Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le château des perverses — Chapitre 2
Auteur
Le château des perverses
Chapitre 2
La matinée se déroule dans une bonne ambiance, détendue et gentiment érotisante. Alors que notre petite troupe se dirige vers le réfectoire, Guitou vient se coller à moi.
— Tu vas nous les cacher longtemps tes p'tits nichons ?
Tout sourire, je trousse un instant mon caraco, dévoile mes brugnons rapidement.
— Je pensais qu'ils ne t'intéresseraient pas !
— Tu as une allure assez androgyne avec tes cheveux courts et tes hanches étroites. Ma foi, j'y goûterais volontiers moi à ces framboises. Tu m'offres un petit... apéritif ? demande-t-il, tout déconfit d'avoir à peine eu le temps d'apercevoir mes coquins.
— Tu voudrais croquer mes framboises ? T'es homo oui ou non ?
— Et alors, ça n'empêche pas d'aimer ce qui est beau ! Et de faire un écart de régime !
— Oh, non merci ! Je vois très bien comment la séance se terminerait avec toi : dans mon entrée de service ! Mais bon, peut-être que je me laisserai tenter d'ici… une semaine !
Déçu le loulou : je ne suis là que pour trois jours et il le sait !
À table, je suis assise à côté de Morgane. Mon plat « traiteur » réchauffé n'est pas mauvais du tout. En passant dans mon dos, Satou attrape l'ourlet de ma camisole. Lâchant fourchette et couteau, je me laisse faire. Le vêtement troussé dévoile un instant mes mandarines à toute l'assistance. Je recouvre lentement mes mignonettes en riant : applaudissements nourris et sifflets de l'assemblée. Sauf de la part de Doumenique qui continue à manger, imperturbable, sans même un coup d'œil furtif sur mes fruits dévoilés.
« Quoi ? Elles ne te plaisent pas mes mandarines ? Trop petites pour ta gueule ? »
Je suis un peu agacée ! Ok, j'aime les hommes mûrs un peu grincheux… mais y a des limites.
« Pas du genre facile le quadra corse ! Tant mieux, le challenge n'en est que plus motivant ! »
— Bon, vu la chaleur qui règne aujourd'hui, je parle du soleil, explique Doumenique pour couper court à toute interprétation de la troupe excitée, cet après-midi comme hier, on ne reprendra le boulot qu'à seize heures. Jusqu'aux environs de dix-neuf ou vingt heures.
Après le repas, chacun rejoint sa chambre pour échapper à la touffeur de la mi-journée. Dans la mienne, au centre, qui n'est séparée des autres que par des cloisons placo qui ont permis de créer les trois chambres, je ne tarde pas à entendre des soupirs et des bruits suspects dans l'alcôve contiguë : c’est sûr, Morgane et Satou ne jouent pas aux dominos ! Plutôt bruyantes, elles s'en donnent à cœur joie les nanas.
Je reste allongée, les yeux au plafond, à écouter le rythme sourd de leurs folies qui filtrent à travers la cloison et je sens, lentement, la chaleur descendre dans mon ventre. Ces bruits m'émoustillent et mes mains ne tardent pas à filer dans mon short que j'ai largement ouvert. Le drap de ma couche encore tiède, l'odeur de la pierre chauffée par l'été, le bruit de l'autre côté — tout ça converge vers mon delta intime. Mes doigts s'agitent sur ma boutique, défrisent mes nymphettes et affolent mon clito. Un long gémissement, presque musical, m’échappe. J'étouffe mes propres gémissements quand le plaisir se submerge. Plaisir incomplet et vaguement honteux.
Mais tout de même, ça fait du bien de relâcher un peu la pression.
La seconde séance de travail est en voie de s'achever. Il y a un moment déjà que Doumenique a abandonné la troupe des tailleurs.
— Corvée de cuisine pour lui ce soir, m'a expliqué Morgane suite à mon coup d'œil interrogatif quand le bonhomme avait quitté le groupe. Le midi, on se contente de plats préparés mais le soir, on mitonne des petites recettes. Demain soir, ce sera ton tour ma belle. J'espère que tu nous régaleras…
À la veillée, autour du feu de bois, j'observe mes compagnons. Évidemment, je ne m'attarde pas sur le cas du couple homo mais mon intérêt pour le chef de meute ne faiblit pas. Le gaillard m'attire franchement. Goûter aux petites joies du saphisme est certes tentant et je n'en écarte pas l'idée, loin de là, mais me faire ramoner la cheminée par un rustre pareil est une perspective réjouissante. C'est que j'ai le sang chaud en bonne teutonne dépravée que je suis !
Je subodore néanmoins que le méditerranéen ne sera pas facile à convaincre. J'ai remarqué que s'il est relativement détendu lorsqu'il discute avec l'un ou l'autre, il se ferme comme une huître dès que je m'adresse à lui. Aurait-il quelque chose contre moi ? À moins, qu'au contraire, il ne soit attiré et veuille s'en défendre ? Merde, je me souviens de son regard surpris lorsque je suis arrivée. Son sourire qui avait disparu dans l'instant, mais ses yeux écarquillés et son air soudainement fermé alors, qu'est-ce que cela signifiait ? Pourquoi cette hostilité ? Mon p'tit gars, je suis bien décidée à éclaircir le mystère. Aussi, lorsqu'il se lève pour aller chercher tasses et café, je le suis dans la cuisine.
— Doumenique, tu as quelque chose à me reprocher ?
— Non, se récrie-t-il, rien du tout ! Je trousse son t-shirt, expose mes nibards.
— Ils sont trop petits mes nichons pour t'intéresser ? L'homme se détourne aussitôt.
— S'il te plaît, cache ça !
— Ça ? Ça, ce sont de gentils nichons qui ne souhaitent qu'être caressés !
— Tara, je ne couche avec personne ici. C'est un principe !
— Principe… de précaution ? Je suis majeure et vaccinée. Et consentante !
— Consentante… Oui, sans doute… C'est cela !
Un éclair de lucidité me traverse l'esprit : j'ai pigé ! Petit sourire entendu ! Quand je rejoins ma chambre à la fin de la veillée, je fouille fébrilement mon sac :
— Yes, elle est là ! Je suis parée ! Attend mon gaillard !
Au petit matin, je suis la première levée. Je me prépare en toute hâte. Non pour rejoindre le chantier, il est bien trop tôt mais pour partir à l'assaut du bougon récalcitrant. J'enfile ma tenue de salope chaudasse : crop top moulant et diaphane, slip fendu dont j'écarte bien les pans, mini-jupe ras le bonbon et escarpins vertigineux. Je rejoins au plus vite la cour d'honneur du fort, du moins aussi vite que me le permettent les talons de mes Styletto. Lumière dans le bungalow : Doumenique est bien là ! De toute évidence, le bonhomme est sidéré en me voyant entrer.
— Non mais, tu… tu fais quoi Tara.
Je lui mets sous le nez la caméra GoPro que j'ai extraite de mon sac.
— T'as peur de te faire piéger par une allumeuse qui irait crier au viol après s'être faite joyeusement sautée ? Avec ça, tu vois, aucun risque : la caméra enregistre image et son et là, elle tourne déjà ! Tu récupéreras la carte, après ! Je la mets où ?
Comme il ne répond pas, je pose la go pro sur le plateau d'un meuble bas. Angle idéal !
— Là, c'est bon, elle captera tout.
Doumenique réfléchit et finalement rassuré, approuve. Il se lève et vient m'embrasser. Baiser dévorant, un peu brutal. Carnassier.
— Tu sais, dit-il, j'ai eu envie de toi à l'instant où je t'ai vue, avoue-t-il. Mais oui, je tremblais de me retrouver à la gendarmerie ! J'ai deux collègues qui se sont fait avoir…
Diabolique, je trousse mon top et fais tomber ma jupe : seins à l'air et mes grandes lèvres débordant du fendu du slip. Doumenique ne pipe mot mais son regard s'est braqué sur mon entrejambe : hypnotisé le bonhomme !
— Enlève ton short Doudou.
Le gars ne se fait pas prier. Son braquemart se dresse.
— Waouh, belle pine !
Embouchée la queue ! Je pompe et suce le nœud tout en farfouillant dans mon escarcelle juteuse. Je m'acharne sur la bête, le temps de la mettre en érection totale. Puis, je grimpe sur le bord du bureau, j'ouvre mes cuisses et m'arrime en lançant mes bras derrière moi. Je suis scandaleusement exposée. Et totalement ravie de mon exhib ! Je jute comme une dingue !
Doumenique se baisse, vient brouter mon sexe épanoui, écarte les pans du slip fendu.
— Mignon ton slip fendu mais je veux ta moule toute accessible, sans entrave.
Le slip vole et le gaillard replonge dans mes nymphes inondées. Rustre, le type suce, il me broute, c'est le cas de le dire, sans ménagement, pompe mes petites lèvres rougies, les pince avec ses gros doigts maladroits. Une douleur nette, sèche, là où j'attendais du plaisir. Il me fait mal le con. Un plombage qui foutrait son camp, c'est à peu près l'effet que ça produit. Quelle brute ! Qu'il continue comme ça et mon désir va s'évanouir !
Sans ménagement aucun, il meurtrit mon délicat corail, avec force et avidité. Et terrible maladresse surtout : trop fort, trop brutal pour que j'y trouve mon compte ! Comprenant que ce cunnilingus maladroit, quasi douloureux, ne m'apportera rien, je change de stratégie. Pour en finir au plus vite !
— Viens, donne-moi ta queue, plante-la bien profond dans ma moule. Fais-moi jouir Brutus erectus !
Doumenique s'exécute, mais là encore, aucune précaution. Il enfourne son engin sans ménagement dans ma conque, va et vient à une allure forcenée. Merde, il a un train à prendre le con ? Sa pièce est de taille intéressante, sans doute un peu plus forte que la moyenne même, mais ce n'est pas la taille qui compte : c'est la façon de s'en servir qui importe et de toute évidence, ce coco-là ne sait pas ! Je comprends que ce n'est pas avec lui que j'atteindrai le septième ciel, sans doute même pas le cinquième niveau d'ailleurs !
Le visage de mon chef burineur affiche un rictus qui déforme ses traits. Je ne vois plus désormais que le visage d'une sombre brute qui m'usine sans précaution et je regrette amèrement le voyage. Je vais jouir bien sûr, mécaniquement, juste parce que j'ai suffisamment fantasmé sur ce moment pour que mes sens soient tendus. Et encore, c’est pas sûr ! Impatiente, je le suis, pauvre de moi, impatiente surtout de voir la fin de cette cavalcade grotesque.
Le plafond de l'Algeco est bas, taché d'humidité en son coin gauche. Je ne sais pas pourquoi c'est ce détail-là qui s'impose à moi. Le reste est à l’avenant, tristes à pleurer. Je me sens misérable et profondément blessée de m'être offerte à ce pauvre nase. M'être offerte, au passé, car je suis déjà loin, détachée de l’instant présent !
Quand je vois le type se contracter et être agité de tics faciaux, je comprends qu'il se lâche en moi. Soulagée, je me laisse partir dans un mini-orgasme, sans chaleur ni lumières. J'en rajoute un peu, histoire d'illusionner mon baiseur sur ses capacités.
Déjà, Doumenique s'est retiré, renfile prestement son short. Il a eu ce qu'il voulait. Pas moi !
— Alors, je t'en mis hein ma salope ! T'as pris cher non ?
Mais c'est qu'il est content de lui macho man !
J'acquiesce, je ne suis pas contrariante mais je n'en pense pas moins ! Je me rajuste, réalise que le malotru n'a accordé ni regard ni caresse à mes petits seins mignons. J'extirpe la carte SD de la GoPro et la lance sur le bureau. Par contre, je ne lui laisserai pas la caméra comme je l'avais pensé initialement : il ne la mérite vraiment pas ! Qu'il aille s'en acheter une s'il veut sauter Morgane ou Satou en toute sécurité. Leurs gros lolos le satisferont sans doute plus que mes mignons !
En tous cas pour moi, c'est une expérience hétéro ratée qui s'ajoute à bien d'autres. Si je fais les comptes, mes partenaires mâles ne m'ont pas fait décoller bien souvent : une, deux fois ? Serais-je relativement frigide ? Trop exigeante ?
Explorer d'autres pistes s'avère absolument nécessaire, histoire de me fixer sur ma sexualité. Me faire défriser les mouillettes par la langue d'une coquine pourrait-il être plus satisfaisant ? Une perspective qui me pousse résolument vers certaines demoiselles...
Pour en revenir à Doumenique, sa rapidité brutale pourra effectivement convenir à Satou et Morgane mais quelque chose me dit que Kiona par contre risque de ne pas être intéressée par ce connard. Trop précieuse, trop gracile. En tous cas, je vais la prévenir elle !
Pourquoi elle ? Je ne sais pas trop pourquoi mais je ressens une certaine tendresse pour l'indienne. Parce que nous sommes membres l'une et l'autre du club des 'tits nichons ? L'idée me fait sourire...
La matinée s'est déroulée sans événement notable. Concentrée sur ma tâche, j'ai soigneusement évité les regards de Doumenique et n'ai pas répondu à ses sourires complices. « Mon p'tit gars, si tu espères remettre le couvert, tu peux te brosser ! »
Le bonhomme a fini par se renfrogner.
Une qui ne me lâche pas par contre, c'est Morgane. Et que je te frôle, et que je te presse ses nichons contre moi… Les avances de la blonde m'amusent. J'avoue ne pas y être insensible. Si un petit moment câlin avec elle pouvait effacer la déroute du matin, je m'en satisferais volontiers…
Kiona, elle, travaille à l'écart, accroupie près d'un panneau de pierre, les mains précises et le dos droit. Elle lève les yeux une seconde vers moi — juste une seconde — et je ne sais pas ce que j'y lis exactement. Quelque chose de tranquille. Quelque chose qui reste fiché dans mon cœur.
À l'heure de midi, Morgane se fait plus entreprenante : il s'en passe des choses sous la table ! Je suis assise entre elle et Satou, et les deux femmes en fait se disputent l'accès à mon entrejambe. Quand des doigts se glissent sous mon short ample et filent vers mon sanctuaire, je serre mes cuisses pour les empêcher d’atteindre le Graal et il me faut une sacrée maîtrise pour rester stoïque. Les regards que nous échangeons sont emplis de promesses.
À la fin du repas, Morgane se penche vers moi.
— On a trois chevaux dans l'écurie. Tu montes ?
— Plutôt bien oui.
— Tu montes en amazone ?
— En amazone ? Non, et là tu vois, primo, je ne détesterais pas « monter UNE amazone ». Deuxio, pour ce qui est des bourrins, je préfère la monte standard. Classique. Ce serait dommage de ne pas profiter des frottements du pommeau sur mon clito, j'explique en portant ma main à mon delta.
— Salope, me glisse la blonde à l'oreille.
— Mais bon, il n'est qu'à peine treize heures. J'irai bien me faire une sieste d'abord.
— Sportive ?
— Mmm… Plutôt… lascive.
Se tournant alors vers Satou, Morgane l'interroge.
— Tu montes avec nous Satou.
— À cheval ou dans ta chambre ?
— Les deux mon capitaine !
— Ça me va, répond la gazelle noire en se levant pour nous suivre.
Nos échanges discrets ne l'ont pas été suffisamment pour échapper aux autres et certains font la gueule. Doumenique — natürlich, comme on dit chez moi — et c'est tant mieux ! Mais je décèle une lueur tristounette dans les yeux de Kiona.
« Décidemment, quitte à me lancer dans un trio, j'aurais préféré y inclure Kiona : trop tentante l'américano-asiate avec ses nichons quasi plats... aux tétons bruns foncés si bandants. Mais bon, Black Panther a d'autres charmes... percutants ! »
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