Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La pin-up — Chapitre 2 · Séduction et fromage fondu
Auteur
La pin-up
Chapitre 2 · Séduction et fromage fondu
Nous sommes donc là. Ce glacial soir de décembre. Dans ce chaleureux restaurant qui avait joliment décoré sa devanture aux couleurs de Noël. Sur chaque table, des couronnes de houx, des boules rouges et dorées, des bougies. Ils avaient adapté le menu à la saison. Raclette, tartiflette, burger au fromage de montagne. Nous choisissons la fondue savoyarde. Un plat à partager, gourmand et sexy. Je suis un homme épicurien qui aime le bon vin, la bière et les bonnes tables généreuses. La cuisine et les spécialités de nos terroirs. Bourguignon et charcuterie traditionnelle, fromage et pâtisserie à l'ancienne... Gourmandise qui se traduit de la même manière dans ma sexualité. Les formes féminines généreuses, les énormes nichons aux tétons bien érectiles, les fesses charnues, les jolies foufounes poilues. Et dans la pratique, j'apprécie plus les longs préliminaires sensuels qu'un simple rapport. Une fellation goulûment prodiguée. Un délicieux cunnilingus bien exécuté, avec l'expérience j'ai appris à maîtriser cet art séculaire. J'ai d'ailleurs découvert tout récemment alors que j'étais justement en train de dévorer avec un appétit féroce la vulve détrempée de ma chérie un plaisir inconnu jusque-là. Elle est à quatre pattes, car j'avais dans un premier temps l'intention de la baiser comme une bête en rut mais la vue de son cul ouvert face à moi m'a soudain éveillé une autre pulsion. Une main sur chaque fesse, j'ai écarté son cul pour y plonger mon visage et ainsi lécher copieusement sa chatte. Dans l'acte, mon nez s'est retrouvé pile sur son anus. Cette odeur, forte, animale. L'inconnu. L'interdit. Irrésistiblement attiré par cette chaude senteur musquée et une excitation incontrôlable. J'ai commencé à lécher son petit trou du cul. De plus en plus intensément. Faisant des allers-retours entre les deux orifices tel un animal sauvage dévorant sa proie. En état de transe, les cris de jouissance de ma copine m'encourageaient à continuer jusqu'au moment où, certainement arrivée à un niveau d'excitation trop important, elle me demanda de la baiser. Mais cette anecdote-là, j'aimerais la développer dans un futur récit car cela a réveillé en moi de nouveaux fantasmes. Passons cela ! Nous sommes donc en pleine dégustation d'une délicieuse fondue. Le fromage file et coule sensuellement. Nous apprenons à nous connaître. Mélanie est une femme pétillante et très souriante. Me montrant toutes ses dents à chaque rictus. Elle est très belle. Un visage rond très harmonieux. De longs cheveux raides et lisses châtains. Une frange parfaitement droite sur le front qui lui tombe juste sur les yeux. Et quels yeux ! Brillants et d'un vert émeraude, légèrement en amande avec de longs cils qui lui donnent un regard envoûtant. Un petit nez, une petite bouche pulpeuse marquée d'un rouge à lèvres rouge vif. Elle sourit encore beaucoup. Le contraste du froid extérieur et de la chaleur intérieure ont fait apparaître sur ses joues des rougeurs des plus charmantes. À moins que ce soit à cause de moi et un brin d'intimidation. Mais c'est tout à fait charmant et je lui plais, je le voyais dans son regard, c'est plus que certain. Je le vois dans son regard et ses gestes.
— Vas-y ! Ouvre-le !
Je l'avais presque oublié. Le paquet cadeau. Intrigué, je déchire le papier tel un enfant.
— Un livre de cuisine ?
J'étais interloqué.
— Oui, j'ai vu sur ton profil que la cuisine était l'une de tes passions.
— Et que tu étais aussi fan de Tolkien et Le Seigneur des Anneaux.
Il s'agissait d'un livre de cuisine intitulé (La cuisine des Hobbits). J'étais ravi !
— Tu aimes ?
— Je l'adore, merci infiniment.
J'étais réellement touché par cette attention. Mais je me suis senti minable avec mon pauvre bouquet de fleurs industrielles. J'ai compris bien plus tard et c'était d'ailleurs une des raisons pour lesquelles nous ne sommes plus ensemble aujourd'hui. Elle en faisait toujours beaucoup trop. Qui offre un cadeau dès le premier rencard ? De plus, un livre qu'elle avait certainement acheté chez Cultura une bonne trentaine d'euros. Bref, sur le moment je ne pensais pas à ça et accueillis ce présent avec la plus grande joie. Le dîner s'éternisa jusqu'à ce qu'il ne reste que nous et un autre couple au fond de la salle. Nous n'avions absolument pas vu le temps passer. La conversation était fluide, riche et stimulante. Le couple du fond se lève et quitte la salle. Je regarde l'heure sur ma montre et nous leur emboîtons le pas. J'ai fait le tour de la table pour attraper le manteau de Mélanie. Elle l'enfile d'un geste très lent. J'ai le plaisir de pouvoir admirer encore une fois sa plastique. Elle pose sa main sur mon épaule et moi sur sa hanche. Elle se rapproche et m'embrasse sur la joue en me remerciant pour ce délicieux repas. Frottant sa poitrine énorme sur la mienne. Ma main posée sur le haut de ses fesses. Je bande ! Pas une légère érection gentille, non. Mon sexe se grossit et devient aussi dur que de la pierre. Je sens que du liquide pré-éjaculatoire s'échappe du bout de mon gland gonflé d'excitation. J'avais peur que cela tache mon pantalon et que cela ne se remarque. J'escorte la belle jusqu'à la sortie puis jusqu'à sa voiture. Il fait encore plus froid que tout à l'heure alors les adieux sont plutôt brefs.
— J'ai passé une merveilleuse soirée !
Me dit-elle grelottant. La voix tremblante de froid.
— Sois prudente sur la route.
Et nous nous faisons la bise. Chacun retrouve sa voiture. Les phares s'allument, les moteurs ronronnent, une fumée blanche d'échappement envahissant l'espace. Le temps que le radiateur chauffe un peu la voiture et nous quittons le parking l'un derrière l'autre avec un petit coup d'appel de phare et de klaxon. Arrivé à la maison, je me suis mis au lit et allongé dans le noir je ressasse la soirée. Chaque instant, chaque détail, chaque réplique. Son visage d'enfant, ses formes sensuelles, son regard et son parfum étourdissant. Je me suis masturbé passionnément en m'imaginant la déshabiller pour découvrir ce que cachait réellement cette robe en laine. Ma verge bien droite et toute lubrifiée glissant entre mes doigts ne s'est pas faite prier pour expulser dans une vague intense de plaisir et de fantasmes un jet chaud de sperme venant s'étaler sur mon torse... Et je me suis endormi, bercé par la belle Mélanie qui occupait toutes mes pensées... J'avais tellement envie de la revoir... Et je savais qu'elle aussi...
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