Le château des perverses
Chapitre 1
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Couverture de Le château des perverses, par Azimuteur
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le château des perverses — Chapitre 1

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Azimuteur
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Le château des perverses

Chapitre 1

Au détour du chemin forestier, l'espace se dégage enfin. Je suis soulagée, la haute futaie dense et sombre que je viens de traverser était relativement oppressante, passablement inquiétante. Retrouver la clarté du jour, la chaleur du soleil me redonne force et courage. Une large clairière s'est ouverte devant moi avec au loin, la lourde silhouette massive de l'Ehrenbourg. Je ne suis pas au bout de mes peines : après une courte descente, il faudra grimper le promontoire sur lequel se dresse le fier donjon. Après la relative fraîcheur de la forêt, les bouffées de chaleur qui m'arrivent en volutes au visage me font presque suffoquer : déposant mon rucksack, je me défais de ma veste et de mon pantalon. J'enfile un mini short en jeans avant de reprendre la marche. Je ne regrette pas le solide bâton que j'ai ramassé dans la futaie : il me sera d'un bon secours dans cette ascension très ardue sur le chemin tortueux. Le sentier, circulaire, tourne du château et me permet de juger des quatre côtés de la bâtisse. Suant sang et eau, je passe le porche du castel fortifié et j'entends déjà les marteaux et burins en action mais je n'ai aperçu âme qui vive jusqu'ici. Perplexe, j'examine les lieux. C'est dans l'Algeco, là-bas, sur la droite que je devrais trouver quelqu'un, le responsable du chantier sans doute.
— Bonjour, je suis Tara Leckenberg.
L'homme me regarde avec des yeux soudain écarquillés, me détaille de la tête aux pieds. Et affiche un air dont je ne saurais dire s'il est juste étonné ou carrément hostile. Son sourire s'évanouit et il baisse la tête sur ses paperasses.
— Bon...bonjour Tara. Je… t'attendais plus tôt, ronchonne l'homme.
— Mon train a eu plus d'une demi-heure de retard !
— Tu es allemande n'est-ce pas ?
— D'origine mais je vis en France depuis un bon bout de temps.
— Tu restes avec nous trois-quatre jours, c'est bien ça ?
Le type me parle sans relever la tête. Pas un regard vers moi mais je le vois tout de même lorgner mes gambettes.
— Exact. Étudiante aux Beaux-Arts, je suis aussi tailleur de pierres. Je devrais vous être utile.
— À voir… Moi, c'est Doumenique, je suis le chef du chantier. Mais précision d'entrée : ici, tout le monde se tutoie. Bon, ne bouge pas, j'appelle Morgane, dit-il en attrapant un talkie-walkie, elle te montrera tes quartiers.
Pas franchement accueillant ce Doumenique ! Cela dit, plutôt bel homme ! Quadra ? Une grande blonde ne tarde pas à arriver. Sans un mot, elle me fait signe de la suivre, marche d'un pas vif dans les couloirs étroits du château. C'est un petit château, plutôt un fort faisant partie d'un système de guet pour prévenir le château principal que j'aperçois au loin. Un simple donjon, en très bon état désormais : la restauration est parfaitement réussie. Il n'y a plus, pour ce que j'ai pu observer jusqu'ici, que quelques parties du mur d'enceinte à redresser. Je lorgne les longues jambes parfaitement bronzées de ma guide, son petit cul serré dans un short extraordinairement moulant. Il y a des compensations, décidément, à se perdre dans les bois.
— Tu as le choix : il y a trois cellules filles, trois cellules hommes. Si tu espérais coucher avec un homme, tu risques d'être déçue : Guitou et Benoît sont en couple, homo. Ne reste que Doumenique, mais lui… enfin bon, tu verras ! Tu vas prendre l'alcôve de Satou ce soir. Elle viendra coucher chez moi, j'ai un grand lit. De toute façon, c'est ce qu'elle fait régulièrement, Satou. Kiona parfois aussi. Il y a donc toujours au minimum une chambre de libre. Si tu veux rester seule, l'une ou l'autre me rejoindra le temps de ton séjour.
— Ah bon ? Je ne voudrais pas vous gêner et vous obliger à vous serrer !
La blonde rigole franchement !
— Pour que les choses soient claires, sache que nous sommes bi toutes les trois et nos nuits sont chaudes et agitées…
Je suis sciée par cette franchise pour le moins directe. Mais bon voilà, la situation est limpide !
— Et toi, tu es hétéro ? me demande Morgane avec une petite moue vaguement inquiète.


Oui, certes, officiellement hétéro. Mais autant être franche avec moi-même : je suis surtout et avant tout une obsédée sexuelle. J'examine donc la situation : j'ai le souvenir de quelques parties de touche-pipi avec des copines dans mon adolescence et j'en garde un souvenir ému. La douceur de ces ébats m'est restée gravée en mémoire. Ajoutons à cela que voilà un moment que je suis au régime sec et ma foi, il faut que ça change. Rester sage n'est pas à mon programme. Alors, faute de grives, on mange des merles. Quoique là, c'est plutôt l'inverse : vive les grives… grivoises à croquer. Alors pourquoi pas profiter de l'occasion pour élargir mes horizons…

— À ce jour hétéro, oui, mais la situation peut évoluer… Je suis ouverte à tout !
— Ah oui ? Ouverte ?
Je souris, me cambre, écarte mes cuisses et caresse furtivement mon delta.
— Ok, ça ne dépend que de toi, déclare la blonde en faisant glisser deux doigts sur ma poitrine. Gentils petits seins…
Morgane m'examine de la tête aux pieds avec un air franchement lubrique. Je pivote sur moi-même pour qu'elle puisse m'évaluer.
— De très belles jambes, une poitrine menue mais croquignolette et une frimousse craquante. Une bien jolie brunette, très appétissante ! Un gentil petit cul, on en mangerait volontiers ! avoue-t-elle en glissant une main ferme sur mon postérieur.
J’en prends bonne note. Certains horizons se profilent nettement...
— Pour ma part, je ne déteste pas les blondes entreprenantes, je réponds en empoignant un des fiers nichons bien fermes sous son gilet entr'ouvert.
— Mmm ! Excellent ! Repose-toi cette nuit, réfléchit tranquille à ma propale et ensuite tu te glisseras dans mon lit si tu es vraiment partante, me dit Morgane.
Elle marque une pause, se penche, et dépose un bisou appuyé sur mon mamelon gauche. Je sens la chaleur de son souffle à travers le tissu, le contact bref de ses lèvres sur mon tétin érigé, et quelque chose de délicieusement frigorifiant descend le long de ma colonne comme une décharge. Je ne bouge pas. Je retiens mon souffle.
— Et tu pourras varier les plaisirs si tu en as envie en passant de l'une à l'autre de nous trois... Mais bon, là, nous allons rejoindre le chantier, tu rangeras tes affaires plus tard, explique-t-elle en enlevant le gilet qu'elle porte sur son t-shirt, dévoilant ainsi sa fière poitrine, visiblement libre sous son léger tee-shirt…
Je suis prête à lui emboîter le pas mais Morgane me stoppe :
— Ton débardeur moulant est furieusement sexy. Tes petits seins libres qui pointent sous cette légère étoffe vont exciter les autres… filles et ils me font mouiller déjà !
— Ah oui ? Il ne t'en faut pas beaucoup, je réponds en plaquant résolument ma main sur son entrejambe.
Pour être franche, je suis un peu étourdie par l'audace dont je fais preuve mais tant qu'à me jeter dans des aventures saphiques, autant ne pas tergiverser. La blonde s'échappe en riant.
Quand nous arrivons sur le chantier de restauration, Morgane me glisse un bras sous la taille. Histoire de marquer sa priorité sur moi ?
— Je vous présente Tara qui va passer trois ou quatre jours avec nous. Tara, je te présente les autres membres de l'équipe. Bon, comme tu peux le constater, « membres », le terme est approprié si on en juge par la bosse qui tend le short de ce rouquin-là. C'est Guitou. Toujours prêt, ça saute aux yeux mais… pas pour toi ma belle ! Quoique...
Poil de carotte exhibe en effet un jonc genre pointeau de cadran solaire. Si on lui enlevait son short, à vue de nez, il pointerait à onze heures : en avance de deux heures tout de même sur l'horaire !
— Voici Benoît, le fidèle compagnon de Guitou.
Un grand blond, Benoît. Il est occupé à desceller un moellon. Sacrément bien gaulé le gaillard. Pas un apollon mais une physionomie attrayante, des pectoraux puissants. Son maillot de bain, son unique vêtement vu la chaleur, a l'air de contenir un service trois pièces plutôt intéressant.
Homo ? Voilà qui est bien dommage !
— Celui-là, tu le connais, c'est Doumenique dit le taciturne ! Sale caractère. Pas grand-chose à en tirer. En tout cas moi, je n'ai jamais réussi à l'intéresser, explique-t-elle en soupesant ostensiblement ses seins. Pas plus que mes copines d’ailleurs. Irréductiblement sérieux. À se demander, dit-elle en aparté faussement discret, s'il n'est pas pédé notre chef !
Clairement méditerranéen, le « chef » hausse ostensiblement les épaules. J'ai été attirée d'emblée par ce gaillard en arrivant. Il n'est pas très grand mais plutôt râblé, de belles épaules. Il émane de lui une force brute. Torse nu, en short large, l'homme frise la quarantaine. Il est concentré sur sa tâche avec une intensité presque religieuse — comme si le monde pouvait disparaître autour de lui et qu'il s'en ficherait. Quand je passe devant lui, il ne lève pas les yeux. Pas une seconde. Manœuvre ou réelle indifférence ? J'aurais du mal à le dire, et cette incertitude m'agace plus que je ne voudrais l'admettre.
— Voici Kiona, notre fleur amérindienne, annonce Morgane en désignant une jeune fille qui travaille à croupetons. Il paraît que son prénom signifie « colline dorée ou bombée » en sioux. Un prénom qui lui va à merveille si tu vois ce que je veux dire !
Une amérindienne, ici, au fin fond de la Dordogne ? Voilà qui n'est pas banal !
La jeune fille en question se relève prestement et se retourne vers notre duo, bras croisés sur sa poitrine très vaguement dissimulée par un t-shirt dépenaillé, diaphane et trop lâche pour cacher véritablement ses seins. J'ai eu le temps toutefois d'entrevoir sa poitrine : ces seins sont carrément inexistants, elle est plate comme un jour sans pain l'indienne ! Et ils passeraient inaperçus, ses seins, si de jolis tétons chocolat ne pointaient effrontément !
Kiona me regarde bizarrement, rougit même. Je sens que moi aussi je rougis — une chaleur qui monte dans la nuque sans que je m'y attende, un trouble diffus et bête que je ne saurais nommer. Je détourne les yeux la première. Étrange. Il vient de se passer quelque chose de troublant et d’inattendu.
— Ne t'y trompe pas, là, elle fait sa timide mais en réalité, je ne t'explique pas, c'est une experte en câlineries particulièrement raffinées !
Kiona, gênée par le commentaire, lâche un petit rire cristallin avant de se tourner pour se remettre au travail. Ses tout petits nichons m'émoustillent furieusement : elle est si fine et délicate la fleur des grands espaces arides américains. Une porcelaine de Chine… enfin, Sioux donc.
— Et la panthère noire qui nous regarde si méchamment, c'est Aissatou qu'on appelle Satou pour simplifier. Là encore, n'aie crainte, elle fait genre la féline, elle veut juste t'intimider avec son air féroce mais c'est une bien tendre coquine en réalité !
Satou abandonne immédiatement son air rogue, découvre un large sourire étincelant et vient m'enlacer pour une effusion très… câline dirons-nous, propulsant son bassin contre le mien ! Minou contre minou ! La panthère est sans nul doute la plus grande du groupe, hommes et femmes confondus ! J’ai beau être grande, elle me dépasse d'une tête quasiment. Panthère ou gazelle, il émane d'elle une grâce confondante mêlée à une autorité naturelle intimidante. Son énorme tignasse crépue noire forme une étonnante boule qui encadre un visage aux traits plutôt fins et gracieux. Sa peau chocolat au lait laisse supposer qu'elle est métisse et ses yeux, étrangement bleus clairs, lui donnent un regard déroutant. Pour le reste, longiligne, musclée, des hanches serrées, des jambes qui n'en finissent pas, des seins, obus de soixante-quinze, visiblement en béton et très difficilement contenus par un soutif de maillot riquiqui. Sa culotte de bikini très échancrée laisse échapper quelques poils noirs : très crépus, cette sacrée touffe fait même gonfler son tanga !
— Bon, on se remet au boulot maintenant, bougonne Doumenique.
— C'est vrai. Voyons voir ce que tu vaux Tara, lance Morgane...
Morgane m'entraîne dans une autre zone. À l'écart du groupe, je retaille un bloc de granit pour en adoucir la forme. Morgane s'accroupit à ma hauteur.
— Ouais, t'as l'air de bien te débrouiller, dit-elle en décochant une moue d'approbation.
— Ce n'est pas mon premier chantier. C'est par contre le premier où je ressens une aussi extraordinaire tension sexuelle, j'avoue mezzo voce.
— Eh ?
— Ça me convient parfaitement ! Et tes super nibards m'échauffent les sens…
— Ah oui, ils te plaisent mes coquins ? répond Morgane en faisant ballotter sa paire sous mon nez.
— Ma foi, y a de quoi faire avec eux !
Comme elle plaque ses seins sur mon visage, je trousse son caraco et embouche direct un de ses gros tétons. Morgane gémit aussi sec en venant glisser sa main dans mon short. Je la laisse me fouiller les mouillettes un instant avant de m'échapper en riant. N'empêche que lui sucer un téton m'a été plus qu'agréable et m'a gentiment excitée ! Et me faire palucher la madeleine encore plus !
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Chapitre 2
Sur le chantier médiéval de l'Ehrenbourg, Tara ne tient plus en place. Entre le chef de chantier corse qui lui résiste sans explication, la blonde Morgane qui multiplie les avances et les murmures qui filtrent à travers les cloisons, la tension monte à chaque heure qui passe. Comment faire craquer un homme aussi fermé ? Et pendant ce temps, de l'autre côté de la cloison, d'autres plaisirs semblent bien moins compliqués à saisir.
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Commentaires ()

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Photo de profil de Excalibur81
Excalibur81
10 octobre 2026 à 13:02
Début intéressant, j'attends la suite maintenant. J'aime particulièrement la progression et les personnages qui m'ont l'air construit.
Soyez respectueux
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