023 à 18:02
Attention tout le monde, dernier jour pour voter !! Je clos les vote à minuit ce soir.
C'est vrai ça : il vous reste moins de 6 heures pour voter pour moi !!! 😄
Utilisateur supprimé
5 novembre 2023 à 18:09
Attention tout le monde, dernier jour pour voter !! Je clos les vote à minuit ce soir.
C'est vrai ça : il vous reste moins de 6 heures pour voter pour moi !!! 😄
Pour toi ? 🤔
Non... pour moi tu veux dire ? 🙄
Monsieur Plume
5 novembre 2023 à 18:11
Attention tout le monde, dernier jour pour voter !! Je clos les vote à minuit ce soir.
C'est vrai ça : il vous reste moins de 6 heures pour voter pour moi !!! 😄
Pour toi ? 🤔
Non... pour moi tu veux dire ? 🙄
C'est ce que j'ai dit : pour moi... 🤔
Utilisateur supprimé
5 novembre 2023 à 18:12
C'est vrai ça : il vous reste moins de 6 heures pour voter pour moi !!! 😄
Pour toi ? 🤔
Non... pour moi tu veux dire ? 🙄
C'est ce que j'ai dit : pour moi... 🤔
Ah oui pour moi ☺️
J'ai eu peur, j'avais compris pour toi 🤭
Wedreca
5 novembre 2023 à 19:30
Si vous n'arrivez pas à vous mettre d'accord, votez pour moi 💋.
Utilisateur supprimé
5 novembre 2023 à 20:56
Si vous n'arrivez pas à vous mettre d'accord, votez pour moi 💋.
Oui c'est ce qu'on dit avec Plume 🙄
Toi aussi t'as voté pour moi ? ☺️
Utilisateur supprimé
5 novembre 2023 à 20:58
Le seul que j'ai vraiment trouvé très très très intéressant ne gagnera pas. Mais à perfectionner. Mais un vrai style derrière. Un vrai de vrai.
Wedreca
5 novembre 2023 à 22:59
Le seul que j'ai vraiment trouvé très très très intéressant ne gagnera pas. Mais à perfectionner. Mais un vrai style derrière. Un vrai de vrai.
On est bien avancé avec ça 🙄.
Utilisateur supprimé
5 novembre 2023 à 23:02
Le seul que j'ai vraiment trouvé très très très intéressant ne gagnera pas. Mais à perfectionner. Mais un vrai style derrière. Un vrai de vrai.
On est bien avancé avec ça 🙄.
Putain... il me casse mes rêves Wed ! Il vient de dire que je gagnerais pas ! 😩
En plus il reste moins d'une heure ! 🤯
Modifié
5 novembre 2023 à 23:04
Utilisateur supprimé
5 novembre 2023 à 23:03
J'ignore qui est qui. Mais je chercherai qui a écrit l'un des poèmes qui perd. Très prétentieux mais par excès d'ambition et de sensibilité mal canalisée, non par manque de talent.
*très curieux*
Je guetterai les résultats.
On s'en fiche d'être avancé•e•s, le poème ne gagnera pas.
Utilisateur supprimé
5 novembre 2023 à 23:13
Très prétentieux mais par excès d'ambition et de sensibilité mal canalisée.
Les votes seront clôturés le dimanche 5 à 23h59 59 minutes, 59 secondes et 59 centièmes très précises. Merci de votre attention.
Dracula (Aaron1)
La Stryge
J’épouse le rythme de ses hanches d’albâtre,
Sourd à la panique des gargouilles du cloître,
Transgressant l’interdit de cette enceinte sacrée
Dont le sol se constelle de douces perles nacrées,
Éclosant à la folle ivresse des ondulations
De son corps, qui s’extasie de cette profanation.
La femme est pénétrée, mais pénètre également
Mon âme d’homme fascinée par son air sémillant,
Ses courbes charnelles, ses suaves gémissements :
Une mélodie des sens, un sortilège puissant,
Et, vaincu, damné, pris dans une transe hypnotique,
Je lui offre mon nectar, libation cathartique !
Alors la brume se dissipe, et comme ma vue revient,
Se dévoilent ses traits infernaux, ses membres aviens,
L’horreur me prend : la Stryge s’incarne, et je suis en elle !
Ses ergots posent sur moi leur étreinte charnelle,
« Tu m’appartiens », susurre-t-elle à mon esprit affolé.
Et sous l’effet du charme, c’est la femme qui renaît.
Carmilla (Wedreca)
ImmortElle
À ma porte, un soir d’Halloween
Une ombre au sol, que l'on devine
Mais point d’enfants, ni même de rires.
Sa cape et ses longs cheveux noirs
Fondant sur moi, dans le couloir
Bientôt m'étreint, dans un soupir.
Nue sur le lit, me chevauchant
Son corps cambré puis se couchant
Ondule sur moi et m'ensorcelle.
De ses yeux noirs et sa peau pâle
Déjà sur mon vit, elle s’empale
Entamant sa valse charnelle.
Mais voilà, qu'au petit matin
Tout seul, dans mes draps de satin
Pour souvenir, la cicatrice
De deux trous qui déjà s'effacent.
Deux cent quinze ans que je ressasse…
Où te caches-tu, belle génitrice ?
Nosferatu (Océane25 et Lestat)
La maman du vampire
En me promenant nue, dans le sombre couloir,
Frissonnante de peur, mais espérant te voir,
Tu surgis devant moi, et moi je t'appartiens.
Attendant dans l'effroi, la morsure du soir,
Tu me montres tes crocs, tu vas pouvoir me boire,
Après le doux suçon que tu fais sous mon sein.
Jamais depuis ce temps, tu ne m'avais mordue,
Préférant je le sais, t'occuper de mon cul,
Tantôt avec tendresse, souvent dévastateur.
Par chacun de mes trous, tu viens pour me remplir,
En cherchant plus que tout notre immense plaisir,
Toujours avec passion, et toujours plein d'ardeur.
Mais de toi mon vampire, je voudrais un enfant,
Et sentir dans mon ventre, pousser ses belles dents.
Savoir que c'est de toi qu'en mon corps je recueille,
Ce sperme dans ma chatte, me fécondant enfin,
Pour que germe en mon ventre et grandisse en mon sein,
Mon tout petit vampire, bravant tous les écueils...
Serana (Monsieur Plume)
On raconte que dans une lointaine contrée
Mort-vivait une vampire cruelle et délurée.
Abandonnée jadis par son premier amant
Elle avait contre tous les hommes une dent.
Chaque soir un innocent elle séduisait
Et de son sang jusqu'au matin se régalait.
Mais une nuit qu'elle rôdait à pas menus
Elle vit à une fenêtre un visage bien connu :
De son lointain amour il était le sosie.
Aussitôt un désir oublié et brûlant la saisit,
Revêtant un visage et un corps parfaits
Dans lit du jeune homme elle se fait inviter.
Ils se donnèrent à l'autre, oubliant leur pudeur
Et elle coula, fontaine, sans aucune retenue
Dans sa poitrine battrait donc encore un coeur ?
Pieu de chair dans son sexe ou dans son cul,
Elle prit bien du plaisir jusqu'au point du jour,
A l'aube venue, tomba en cendres par amour.
Morbius (La Butine Mutine)
Entre ses seins, glissaient mes doigts à dessein,
Griffaient sa peau, dès lors l'exécution du moindre oripeau ;
Le clocher glas sonnait la brume afin que le sélènastre,
Là-haut, ne puisse pleurer que givre en vain.
Misérable ; je susure, séduit, suce le vit ; un fardeau !
Duquel ma bouche ne cesse d'assoiffer le mirage désastre.
J'aspire aux sourires, blancs aux joues de plaisir rougies,
Mais après la rage, rugit-on de ma peau blanche au sourire sang.
S'ensuit la sempiternelle sensation abominieuse, le déni ?
À genoux, face au crime, j'attends, sans drille on croise envies ;
Je tremble de faim, l'autre de fin ; pis, mes lèvres enserrent l'indécent.
Accrochée à la chair, je me délecte de ses yeux blêmis, sans vie.
Badine charnelle, mutine miel, butine fiel à l'essaim,
Unitif antre-cuisses, âcre et blanc de mon étau.
Toujours irrassasiée, du divin mes gestes s'habillent,
Incitantes cambrures, je glisse ma langue au moindre repli ;
N'importe quel orifice, afin que ton cœur soit mien.
Et lors, que notre union nous soit fatale.
Alucard (Belong)
Matin ordinaire
Matin ordinaire d'un sommeil finissant
La nuit s'absente de ma mémoire
Réveille le souvenir d'un visage à mes côtés.
J'ose franchir la lumière du jour
La flamme qui transporte la parole d'ailleurs
Sur tes lèvres asséchées d'avoir trop supplié.
Les brouillards de la nuit sont restés sur le seuil
Ont noyé l'herbe luxuriante.
J'ai senti tes yeux plein de mes larmes
Ton silence qui désarme et ma bouche sur ta chair.
Au fond du souvenir rampent les ombres du passé
Un champs de naufragés dans un antique obscur.
Je t'ai vu te rompre et souffrir.
Le froid saignait ta peau
Déformait la rupture du corps.
Le sang soudain jaillissait
S'armait de tiédeur et du cri qu'il t'a fallu pousser
Pour expulser l'aube de pluie.
Dio Brando (Toutendouceur)
Les métamorphoses franches de Germaine, mon éternelle dulcinée.
Ma femme cependant, souvent sage complice,
S'exaltait bien plus que mes caresses le puissent,
Comme une bonne mer, soudain se déchaîne,
En puissante abyssale, funeste sirène,
Déferlant maintenant sur mon ombre ithyphalle,
De passant fasciné par la houle fatale.
— « Si le coureur piaffe, nymphes ou cavalières,
Vont l'asservir, les doigts plantés dans sa crinière,
Cravacher la croupe, pour qu'il rue, un semblant,
Et les jambes fermes, le guider par les flancs.
Le palefroi, des voluptés, méprend les causes,
Débourré ou monté, il s'accomplit en chose ! »
Quand elle édicta la gloire de notre transe,
Empoicrant nos toisons dans des râles intenses,
Que la bouche bée, j'osai la gratifier,
Elle saisit ma tête avant de l'enfourcher,
Se pressant d'y verser toutes joies contenues.
— « L'instinct maternel » ... Concédais-je, prévenu.
Angelus (Valahad)
La promesse d'une métamorphose
Il se tient devant moi, ce beau brun ténébreux
Qui m'avait, si souvent, menée vers de hauts cieux.
Avertie bien plus tôt de sa face cachée,
La nouvelle, étrangement, avait sûe m'aguicher
Et j’attends maintenant, que sans aucun palabre
Il me révèle enfin son visage veritable.
Quand il entame pour moi sa mue presque horrifique
Me viennent très étrangement des pensées érotiques.
Son corps semble dégager une froide chaleur
Qui m'excite et m'effraie, m'attire et me fait peur.
Son teint, ses yeux, ses dents, tout chez lui a changé,
Mais il reste mon homme, mon amour, ma moitié.
Nous nous réunissons dans une longue nuit d’amour
La plus forte, la plus belle vécue jusqu’à ce jour.
Mais vient enfin le temps d'embrasser mon avenir,
Celui qui me liera à mon charmant vampire.
Quand ses dents dans mon cou, s'enfoncent tendrement
Il fait de moi la même, jusqu’à la nuit des temps
Barlow (Kate-Anna)
Amoureuse d'un vampire
Mon tendre amour, tu as su me charmer
Avec ton beau visage, mais si pâle !
Et, dans son écrin, cette belle opale…
Avec elle tu as pu me désarmer.
Mais c’est alors que je t’offrais mon sein,
Mon corsage dans un absolu désordre
Que tu as tenté, cruel, de me mordre !
J’ignorais, naïve, tes sombres desseins.
En m’embrassant j’ai vu ta gencive
Équipée de deux dents acérées
Tandis que tu me tenais serrée.
Pourquoi suis-je donc restée passive ?
Ton baiser était si langoureux,
Et tu semblais tellement heureux…
Mais aujourd’hui je tiens un long épieu,
Car, résolue, c’est en pleine lumière,
Dans ce cercueil qui te sert de litière
Que je perce ton cœur chéri. Adieu !
Ruth (Jane Does)
Ensemencement
Aux femmes bien nées, sourire d’amour ne saurait surprendre,
Rides au front et crins blancs qui les embellissent de richesse
Mille fois revenues de leurs tréfonds du désespoir pour se méprendre
Afin d’éclater en myriade d’étoiles pour une vue renouvelée de leurs fesses
Et faire pointer des pieux mâles vers ces sexes qu’ils aimeraient prendre
Avec force bonheur et millier de langueurs, toutes faites d’immense tendresse !
Aux hommes bien montés, épées de chair hors de leurs chauds fourreaux,
Lancées à l’abordage de conques marines aux crinières abondantes, affolantes,
Vomissant des jurons pour parvenir à arracher aux dames leurs oripeaux,
Dans un vrai désir de les passer par les armes, grâce à leur queue bandante,
Se lançant sur ces virginités dans des combats singuliers, goutant l’ormeau,
D’une langue dévorante et rendant grâce aux vierges enamourées flamboyantes !
Aux couples ainsi formés, par le plus grand des hasards, aux peaux qui se reconnaissent
Sur une couche de fortune, sur un sol terreux ou dans de merveilleux draps de soie,
Ventres qui se frottent les uns aux autres dans des gémissements de fête et de liesse,
Mélangeant humeurs et odeurs enivrantes par bonheur souvent plus que par choix,
Alors que doigts fureteurs et bouches gourmandes s’affairent sur des sexes en détresse,
Quelques flagelles perdues se mettent en course pour offrir à gentes dames, Petit Roi !